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Loi mobilité : des taxis mais pas trop

mercredi 16 mai 2018 à 09:00

Quand il n’est pas activement occupé à protéger avec un succès évident ses citoyens contre des couteaux déséquilibrés, l’État français se charge de tout un tas d’autres aspects de la vie de son cheptel, depuis son éducation jusqu’à ses moyens de transports. Et à chaque fois qu’il le peut, l’État ajuste ses positions par une nouvelle loi, finement ciselée pour s’adapter aux modes du moment.

Ceci explique amplement pourquoi l’État se penche actuellement sur « les mobilités », terme vague recouvrant toutes les problématiques posées par les infrastructures routières, ferroviaires, les accès à celles-ci, la réforme de la SNCF et, au passage, l’épineux problème des zones rurales isolées dans lesquelles il est difficile de se déplacer.

Il s’agit ici de trouver une solution pratique au « problème » de déplacement de certaines populations dans ces zones rurales peu desservies par les transports en commun et pas assez riches ou pas assez denses pour justifier l’extension d’une ligne de train, le développement d’une compagnie de taxis ou le déploiement rapide d’un aéroport international de campagne avec son inévitable zone à défendre à base de potagers alternatifs et autres cabanes éco-conscientes.

C’est pourquoi cette prochaine loi sur les mobilités pourrait permettre aux collectivités situées dans ces zones rurales de rémunérer des particuliers pour faire chauffeur occasionnel.

Cette information est véritablement explosive puisqu’on sent tout de suite l’odeur de soufre qui l’accompagne, odeur caractéristique de la concurrence avec une corporation déjà établie. Et comme elle a déjà fuité dans Les Echos, le ministère des transports s’est immédiatement fendu d’une explication afin de désamorcer tout risque de mauvaise interprétation :

« On est en train de réfléchir à l’idée de donner la possibilité aux collectivités (…) d’autoriser des particuliers à transporter d’autres particuliers de façon très occasionnelle, évidemment très encadrée. (…) L’objectif est de ne pas créer de la concurrence [aux sociétés de taxis] mais d’apporter des réponses là où il n’y en a pas. »

On appréciera la délicatesse de ce qui est proposé : point n’est besoin d’aller trop vite ! Notre ministère fait un premier pas, tout doucement, sur la pente ascendante d’une réflexion visant à donner la possibilité, un jour, peut-être et moyennant un encadrement bien strict, bien légal et bien bordé, d’autoriser des gens à transporter d’autres gens, tant que tout ceci est occasionnel et pas trop rémunérateur.

Dire aux gens de se débrouiller entre eux, et vogue la galère ? Ah, mais, parbleu, vous n’y pensez pas ! Malheureux, sans un cadre, ça va forcément mal se terminer ! Et imaginer que M. Durombier trimballerait simplement Mme Michu sur une base bi-hebdomadaire au marché local sans le moindre cerfa rempli, sans la moindre déclaration en triplicatas serrés à la sous-préfecture la plus proche, avec copie de la carte d’identité, de la carte grise, du permis de conduire et une facture récente d’EDF, c’est prendre le risque que tout ceci se termine avec des gens qui s’entraident tranquilou-bilou sans que la République, une, indivisible et jalouse, n’y puisse rien dire.

Insupportable !

Le plus beau étant « l’explication » avancée pour justifier la bordée d’articles inévitables que tout ceci va entraîner : si on écrit tout ça, c’est pour éviter toute vilaine, méchante concurrence turbo-libérale avec des taxis dont, au passage, on apprend qu’ils ne sont pas là de toute façon, et quand ils le sont, c’est surtout pour « des transports sanitaires » ce qui n’a rien à voir…

Pensez donc : créer de la concurrence là où il n’y en a pas, cela ne peut que créer des soucis, de même que libérer un marché et le laisser s’organiser par lui-même, ce n’est vraiment pas très bisous : il peut arriver tant de malheurs, depuis la baisse des prix qui entraîne le chômage comme l’ont amplement prouvé celle dans l’aérien, les télécoms, l’internet ou la nourriture, n’est-ce pas, jusqu’à l’apparition de solutions innovantes ou de services de proximité dont personne n’a rien à carrer, dois-je vous le rappeler ?

Décidément, s’il y a bien une chose que cette nouvelle loi nous montre avec insistance, c’est bien que nos élus ont un problème avec le marché libre, la concurrence et l’adaptation aux nouvelles technologies. Pays de luddites technocratiques dopés aux fonds publics, soigneusement entretenues par un solide corporatisme duquel rien ne peut sortir sans un contrôle méticuleux, la France semble avoir depuis très longtemps renoncé à laisser le citoyen s’exprimer, se débrouiller par lui-même, évitant le risque qu’il se découvre autonome.

Ainsi, le citoyen ne pourra trouver de solution au terrorisme que dans un état omniscient et omnipotent, qui lui accordera sa protection, sa sécurité et, le cas échéant, ses petits sparadraps (rapidement déclinés dans toutes les teintes de peau, #sparadrapgate oblige). De la même façon, il ne pourra trouver « une solution à ses problèmes de mobilité » (novlangue pompeuse pour dire « je n’ai pas de voiture ») que dans l’obtention d’une subvention pour s’en acheter une, ou une subvention pour se payer le permis, ou une subvention pour que son voisin le conduise.

Car oui, pompon de cette affaire : les collectivités territoriales, dans leur grande magnanimité, autoriseraient ces petites courses (à périmètre bien encadré, hein, ne poussons pas) moyennant rémunération sous « forme de petite subvention ». Vous la voyez, la nouvelle arnaque festivo-contribuablesque ?

Car il va de soi que cette subvention sera financée par une ponction plus ou moins douloureuse du contribuable, habilement calculée par quelques douzaines de ronds-de-cuir à Bercy après énième amendement d’une loi kilométrique votée une nuit de juillet. Et bien évidemment, c’est ce même contribuable qui, une fois ponctionné, n’aura plus l’argent pour se payer une voiture, passer le permis ou appeler un taxi. L’ironie de l’ensemble n’échappe qu’à ceux qui sont non imposables, apparemment.

radar poubelleDu reste, on peut raisonnablement imaginer que ceux qui n’auront pas le permis et devront utiliser le côté festif de cette loi ont aussi été précédemment les victimes du côté moins festif des mobilités modernes, par exemple en ayant perdu leur permis suite à de trop nombreux flashage par ces radars finement positionnés aux endroits où il n’existe qu’un seul danger, celui de se faire flasher…

Encore une fois, un problème dont l’une des causes est l’État trouvera une solution boiteuse avec l’État et sa nouvelle loi, qui amènera son nouveau lot de distorsion de marché, de motifs de plaintes de l’une ou l’autre catégorie de corporation qui se sentira flouée ici ou là, et qui s’accompagnera d’une nouvelle dépense publique elle-même financée par une nouvelle ponction.

On n’aura donc pas corrigé les causes du problème initial (l’État intervenant partout empêche un « marché de la mobilité » d’émerger dans ce genre de cas précis) mais on aura ajouté une nouvelle brochette de causes à d’intéressants sous-problèmes qui ne manqueront pas d’occuper la vaillante classe politique lorsqu’il s’agira de les « résoudre », probablement avec une nouvelle bordée de lois frétillantes de pertinence.

En attendant, on peut déjà parier que les beaux efforts ministériels, largement empêtrés par ces nouveaux alinéas, paragraphes et autres codicilles légaux, se traduiront par un résultat médiocre : les particuliers en zones rurales mal desservies en seront pour leurs frais.

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Source : http://h16free.com/2018/05/16/60975-loi-mobilite-des-taxis-mais-pas-trop


Un impôt s’éteint, une surtaxe s’éveille

lundi 14 mai 2018 à 09:00

Grâce aux petits bras musclés du Président jupitérien, on a enfin supprimé (ou on est en train de supprimer) la taxe d’habitation. Youpi, joie dans les foyers et poulet-frites le dimanche : le racket fiscal serait en train de diminuer ! Youpi !

Tout cela est bel et bon, mais voilà, une question brûle les lèvres des fiscalistes, des journalistes et des élus de ces communes directement impactées par le tarissement d’une source d’Argent Gratuit Des Autres : comment compenser le Manque À Gagner™ ?

Bien évidemment, ici, avant de demander comment compenser ce manque affreux, personne dans les rédactions, les communes et à Bercy ne semble vouloir se poser la question de savoir pourquoi il faudrait compenser quoi que ce soit.

Oh, bien évidemment, il se trouvera toujours quelqu’un pour baratiner niaiseusement sur la nécessité de financer ces communes qui, sans cet apport financier, ne seront évidemment pas capables d’assurer l’absence de maintenance des routes et leur saupoudrage régulier de ralentisseurs hors normes et illégaux ; la disparition de la taxe d’habitation, c’est aussi moins d’argent pour les jolies petites écoles républicaines où l’on apprend à lire de travers, à écrire de façon inclusive et à compter sur les autres ; la baisse des rentrées fiscales, c’est évidemment le synonyme d’une diminution insupportable des équipes municipales, véritable vivier d’emplois et réserve statistique indispensable pour éviter de faire rougir les chiffres de Pôle Emploi…

Et comme personne ne cherchera donc à savoir si on pouvait se passer de ces financements parce que les dépenses attachées étaient parfaitement dispensables, il ne surnagera de ce cloaque que cette seule demande, pressante, de savoir où diable trouverons-nous tous ces beaux milliards qui manqueront inévitablement.

Heureusement, la Macronie sait fort bien gérer ce problème en appliquant les solutions de la Hollandie et de la Sarkozie avant elle : de nouvelles taxes seront rapidement appelées en renfort. Oh, pardon, c’est vrai, j’oubliais que les nouvelles taxes sont interdites par doxa ! Emmanuel l’a bien rappelé, à de nombreuses reprises : il n’y aura pas de nouveaux impôts ni de nouvelles taxes.

Nous nous reporterons donc sur de nouvelles surtaxes : celles-ci porteront sur des taxes déjà existantes qu’on va simplement grossir. Tout ceci passera comme une lettre à la poste en tarif normal 20g (c’est-à-dire distribuée en retard, pliée en deux, dans la mauvaise boîte).

Je résume donc.

Dans un élan d’une générosité calculée, notre Président À Toutezétousses a décidé qu’il fallait supprimer la taxe d’habitation. Et de la même façon que la dette d’Air France qui ne sera pas prise en charge par le contribuable, non non et non, c’est Bruno qui le dit, de la même façon que la dette de la SNCF ne sera finalement pas répercutée dans les comptes de la nation, non non et non, de la même façon que tant d’autres dettes, trous, déficits et abimes fiscales ne seront pas comblées par le contribuable, non, non et non il n’y aura pas de nouvel impôt ni de nouvelles taxes sur l’immobilier pour compenser la disparition de la taxe d’habitation.

Dans un de ces magnifiques tours de magie qui font mal aux orifices, nos élites actuelles envisagent donc une surtaxe foncière.

Malins, les élus se sont cependant demandés comment faire pour tabasser le contribuable (exercice auquel ils sont habitués) mais sans que cela ne compromette leur réélection. Or, la taxe foncière, pilotée localement, devient vite une variable d’ajustement en cas d’année électorale. Une solution a rapidement été trouvée : faire porter le tabassage sur les résidences secondaires. Ainsi, c’est le maire de la commune dans laquelle le contribuable ne vote pas qui sera responsable de la vilaine augmentation.

Bien joué.

En attendant, certains (les plus naïfs sans doute) attendent encore et toujours une baisse éventuelle des dépenses publiques, depuis les communes jusqu’au niveau de l’État national. Têtus, certains députés, ne reculant devant aucun bobard éhonté, relaient la belle légende d’une recherche d’économies dans les dépenses publiques.

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Las : les chiffres sont au moins aussi têtus que nos élus. En Europe, le pays champion toutes catégories des dépenses publiques reste indubitablement la France.

Las, quoi que pipeautent les dirigeants, les députés ou les élus de toutes sortes, quand bien même 8 Français sur 10 réclament une baisse de ces dépenses publiques, ces dernières continuent d’augmenter.

Las, le seul motif de satisfaction du gouvernement, c’est de rendre compte d’une petite diminution dans son rythme d’augmentation : le taux moyen de croissance en volume de la dépense publique serait de 0,25% entre 2019 et 2022, contre une précédente prévision de 0,325% d’après le rapporteur du budget à l’Assemblée.

Notez au passage qu’il ne s’agit que d’une prévision, largement sujette à correction (défavorable) dans les mois qui viennent. Notez aussi que c’est bien d’une diminution de l’augmentation des dépenses, pas d’une diminution des dépenses : fouyaya, toute cette puissante diminution de second ordre me donne le tournis !

Bref, il n’y a pas plus de diminution des dépenses publiques que de beurre en broche, ce qui permet à Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie jamais en retard pour débiter une ânerie, de se positionner gagnant dans la course à l’échalote de celui qui trouvera le plus d’économies virtuelles dans la fiscalité publique. Pour lui, c’est même, je cite :

« la première solution, celle à laquelle on ne pense jamais spontanément, et pourtant, sans doute, la plus efficace. »

Et il est vrai que fermer enfin un ou deux sprinklers à pognon ne vient vraiment pas spontanément à l’esprit de nos technocrates et de nos élus qui n’ont jamais vécu que par et pour la dépense publique.

Rassurez-vous cependant : comme en témoigne l’absence totale de proposition concrète d’une diminution réelle de ces dépenses, pas plus que la moindre désignation d’un de ces sprinklers si largement ouverts, tout ceci n’en est pour le moment qu’au stade du vœu pieu : certains impôt disparaissent, la fiscalité augmente, les dépenses ne diminuent pas.

Tout va bien.

Source : http://h16free.com/2018/05/14/60963-un-impot-seteint-une-surtaxe-seveille


[Redite] Ouf, en France, le port d’arme est interdit !

dimanche 13 mai 2018 à 11:00

Billet initialement paru le 04.05.2015

Lorsque j’avais prévu ce billet, il y a deux jours, les tragiques événements de Paris d’hier soir n’avaient pas eu lieu. La collision avec l’actualité est d’autant plus intéressante : non seulement, les petits règlements de compte à l’arme à feu continuent en France sur un rythme pépère (ici, ici, ici ou ), prouvant amplement – même pour les individus aux crânes les plus épais – que l’interdiction de port d’arme ne change absolument rien en terme de fusillades dans le pays, mais on a, de surcroît, un nouvel exemple sanglant où l’absence de port d’armes devient directement préjudiciable aux gens honnêtes.

Peu importe, finalement, que le massacre du Bataclan (et d’autres avant, et certainement d’autres après) aient été perpétrés avec ces armes dont on a pourtant clairement signifié l’interdiction partout sur le territoire. Peu importe que les racailles, malfrats, petites et grosses frappes, trafiquants divers et autres « déséquilibrés » n’aient aucun mal à s’en procurer. L’interdiction est un principe intangible : il ne faudrait pas que le Peuple soit en mesure de se défendre sans l’aide de l’Etat-maman, n’est-ce pas ?

Il y a dans le monde des sociétés qui ont un vrai problème avec les armes à feu, où les rues ne sont plus sûres parce que les vilains et les méchants, ne reculant devant aucune interdiction et une prohibition pourtant claire, se sont procurés, trop facilement à l’évidence, des armes et s’en servent à la moindre occasion sans le plus petit discernement. C’est scandaleux.

Bien évidemment, à l’énoncé d’un tel chapelet de poncifs, le lecteur français moyen n’a aucun mal à appeler quelques images hollywoodiennes d’une Amérique fantasmée pour alimenter sa profonde réflexion sur ce terrible fléau moderne que représentent les armes à feu, leur possession et leur utilisation systématique pour résoudre les problèmes de voisinage ou de difficultés scolaires.

Gun Free Zone

Il est vrai qu’en France, au moins, les choses sont claires. La détention d’armes à feu est soumise à une ribambelle de lois bien contraignantes. La vente extrêmement encadrée de ces armes contraint les habitants du pays à s’en passer. D’ailleurs, c’est bien simple, les malfrats, rebutés par la complexité d’obtenir en France ce genre d’ustensiles, se sont tous rabattus sur les couteaux de cuisine et autres outils de bricolage. Bénéfice évident : là où, dans ces pays aux législations laxistes et à la vente d’armes en supermarché, entre les raviolis en boîte et les couches Pampers, les fusillades mortelles se suivent et se ressemblent, au moins en est-on complètement épargnés en France.

Pas de ça chez nous, môssieu : c’est un pays bien tenu, ici, pardi ! La police, la gendarmerie et les douanes veillent !

Bon. Certes, il peut y avoir, à l’occasion, un petit dérapage comme à Marseille (ceci date du 26 avril 2015), où il peut arriver que, parfois, une fusillade se produise et fasse quelques petits trous dans des bedons locaux. Deux morts, un blessé grave. Mais on pourra m’objecter que Marseille n’est plus vraiment la France.

Bon. Certes, il peut aussi y avoir, à l’occasion, un petit grain de folie passagère comme à Nice (ceci date du 27 avril 2015). Mais après tout, le Sud, est-ce vraiment la France, républicaine, citoyenne, festive, et respectueuse de la loi et notamment de cette nécessaire interdiction des armes à feu qui assure à tous et chacun une vie paisible ?

Bon. Certes, on peut tomber, de temps en temps, sur quelques excités qui règlent leurs différents commerciaux de façon un peu hardie, comme à Saint-Ouen en région parisienne (et ceci date du 30 avril 2015). Mais il faut bien comprendre que cela n’a absolument rien à voir avec ce qu’on observe dans ces autres pays où tout part en sucette et en pétarades dangereuses au moindre désaccord. Ici, il s’agit évidemment d’un règlement de comptes, ce qui veut dire que cela reste très rare, très focalisé, et que, partant, le citoyen n’a pas à s’inquiéter si plusieurs personnes sont blessées par balle en région parisienne.

machine_gun_catCertes certes, comme l’explique la police au sujet de cette dernière fusillade, certains quartiers sont considérés comme des supermarchés du trafic de stupéfiants aux portes de la capitale. Et bien sûr, on peut noter que « Cela s’intensifie. Des coups de feu ont été tirés à la Kalachnikov le weekend dernier (25 avril 2015) dans la Cité Soubise » (un autre quartier de Saint-Ouen). Mais bon, rien de vraiment inquiétant dans un pays qui, je le rappelle, a eu la présence d’esprit d’interdire purement et simplement le port d’armes, d’en règlementer lourdement la possession, et, de façon générale, de considérer à juste titre l’honnête citoyen comme un malfrat potentiel tant il est connu que le Français, armé, pourrait bien devenir un citoyen au lieu de rester tranquillement dans la case contribuable qui l’a vu naître et dont il ne doit surtout pas sortir (à moins de devenir élu, bien sûr).

Alors, bon, tout de suite, avec un épisode pareil, on lit des exagérations, comme celle d’Antoinette, 80 ans, qui se formalise bêtement qu’une balle ait récemment traversé une fenêtre pour se loger dans le mur de son appartement et qui, dès lors, estime que la situation est …

« …très très grave. Pour celui qui rentre tranquillement chez lui et qui risque une balle dans la tête. J’envisage de partir parce qu’il me faut ma sécurité en vieillissant. »

Allons, Mamie Antoinette, qu’allez-vous penser-là ! Comme vous le savez, la France n’est pas les États-Unis, il n’y a pas de fusillades sauvages dans le pays, et l’ensemble des forces de l’ordre veille. Vous ne risquez donc rien, voyons !

Bon, certes, vous ne risquez rien mais tout comme je vous encourage à ne pas rester à Saint-Ouen pour vos vieux jours, je vous dissuade en revanche de vous réfugier à Trappes ce 1er mai 2015 où il y a apparemment quelques petits soucis avec les habitants du cru, manifestement pas au courant de la sévérité des lois en vigueur concernant la détention, le port et l’usage d’armes à feu en agglomération.

Encore un gros malentendu civique sur les règles en usage dans notre beau pays, dont on se doute qu’il sera résolu rapidement par l’intervention musclée des forces de polices locales, d’autant qu’un adolescent y a laissé la peau. Il est vrai que les malentendus et les petites tensions s’accumulent (comme à Bobigny), et parfois, comme en ce 3 mai 2015, les esprits s’échauffent. Mais rien que notre service d’ordre ne saura gérer, bien sûr.

Tout comme sera sans aucun doute rappelé aux habitants de l’Oise que la détention d’armes de guerre (Uzi, Kalachnikov et Famas) n’est absolument pas tolérée ni même autorisée pour les particuliers. C’est très mal et en disposer tout un arsenal chez soi constitue tout de même une infraction, ne l’oublions pas. Non mais.

gun control

Si j’étais taquin, je constaterais qu’en une grosse semaine, on recense quasiment une fusillade par jour, avec des morts, des blessés, des cités entières à la solde de trafiquants, des saisies de drogue en quantité … stupéfiante sans que cela donne l’impression de se tarir. J’en profiterais pour noter qu’une telle vague de fusillades n’est, en réalité, même pas exceptionnelle (on se souviendra de cette journée si délicieuse pendant laquelle Manuel Valls, en visite à Marseille, agitait frénétiquement son menton pendant que des petits malins arrosaient généreusement de plombs le chef de la sureté locale).

Je continuerais sans doute de me gausser de ces niais qui commentent sur la moindre fusillade américaine en y voyant le signe d’une société détraquée, prompte à user des armes à feu à la moindre occasion, oubliant dans le même temps ces débordements français maintenant quasi-quotidiens. Enfin, je terminerais en mentionnant que la guerre contre la drogue, en France, n’a jamais marché, que l’interdiction de port d’arme ne sert, concrètement, à rien puisqu’elle n’a en rien dissuadé ces fusillades (ni celles du 7 janvier, au passage), mais que de toute façon, tout ceci n’est pas grave parce que tout ceci n’est qu’un sentiment d’insécurité.

Oh oui, si j’étais taquin, je dirais tout ça, et probablement quelques autres moqueries nécessaires.

Mais ce n’est pas le genre de la maison.

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Source : http://h16free.com/2018/05/13/60956-redite-ouf-en-france-le-port-darme-est-interdit


Des urgences et de l’intelligence artificielle

vendredi 11 mai 2018 à 09:00

La presse, friande de tragédies humaines, en aura amplement fait l’écho : une jeune femme est morte quelques heures après son appel au SAMU de Strasbourg, pendant lequel les deux opératrices s’étaient montrées très en dessous de ce qu’on aurait pu attendre d’un service de traitement téléphonique d’urgences.

La publication de l’appel aura nettement aidé les médias à montrer le décalage béant entre la situation de la jeune femme, très souffrante, et le détachement stupéfiant (et finalement mortel) des opératrices à l’autre bout du fil.

Depuis cette publication, il s’ensuit naturellement une tempête polémique où chacun cherche à savoir à la fois comment sanctionner les opératrices en question et très accessoirement (nous sommes en France) à éviter que ce genre de situations dramatiques ne se reproduise. D’autant que ce n’est pas la première fois que ce genre de cas tragique fait surface : on se souviendra de nombreux exemples où l’un ou l’autre appel pour une crise cardiaque ou un manque d’insuline se seront terminés par des prises en charge hospitalières trop tardives conduisant parfois au décès.

J’ai assez peu lu d’explications sur le détachement émotionnel manifesté par les opératrices. Pourtant, quelques éléments permettent d’expliquer (sans excuser) leurs réactions pour le moins peu empathiques.

D’une part, les services téléphoniques d’urgence sont trop souvent confrontés à des appels sans fondement. La multiplication de ces appels et l’usage un peu trop large des services d’urgence pour ce qui ressort très souvent de la bobologie entraîne un scepticisme automatique devant tous les appels reçus, ce qui rend les cas réellement graves plus difficiles à déceler et complexes à traiter. Si un trop grand nombre d’appels se révèle être sans objet pour les urgences, faire le tri devient plus compliqué et amènera statistiquement à plus de faux négatifs.

D’autre part, on doit tenir compte du phénomène logique de détachement émotionnel pour les personnes qui sont constamment au contact de situations potentiellement dramatiques : les pompiers, les policiers, les urgentistes sont régulièrement et constamment confrontés aux drames humains, à la mort, aux blessures de tous types et pour pouvoir fonctionner efficacement, doivent se forger un certain détachement psychologique et émotionnel. Le dosage de ce détachement est peu aisé et conduit parfois à l’absence d’empathie qu’on a pu observer dans l’échange qui fait actuellement polémique.

Ces deux éléments (un trop grand nombre de faux positifs et l’expérience nécessaire pour les traiter qui entraîne un détachement émotionnel potentiellement dangereux) constituent une base de réflexion pour chercher des pistes d’amélioration du service rendu.

On pourrait par exemple évoquer ici la nature, publique et collectivisée, du système de santé français qui entraîne inévitablement son engorgement bureaucratique, rendant ce genre d’erreurs plus fréquentes. De même, on peut aussi revenir à la responsabilisation des appelants : la gestion des urgences étant actuellement du domaine public, c’est-à-dire payée par tous et donc gratuite pour l’appelant lambda, réintroduire un tarif (avec remboursement par le biais de la sécurité sociale seulement lorsque l’urgence est avérée) permettrait sans doute de réduire les faux appels.

Mais on comprend que ce genre de solutions, outre l’évidente levée de bouclier qu’elles déclencheraient dans le pays où tout le monde croit au repas gratuit, aux soins offerts et au collectivisme efficace, ne permettrait pas de couvrir le second facteur évoqué précédemment : la gestion émotionnelle des appels représente un coût psychologique très important pour les opérateurs.

Cependant, alors que les technologies de gestion de l’information progressent à pas de géant, une solution semble se dessiner.

Oh, pour le moment, on n’en est qu’aux balbutiements et il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour adapter ce genre de solutions à ce cas précis (la gestion des appels d’urgence), mais les progrès que vient de présenter Google en la matière permettent d’y réfléchir très sérieusement.

Ici, je voudrais introduire Google Duplex dont on commence à évoquer l’existence dans la presse généraliste : il s’agit de la dernière prouesse technologique proposée par les équipes de Google et qui se place comme votre assistant personnel, capable de prendre vos rendez-vous en tenant une simple conversation avec le commerce ou le professionnel dont vous souhaitez les services.

La démonstration, réalisée par Sundar Pichai, l’actuel PDG de Google, donne une assez bonne idée de l’état d’avancement de l’intelligence artificielle dans le domaine. Je vous encourage à regarder la vidéo suivante, assez bluffante. S’il ne s’agit pas encore d’un test de Turing, on s’en rapproche néanmoins un peu tous les jours :

Comme je le mentionnais plus haut, il faut bien comprendre que cette technologie, relativement au point pour la prise d’un rendez-vous dans une situation assez conventionnelle, n’est évidemment pas encore adaptée à la gestion spécifique de toutes les urgences (mais pour certaines, c’est déjà en cours).

Mais on comprend qu’au rythme rapide des évolutions technologiques, il arrivera un moment où il sera effectivement plus efficace de réaliser les filtres de premier niveau par des assistants artificiels qui se chargeront de faire le tri entre les appels relevant effectivement des urgences de ceux qui ne nécessitent que des traitements standardisés.

Les implications de cette technologie sont énormes et comme on peut s’y attendre, il n’a pas fallu longtemps pour que de nombreux commentateurs pointent les dangers de son utilisation, du détournement d’usage en passant par la mainmise de ces assistants (et des firmes les proposant) sur nos données personnelles jusqu’à la dépendance qui à terme pourrait faire de nous des assistés permanents, incapables de régler nos affaires sans ces aides.

Ceci revient tout de même à oublier assez rapidement tous les bénéfices qu’on pourrait en retirer, par exemple pour ceux qui ne peuvent pas, pour différentes raisons, interagir directement avec d’autres humains (handicapés divers, typiquement) jusqu’à enlever des standards téléphoniques des humains dont les tâches pourront être nettement plus gratifiantes que gérer des clients mécontents, des colériques ou des petits farceurs inutiles voire dangereux.

Par extension, si un consommateur lambda pourra bientôt disposer d’un assistant prenant ses rendez-vous, on imagine aisément que les commerçants pourront disposer d’un standard téléphonique répondant « automatiquement » (et de façon « crédiblement » humaine) aux principales questions de leurs clients, à un coût très modéré pour l’entreprise.

Au passage, on comprend qu’à terme, il est probable que nos assistants automatiques prendront des rendez-vous auprès de standards téléphoniques automatiques, tout ce petit monde électronique gérant de façon aussi humaine que possible des conversations dans lesquelles plus aucun humain n’interviendra. Ces derniers pourront alors se consacrer à des tâches requérant leur capacité d’abstraction ou, justement, cette empathie que la machine ne peut pas (encore ?) imiter, posséder ou gérer pour améliorer la situation qu’on lui présente.

Mais, comme je le disais, il y a loin de la coupe aux lèvres et il faudra de nombreuses années pour qu’on puisse atteindre le niveau de performances suffisant pour que ces assistants soient déployés aux urgences. Peut-être alors pourra-t-on éviter les tragédies comme celle de Naomi ?

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Source : http://h16free.com/2018/05/11/60939-des-urgences-et-de-lintelligence-artificielle


SNCF : de bien coûteuses erreurs

mercredi 9 mai 2018 à 09:00

L’erreur est à la fois humaine et facile à commettre. Elle le semble d’autant plus lorsqu’elle l’est par des gens haut placés, et que cela aura des répercussions coûteuses pour tous.

Pour illustrer mon propos, il me suffira de reprendre un exemple saillant de l’actualité somme toute très calme de ce mois de mai louchement pépère, avec l’inénarrable SNCF qui nous offre quasiment tous les jours de bonnes raisons de rire et de pleurer.

Ainsi, on apprend avec un degré d’étonnement relativement bas que les choses ne se dérouleront pas tout à fait comme prévu. On se souvient en effet des dernières saillies de Guillaume Pépy qui, il y a moins de deux semaines, nous annonçait crânement avoir une solide confiance dans son personnel : pour lui, aucun doute possible, même si ces joyeux salariés ont le goût de la gréviculture solidement chevillé au corps, il n’était pas question que ce goût peu modéré pour les saucisses grillées sur le temps de travail aboutisse à saboter les projets des Français au-delà du mois de juin.

Selon notre brave Pépy,

« Il n’y aura pas de grève cet été car les cheminots sont des gens responsables. (…) Personne n’admettrait qu’un jeune qui se présente à un examen le rate parce qu’il est arrivé en retard »

Las, comme je le disais en introduction, l’erreur est humaine et Pépy est, bien qu’énarque, résolument humain : comme je le soupçonnais dès le 23 avril dernier, le gang des syndicalistes du rail n’entend pas se laisser ramener aussi facilement à la raison et à la responsabilité : selon ce qui se murmure de plus en plus dans les milieux informés que nos médias fréquentent assidûment, gros micro mou à bout de bras, les cheminots pourraient bien prolonger leur mobilisation jusqu’à la fin du mois de juillet.

Eh oui, la grève va finalement durer plus longtemps que prévu, et enfoncer mollement la société nationale ferroviaire dans un conflit dont tout laisse maintenant à penser qu’il va pourrir jusqu’en août, mois auquel tout ce petit monde festif passera d’une odeur de merguez grillée à une odeur d’huile solaire surchauffée. Avec un peu de bol, les petites revendications des forçats du rail seront plus ou moins oubliées en Septembre et d’ici là, les Français se seront largement habitués à se passer définitivement du train (« ♫ SNCF : à nous de vous faire préférer la voiture ♬ »).

Reste néanmoins la délicate période avant ces vacances méritées : les bravades inconséquentes de Pépy, loin de ramener les syndicalistes à leur mission de service public, semblent leur avoir donné de nouvelles envies de saboter consciencieusement les vacances des uns et la scolarité des autres.

D’ici juillet et compte tenu de ce qu’on peut voir actuellement, on pourra en tout cas assez difficilement miser sur une résolution pacifique du conflit : les négociations entre les syndicats et le gouvernement sont au point mort, le président Macron n’ayant plus aucune marge de manoeuvre après avoir abandonné toute réforme de fond. Reste l’abandon du statut, seulement pour les nouveaux entrants, le passage de la SNCF en Société Anonyme (mais toujours totalement sous direction étatique) et l’ouverture à la concurrence, non négociable puisqu’imposée par les traités européens.

L’idée de demander à cette future S.A. de réaliser sinon des profits, au moins des budgets équilibrés n’effleure personne ; la socialisation des pertes étant toujours en vogue dans ce pays, privatiser ce qui peut l’être pour éponger une partie de la dette colossale de l’entreprise n’intéresse pas plus de monde ; virer ceux des syndicalistes qui intimident ou forcent leurs opinions et piquets de grèves sur leurs collègues non-grévistes n’est pas non plus dans les cartons, l’ajustice française continuant à s’installer ; du reste, on pourra en mesurer l’étendue lorsqu’il s’agira de juger du paiement ou non des jours de repos entre deux grèves. Soyez confiant, d’autant plus que l’argent sortira de votre poche et non de celles des juges.

Bref, la réformette pousse doucement, et ses premiers fruits sont déjà visibles : l’entreprise ferroviaire aura un excellent retour d’expérience sur ses méthodes de prévision du trafic, globalement calamiteuses.

Outre l’évident manque-à-gagner de ces jours de grève pour l’entreprise nationale et qui se compte déjà en dizaines de millions d’euros par jour chômé, l’impact économique de ces tristes pitreries se ressentira de nombreux mois, voire de nombreuses années encore : tous les touristes qui verront compromises, annulées ou complètement fichues leurs allées et venues dans le pays risquent de conserver un souvenir mitigé du pays et leurs dépenses futures ne seront probablement pas pour la France. Les entreprises qui dépendent étroitement du fret ou des compétences de salariés, devenus intermittents à la suite de ces grèves, encaisseront surtout des déconvenues. Les étudiants qui échoueront à leurs examens, n’ayant pu les passer, n’iront qu’assez peu probablement grossir les rangs des usagers satisfaits et des futurs soutiens à ces gréviculteurs compulsifs… Certains s’étonnent parfois du mal que la SNCF éprouve à recruter chez elle : avec une telle publicité auprès des jeunes générations, on ne se demande pas longtemps pourquoi.

Enfin, les syndicats manœuvrent déjà pour s’accaparer la petite cagnotte Leetchi d’un million d’euros récoltée auprès des partisans des grévistes, ce qui promet une ambiance pulsée dans les mois qui viennent.

Guillaume PepyBref, on le comprend : Pépy, en misant ainsi sur la responsabilité des grévistes, a commis une bien lourde erreur, qui vient s’ajouter à celles, fort nombreuses, qui jonchent sa carrière.

Au passage, il serait probablement injuste de ne charger que le pauvre énarque alors que les responsables gouvernementaux, depuis des décennies, se sont tous montrés en dessous de tout : depuis Juppé, consternante carpette sur laquelle se seront essuyées toutes les organisations syndicales en 1995, jusqu’à Philippe qui, après avoir lâché sur les petites lignes et la grande progressivité de l’ouverture à la concurrence, commence déjà à évoquer une reprise de la dette par l’État, en passant par tous les politicards inconséquents qui ont pondu de la ligne TVG ou LGV comme d’autres des voiturettes électriques, ruinant l’entreprise et le contribuable, rien n’a jamais été fait pour mettre les acteurs de la société ferroviaire devant leurs responsabilités, leur devoir de service public et la nécessité de s’adapter à un XXIème siècle décidément bien entamé.

Bref, la dernière erreur en date de Pépy vient s’ajouter à toutes celles qui ont permis d’aboutir à la situation qu’on connait, où le rail français n’est plus qu’un gouffre financier, aux performances sociales, commerciales et technologiques de plus en plus médiocres…

Oui, l’erreur est humaine mais pour une vraie catastrophe, il faut impliquer l’État.

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Source : http://h16free.com/2018/05/09/60922-sncf-de-bien-couteuses-erreurs