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Cartes grises : oh, un joli fiasco. Supplémentaire.

vendredi 15 juin 2018 à 09:00

Les jours se suivent et se ressemblent parfois au point que j’en sois à me demander si je ne devrais pas proposer une rubrique spécifique, « l’Etat français et son informatique amusante » tant les interventions du premier dans ce domaine sont très régulièrement l’objet d’une belle tranche de rigolade à nos frais.

En effet, j’ai de nombreuses fois évoqué le sujet, ô combien délicat, de la capacité de l’État, ses politiciens et ses administrations, à consciencieusement saboter de grands projets informatiques et à exécuter de travers ce qui relevait d’une mission au départ pas vraiment impossible.

Entre les interventions du législateur (dans les jeux vidéos, les moteurs de recherche en passant par HADOPI ou tant d’autres exemples flagrants), les décisions unilatérales consternantes des administrations en matière de numérique ou d’informatisation, les projets pharaoniques lancés à budgets illimités pour réformer au bulldozer l’un ou l’autre département, l’une ou l’autre application informatique cruciale, tout, dans les résultats obtenus, montre que, décidément, l’État français n’est vraiment pas doué avec le monde des intertubes, des ordinateurs ou des programmes bien troussés.

Chaque mois nous donne l’occasion de découvrir un nouveau dérapage, une nouvelle gabegie, un nouveau projet informatique foiré dans les grandes largeurs. En attendant le mois de juillet où nous pourrons faire le bilan, certainement croustillant, de Parcoursup (autre belle réalisation informatique de l’État), ce mois-ci nous offre l’opportunité de regarder ce qui s’est passé sur les cartes grises.

Depuis le mois de novembre dernier, les préfectures ont en effet supprimé leurs services « cartes grises » chargés d’assister professionnels et particuliers dans l’obtention de leurs titres d’immatriculation de véhicules, pour les renvoyer vers le site de l’ANTS (l’Agence nationale des titres sécurisés). Las, par un surprenant concours de circonstances (seuls concours que semblent gagner régulièrement les administrations publiques), l’Agence n’a pas été capable de fournir un logiciel fiable et un site en bonne et due forme. C’est la cata : entre 450.000 et 600.000 dossiers ont été bloqués.

Ce dernier chiffre n’est d’ailleurs pas connu avec précision puisqu’il semble que 200.000 dossiers (seulement ! – une paille) soient encore en souffrance actuellement. Mais indépendamment de cette bataille de (gros) chiffres, il n’en reste pas moins que le site de l’ANTS souffre de nombreux problèmes : lenteurs rédhibitoires, plantages intempestifs, dossiers perdus, les particuliers confrontés à la bestiole informatique de l’administration françaises n’en peuvent plus.

Bien évidemment, le tableau ne serait pas tout à fait complet si, à cette déroute informatique somme toute parfaitement prévisible et habituelle de l’État lorsqu’il s’agit de fournir un service public, on n’ajoutait pas une bonne louche de conséquences imprévues qui auront des impacts économiques négatifs. Eh oui, c’est aussi ça, la magie de l’État, celle qui consiste à transformer un problème technique en crise aiguë avec retombées économiques négatives : le contribuable, qui a payé le premier fiasco de la production logicielle, ne s’en sortira pas à bon compte si on ne lui ajoute pas aussi une petite dose de surcharges diverses pour réparer la foire provoquée…

C’est ainsi que se dessinent déjà des conséquences juridiques palpables, puisqu’un nombre croissant d’usagers, n’obtenant pas leur précieuse carte grise auprès des administrations dûment accrédités pour la fournir, ont décidé d’attaquer l’État pour défaut de fourniture. Et ont gagné, ce qui entraînera des dommages et intérêts qui seront donc payés… par l’État (i.e. le contribuable).

Au-delà de cet aspect juridique et de l’encombrement des tribunaux provoqué par un nouvel exemple de mauvaise gestion étatique, on peut ajouter que ces difficultés croissantes pour obtenir des papiers en règle poussent certains particuliers et professionnels à remettre leurs achats de véhicules. Dans l’occasion notamment, même si le tabassage maintenant officiel de l’État sur le diesel explique assez bien la diminution des ventes de véhicules équipés de cette motorisation, une part non négligeable de la baisse des ventes observée ces derniers mois semble aussi imputable à ces péripéties administratives.

L’économie française, aiguillonnée par les fines décisions du président Macron, n’avait probablement pas besoin de cette volée de bisous bureaucratiques supplémentaires. Elle fera pourtant avec, alors que la morosité reprend ses quartiers français.

Devant ce désastre qui dure tout de même depuis le mois de Novembre dernier, on pourrait croire que le politique ne fait rien. Eh bien c’est globalement exact puisqu’il a fallu attendre ce mois-ci pour que papy Collomb, probablement au détour d’une sieste, sorte de sa léthargie et s’empare du problème à bras-le-corps, avec cette détermination, cette puissance intellectuelle et musculaire qui ont fait sa marque de fabrique depuis son arrivée au pouvoir.

En substance, pressé par la commission d’Évaluation des politiques publiques de l’Assemblée nationale de s’expliquer de ce magnifique merdoiement, celui qui occupe quelque peu le poste de ministre de l’Intérieur actuellement a fini par déclarer :

« Nous allons travailler, sur les cartes grises, à une simplification de ce qui est demandé à l’usager […], de manière à rendre plus lisible, plus efficace, plus simple l’ensemble de ce qui est demandé »

Oui, vous avez bien lu : une démarche de simplification administrative va donc être lancée. Gardez votre calme, ce n’est pas un exercice mais tout se passera bien, soyez-en sûr.

Et puis, ne perdons pas de vue que ces cartes grises représentent malgré tout un projet relativement simple à gérer : le précieux papelard administratif ne dépend finalement que d’un nombre relativement restreint de paramètres, et les pièces administratives nécessaires à l’obtention du sésame routier sont relativement aisées à obtenir. En outre, le passage par l’actuel site ne représente pas un changement fondamental dans les caractéristiques et l’usage de cette carte grise.

Il semble dès lors raisonnable d’imaginer que, dans les prochains mois, le problème va se résorber avec ou sans « l’aide » active du ministre Collomb.

En revanche, tout ceci laisse quelque peu dubitatif sur la capacité du même État, des mêmes politiciens et des mêmes administrations à fournir un service fiable pour l’introduction du calcul de l’impôt à la source dans les prochains mois. La complexité semble quelque peu supérieure, ce prélèvement à la source étant fondamentalement différent de la méthode employée jusque là, depuis le nombre de paramètres pilotant le résultat final jusqu’à l’introduction d’un impôt individuel dans un pays où, jusqu’à présent, il régnait par foyer…

Devant la réussite phénoménale de cette simplification administrative pour obtenir une carte grise, le prochain projet informatique piloté par l’État, celui du prélèvement à la source, semble donc placé sous les meilleurs auspices.

Forcément, ça va bien se passer.

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Source : http://h16free.com/2018/06/15/61213-cartes-grises-oh-un-joli-fiasco-supplementaire


Médine au Bataclan : le Camp du Bien à la rescousse

mercredi 13 juin 2018 à 09:00

Vous ne connaissiez probablement pas Médine (le rappeur, pas la ville) mais l’actualité et les médias français ont réussi le tour de force de lui offrir un peu plus que son quart d’heure de gloire : le Bataclan a en effet choisi de le programmer pour deux concerts en octobre, malgré certaines de ses paroles et de ses clips musicaux qui ne laissent planer qu’un doute léger sur son engagement religieux quasi prosélyte.

C’est ainsi que ce rappeur, auteur notamment de Don’t Laïk dont les paroles donnent assez peu dans l’ambiguïté, a été rapidement propulsé en avant de la scène médiatique. Tous les ingrédients étaient en effet rassemblés : un lieu de passage hautement symbolique puisque marqué par la mort de douzaines de personnes et des centaines de blessés dans un attentat islamiste, un rappeur à la prose aussi fleurie que délicieusement parfumée de modération, plusieurs personnalités politiques vent debout et tweets rageurs dégainés en salve serrée contre la tenue de ces concerts… Il n’en fallait pas plus pour que tout ceci enfle rapidement sur les réseaux sociaux.

Et alors qu’on aurait pu assister à un intéressant débat sur la décence, la moralité ou l’opportunité de programmer, à ce moment-là, cet artiste-là dans cette salle-là, la polémique a rapidement été détournée pour se résumer à une nouvelle opposition frontale entre une droite voire une extrême-droite naturellement islamophobe et méchante et cracra, et le reste du monde, naturellement posé et réfléchi (et mignon aussi bien sûr).

Je n’exagère même pas.

Écartons tout d’abord la question pratique de ce que le Bataclan peut ou pas faire de sa programmation : oui, les propriétaires de cette salle sont parfaitement libre d’y faire jouer les « artistes » qu’ils veulent. Et s’il n’est, commercialement parlant, certainement pas très judicieux de s’asseoir sur les questions morales ou de flirter avec l’indécence voire la provocation la plus caricaturale, la liberté d’expression et celle d’usage de sa propriété autorise effectivement la direction du Bataclan à programmer n’importe quelle mauvaise soupe de leur choix (après tout, soyons honnête, ce ne sera pas la première fois).

D’autre part, peut-on vraiment être surpris de ce comportement lorsqu’on se rappelle de la mise en scène consternante qui nous fut jouée lors de la commémoration de Verdun, dans laquelle on avait cru judicieux de faire trotter des centaines de gamins sur des milliers de tombes de soldats morts dans des conditions abominables cent ans auparavant ? Peut-on réellement s’étonner, de nos jours, de voir ce genre de personnages et cette direction artistique envisager sans broncher un concert dans une salle martyrisée alors que, lors de ces mêmes événements de Verdun, certains envisageaient aussi sereinement d’y faire braire chanter Black M, au passé « artistique » tout aussi sulfureux ?

Non, en réalité, il n’y a rien de surprenant : certains veulent absolument choquer, et la tribune et la visibilité que leur offrent les médias leur donnent de ce point de vue une réussite fulgurante. Un rappeur méconnu utilise (une fois n’est pas coutume, voyons !) des propos haineux et, magie d’une programmation maline, se retrouve sous les feux de la rampe.

Classique.

Ce qui l’est tout autant mais dont on parle, malheureusement, nettement moins, en est le traitement par notre presse, toujours à la hauteur de ses subventions ; pour elle, il n’y a guère de doute à avoir : ceux qui s’opposent à la tenue de ce concert ne peuvent être placés ailleurs que dans le champ politique, et même plus précisément, dans celui plus étroit encore de l’extrême-droite (avec une petite incursion de la droite parce que bon, tant qu’à faire).

Il suffira de parcourir les articles de la fine fleur journalistique française pour bien comprendre comment la polémique a viré à l’énième jeu de politicaillerie habituelle : ceux qui s’opposent à ce concert semblent n’être que « des élus de droite et d’extrême-droite », quand ce n’est pas toute « la droite et l’extrême-droite qui appellent à l’annulation de concerts du rappeur Médine au Bataclan » (avec des variantes possibles).

Escamotées (on dirait « invisibilisées », de nos jours) plus ou moins finement, les victimes qui s’y opposent aussi par la voix de leurs avocats. Oubliés ou pudiquement relégués en fin d’articles, ceux qui seraient plutôt au centre (comme des élus En Marche) voire à gauche et qui auraient les mêmes sentiments.

Pour bien enfoncer le clou, cette presse préfèrera balancer du Le Pen, du Wauquiez, du Ciotti, les laissant ainsi avec le monopole de la décence dans le débat public, ce qui, au passage, en dit très long sur la grave crise d’identité qui traverse la gauche et le Camp du Bien, du Progrès et de la Gentillesse en général…

Pire encore : en polarisant de façon si caricaturale le débat public comme un simple prurit d’une frange de la droite et de l’extrême-droite, en allant même jusqu’à présenter ces derniers comme des semi-débiles, cette presse de plus en plus indigente fait une nouvelle fois la sourde-oreille la plus complète à des réactions pourtant légitimes qui ont un réel besoin d’expression. Cette expression pourrait être de rappeler que, quoi que puisse réellement penser le rappeur Médine, ce qu’il écrit et ce qu’il chante dans ce cadre-là, à ce moment-là, choque effectivement une part de l’opinion et mériterait sans doute des aménagements, pour le dire posément.

Mais la presse n’en a cure. Pourtant, on pourrait être sûr que si un groupe de hard rock, joyeusement baptisé Dylann Roof, se prenait l’envie d’aller faire un petit concert dans une église de Caroline du Sud, chacune de ces publications ne manquerait pas de s’étouffer sous l’outrage dans de multiples articles incendiaires (au passage, on pourra se demander comment elle réagirait à un hypothétique concert de Bertrand Cantat qui serait organisé le 8 mars, journée de la femme). Du reste, on les retrouve toujours en première ligne lorsqu’éclate une énième polémique idiote (à base de féminisme, de sexisme ou de l’une de ces innombrables luttes que ces médias affectionnent tant de nos jours). En fait, il ne fait bon être outré que si l’on est du bon camp.

Comme le disait paradoxalement Médine, notre rappeur polémique, « La provocation ne sert que pour provoquer le débat. Si la provocation n’aboutit qu’à rester dans des postures, qu’on perd le dialogue, elle ne sert plus à rien. »

Comme une horloge arrêtée qui indique l’heure exacte deux fois par jour, il adresse ici un message que notre belle presse bien pensante et sur-subventionnée devrait méditer avant de paraphraser niaisement les dépêches AFP ou de nous infliger ses préférences morales débiles ripolinées en canons universels de la vérité, du juste et du bon goût : encore une fois, la provocation ne ‘perd pas le dialogue’, elle le clot avec beaucoup de mépris et de stupidité.

Source : http://h16free.com/2018/06/13/61225-medine-au-bataclan-le-camp-du-bien-a-la-rescousse


Addictions aux jeux vidéos et au porno : heureusement, l’État va intervenir

lundi 11 juin 2018 à 09:00

On s’en doutait, mais la dernière enquête de terrain du Fondapol avec des chiffres et plein de statistiques précises le confirme sans le moindre doute : les jeunes de 14 à 24 ans sont de plus en plus accros et, pire encore, cela s’amplifie. Alcool, tabac, réseaux sociaux, jeux vidéos, pornographie, lolcats et enquêtes statistiques sur leurs habitudes, les sujets d’addiction se multiplient pour les jeunes français. Vite, il faut absolument agir !

Et ça tombe bien : l’enquête ayant commodément été remise aux parlementaires tout récemment, une action musclée sera certainement à l’ordre du jour.

Il faut dire qu’il y a de quoi : consommation d’alcool en hausse (et ce d’autant plus que le jeune est diplômé), tabagie galopante (et ce d’autant plus que le jeune n’est pas diplômé), drogues diverses (depuis le cannabis jusqu’aux drogues dures), aucun vice ne semble échapper à la jeunesse qui, après un ou deux chouinements pour un bac trop dur à avoir, se retrouve munie d’une formation en chocolat (ou diplomatine), confrontée à des problèmes – bien réels ceux-là – d’emplois inexistants sur un marché sinistré et des perspectives d’avenir moyennement rigolotes quel que soit le guignol locataire de l’Élysée.

Et au-delà de ces psychotropes et autres altérants, ce qui semble retenir l’attention des médias et des enquêteurs est ce véritable « tsunami » (le mot est d’eux) qui arrive, à savoir l’addiction aux écrans notamment pour ce gros quart des 18-22 ans qui passent plus de cinq heures par jour sur les réseaux sociaux ou ces 16% sur la même tranche d’âge à passer le même temps sur les jeux vidéos.

Enfin, plus grave que tout cela réuni, c’est bel et bien l’addiction au porno qui semble déclencher les derniers spasmes d’horreur chez ceux qui prennent connaissance des résultats du Fondapol : pour le politologue Dominique Reynié, « Chez les 14-15 ans, 8% regardent du porno plusieurs fois par jour dont 5% de filles. Ils font leur apprentissage de la sexualité dans les pires conditions !». Au passage, on se demande un peu pourquoi le politologue juge bon de singulariser les 5% de filles. Est-ce pour dénoncer une représentation trop faible d’icelles dans la statistique, ou est-ce pour blâmer les garçons de prendre autant de place devant les écrans ?

Mystère et boule de gomme et malgré cela, l’enquête n’y va pas par quatre chemins, ni dans ses résultats, ni dans ses recommandations.

Sous-titrée « L’urgence d’une politique de santé et de sécurité publiques », elle ne laisse qu’assez peu le choix pour laisser la société s’organiser par elle-même et s’empresse de fournir, dès la première page, dès les premières lignes, une solution indépassable : il va nous falloir une bonne grosse politique de santé et de sécurité publiques, ma brave dame et mon bon mossieu, pas de doute.

C’est donc sans surprise qu’on découvrira dans la presse plusieurs articles détaillant l’enquête et ses recommandations, dans une sorte de service avant-vente aux députés qui s’empresseront, une fois l’opinion chauffée à blanc, de valider toutes les alléchantes propositions de Plans Quinquennaux Contre Les Addictions chez les Jeunes.

En effet, tout dans cette enquête aura été fait pour que nos élus saisissent bien toute l’ampleur de l’enjeu : outre la drogue pour laquelle il va falloir trouver un moyen d’empêcher la production, la distribution et l’achat, outre la cigarette pour laquelle tout le monde va bien devoir s’interroger sur l’accessibilité trop grande, outre l’alcool qui semble tout de même un peu trop facile à obtenir, force est de constater que des millions de contenus illicites sont disponibles à un ou deux clics de souris près !

Heureusement, on sait d’expérience que des solutions existent.

Les précédentes tactiques contre la drogue ont largement montré leurs performances. La guerre contre la drogue, ça marche du tonnerre de Brest et les résultats sont tout à fait probants.

Pour la cigarette, comme les chiffres récents indiquent qu’un million de personnes ont arrêté de fumer, personne n’ira regarder ceux du marché noir ni celui de la cigarette électronique. Les mesures mises en place par l’État ont été puissamment couvertes d’un succès retentissant et puis c’est tout.

Du côté de l’alcool, il semble limpide que les mesures visant à la sobriété sont une réussite toute aussi complète. Dès lors, pourquoi ne pas continuer sur la lancée ?

De ces constats emprunts d’un optimisme béat calculé, une seule conclusion peut être tirée : ce qui a marché dans ces différents domaines ne peut que marcher avec le même succès dans la pornographie et le jeu vidéo puisqu’il semble maintenant décidé que l’État devra y mettre son grain de sel bon ordre.

Partant de là, on ne peut attendre qu’avec impatience les recommandations étatiques en matière d’addictions. D’ailleurs et pour rappel, les recommandations sanitaires de l’État en matière alimentaire consistent à favoriser les sucres de tous types sur les lipides et les protides et elles n’ont pas du tout entraîné l’explosion des cas de diabète et d’infarctus. On peut donc raisonnablement imaginer que la même brochette de gens hyper-compétents établiront des normes solides et bien pensées en matière d’internet, de jeux vidéos, de pornographie et surtout de sexualité responsable, citoyenne, probablement éthique, inclusive et éco-consciente.

Tout ceci est extrêmement rassurant.

Au passage, il ne vient à l’esprit de personne de rappeler que tout ceci relève en définitive de la responsabilité parentale et individuelle, et qu’à mesure que l’État se charge de ces responsabilités en se croyant capable de les remplir, parents, adolescents puis jeunes adultes se sentent d’autant plus dépossédés de cette responsabilité et des conséquences qui s’y attachent. Peut-être est-il trop tôt, le désastre n’est-il pas encore assez grand pour oser aller jusqu’à prétendre qu’en réalité, la société civile n’a surtout pas besoin d’un État qui intervient à la place des parents et des individus à leur place mais justement, de son exact contraire ? Peut-être le peuple français, largement sous morphine étatique, a-t-il besoin d’une dose encore plus massive parce que, c’est sûr, cette fois, ce sera la bonne et que les problèmes, qui sont apparus progressivement à mesure qu’on augmentait les doses de socialisme, de collectivisme et d’interventionnisme, ne disparaîtront qu’une fois un certain seuil (encore lointain) enfin franchi ?

parabole de l'aspirine (c) Maître Du Monde

En attendant donc que toute une pyramide des addictions et des petites méthodes pour les combattre fasse son apparition, contentons-nous d’être heureux que ces nouveaux problèmes soient pris à bras-le-corps par les législateurs au track record si bon et par ces administrations aux résultats si flamboyants.

Et puis, bonne nouvelle, les préservatifs sont maintenant gluten-free (même si, je le rappelle, on n’est pas supposé l’ingérer de toute façon).

Si avec ça, on ne va pas vers un avenir riant, je ne sais pas ce qu’il vous faut.

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Source : http://h16free.com/2018/06/11/61195-addictions-aux-jeux-videos-et-au-porno-heureusement-letat-va-intervenir


[Redite] Et il faudrait avoir confiance dans la Justice de son pays…

dimanche 10 juin 2018 à 11:00

Article initialement paru le 12.06.2016

Pendant que l’État consacre des sommes tous les ans plus importantes à sa communication et à ses médias officiels, France Téloches en tête, la justice française continue de s’enfoncer dans un marasme assez flagrant où les petites affaires mal gérées sont cachés par les grosses, médiatiques, mal gérées aussi.

Malheureusement, tout indique que ceci n’est pas un accident de parcours momentané mais suit bel et bien une tendance de dégradation globale, comme le montre assez clairement cet article d’il y a deux ans qui relatait quelques faits divers plus ou moins cocasses illustrant assez bien que le fonctionnement de l’institution judiciaire française devient de plus en plus illisible pour le justiciable de base.

Dernièrement, trois affaires de justice ont retenu mon attention, et avec elle, celle des réseaux sociaux. La presse nationale les a évoquées, très rapidement, avant qu’une autre actualité (footballistique) ne balaye les scandales, délave les sentiments et éparpille les outrés. C’est dommage, tant ces petites histoires de prétoire forment un tout cohérent que beaucoup s’obstinent à ne surtout pas voir.

Il y eut, tout d’abord, la triste condamnation d’un maire qui, hardi, avait choisi de faire réaliser des travaux de curage d’un cours d’eau dépendant de sa commune.

Daniel Amblevert, maire de Sainte-Florence (Gironde), une commune de 130 habitants, doit définitivement s’acquitter d’une amende de 1500 euros, ainsi que verser 5000 euros de dommages et intérêts à la SEPANSO, la fédération des sociétés pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest. Son impardonnable crime fut en effet d’avoir procédé au nettoyage d’un cours d’eau sans autorisation préalable, nettoyage qui, selon l’accusation, a été nuisible au débit de l’eau et à la vie aquatique, avec bien sûr de graves « conséquences environnementales sur la faune et la flore ».

what wtf whaaat

Évidemment, il faut bien comprendre que si les cours d’eau et les fossés ne sont pas entretenus, on peut s’attendre à des conséquences aussi graves (voire catastrophiques), notamment pour les habitants, comme les récentes inondations d’une partie de la France l’ont démontré fort à propos. Mais voilà : les associations écologistes ne peuvent permettre qu’on bouscule les écosystèmes, les petits batraciens et les poissons frétillants sans leur demander leur autorisation ou, le cas échéant, celle de la Kommandatur l’administration compétente. Car, en France (et notre élu l’apprend à ses frais), il y a une administration compétente pour absolument tout, et surtout n’importe quoi. Le formulaire Cerfa est la première production du pays, ce n’est pas un hasard.

Évidemment aussi, si notre élu avait eu l’absence d’esprit de demander ces autorisations, l’obtention des sésames aurait pris un certain temps (voire un temps certain), et, avec quelques risques, les inondations auraient eu lieu avant le curage. Dans cette hypothèse, il aurait bien sûr été condamné pour n’avoir pas fait le nettoyage imposé par la loi.

Évidemment enfin, il ne fait aucun doute que les hommes de loi ont ici exercé en connaissance de cause, experts pointilleux de leur domaine, et que tout a été fait dans les règles : personne ne pourra donc dire que la justice française condamne n’importe qui, n’importe comment, tout le monde devra, impérativement, accepter que tout ceci est parfaitement normal, et chacun pourra repartir en se disant que « justice a été rendue ». Ou au moins, « le droit a été dit ». C’est plus modeste, mais c’est à la portée de nos vaillants juristes.

Pour la Justice, en revanche, notion philosophique complexe, il en va quelque peu autrement. Mais on s’en fiche, n’est-ce pas : nous sommes en France, jadis pays des Droits de l’Homme et à présent pays des hommes de droit.

gifa - what - tom cruise

La seconde affaire fleure bon l’histoire drôle, ou loufoque, ou simplement grotesque dans son déroulé. On touche du doigt l’absurdité kafkaïenne que tout le système judiciaire français est capable de produire. Comme il n’y a pas eu mort d’homme (pour le moment), on doit même pouvoir trouver amusante cette suspension momentanée du bon sens. Car il faut en manquer, de bon sens, pour payer sa caution judiciaire, d’un montant élevé, intégralement en billets de 500 euros. Car il faut en manquer, de bon sens, pour utiliser des billets à l’odeur suspecte d’alcool et de colle. Car il faut en manquer, de bon sens, pour la faire payer par 29 acolytes qui se pointent au Tribunal, petites enveloppes rebondies à la main. Car d’un autre côté, il faut au système dans son intégralité en manquer, de bon sens, pour que l’ensemble de l’opération puisse s’achever sans que ni le prévenu sous caution, ni ses acolytes payeurs, ne soient finalement empêchés dans leurs démarches.

Oui, vous l’avez compris : pour être remis en liberté avant son procès à Lyon, un détenu incarcéré à Moulins-Yzeure et suspecté dans une affaire de stupéfiants a réussi à faire payer sa caution de 500.000 euros par 29 individus, avec des sommes de 7.000 à 70.000 euros en billets de 500.

Bien sûr, toute l’opération étant suspecte et l’argent sentant presque littéralement l’opprobre, les billets ont été saisis et une enquête en flagrance pour blanchiment a été ouverte, mais malgré tout, le prévenu et ses petits amis sont repartis libres.

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Là encore, pas de doute sur la légalité de la remise en liberté : il n’y a pas de limite au paiement d’une caution en liquide, il n’est pas interdit de faire appel à des amis, et la caution donnée, rien ne pouvait s’opposer à la bonne marche de la justice. Le droit, encore une fois, a été parfaitement respecté par ces hommes de droit toujours scrupuleux, toujours pointilleux. Bien évidemment, il flotte malgré tout comme un gros sentiment d’impunité et d’injustice pour le citoyen lambda qui apprend la nouvelle et pour qui la Justice ne ressemble pas trop à cet exercice là. Mais on s’en fiche, n’est-ce pas : le droit a été dit.

Pour la troisième affaire, on ne peut s’empêcher de retrouver quelques traits saillants avec les deux exemples précités. En substance, une patrouille de police est prise à partie par un groupe d’individus (la presse, égale à elle-même, choisit le terme « jeunes » pour les désigner) dont l’un finit par décocher un violent coup de poing à un policier et prend la fuite pendant que le fonctionnaire s’effondre, pris de convulsions. Malgré tout, deux hommes sont interpellés, et l’auteur du coup se rendra plus tard… Pour être relâché après quelques heures par le parquet qui lève les trois gardes à vue en expliquant :

« Nous avons eu une panne informatique due aux inondations. Nous n’avions plus aucune visibilité sur les antécédents des mis en cause. Faute de savoir dans quel délai nous allions être dépannés, on a levé la garde à vue. »

Les trois prévenus repartent donc, libres. Quelques jours plus tard, les policiers interpellent à nouveau trois des quatre jeunes mis en cause, dont l’auteur du coup de poing… Et là encore, le parquet décide de les remettre en liberté avec une convocation au tribunal en avril 2017.

gifa - what - hein - wtf

Rassurez-vous : tous ces événements respectent le droit, et, un jour, peut-être en avril, la justice sera rendue. Là encore et bien évidemment, on ne peut s’empêcher de penser que la Justice, elle, s’est retrouvée quelque peu maltraitée, laissée pour morte dans une poubelle de quartier, dans l’indifférence quasi-générale. Mais les hommes du droit seront là, courageux, pour expliquer qu’il faut en passer par là, que le monde réel est complexe et que l’épaisseur des codes de loi provoquera inévitablement quelques petites tensions ici et là.

Et peu leur importe, finalement, que la justice qui est rendue n’a plus grand rapport avec cette Justice que le peuple rend par et pour lui-même. Peu importe, finalement, que les actions de ce système deviennent progressivement illisibles pour ceux qui demandent justice, ou la subissent. Peu importe, finalement, l’exemple absolument désastreux que ces faits divers (et tant d’autres, par centaines, toutes les semaines) offrent aux citoyens, aux délinquants et aux criminels, et peu importe que leur multiplication déforce complètement le système lui-même et la notion de Justice dans ce pays. Peu importe que face à la multiplication de ces farces où sont déréglés tous les curseurs de la moralité et du bon sens d’une société qui ne marcherait pas sur la tête, le citoyen justiciable perde définitivement toute confiance dans le système et peu importe sans doute qu’il décide, inéluctablement, de se faire Justice lui-même, l’actuelle justice en place en étant incapable…

Peu importe, voyons, puisqu’en tout cas, le droit est respecté !

gifa hm wait what wtf

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Source : http://h16free.com/2018/06/10/61189-redite-et-il-faudrait-avoir-confiance-dans-la-justice-de-son-pays


Pendant ce temps, les cryptos innovent

vendredi 8 juin 2018 à 09:00

Bien que la France ait fermement décidé d’être le centre du monde, et en attendant que la note de service correspondante parvienne à tous les autres pays, les palpitantes aventures des cryptomonnaies continuent. Et même si la France s’en fiche quelque peu, elle qui a choisi presque consciemment de rater ce train d’innovations là, cela n’empêche pas la communauté des développeurs et utilisateurs de ces nouvelles monnaies de faire preuve de beaucoup d’imagination.

Les derniers mois ont été riches en rebondissements.

Et ici, je ne parle pas seulement des variations de cours au jour le jour, tant ces derniers fluctuent sauvagement d’une semaine à l’autre. Presqu’indépendamment de ces hausses et de ces baisses soudaines, de nouvelles initiatives voient le jour qui s’appuient soit sur l’aspect monétaire de ces cryptomonnaies, soit sur les autres caractéristiques saillantes offertes par la blockchain, à commencer par son immutabilité et sa répartition planétaire.

Depuis le mois de décembre 2017, on ne peut que noter les développements rapides de ces différents domaines. Je prendrai quelques exemples pour illustrer mon propos et montrer la vivacité du milieu qui laisse envisager l’avenir avec sinon sérénité, au moins l’assurance que ceux qui participent à ces communautés ne se tournent pas les pouces.

Réseaux Sociaux

Ainsi, différents projets se sont notoirement développés dans le domaine des réseaux sociaux.

On pourra citer memo.cash ou blockpress dont le principe consiste à copier Twitter, la plateforme de « micro-blogging » qui permet d’échanger rapidement avec le reste du monde (ou personne le plus souvent), avec quelques modifications majeures : chaque message entraîne une inscription sur la blockchain, ce qui entraîne deux choses.

D’une part, cela impose que celui qui produit le message (que ce soit un nouveau message ou une réponse à un message déjà existant) doit le faire en payant cette transaction, éliminant dans une certaine mesure la présence normalement indépassable de trolls : quand on paye pour communiquer, on réduit sa communication à l’essentiel. Notons cependant que les frais de transactions étant minimaux (on parle de quelques fractions de centimes au plus), la désincitation reste modérée.

D’autre part, l’écriture de ces messages dans la blockchain les rend de fait ineffaçables. Dans ce contexte, fini les tweets gênants qui disparaissent opportunément. Cela impose une certaine discipline avant de poster un message qui sera inscrit sans péremption et sans droit à l’oubli… Le protocole étant ouvert et facile à implémenter, n’importe quelle plateforme (comme memo.cash ou blockpress) peut offrir cette messagerie à tout utilisateur. On comprend dès lors qu’elle devient impossible à censurer. Au contraire de Twitter qui bannit régulièrement des utilisateurs soit à la demande d’autres utilisateurs, soit d’autorités étatiques ou d’associations plus ou moins légitimes, le système proposé donne réellement une chance de disposer d’une plateforme de libre-expression…

On pourra aussi évoquer la plateforme de blogging Yours qui permet d’écrire des billets et de les publier tout en laissant la possibilité aux commentateurs et aux internautes inscrits sur cette plateforme de rémunérer directement l’auteur. On se rapproche ici des usages traditionnels puisque les blogueurs offrent généralement la possibilité à leur lectorat de s’abonner éventuellement moyennant finances, ou de participer à leurs frais via rémunération ou dons. Cependant, Yours monétise aussi la partie commentaire et permet aussi à ceux qui ont rémunéré un commentaire de qualité de toucher une petite partie des rémunérations subséquentes. Au final, toute la plateforme permet des centaines de microtransactions pour des montants très faibles (quelques centimes à chaque fois) en touchant un public de plus en plus large, offrant une réelle alternative aux systèmes de paiements actuels basés sur les monnaies fiat et des frais de transaction comparativement bien plus élevés.

Utilisation des cryptomonnaies

Au-delà de ces usages périphériques à la cryptomonnaie elle-même, d’autres projets se sont eux concentrés sur l’amélioration de l’expérience utilisateur lors de l’usage direct de ces cryptomonnaies.

On pourra noter en particulier une version équivalente à AirBnB entièrement basée sur les cryptomonnaies les plus prisées du moment, sur
Cryptocribs. Le principe est simple : en tant que loueur, vous pouvez placer votre bien en location à la journée sur le site, et vous pouvez vous faire payer en cryptos pour cette location. En tant que locataire, vous pouvez chercher une place à louer pour la durée de votre choix, et payer dans la crypto de votre choix parmi celles disponibles sur le site (BTC, BCH, LTC, ETH).

Au passage, même s’il est évidemment fortement recommandé de bien remplir les obligations fiscales liées à ces locations, on se demande comment, si le principe remporte du succès, l’État va bien pouvoir contrôler tout ceci tant les transactions basées sur les cryptomonnaies peuvent se faire évasives.

Et de la même façon que Cryptocribs copie le concept d’AirBnB dans le monde des cryptomonnaies, Coinfundr reproduit celui d’Indiegogo ou de Kickstarter, consacrés au financement participatif ou crowdfunding. L’intérêt de passer par des cryptomonnaies est rapidement évident : là où les intermédiaires de paiement et la plateforme peuvent traditionnellement représenter 8 à 10% de frais sur les levées de fonds effectuées, Coinfundr se contente de 3% (et reste même gratuit pour les opérations charitables). En outre, une fois les fonds récoltés, ils sont mis à disposition des porteurs de projet dans les minutes qui suivent au lieu des quelques semaines traditionnellement nécessaires aux plateformes habituelles pour faire les transferts.

Enfin, difficile de terminer ce petit passage en revue de quelques solutions innovantes développées récemment sur les cryptomonnaies sans mentionner Cointext. Véritable révolution pratique qui permet de toucher tous les utilisateurs équipés d’un simple téléphone portable (et pas uniquement un smartphone), Cointext permet de faire transiter des fonds (en Bitcoin Cash) d’un bout à l’autre de la planète sans plus passer par un tiers de confiance ou sans utiliser une banque ou des officines de transfert (comme Western Union par exemple). L’ensemble des transactions se réalise par de simples SMS (ce qui ne nécessite même pas internet).

Inutile de développer plus avant l’impact que ce genre de système peut avoir tant il autorise les transferts de sommes modestes depuis des pays riches vers les pays pauvres où Internet et les smartphones constituent encore l’exception plutôt que la règle, mais où les téléphones et le système SMS fonctionnent correctement. On parle ici d’une réelle opportunité pour tout une classe de population, jusqu’à présent complètement tenue à l’écart du monde bancaire, d’échanger des sommes d’argent de pair à pair, d’un bout à l’autre du globe. Les perspectives et opportunités ouvertes par ce genre d’application sont gigantesques.

Je pourrais citer encore un paquet d’autres innovations (comme Joystream par exemple, qui permet le partage de fichier à la BitTorrent avec rémunération des sources, ou OpenBazaar qui offre un équivalent d’eBay en version décentralisée et basées sur les cryptomonnaies, …) mais un billet n’y suffirait pas : même si les prix se sont tassés, même si la presse semble s’être quelque peu détournée des cryptomonnaies à mesure que les cours s’assagissaient, le domaine est en réalité en pleine effervescence.

Les cryptomonnaies sont là, et la révolution qu’elles amènent ne fait que commencer.

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Source : http://h16free.com/2018/06/08/61140-pendant-ce-temps-les-cryptos-innovent