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[Redite] Surtout ne rien changer

dimanche 10 mars 2019 à 11:00

Billet initialement paru le 26.03.2018

Au moins, tout a été fait pour que le terrorisme ne devienne pas une habitude en France ! Pensez donc ! Nous avons correctement bouté les factieux hors du pays, empêché ceux qui le voulaient de revenir, avons épuré nos prisons de leurs éléments radicaux, mis fin au déséquilibre de beaucoup de couteaux et soigné la folie de certains véhicules. Depuis, tout va nettement mieux.

N’est-ce pas ?

L’actualité n’est décidément pas tendre : pendant que le terrorisme fait en France de nouvelles victimes, le pays se retrouve une nouvelle fois confronté à l’indigence de ses médias et de ses politiciens. Le peuple de contribuables, d’usagés et de citoyens se retrouve une nouvelle fois, consterné et seul, à faire face à des épreuves pour lesquelles il n’est plus préparé.

Et pour être consterné, il y a de quoi.

Comme dans tous les autres cas de la décennie écoulée, l’auteur des actes terroristes est connu des services de police. Multiplement condamné, il avait ainsi fait un séjour en 2016 à la maison d’arrêt de Carcassonne, suite à des condamnations diverses et variées dont, notamment, celle de 2015 pour l’inévitable trafic et usage de stupéfiants et refus d’obtempérer, ainsi que celle de 2011 pour, entre autres, port d’arme dans un pays où, je le rappelle, le port d’arme est interdit.

Comme dans de très nombreux autres cas de terrorisme sur le sol français, notre auteur n’a mis que quelques mois à « se radicaliser », ce qui semble ne plus rien vouloir dire de concret surtout si l’on se réfère aux mesures que nos élites politiques mettent en place pour « déradicaliser », entre deux cérémonies d’hommage aux morts tombés malencontreusement par suite de cette « radicalisation ».

Comme d’autres nombreux cas précédents, notre terroriste, évidemment fiché S en 2014 (ou FSPRT, allez savoir), est « un solitaire » qui est passé à l’acte « brusquement ». Il semblait délicat pour ne pas dire impossible à nos services de renseignements de savoir qui, du prochain fiché S, allait « brusquement » péter un boulon et décider de dézinguer du client de supermarché.

Comme dans d’autres cas, le terroriste était, avant son petit dérapage décidément peu compatible avec le vivre-ensemble, un homme calme et mesuré, un « garçon tranquille » selon ses voisins et sa mère dont on imagine mal qu’elle avouerait spontanément avoir engendré un monstre psychopathe. Manifestement, la radicalisation terroriste touche donc essentiellement des hommes calmes et pondérés, insoupçonnables (mais souvent récidivistes – allez comprendre).

Comme dans d’autres cas, les actes perpétrés ont amplement mérité qu’Anne Hidalgo, jamais en retard d’une Annerie, fasse éteindre la Tour Eiffel, rappelant bien le principe de base qui veut que dans ces cas là, on éteint bien tout (avant de se coucher, je présume). Des appels à bougie, nounours et autres jetons de présence seront bien vite relayés pour ne pas détonner des fâcheux précédents.

Bien sûr, comme pour la tuerie de Charlie, comme pour celle du Bataclan, comme pour celle de Nice et comme pour tous les autres cas, le gouvernement s’est immédiatement montré uni, décidé, ferme, inflexible, volontaire, déterminé, présent, tagada, tsoin, tsoin, deux fois si possible. Comme pour Charlie, Bataclan, Nice et les autres, on va avoir droit aux déclarations avec un air grave du polichinelle aux commandes à ce moment là.

Et comme pour ces précédentes exactions, absolument rien ne changera.

Rien ne changera parce que plusieurs problèmes s’empilent consciencieusement pour que rien ne change.

Problèmes criants d’éducation, problèmes économiques lancinants, problèmes évidents dans le domaine de la justice et de la police, chacun d’entre eux a déjà fait l’objet de plusieurs articles, ici ou ailleurs.

Mais tout indique que les solutions ne seront malheureusement ni mises en place, ni même évoquées et donc encore moins débattues et proposées au peuple : toutes appellent en effet à un accroissement de la responsabilité individuelle, ce qui est maintenant considéré comme une abomination contraire au sacro-saint vivrensemble.

Toutes appellent au recentrage de l’État sur ses fonctions régaliennes au lieu de son éparpillement permanent en billevesées périphériques. C’est, là encore, une véritable horreur que d’imaginer un vrai budget pour la justice, la police, l’armée, la diplomatie, au lieu de cette ouverture permanente des sprinklers à pognon public en faveur des activités périphériques que le secteur privé est pourtant parfaitement en mesure d’assumer. Tout indique que le pays a de vrais besoins clairs, identifiés, mesurables, de remettre de l’Ordre dans ses cités, dans son renseignement intérieur, dans ses institutions, et tout semble être fait pour continuer, vaille que vaille, à financer les conneries abyssales bobo-écoconscientes ou autres afin de flatter l’une ou l’autre phalange activiste bien en cour dans les médias.

Toutes appellent aussi à l’arrêt drastique du financement de la myriade de ces micro-groupes de faiseurs d’opinions qu’on retrouve soit dans les milliers d’associations lucratives sans but qui polluent la vie des Français en faisant assaut de lobbyisme pour pousser leurs petites lois délétères, soit, plus tristement encore, dans ces douzaines d’organes médiatiques dont le but semble être, lorsqu’on prend un peu de recul, de saboter consciencieusement la société française en lui donnant tous les jours de nouveaux ennemis intérieurs à abattre.

Or, pour le moment, ni Macron et sa brochette de clowns à roulettes, ni aucun autre leader politique ne semblent prendre la mesure de la tâche à accomplir. Tous, dans un bel ensemble unanime, considèrent l’interventionnisme de l’État dans tous les domaines comme un prérequis sain et vivifiant : les entreprises ploient sous la paperasserie administrative ? Rajoutons-en une couche ! L’éducation des gamins est de pire en pire ? Ajoutons une nouvelle réforme au corpus déjà dodu des réformes passées (une tous les deux ans) ! Modifions l’orthographe, éliminons des pans entiers de méthodologie, oublions des bouts d’Histoire, épurons les programmes des points trop complexes, fabriquons de l’andouille, c’est plus facile que du génie ! La Justice est débordée ? Vite, des lois supplémentaires, des procédures plus complexes, des réformes, encore des réformes parce que tout le monde sait qu’il y a 10, 20, 30 ou 40 ans, c’était la jungle ! Un problème dans l’immobilier, la météo, l’automobile ou les pâtes à tartiner ? Sapristi, intervenons parce qu’évidemment, c’est ce que le peuple attends de nous, pardi !

Pire : comme je le mentionnais, chaque début de questionnement sur, justement, la place de l’État et les réformes pour le recentrer, toute discussion sur l’importance d’une société où les individus redeviennent libres et acteurs directs de leur propre sécurité, tout débat sur la nécessité d’institutions correctement cadrées indépendamment des modes du moment sont immédiatement évacués au profit de l’écume des jours et de la déferlante incessante de stupidités médiatiques qu’on nous propulse sous le nez en guise de réflexion.

Le problème terroriste est un problème éminemment complexe qui ne peut absolument pas appeler de solution simpliste. Mais ce n’est pas non plus un problème insoluble, à condition de renvoyer l’État à sa mission réelle, la protection de son cheptel de citoyens. Les événements de l’Aude illustrent fort bien que rien n’a été compris ni appris des précédents drames terroristes sur le sol français.

Rapidement, de nouvelles et palpitantes polémiques s’installent. Rien ne changera.

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Source : http://h16free.com/2019/03/10/63137-redite-surtout-ne-rien-changer


Vous allez l’avoir, votre gros concept d’écocide gluant !

vendredi 8 mars 2019 à 09:00

Que le temps passe vite ! Il y a six ans, je constatais l’hystérie déjà furieuse qui s’était emparée de certains forcenés écologistes qui agitaient tant et plus la sphère médiatique à la seule fin de pousser un nouveau concept dans le corpus pourtant bien fourni de nos lois et règlements, à savoir celui d’écocide.

Raisonnablement éloigné des médias traditionnels, climato-lucide voire (soyons fous) carrément optimiste, vous n’avez pas déjà entendu ce mot ?

Rassurez-vous, c’est normal : il s’agit d’un néologisme facile dont le but est essentiellement d’instiller un peu de peur-panique dans le cœur des Hommes qui, pour certains observateurs un tantinet partiaux, en semblerait trop dépourvu. Construit comme « homicide » (mise à mort d’un homme) ou comme « glucide » (mise à mort du régime alimentaire), l’ « écocide » serait la mise à mort d’un écosystème dans son intégralité, depuis la bactérie jusqu’à la baleine bleue en passant par tous les animaux mignons qu’on trouve entre les deux. C’est, en tout cas, une définition dans la myriade des possibles.

Vous trouvez ça un peu flou ? Vous vous demandez exactement la valeur ajoutée d’une nouvelle loi tentant de définir précisément (bon courage) ce qui rentrerait dans le cadre d’un écocide, et ce alors même que toute une panoplie de lois existent déjà, tant pour protéger tout un paquet de faunes et de flores, des paysages, des environnements, des terroirs, qu’il y a déjà tout ce qu’il faut en matière de poursuites pénales et civiles pour les pollueurs, qu’ils soient particuliers, publics ou privés, qu’il y a déjà moult codes barbouillés en long, en large et en travers d’éco-conscience bien épaisse et de lourdes sanctions pour ceux qui y contreviendraient, alors même qu’il existe maintenant un concept d’être vivant doué de sensibilité ?

Peu importe : le concept, aussi vague soit-il, appelle une bordée de lois bien épaisses, aussi vastes et floues que possibles dans leur couverture, et aussi précises et sévères dans leurs sanctions. En substance, comme l’environnement est menacé (c’est une certitude), qu’il l’est par la faute de l’Homme (c’est une certitude), il va falloir frapper vite et fort parce qu’ainsi on résout le problème (c’est une certitude).

Il y a six ans, l’initiative citoyenne qui visait à l’inscription de cet écocide dans la loi n’avait pas rassemblé suffisamment de signatures pour déclencher une mise en route des tubulures folles du législateur européen puis français. La manœuvre, basée sur un lobbying encore trop grossier, s’était heurtée à une fin polie de non-recevoir. Cependant, on pouvait tout de même se douter qu’à force d’essayer, nos vaillants éco-talibans finiraient bien par avoir le dernier mot.

Depuis, l’hystérie a continué d’enfler dans des proportions alarmantes pour la santé mentale des gens normaux. Il ne se passe plus une semaine sans qu’une catastrophe supplémentaire menace l’Humanité. Et notez ici que le mot « catastrophe » n’est même pas une exagération puisqu’on le retrouve directement dans la titraille putassière de nos excités.

J’avais évoqué ce délirant phénomène dans un précédent billet, mais la tendance ne se dément pas à mesure que des marcheurs à peine pubères éco-conscients ou prétendus tels se bousculent dans nos rues, armés de leurs smartphones plein de terres rares, de leurs fringues de marque venant par bateau et par avion des quatre coins du monde, et de leurs certitudes que tout ceci ne les empêchera pas d’aller en vacances la semaine d’après, loin de préférence, le tout dans une cohérence d’ensemble qui frise le rigolo aux fers chauds.

Il ne se passe maintenant plus une semaine sans que le sort de l’Humanité à moyen ou long terme ne soit remis en question entre des titres affolants et des corps d’articles déprimant de simplisme scientifique et de propagande de moyenne intensité.

Ainsi, une semaine, ce sera la fonte d’un gros glaçon qui fait trembler comme des feuilles tous les journalistes dans leurs petits pantalons ; au secours, une catastrophe ! Riîindez-vous compte m’ame Ginette, on va voir les eaux monter brutalement de 0.60 mètre non 2 mètres non 3 mètres en 100 ans non pardon 10 minutes c’est abominable, on va tous mourir noyés !

Une autre semaine, ce sont les insectes qui disparaissent – ce qui ne manquera pas de causer notre perte parce qu’il n’y en aura plus aucun pour polliniser nos plantes. On va tous mourir de faim !

Et si vous pensez qu’en plus de l’inéluctable réchauffement climatique, de la pollution, de la guerre nucléaire et de la chaude-pisse, ces deux nouvelles catastrophes suffisent amplement pour abandonner tout espoir d’un futur meilleur, détrompez-vous.

Cette semaine, ce fut l’apparition d’une nouvelle couche d’impondérables mortels pour l’Humanité avec les nuages qui menacent de s’évaporer, ce qui va évidemment provoquer un tel réchauffement qu’on va tous mourir grillés !

À ce niveau d’hystérie, il faudrait prendre les paris pour les prochaines semaines : quel écosystème va disparaître subitement, quelle race animale mignonne sera vouée à l’extinction dans les trois prochaines minutes années, quel astéroïde joufflu va nous arriver sur le museau, quelle série de tsunamis ira balayer nos côtes, quel produit d’une industrie humaine va se retourner contre nous, nos enfants et nos descendants sur les 7 prochaines générations ? À vos pronostics, tous les jeux sont permis !

Devant cette accumulation de signaux catastropho-frénétiques, il n’a pas fallu longtemps pour que le concept d’écocide revienne au galop sur le devant de la scène : en 2013, cela n’avait guère marché mais avec l’environnement actuel (le médiatique, ici), nul doute que l’idée va bien progresser.

Comme en 2013, on retrouve derrière une définition à l’emporte-pièce qui permet d’attraper absolument tout (et ce d’autant plus que la plupart des crimes et délits envisagés sont déjà couverts par de nombreux textes) une ample louchée de « il suffit » et de « il faut » qui sont à l’analyse politique et législative ce que les pets de licorne sont aux finances publiques, à savoir un excipient indispensable pour donner de la substance aux carabistouilles.

Petit-à-petit, l’idée, parfaitement idiote dès le départ, pénètre les esprits. Elle ne varie pas dans l’idiotie mais elle continuera de piétiner des platebandes législatives qui ont déjà été largement bordées ; elle n’apportera aucune amélioration d’aucune situation mais finira par s’imposer et permettre enfin à toutes une palanquée d’activistes toxiques de lancer procès sur procès à tous ceux qui pensent en dehors de leur doxa.

Forcément, ça va bien se terminer.

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Source : http://h16free.com/2019/03/08/63034-vous-allez-lavoir-votre-gros-concept-decocide-gluant


Macron, l’Europe et le chaos

mercredi 6 mars 2019 à 09:00

Le début de la campagne électorale pour les Européennes n’a pas été acté seulement par un guignol costumé en moule-burne jaune comme je le relatais il y a quelques jours, mais aussi par le Président de la République des Dettes et du Bisounoursland, Emmanuel Macron, qui nous a, pour l’occasion, gratifié d’une petite tribune légère comme une charlotte au cassoulet.

La fulgurance de Jupiter a donc encore une fois frappé. En à peine 8500 caractères, en même pas 1600 mots, notre sémillant Président nous délivre une brave louchée de pensée complexe©™ avec laquelle il espère probablement redorer un peu son blason passablement jauni par les derniers mois de mouvements sociaux et, par là, limiter l’éventuel dérapage électoral de mai prochain.

On pourra se réjouir de n’avoir pas eu à subir la lecture mécanique de cette tribune par des journalistes officiels ce qui aurait peut-être provoqué quelques intéressants bafouillages comme certains Algériens purent en être les témoins alors qu’une journaliste présentait la lettre officielle de candidature de Bouteflika.

On peut se demander au passage si on aurait vu nos fiers journalistes, toujours prompts à démarrer le kärcher à moraline, faire preuve de courage et couper court à ce genre d’exercices. Il faut dire, il y aurait eu de quoi faire avec la tribune macronienne, un texte rempli de raccourcis, de caricatures voire de contre-vérités qui frisent gentiment la « fake news » si l’on voulait être lucide méchant, comme en témoigne cet intéressant petit passage :

« Le Brexit en est le symbole. Symbole de la crise de l’Europe, qui n’a pas su répondre aux besoins de protection des peuples face aux grands chocs du monde contemporain. »

Belle tentative du Président pour détourner l’Histoire à son profit, puisqu’il faut se rappeler que la majeure partie des gens qui ont voté pour le Brexit l’ont fait afin que le Royaume-Uni retrouve sa souveraineté.

Ceci signifie la volonté de revenir au principe de subsidiarité européenne qui fut un fondement pendant des décennies et qui a été progressivement abandonné à la faveur d’une folie normative qui ne s’est toujours pas calmée. Dit autrement, les Britanniques en avaient simplement assez que le calibre de leurs cornichons soit décidé d’une façon obscure et éloignée d’eux. Le vote pro-Brexit indique avant tout un ras-le-bol vis-à-vis de ces dérives.

Pourtant et sans surprise, Macron transforme cela en un problème populaire de protection contre une mondialisation terrible et sans pitié, avec laquelle les Britanniques n’ont pourtant jamais eu de problème, et ce d’autant plus qu’ils en ont même inventé le concept, il y a deux cents ans, nom d’un flutiau.

Et au-delà de ces petites torsions de la vérité, Emmanuel, fidèle à lui-même et à ses studieux exercices de français d’antan, nous assène ensuite son indispensable ôde européenne, inévitablement teintée de son petit agenda personnel qui a bien du mal à ne pas dégouliner peu discrètement de chaque paragraphe.

Pour Macron, ce qu’il nous faut, c’est une Europe, certes, mais surtout :

« l’Europe qui nous libère et nous protège »

Sans même trop nous attarder au slogan qui rappelle des refrains de la Reine des Neiges (à ce train, le Président pourrait réclamer le rôle) et que Nathalie MP déboulonne très bien dans son dernier billet, Macron semble oublier – avec une application têtue – ce que d’autres, qui ont plus réfléchi à la question que notre jeune énarque, ont pourtant expliqué maintes et maintes fois.

À savoir que les notions de liberté et de sécurité étaient philosophiquement peu compatibles en ce que réclamer plus de sécurité, généralement au détriment de la liberté, revient à laisser échapper aussi bien l’un que l’autre.

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. »
Benjamin Franklin

Cela n’empêche cependant en rien le Président, avec une ironie ou un cynisme assez époustouflant, d’évoquer, directement dans son paragraphe sur la liberté, tout ce qu’il entend faire pour… « interdire » (certaines formes de financements de partis) et « bannir » (certaines libertés d’expression sur les méchants intertubes). Parce que la liberté, c’est toujours derrière des cadres, des barrières, des barreaux, tout le monde sait ça.

Le reste n’est qu’une longue suite de propositions vagues, toutes aussi socialistes et assises sur l’argent des autres les unes que les autres. On y apprend pèle-mêle que l’Europe doit sanctionner ou interdire (les entreprises qui, en toute vilaine liberté, ne font pas ce qu’on leur demande), couper (ses émissions carbones) ou réguler (les méchants géants internet). Cela vend du rêve, et peu importe si le tuyau d’arrosage de la liberté a manifestement été garroté très près du robinet, moyennant une loi supplémentaire, un règlement en plus, z’inquiétez pas M’ame Ginette, cette fois, ça va le faire.

Notons aussi que l’Europe doit se tourner vers l’Afrique (mais l’Amérique et l’Asie, quelle importance ?) parce que, parce que, parce que « pacte d’avenir » et puis c’est tout. Mettez ce que vous voulez dans ce paquet cadeau. En réalité, on s’en fiche, c’est les États qui payent.
À la lecture de la pesante tribune, le plus cocasse reste que Macron tente de se faire chantre de l’unité européenne à la recherche d’une « nouvelle Europe » toute bien unie et sans couture, tout en construisant l’intégralité de sa tribune comme une suite d’oppositions entre d’un côté, les citoyens qui ont la bonne idée d’avoir la même vision que lui, et ceux, indubitablement idiots ou méchants, qui ne l’ont pas et versent donc forcément ou bien dans la catégorie des populistes menteurs et propagateurs de fausses informations, ou bien dans celle des manipulateurs fourbes aux desseins inavouables.

En somme, tout se résume, une fois encore, au choix idiot et faux entre le Bien et le Mal, entre lui et les populistes, entre l’Europe et le Chaos. Cette pirouette, il l’a déjà tentée et il pense que les élections européennes lui permettront de rejouer le coup de mai 2017, contre Marine Le Pen.

Le calcul, sur le plan électoral, n’est évidemment pas stupide. Il était même couru d’avance. Mais c’est de la petite cuisine politicienne qui tient largement plus du « damage control » que d’un quelconque combat contre des forces obscures dans lequel il serait un rempart crédible.

Et le principal souci, c’est qu’à force de camoufler l’absence consternante de toute réforme profonde en France, de toute remise en état des finances publiques actuellement exsangues, à force d’enfumer le monde avec des mots (peu coûteux mais sans aucun impact sur la réalité), non seulement le pauvret ne combat rien du tout, mais en plus attise-t-il assez vigoureusement ces populismes qu’il entendait ferrailler.

Nous n’aurons ni liberté, ni protection.

Et en fait d’Europe, on risque surtout de finir avec le chaos.

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Source : http://h16free.com/2019/03/06/63092-macron-leurope-et-le-chaos


Les aventures gênantes de Captain Euroringard et des Eurolapins crétins

lundi 4 mars 2019 à 09:00

Ça y est, je crois qu’on peut l’affirmer avec force : la campagne pour les élections européennes vient de commencer. Certes, en France, elle a débuté à la minute où Emmanuel Macron a lancé son Grand Débat qui n’est rien d’autre qu’une campagne traditionnelle sous amphétamines camouflée dans la collecte de questions calculées. Certes. Mais pour le reste des Européens, on peut le dire, c’est bon, ça vient de commencer.

Qu’est-ce qui me fait dire ça ?

Il y a des signes qui ne trompent pas : on voit apparaître des petits articulets sur le sujet, on commence à voir se pointer de nouveaux prétendants et de nouvelles têtes de listes un peu partout dans la presse. Mais surtout, on sait qu’elle a commencé dès lors que les institutions de l’Union Européenne tentent de rappeler au citoyen les enjeux de ces élections, ainsi que, dans la foulée, de redorer leur image passablement écornée par les derniers rebondissements européens, depuis le Brexit jusqu’aux tensions internes liées aux migrations plus ou moins contrôlées en passant par le terrorisme et certains tiraillements économiques entre pays membres.

Bref, tout ceci donne d’excellentes raisons à de fiévreux départements de communication et à des Think-Tanks ou autres lobbies pro-européens pour lancer, illico presto, des communications par différents moyens dont la pertinence est parfois sujette à caution pour le dire gentiment.

Concrètement, on se retrouve par exemple avec l’initiative – certes privée, et certes payée par de l’argent privé, c’est toujours une consolation – de Pulse of Europe qui nous fait découvrir ses Lapins Crétins Eurolapins dont l’humour qu’on qualifiera pudiquement de décalé a déjà provoqué quelques petits remous dans les internets et auprès d’un public jeune particulièrement prompt à voir le décalage entre le message qu’on souhaite faire passer (« L’Europe, c’est trop cool ») et le message perçu (« Vous êtes des enfants de 5 ans »).

Malaisation et doutage, gênitude et ambiguïté, impression persistance d’un second degré difficile à capter, ces Eurolapins vraiment pas très malins ont atteint un but : faire parler d’eux. L’autre but, celui d’intéresser les gens à l’Europe, a probablement été raté puisque la tentation du moquage de visage est particulièrement difficile à résister.

Un autre niveau est atteint lorsqu’on (re)découvre la communication du Parlement Européen et son Captain Europe, tout de spandex bleu vêtu et arborant fièrement, sous un tricorne furieusement tendance au XIXème siècle, un magnifique moule-burne doré qui laisse un peu perplexe sur le message qu’on a ainsi souhaité faire passer.

Au départ, l’idée est semble-t-il d’inciter les gens à voter. C’est compréhensible : l’abstention érode clairement la crédibilité des députés qui, si elle devenait trop forte, ne pourraient plus se targuer de représenter quiconque pour réguler la taille des cornichons ou imposer une nouvelle taxe sur (au hasard) les sociétés de streaming cinématographique…

Concrètement, cela donne ça :

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C’est assez consternant, on en conviendra, mais notons tout de même que ces efforts traduisent une belle continuité de la tendance générale entamée il y a quelques décennies d’incursion des institutions et des lobbies de l’Union Européenne dans la communication grand public, de façon à la fois extrêmement maladroite et franchement en bordure avec le malaise social gênant.

On se rappellera par exemple d’une précédente vidéo visant à montrer l’importance de l’Europe et de son union face à la montée en puissance des pays émergents, et qui avait été retirée en urgence devant le malaise provoqué. Vidéo qu’on retrouvera ci-dessous. Ce n’est pas charitable mais c’est rigolo et c’est avec vos sous.

Dans la même veine, on pourra évoquer les tentatives consternantes de certains entrepreneurs qui, on ne sait trop sur quels fonds, parviennent à produire des avatars comme Captain Euro (c’est globalement les mêmes idées que notre cycliste à tricorne ci-dessus, mais en version bande-dessinée). Le pauvre super-héros, d’une ringardise presque touchante, avait quelque peu défrayé la chronique il y a quelques années lorsqu’on découvrait que son principal adversaire répondait à certains stéréotypes que l’Union Européenne tente pourtant de gommer ; le billet que j’avais produit à l’époque explique bien le contexte.

Là encore, l’épluchage des productions « vantant » l’Union Européenne laissent perplexe avec cette question lancinante : s’agit-il d’une critique acide et particulièrement second degré de l’Union Européenne ou est-ce d’un premier degré si mal fichu qu’on croirait voir l’acharnement d’un spécialiste du tuning sur un Fiat Multipla ?

Difficile à dire.

Reste qu’entre Captaine Europe et les Eurolapins, tout ceci peine à donner un peu de crédibilité à la machine européenne dont le stock a été pas mal épuisé dernièrement, nonobstant la performance olympique de son président.

Ceci posé, il ne faudrait surtout pas croire que cette critique de ces institutions, infoutues de communiquer de façon idoine avec ses citoyens, est spécifique à l’Union Européenne. En pratique, elle s’applique tout autant à la bureaucratie française.

De façon fort générale, c’est une constante navrante mais facile à documenter : les expertocraties françaises et européennes s’adressent aux populations comme à des abrutis finis.

Et si on peut (on doit) effectivement se moquer grassement de l’Union Européenne et ses Thinks-tanks maladroits qui communiquent avec des crétins en costumes de Prisunic et des dessins animés caricaturaux d’animaux à l’intelligence manifestement contrariée, on ne doit pas oublier que, côté gouvernement français, on s’appuie sans hésiter sur un cador comme Cyril Hanouna ou une séance particulièrement pénible de ministres sur Twitch pour tenter de parler « directement » aux djeunes et aux Gilets jaunes.

En fait, pour l’Europe et la France, c’est un combat similaire : l’électeur n’est pas réellement un adulte (après tout, il vote ce qui veut dire qu’il n’est jamais complètement sorti de cette phase où l’on croit au Père Noël), ce qui semble justifier avec décontraction une infantilisation constante, une déresponsabilisation au maximum et un esprit de débat démocratique résolument à zéro.

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Source : http://h16free.com/2019/03/04/63053-les-aventures-genantes-de-captain-euroringard-et-des-eurolapins-cretins


[Redite] Une France apaisée en lutte un peu trop ouverte contre le fascisme

dimanche 3 mars 2019 à 11:00

Billet initialement paru le 28.02.2017

Alors que la France s’est, comme un seul homme (mais pas blanc cis, attention, ouh là!) dressée pour lutter, une nouvelle fois contre un fascisme et un antisémitisme qui l’auraient à nouveau infiltrée de plusieurs côtés, depuis les Gilets Jaunes jusque dans le comportement de certain fonctionnaire territorial (attention pas d’amalgame) en passant par les habituels graffitis d’abrutis de passage ou les fichages nauséabonds de certaine radio pourtant officiellement du Camp du Bien, il est bon de revenir sur le chemin parcouru depuis quelques années où, on s’en souvient, de fières et courageuses troupes antifas se jetaient à l’assaut des vilains racistes, fascistes et autres déviants lors d’une campagne présidentielle particulièrement agitée.

Et à en juger par les deux années passées, les luttes menées et les résultats obtenus, une seule conclusion s’impose : le chemin a été pris à reculons…

Il y a quelques jours, je notais un tantinet étonné que la France était un peu trop souvent terre de fusillades. Pour un pays qui prétend contrôler drastiquement la détention des armes à feu, voilà qui est gênant. Malheureusement, les récents événements à Nantes confirment que la société française est loin d’être apaisée…

Rassurez-vous, la métropole atlantique n’a pas été le témoin d’un de ces épiques échanges de coups de feu où les méchants, facilement reconnaissables à leurs voitures à grosses cylindrées et leurs accoutrements voyants, s’en prennent à d’autres méchants qui ont un peu trop marché sur les platebandes des premiers, le tout au milieu de gentils que la police, elle-même très gentille, ne semble guère pouvoir protéger, occupée qu’elle est à verbaliser avec application de dangereux retraités en Renault Clio.

En réalité, Nantes s’est contenté d’accueillir ce week-end Marine Le Pen dans le cadre de sa campagne électorale pour les présidentielles, événement qui constitue maintenant l’alpha et l’oméga des journalistes français pour encore deux mois. Et qui dit Marine Le Pen dans une ville devenue le bastion des socialistes dit aussi affrontements, débordements et petits prurits de violence de la part de tout ce que la population locale peut compter comme fiers soldats de l’antifascisme.

Et c’est bien logique. Si on laisse ainsi s’installer Marine Le Pen, tranquillou bilou, au milieu de Nantes, pour y éructer ses slogans véhéments et ses idées nauséabondes, vous pouvez être sûr que rapidement, le chaos s’installera et que plus rien ne séparera la bonne société civilisée nantaise du bouleversement fasciste et raciste qui se déclenchera inévitablement. Si, d’aventure, la dirigeante du Front National devait s’exprimer librement, ce serait un affront à la vraie liberté d’expression, celle qui consiste à crier haut et fort son attachement à ce droit fondamental de beugler à l’unisson pour ne surtout choquer personne.

Mais cela ne s’arrête pas à ça, bien évidemment. Ne pas réagir à la venue de Marine Le Pen, ce n’est pas seulement laisser la Beuhête Immonheudeu s’exprimer, c’est aussi laisser le droit de circuler des gens qui, en tant que militants et sympathisants du Front National, méritent plus qu’amplement qu’on s’en prenne à eux : le droit de circuler librement ne saurait s’entendre dans le cadre de manifestation de soutien à des gens qui ne sont pas du bon bord, celui officiellement soutenu par le gouvernement ou ses affidés plus ou moins proches, ce qui justifie amplement qu’on s’attaque à des bus histoire de bien rappeler qui, dans tout ça, sont ceux qui luttent contre le fascisme et qui en sont d’évidents représentants.

Dès lors, on comprendra sans mal que, ne pouvant pas faire de bonne omelette sans casser quelques oeufs, de vaillants révolutionnaires anti-fascistes en lutte contre une société de consommation, un ultranéolibéralisme, un capitalisme et un Front National galopants, se sont jetés à corps perdu dans une nouvelle bataille pour amoindrir l’impact médiatique de la dirigeante du vilain parti de la honte méchante. Grâce à leurs courageuses exactions contre le mobilier urbain (fasciste), le tram (fasciste), la verdure locale (raciste) et les policiers (suppôts du fascisme de droite), le petit meeting de Marine Le Pen a été quasiment oublié par les médias qui n’en ont pour ainsi dire pas parlé. Mission réussie, n’est-ce pas.

À tel point que François Fillon, le dirigeant des Républicains, lui-même candidat à la présidentielle et, par voie de conséquence, concurrent à Marine Le Pen, s’en est offusqué devant ces mêmes médias (ceux qui furent habilement manipulés par les efficaces hordes antifascistes de Nantes). Le meeting de Marine Le Pen, qui devait être une simple étape de campagne, en devient par la grâce des antifas effervescents un point haut qui, de surcroît, se pare d’une polémique mêlant en plus l’actuel premier ministre.

Il faut dire que François Droopy Fillon n’y est pas allé avec le dos de la cuillère en jugeant ouvertement que la campagne se déroulait « dans un climat de quasi-guerre civile ». Comble de la méchanceté du candidat de la droite, il a réclamé que « le gouvernement assure les conditions du bon déroulement des élections. Et qu’il fasse respecter l’Etat de droit ».

Oh, vraiment, François, qu’allez-vous penser là ! Tout ceci est portant d’une banalité parfaitement habituelle au pays du miel et du lait socialiste, et ce n’est pas avec 11 policiers et gendarmes blessés (dont un avec des brûlures au second degré) qu’on peut parler d’une quasi-guerre civile, voyons ! Une manifestation en France (antifasciste de surcroît), c’est au minimum une dizaine de blessés dans les rangs des forces de l’ordre, du mobilier urbain détruit et, souvent, l’une ou l’autre voiture incendiée. Sans cela (et l’odeur caractéristique de merguez ou de gaz lacrymogènes), c’est une manifestation ratée ou, pire encore, une manifestation de conservateurs de droite qui viennent avec des poussettes et qu’il faut bien vite renvoyer dans les poubelles de l’Histoire.

Il n’est donc pas étonnant qu’à la suite des remarques de Fillon et ainsi apostrophé, Bernie Les Bons Tuyaux Cazeneuve, le premier ministre, se soit ému des prises de positions pour le moins contrastées du candidat à la présidentielle. Il a d’ailleurs rappelé que, je cite, « employer le terme de ‘quasi-guerre civile’ quand on est un responsable politique éminent, et qu’on sait quel est le niveau de mobilisation des forces de sécurité dans notre pays, ça n’est tout simplement pas responsable », ce qui est du plus haut comique puisqu’il rappelle à tous ceux qui en doutaient encore que le pays est en alerte Vigipirate cramoisie, en état d’urgence et le doigt sur la détente… Ce qui n’empêche en rien à des manifestations de dégénérer complètement au milieu d’une ville.

Dès lors, difficile de donner tort à Fillon lorsqu’il rappelle le sens initial du mot responsabilité, qui impliquerait par exemple que le ministre de l’Intérieur prenne les siennes qui consistent normalement à faire régner l’ordre dans le pays. Ordre qu’on est en peine de constater lorsqu’on voit se multiplier les émeutes en région parisienne ou les débordements, ici à Nantes.

De cet échange qui mêle une bonne dose d’énervement à une saine quantité de facepalms consternés, on peut retenir que les politiciens en charge du pouvoir régalien sont, une fois encore, en dessous de tout. La France n’est plus, depuis un moment, un État de droit. Elle ne doit le calme relatif qui règne dans ses villes qu’à l’habitude fermement ancrée dans les mœurs de la majorité des citoyens qui restent, malgré tout, honnêtes et, surtout, au plus élémentaire calcul du rapport coût/bénéfice qui leur montre qu’actuellement, il est encore peu rentable de tout casser lorsqu’on n’est pas du bon bord.

La passe d’arme entre candidats et ministres en fonction ne laisse guère de doute : certains ont effectivement compris que tout pouvait, un jour, basculer. Cependant, je ne parierai pas un centime sur la capacité des premiers à faire mieux que les seconds s’ils parviennent au pouvoir : là encore, l’habitude de l’apathie et le rapport coût/bénéfice extrêmement défavorable à la remise en ordre du pays indiquent que tout devrait continuer comme avant.

Ce pays est foutu.

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Source : http://h16free.com/2019/03/03/63048-redite-une-france-apaisee-en-lutte-un-peu-trop-ouverte-contre-le-fascisme