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Petit cours de pipoconomie à l’usage des citoyens français

mercredi 30 janvier 2019 à 09:00

Au détour d’émissions télévisuelles que le bon sens et le temps limité d’un homme de bien commandent de ne pas regarder trop longtemps, trop souvent et en les prenant trop au sérieux, on découvre parfois de magnifiques pépites-par-inadvertance (c’est-à-dire des âneries qui deviennent des pépites par la puissance de l’imbécillité ainsi convoquée).

Cette fois-ci, la pépite se révèle en tombant sur une déclaration de Thomas Porcher dans une émission sans grand intérêt d’une chaîne publique en déroute intellectuelle depuis très longtemps. L’aimable olibrius poilu, se qualifiant lui-même d’économiste atterré, nous explique doctement et avec pour lui – et malheureusement – toute l’attention de la brochette de starlettes du plateau, que, je cite sans même caricaturer, « on n’hérite pas de la dette mais d’un patrimoine public qui est aujourd’hui encore supérieur à la dette ».

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Bien évidemment, c’est une ânerie à plusieurs niveaux.

Implied Facepalm

Sur le plan factuel, force est de constater que c’est évidemment faux, comme le montre Vincent Bénard, dans un fil twitter qu’il lui a consacré, avec l’étude du bilan annuel fourni par l’État que notre économiste devrait compulser fiévreusement entre deux petits fours de plateau télé.

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En réalité, la dette représente déjà deux fois plus que les actifs de l’État qui, comme souligné, s’il devait les vendre pour rembourser la dette, se trouverait à devoir brader ce qui accroîtrait encore l’écart entre ce qu’il peut effectivement couvrir et le montant total de la dette.

Par ailleurs, imaginer – comme le fait notre frétillant abonné aux plateaux télé – que la dette correspond à l’infrastructure actuellement utilisée en France est une aimable plaisanterie.

Non seulement, c’est une idiotie économique (la dette sert très majoritairement à payer les frais de fonctionnement de notre État mammouth et de sa redistribution sociale tous azimuts, et très, très, très peu les routes, les ponts et les écoles, généralement en place et payés depuis des lustres), mais en plus l’infrastructure actuelle se dégrade de tous les côtés. Quelques tentatives de trajet en train en automne (feuilles mortes), en hiver (neige), en été (chaleur) ou au printemps (animaux qui traversent les voies), quelques explorations de nos plus belles prisons insalubres, de nos meilleurs hôpitaux, de nos plus jolies routes trouées, de nos ponts qui menacent de s’effondrer, de nos infrastructures de distribution de gaz ou de nos institutions qui bullent, etc., suffisent à convaincre que la situation n’est pas vraiment en train de s’améliorer.

Décidément, ce clown qui se prétend économiste est amusant, tout au plus.

Cependant, le souci est qu’en France, les discours tenus par ce type de saltimbanques sont écoutés.

Ils ne sont pas seulement écoutés, ils sont aussi tenus par les abrutis de Bercy, de Matignon, d’un peu partout, et par toute cette foule d’incultes en économie de base, de larves intellectuelles qui vivent de façon très détendue dans une hallucination collective où l’argent s’imprime à volonté, la richesse ne se crée pas mais se répartit, la dette n’existe pas ou peut ne pas être remboursée, et où l’on peut chier sur les générations futures (sauf lorsqu’il s’agit de climat où ces générations passent alors dans une zone d’intouchabilité que seule une fiscalité pourtant délirante ne semble jamais voir).

Et ce discours étant le seul tenu, le seul diffusé, le seul expliqué, détaillé, analysé, le seul entendu finalement, il finit, à force de répétition, par passer dans les esprits, s’y installer et y devenir vérité intangible, évidente, banale même.

Les individus normalement constituées finissent par y croire ! Mais oui, tout le monde sait que sans les méchants intérêts de la dette, la France serait la première puissance moOoondiale, pardi, et peu importe 40 années de budgets gravement déficitaires. Tout le monde sait que c’est Rothschild et Pompidou qui ont été très méchants.

Tout le monde sait qu’on peut répudier la dette, ou, mieux, qu’on peut vendre une tour Eiffel et deux tableaux de maîtres pour s’en sortir. Tout le monde sait qu’un impôt non prélevé, c’est un manque à gagner pour l’État. Tout le monde sait qu’une augmentation exceptionnelle des recettes, c’est une cagnotte.

Tout le monde sait qu’en décrétant une augmentation du SMIC, on donne du pouvoir d’achat à plus de gens, et que ça passe crème parce qu’il suffit de le décréter. Tout le monde sait que l’ISF c’est symbolique et nécessaire et que ça fait du bien à l’économie. Tout le monde sait ça.

À tel point qu’au bout du bout, une fois que tout est dit, affirmé et clamé partout, lorsqu’enfin, le peuple pète un câble sous des ponctions invraisemblables, une bureaucratie délirante, une administration en roue libre, des services publics de plus en plus mauvais, une augmentation de la misère, du chômage et des « incivilités », que réclame ce peuple, après une vague tentative de demander moins d’impôts ?

… Une nouvelle répartition de la richesse ! Le retour de l’ISF ! Une augmentation du SMIC ! Une annulation de la dette ! Etc.

Porcher est de ce genre d’olibrius néfaste, comme il en existe beaucoup trop (qui se regroupent en brochette d’ahuris avec des sobriquets édifiants genre « économistes atterrants »), qu’on entend du matin au soir et du soir au matin, raconter leurs insupportables bêtises, depuis au moins trois générations.

La première génération qui a enseigné ces idioties a formé une seconde génération qui, à son tour, s’est empressée de répéter voire (pire encore) d’enseigner elle aussi les mêmes âneries à la génération suivante.

Maintenant, les gens y croient dur comme fer, et tenter, même de loin, d’expliquer, de réexpliquer ce qui est vu comme la base dans n’importe quel autre pays du monde, revient à faire un travail de Sisyphe jamais couronné du moindre succès.

C’est aussi pour ça que ce pays est foutu.

Source : http://h16free.com/2019/01/30/62727-petit-cours-de-pipoconomie-a-lusage-des-citoyens-francais


Ce que nous apprend la fiscalité de Dany Boon

lundi 28 janvier 2019 à 09:00

En matière de fiscalité et d’affichage ostentatoire de sa bonne citoyenneté, c’est toujours avec étonnement qu’on découvre la surprise de certains lorsqu’une imposture pourtant évidente est mise à jour. Dernièrement, à la suite d’un article de Mediapart, une partie des médias s’apercevait, ébouriffée, que Dany Boon n’était pas aussi fiscalement patriote qu’il le laissait entendre.

Saperlipopette ! Comment peut-on d’un côté gagner autant d’argent que lui, afficher sur tous les plateaux télé et autres émissions en vogue qu’on se comporte comme un patriote fiscal irréprochable et, de l’autre côté, tenter par tous les moyens de se soustraire à la juste ponction ? Mais, mais, mais c’est absolument indécent ! Une telle nouvelle, ce serait comme découvrir un ministre de l’économie se lançant dans une grande chasse à la fraude fiscale alors qu’il en serait lui-même lourdement coupable. C’est absolument impensable.

Heureusement, grâce au travail acharné des petites fouines envieuses journalistes de Médiapart, le pot-aux-roses a été découvert : l’acteur, faisant fi de toute décence, se débrouille pour établir ses résidences fiscales à l’étranger et investit dans des fonds outrageusement spéculatifs voire « controversés » comme le dit Médiapart, ce qui donne une mesure de la sulfurosité des placements (probablement le sexe, les armes, l’alcool, et toutes ces activités que la bonne morale chréti républicaine de Médiapart réprouve fermement).

Les folliculaires d’Edwy Plenel ne lancent pas leurs accusations en l’air puisqu’ils disent « avoir des documents à l’appui » pour prouver ces exactions honteuses : pour eux, aucun doute n’est possible, l’acteur qui se présente beaucoup trop comme un patriote fiscal se livre en réalité à de véritables optimisations fiscales et aurait même quelques liens avec (horreur) des paradis fiscaux.

Voilà, le chat est sorti du sac : Dany Boon peut être montré à la vindicte populaire, c’est – j’en tremble rien que de l’écrire – un optimiseur voir (pire encore) un évadé fiscal !

Certes.

Cependant, cette affaire, aussi visqueuse que grotesque, illustre à elle seule plusieurs traits de caractère de la société française et explique fort bien l’état d’esprit d’une proportion malheureusement croissante de nos compatriotes… Ce qui, au passage, ne présage rien de bon pour l’avenir du pays.

D’un côté, on ne ne peut s’empêcher de noter que l’acteur a bel et bien raison de tout faire pour conserver son patrimoine. Force est de constater que si chacun d’entre nous est naturellement enclin à participer à la vie en société et en payer le prix tant qu’il est raisonnable, aucun individu ne peut imaginer se voir déposséder de plus de la moitié de ses avoirs, peu importe leur valeur, pour ce même prétexte : cette excuse de la vie en société ne peut justifier que chacun abandonne systématiquement et avec plaisir plus de la moitié de son travail aux autres, et espérer que cette société continue de fonctionner sans problème, d’autant que ça n’a jamais marché nulle part.

D’autre part, la lucidité impose le constat qu’il vaut toujours mieux avoir son pognon dans les Îles Caïman plutôt qu’à portée du fisc, tant celui-ci ne connaîtra aucun répit. Dès lors, découvrir que Dany Boon en met à gauche et prétendre à l’étonnement, c’est vraiment s’offrir un ticket de première classe au bal des hypocrites où chacun fera assaut d’imagination pour forcer les autres à régler sa propre facture « pour la planète », « pour la justice sociale », « pour les pensions de nos vieux, Giscard compris ». Pour rappel, Médiapart, c’est ce journal qui a fort longtemps bataillé pour bénéficier d’une exonération fiscale parfaitement indue et qui a donc largement prouvé qu’il estime que les règles (fiscales notamment) ne s’appliquent pas à lui.

Ceci posé, il ne faudrait pas non plus aller trop vite en besogne et exonérer complètement Dany Boon de toute faute morale. Si le libéral qui ne sommeille pas en moi lui accorde toute latitude pour utiliser toutes les optimisations possibles afin de préserver sa fortune, le même libéral ne peut oublier que son argent provient essentiellement… de subventions.

En effet, les productions où Dany Boon exerce son talent bénéficient, très majoritairement, de tombereaux d’argent public et de ces subventions massives au cinéma qui autorisent la mise en chantier et la production d’innombrables merdes cinématographiques improbables dont l’effet est d’enrichir majoritairement les nababs du cinéma, les vieilles gloires et nos starlettes nationales. En plaçant dans des paradis fiscaux leurs fortunes acquises ainsi sur le dos du contribuable, on peut dire que l’ironie est particulièrement mordante.

Dans ce contexte, plutôt que dénoncer avec véhémence l’exfiltration de ces subventions vers les paradis fiscaux comme le font les petits jaloux de Médiapart, ils auraient plutôt intérêt à demander l’arrêt des sprinklers à pognon : les starlettes, gloires passées et autres nababs seraient alors confronté au marché libre et réel du cinéma, ce qui obligerait à produire enfin des œuvres de qualité ou, à tout le moins, ce que le public réclame et est prêt à payer pour et non ce que le fléchage des subventions impose.

Mais, comme je le disais, les traits de caractère de la société française ressortent, plus fort que le bon sens : il semble, pour ces journalistes et comme pour tout ceux qui, après eux, se sont joints à la meute pour crier à l’abomination, il faille toujours le plus souvent possible s’occuper de l’assiette des autres pour garantir que la sienne sera bien remplie.

Il faut dire que la componction qui pousse certains à raisonner ainsi est forte : après des années à entendre, tout le temps et partout en France, que la richesse des uns est construite sur l’appauvrissement des autres, nos aimables scribouillards finissent par le croire et s’en persuader. Peu importe que la richesse par habitant ne cesse de croître, en France comme partout dans le monde, ce qui montre sans la moindre équivoque que le postulat émis est une calembredaine collectiviste basée sur une jalousie chimiquement pure.

Peu importe qu’ainsi faisant, on incite à toujours plus d’optimisation, d’évasion et de fraude fiscale qu’à la moindre vertu : celui qui dispose de plus doit être égalisé, de force bien entendu. Et ce, d’autant plus que (autre sophisme boiteux des collectivistes français) toute somme due non touchée par l’État est un affreux manque-à-gagner, et ce, même lorsque les opérations menées sont parfaitement légales.

Et alors même que s’empilent avec obscénité les gabegies que l’État réalise de façon décontractée avec ces impôts et ces taxes collectées, une partie du peuple, le cerveau maintenant complètement retourné par les arguments fallacieux des collectivistes, persiste à réclamer qu’on augmente encore la ponction (il n’est qu’à voir ceux qui réclament un stupide retour de l’ISF), et qu’on traque plus sévèrement ceux qui tentent d’y échapper.

Poursuivant ainsi sans relâche la correction chimérique de maux qui n’existeraient pas si ces raisonnements bancals n’étaient pas devenus monnaie courante, refusant de voir, de comprendre et de proposer ce qui marche pourtant partout ailleurs, distillant partout et tout le temps la même jalousie gluante qui devient l’alpha et l’omega des politiques publiques dans ce pays, ces journalistes et la bande d’hypocrites qui gravitent autour n’ont toujours pas compris qu’ils creusaient ainsi, taxes après taxes, luttes chimériques après luttes chimériques, leur tombe et celle de leur pays.

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Source : http://h16free.com/2019/01/28/62745-ce-que-nous-apprend-la-fiscalite-de-dany-boon


[Redite] La confiance des Français dans les médias traditionnels se bidonne tous les jours un peu plus

dimanche 27 janvier 2019 à 11:00

Article initialement paru le 26.01.2018

Il y a un an, je découvrais le résultat d’un sondage annuel qui confirmait la tendance déjà observée l’année d’avant (2017) à savoir que les Français, globalement, font de moins en moins confiance aux informations débitées par les médias en général et la presse traditionnelle en particulier.

Avec un petit côté amusant dans ce qu’il avait de pathétique, la presse s’était d’ailleurs emparée du sondage pour noter des améliorations ici ou là et fanfaronner sur l’importance des canaux officiels pour lutter contre les rumeurs, fake news et autres infox qui parsèmeraient les réseaux sociaux et les médias du monde numérique.

La réalité, plus blafarde, révèle cependant que l’auditorat ou le lectorat n’est pas dupe : plus les mois passent et plus semble forte l’impression d’avoir dans les médias (français notamment) une véritable caisse de résonance des mêmes discours et des mêmes positions politiques ou économiques, de la même pression sociale qu’on entend partout.

D’ailleurs, le sondage de cette année ne laisse aucun doute : la confiance continue de s’éroder. Et sans même évoquer le probable sauvetage de l’Humanité, épave journalistique en cessation de paiement, quand on voit comment sont traités la plupart des sujets, on ne peut que souscrire à la défiance générale.

C’est avec un grand ouf de soulagement et le petit chuintement de satisfaction que seul un retour à la normale sirupeuse peut offrir que tous les journalistes du pays (ou presque) ont récemment découvert le résultat du baromètre de la confiance des Français dans leurs médias. Et les résultats sont là, rassurants : les médias traditionnels ont retrouvé leur crédibilité auprès de leur lectorat.

Beau résultat que celui-ci. On le doit d’ailleurs à l’institut Kantar-TNS-Sofres, dont le « senior vice-président » est – très commodément – un certain Sébastien Auzière, le fils de Brigitte Macron : grâce à un sondage commandité par La Croix et réalisé avec brio par l’institut, le petit train-train quotidien des médias français peut reprendre, sans plus s’inquiéter des bosses et des nids de poules qu’il avait rencontrés les années précédentes.

On apprend en effet avec force petits graphiques colorés que là où, les années précédentes, les interwebs et autres réseaux sociaux semblaient gagner du terrain en terme d’importance et de crédibilité pour l’information, cette année, la radio, la presse et la télévision regagnent quelques couleurs. La tendance est inversée, mes petits amis !

Certes certes, mes braves lecteurs, l’étude oblige quand même à remarquer que si la confiance remonte, l’intérêt des Français pour l’actualité est, lui, plutôt en berne. En pratique, il n’a jamais été aussi faible depuis trente ans : 38% des sondés affirment n’avoir qu’un intérêt assez ou très faible pour les calembred actualités que les médias actuels nous débitent pourtant avec un enthousiasme qui rappelle la production de saucisses industrielles pour choucroutes de supermarché.

En somme et comme le titre avec une pudeur de violette Fransph Incter, les Français sont apparemment moins friands d’actualité mais nettement plus exigeants sur la qualité des saucisses qu’on leur débite.

On se demande bien d’où vient ce besoin aussi soudain qu’étonnant d’une information de qualité alors que le paisible troupeau de contribuables français, qui subventionne ces productions jusqu’à présent sans broncher, ne s’est jamais vraiment agacé de l’invraisemblable bouillie qu’on lui fournit.

Quitte à tenter des hypothèses extrêmement hardies, peut-être peut-on se dire que ces Français veulent absolument donner le change lors des sondages, sur le mode : oui, certes, la propag les informations que vous me donnez ne m’intéressent guère, mais au moins, lorsque je me penche dessus, je tiens à ce qu’elles soient solides, bien moulées et pas trop odorantes, m’voyez ?

Ce ne serait pas si étonnant quand on sait que, quelques semaines avant le sondage, une vaste campagne (à l’habileté discutable) avait été lancée pour bien faire comprendre que les Français ont une fâcheuse tendance à verser dans le complotisme.

Le lien n’est en fait pas si ténu : dans un premier temps, on prépare les Français en les traitant, en loucedé, d’aimables imbéciles complotistes. Au besoin, on en profitera pour rappeler (avec toute l’instance habile que les médias français savent déployer) que le complotisme est l’anti-chambre de l’extrémisme, de la radicalisation et de l’amalgamisme fulgurant que toute la société française s’emploie à combattre.

Dans un second temps, on pousse (tout aussi habilement) un agenda visant à combattre les « fake news » et autres rumeurs puantes sur les réseaux sociaux et autres opuscules non sanctionnés par le pouvoir. Ce sera d’autant plus facile que a/ les réseaux sociaux déviants sont connus, b/ les opuscules nauséabonds aussi et c/ que je vous ai à l’œil, toi et toi et toi aussi.

Dans un troisième temps, on découvre, avec un bonheur difficile à cacher par une titraille presque humide que, ô joie, la relation quasi-charnelle des Français avec leurs médias d’information (mais si, mais si) n’est pas rompue et que les petits bisous peuvent reprendre de plus belle.

C’est vraiment trop mignon.

Ce qui aboutit le 23 janvier avec une vague probablement pas déferlante mais tout de même très insistante de petits articles bien remontés pour expliquer que oui, les Français retrouvent confiance dans leurs médias traditionnels.

Par exemple, 20 Minutes nous propose sa version de la vérité officielle, dans laquelle on en profitera pour glisser l’importance de l’éducation aux médias, cette dernière étant apparemment suffisamment spécifique pour qu’il soit vaguement demandé à l’Éducation Nationale de participer à la bonne formation des élèves. Vu l’historique flamboyant de cette institution en matière de formation, il n’y a absolument pas lieu de s’inquiéter.

Malheureusement, le 22 janvier, soit à peine une journée avant, le même média, 20 Minutes, nous proposait l’analyse de l’étude annuelle Edelman (que j’ai déjà évoqué dans ces colonnes) portant sur (je vous le donne en mille) le jugement des médias par les citoyens.

Manque de pot, mauvais cadencement des fake news informations, collision d’actualité ? Le résultat n’est pas beau à voir puisqu’au contraire de Kantar et de la Croix, l’étude conclut que, pour la première fois depuis 18 ans que l’étude paraît, les médias sont jugés l’institution la moins fiable du monde. Ainsi, en France, 67% des Français sont résolument sceptiques face à leurs médias.

Sapristi de saperlipopette, on dirait vraiment que certains se payent ouvertement la bobine des Français. Voilà en effet qui fait tache : une information donnée le 22 janvier se trouve contredite dans les mêmes médias le 23. Et cette information porte sur la confiance dont on crédite les médias. Le tout alors qu’une campagne bat son plein contre les méchantes informations qui discréditent les médias.

À n’en pas douter, tout ceci inspire réellement confiance, ne trouvez-vous pas ?

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Source : http://h16free.com/2019/01/27/62742-redite-la-confiance-des-francais-dans-les-medias-traditionnels-se-bidonne-tous-les-jours-un-peu-plus


Un autre « 10 years challenge »

vendredi 25 janvier 2019 à 09:00

Depuis quelques jours, Facebook a décidé de lancer une opération de communication à destination de ses utilisateurs, sous le nom « 10 Years Challenge ». L’idée est simple : poster en ligne la photo de profil utilisée pour Facebook en 2009 et celle qui est actuellement affichée par l’utilisateur, dix ans plus tard.

Si, pour beaucoup, l’idée semble aussi innocente qu’amusante et permet de mesurer le temps qui passe en se revoyant dix ans plus jeune, d’autres, plus réalistes, n’ont pas hésité à pointer l’arrière-pensée probable qui se cache derrière cette mise en ligne volontaire d’un comparatif du vieillissement humain : en fournissant ainsi une image de soi à dix ans d’écart, la masse de clichés récoltés, gigantesque, permettra d’alimenter facilement toute une série d’algorithmes malins conçus par la firme de Zuckerberg et dont l’usage final peut fort bien recouvrir des buts pas forcément positifs et probablement pas philanthropiques.

Pour d’autres enfin, cela aura été l’occasion de plastronner ses opinions politiques, par exemple en poussant de petits couinements plus ou moins judicieux sur l’abominable réchauffement climatique qui heurte toute la planète de plein fouet depuis quelques années (et qui va frapper tout l’hémisphère Nord avec une augmentation prévisible d’au moins 10°C dans les six mois à venir – survivrons-nous ?), ce qui a donné lieu à d’intéressantes prouesses propagan informationnelles, où tous les moyens sont bons, y compris la bonne grosse carabistouille (de nos jours appelée « fake news ») pour tenter de faire passer ses messages boiteux.

On pourrait (et il suffit de lire les médias grand public pour s’en convaincre) ressasser de la même façon l’ensemble des problèmes que les populations et le monde ont traversés durant ces 10 ans et insister sur les disparitions plus ou moins fantasmées de gros pourcentages dodus d’animaux, d’insectes et de petites plantes, ces pourcentages finement calculés s’appuyant sur une connaissance précise du nombre d’espèces totales (qu’on ne connaît en réalité pas du tout, même de loin) sur le nombre d’espèces disparues (qu’on ne connaît pas plus, même à la grosse louche). On pourrait aussi insister sur les diminutions de pouvoir d’achat de certains Européens (mettons, au hasard, les Français) en croyant que cette situation se calque parfaitement au reste de la planète.

Et puis on pourrait regarder les chiffres de ces statistiques un tantinet plus solides, établies sur des séries longues sur des données dont numérateur et dénominateur sont bien mieux connus, et aboutir à une conclusion quelque peu… différente : en fait, sur les 10 ans passés, l’Humanité va mieux (les Humains, pas l’épave journalistique).

En dix ans, la condition humaine sur la planète s’est nettement améliorée, donnant à des centaines de millions d’individus un véritable avenir autre que celui d’une courte et pénible vie de souffrances, qu’elle fut raccourcie par la guerre ou la maladie. Les conflits ont nettement diminué, le nombre d’homicides sur la planète chute, la faim continue de reculer, de moins en moins d’enfants se retrouvent au travail.

Et pour un nombre croissant, massif d’individus, cela ne signifie pas simplement quelques aménagements à la marge, mais la différence entre la vie et la mort. Cela veut aussi dire l’accès à l’éducation, l’accès à des technologies simples mais décisives (eau potable, électricité, infrastructure routière par exemple) qui transforment complètement la vie.

Cette transformation radicale entraîne à son tour d’autres effets bénéfiques : non seulement la condition humaine s’est améliorée, mais avec le développement technologique et l’éducation globale qui progressent partout dans le monde, on peut enfin envisager une vraie lutte contre l’impact humain négatif sur l’environnement. Par exemple, sans accès à l’éducation et sans une pénétration des meilleures technologies dans les pays en voie de développement, il ne peut y avoir de lutte efficace contre quelque pollution que ce soit. Par exemple, avec l’amélioration des techniques, technologies et du savoir, la surface de terres arables consacrées à l’agriculture tend à diminuer par tête de pipe, et non augmenter. D’autant qu’avec l’enrichissement humain, la fécondité diminue, poussant l’idée d’une surpopulation dans ses retranchements cassandresques.

À l’évidence et contrairement aux éternels vendeurs de catastrophes globales et définitives (que ce soit avec un conflit mondial à coups de bombes nucléaires ou, plus en ligne avec la doxa du moment, des tsunamis, des tremblements de terre, des tornades et des étés trop chauds), la situation s’améliore pour le genre humain. À tel point d’ailleurs que les catastrophes climatiques font de moins en moins de morts, information ô combien intéressante mais qui – stupéfaction ! – tend à être pudiquement passée sous silence par une presse pas trop heureuse de distribuer des informations en contradiction flagrante avec l’alarmisme ambiant.

Tout n’est pas rose, loin s’en faut, de nombreux efforts restent à faire et comme il est toujours plus facile de vendre des catastrophes, de faire pleurer sélectivement sur des petites bêtes sympas qui disparaissent (tiens, personne pour pleurnicher sur la quasi-disparition du ver de Guinée, par exemple), on peut garantir que cette face de la pièce ne sera que trop rarement présentée.

Il n’en demeure pas moins que, sur 10 ans, des centaines de millions d’individus sont, contre toute attente, encore en vie et certains peuvent même, maintenant, poster un profil Facebook. On comprendra que, pour ceux qui misent sur les catastrophes et la misère des autres, ce soit une mauvaise affaire. Permettez-moi, de mon côté, de m’en réjouir.

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Source : http://h16free.com/2019/01/25/62540-un-autre-10-years-challenge


Presse française : le mode Full Propagande est activé

mercredi 23 janvier 2019 à 09:00

Il y a réellement quelque chose de pourri dans les médias français et chaque jour qui passe apporte une nouvelle preuve que les subventions et les budgets qui y sont déversées ne participent qu’à une chose : en favoriser la transformation en outils de propagande pure.

Dans ce cadre, ce billet sera l’occasion d’introduire une nouvelle Pignouferie de Presse d’un fort beau calibre. Même si, de nos jours, on a plutôt tendance à appeler ça « Fake News », le résultat est le même en ce qu’il démontre qu’une quantité maintenant majoritaire de journalistes ne font tout simplement plus leur travail et, non content de balancer des informations douteuses, s’empressent de ne surtout pas les corriger lorsque le pot-aux-roses est dévoilé.

Pour le cas qui nous occupe, l’affaire a commencé il y a quelques jours aux États-Unis. L’action se déroule au Lincoln Memorial à Washington où, régulièrement, des groupes plus ou moins importants de lycéens sont emmenés pour y découvrir les étapes importantes de la constitution de la nation américaine. C’est aussi un lieu traditionnel de manifestations de tous types, depuis les rassemblements de milliers de personnes jusqu’aux petits groupes de militants haranguant la foule de passage.

Cette fois-ci, plusieurs classes d’un lycée se sont trouvées emberlificotées dans une histoire qui a rapidement monopolisé les réseaux sociaux et, avec eux, les médias grand public américain. L’affaire est relativement simple puisqu’il s’agit, pour la brosser à gros traits, de la confrontation de ces classes d’un lycée catholique avec d’abord un quadruplet de Noirs américains, pro-nationalistes hébreux puis avec un vétéran amérindien de l’armée américaine.

Si l’on s’en tient aux premières histoires relatées par la presse américaine, les jeunes auraient pris à partie les Noirs présents à ce moment là. Le vétéran se serait ensuite interposé pour tenter de calmer le jeu, à la suite de quoi ces lycéens lui auraient globalement manqué de respect. De façon commode, l’ensemble des journaux américains, acquis à la défense du pauvre vétéran, s’est empressé de faire paraître une vidéo de l’incident…

Vidéo qui ne montre que trois ou quatre minutes des événements, sans justifier le découpage opéré. C’est dommage parce que, depuis, est apparue la vidéo complète de l’ensemble des incidents, qui dure deux heures et provient d’un flux direct diffusé sur Facebook (et donc difficilement montable et éditable à loisir). Cette vidéo, ironie du sort, est la prise de vue opérée par les Noirs nationalistes, et elle est maintenant disponible dans son intégralité en ligne :

Il suffit de la parcourir pour voir l’incroyable supercherie que les médias américains ont ainsi monté, volens nolens. On y découvre notamment que les lycéens n’ont absolument pas initié quelque agression que ce soit. On y entend nettement les adultes menacer de violence les adolescents (1:06:45), les insulter (« incest babies » 1:07:49, « crackers » 1:18:15, « faggot child molester » 1:21:27). On découvre que le vétéran s’est bien interposé (1:12:36), mais c’est bien lui qui se retourne vers les lycéens pour aller leur battre du tambour sous le nez et non eux qui sont venu le voir. Vers 1:15:25, on découvre que les Noirs accusent les Blancs d’être de futurs tueurs en série (« school shooters ») pour finir par leur expliquer qu’il n’y aura aucune paix tant qu’il n’y aura pas un bain de sang (1:27:00).

Bref et comme le fait remarquer Reason qui a repris l’affaire en détaillant les tenants et les aboutissants, si l’on doit en conclure quelque chose, c’est plutôt sur un sang-froid exemplaire des lycéens présents que sur leur hypothétique tentative d’agression. Si aggression il y a eu, ils en sont victimes et pas responsables.

Bien sûr, ici, on comprendra en voyant les casquettes de certains gamins que l’affaire était pliée dès le départ pour une certaine intelligentsia : arborant presque fièrement un soutien à Trump, il était garanti que les lycéens ne pourraient pas passer pour autre chose que pour d’abominables blancs suprémacistes et tout l’habituel tralala qui accompagne ces qualificatifs.

Cependant, dans les 24 heures qui ont suivi, de nombreuses voix se sont élevées pour expliquer que cette presse américaine, si prompte à désigner les coupables (les mâles blancs catholiques), s’était bel et bien fourré le doigt dans l’œil. C’est donc sans mal que, même si on continue de voir l’absence totale de mea culpa pour certains journaux américains jadis prestigieux, on trouve de nombreux liens expliquant les erreurs commises. Deux jours plus tard, la polémique ne désenfle pas outre-Atlantique, mais au moins peut-on commencer à lire des explications en rapport avec les faits parallèlement aux interprétations hardies et à la propagande distribuée partout ailleurs.

Malheureusement, lorsque la nouvelle franchit l’Atlantique pour parvenir en France, c’est le désastre : aucun des articles nuançant l’histoire (comme on pourrait le lire dans The Guardian par exemple) n’a eu la force de se faire un chemin jusqu’aux salles de rédactions parisiennes.

Pire : dans la presse française, c’est une parfaite unanimité qui règne, tant dans les journaux traditionnellement classés à gauche que dans ceux classés à droite. Même lorsque le journal est censé se tenir au courant de la presse américaine, que ce soit par ligne éditoriale ou par son affiliation, aucune information sur la vidéo longue, sur les éléments factuels qu’on peut en tirer ne semblent parvenir à remonter.

Pour la presse française, aucun doute : le monde manichéen permet d’affirmer sans le moindre doute que les lycéens sont les méchants, le vétéran tambourineur un gentil, et les Noirs racistes d’aimables prêcheurs.

On est, purement et simplement, dans la plus pure propagande.

C’est plus qu’inquiétant puisque cette propagande touche maintenant tous les sujets : plus un n’échappe à ces biais à répétition au point d’alimenter sans mal plusieurs de mes chroniques (il suffira de relire la production correspondante pour s’en convaincre : ça n’arrête pas). Que ce soit sur le réchauffement pardon le dérèglement pardon la crise climatique, la politique politicienne (est-il besoin de s’étendre sur l’affaire Benella ou le traitement des Gilets Jaunes ?) ou, plus récemment, les abrutissants mensonges éhontés d’Elise Lucet sur le glyphosate (exemple parmi des douzaines d’autres), tous les médias français semblent avoir complètement oublié les bases mêmes de la déontologie et ne plus faire qu’une propagande parfaitement assumée, décontractée et aussi violente que possible à l’encontre de ceux qui ont le toupet de le leur faire remarquer.

Devant ce constat calamiteux, la prudence impose dorénavant de systématiquement douter des factoïdes que ces officines nous diffusent. Parallèlement, on devra aussi s’interroger sur la pertinence des réflexions portées par le peuple français, compte-tenu des « informations » qui lui sont fournies : que ce soit dans le cadre (ridicule) du Grand Débat ou dans les revendications portées de façon brouillonne par les Gilets Jaunes, comment espérer qu’un peuple auquel on raconte des bobards du soir au matin puisse prendre des décisions éclairées ?

Pire encore : comme une partie non négligeable des ressources de ces officines de propagande provient des impôts et non de la confrontation avec le libre marché concurrentiel, comment espérer un jour disposer en France d’agences de presse de qualité ?

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Source : http://h16free.com/2019/01/23/62712-presse-francaise-le-mode-full-propagande-est-active