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Prélèvement à la source : encore une occasion manquée

lundi 3 septembre 2018 à 09:00

Quelle surprise ! Après des mois de ce silence compact que certains pouvaient même qualifier (à bon droit) de suspect, Bercy et le gouvernement se réveillent au sujet du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu : il semble bien qu’en fait, tous calculs faits de guingois, ce n’est pas exactement aussi facile que prévu à mettre en place. Oups.

On apprend en effet par différentes sources que les essais menés par la Direction générale des finances publiques aboutissent à de nombreux problèmes : entre les contribuables qui seraient potentiellement prélevés plusieurs fois et les mélanges baveux entre homonymes, les logiciels de traitement de ce prélèvement à la source sont tout sauf au point. Pire : d’un essai à l’autre, les problèmes rencontrés varient, disparaissent pour réapparaître en force, s’aggravent ou s’étendent sans que les troupes d’informaticiens au chevet du malade ne semblent pouvoir y mettre bon ordre.

Selon une note que Le Parisien s’est procurée, c’est globalement désastreux : si le prélèvement à la source est mis en place le premier janvier prochain, ce sera une catastrophe industrielle majeure en France.

Au passage, on admirera la belle cohérence d’ensemble du gouvernement qui, depuis une semaine, ne sait plus sur quel pied danser et quels mots-clés adopter pour tenter d’enfumer les contribuables : oui, oui, c’est garanti, la réforme du prélèvement à la source se fera parce que le Président Macron l’a décidée, voyons ! Mais il y a simplement des petits soucis qui font qu’on va s’ajuster, ou pas, et puis tout ira très bien mais serrez les fesses à tout hasard.

impots : ce n'est pas du vol si on vous demande de remplir des papiers.En réalité, l’ampleur des problèmes techniques est telle que l’Exécutif est, progressivement, obligé de se ranger à l’évidence : tout ceci va très mal se terminer. Mis à part quelques rigolos pour douter de ces problèmes et qui mettent les tergiversations du gouvernement exclusivement sur le dos de problèmes politiques, tout le monde commence à comprendre que persister revient à aller droit au casse-pipe.

Était-ce si difficile à imaginer, alors que l’État cumule depuis des décennies les catastrophes informatiques (depuis Louvois jusqu’à l’ONP en passant par Genesis, un logiciel pour la Justice) et s’est jusqu’à présent toujours montré incapable de mener à bien ce genre de projets aboutissant à des dépassements budgétaires énormes, voire un gâchis complet ?

Du reste, dans de précédents billets, je suis assez régulièrement revenu sur les déboires de l’administration face à cette réforme menée n’importe comment. Et s’il est trop tôt pour affirmer que ce prélèvement ne sera pas mis en place – après tout, on n’est jamais à l’abri du pire – il est en revanche à peu près certain que le bilan de l’exercice entrepris sera désastreux.

D’une part, au vu de la façon dont les différentes équipes (techniques, gouvernementales) communiquent actuellement, on ne peut qu’être consterné par la méfiance compacte que nos dirigeants inspirent : loin de donner des gages que tout ira sinon bien, disons au mieux et que le contribuable sera correctement traité pendant la phase de transition, tout indique au contraire un véritable ouragan de problèmes à l’horizon, auxquels s’ajouteront l’incapacité chronique et maintenant démontrée des différentes entités de communiquer entre elles. Entre la Direction générale des finances publiques et le Ministère, on assiste à un dialogue de sourds auxquels s’ajoutent les syndicats et les différentes associations de contribuables et d’entreprises qui sentent déjà l’odeur de la farce dont on les garnit avant le passage au four.

D’autre part, si ce prélèvement est bien mis en place, il y a énormément à parier que les couacs, ratés et autres « bugs » du système coûteront une blinde conséquente à l’État, que ce soit en perte de revenus, en perte de croissance, en remboursements, en traitement post-erreurs et autres paperasseries monstrueuses dont l’administration française a l’habitude. Et s’il n’est pas mis en place, tous les travaux menés jusqu’à présent l’auront été en pure perte, mais certainement pas gratuite. La facture finale promet d’être extrêmement salée.

Quelque part, tout ceci est donc déjà un immense gâchis, notamment parce que le prélèvement à la source est particulièrement pratique. Au-delà de l’explication avancée par Philippe Nemo dans un récent article et qui rappelle qu’un tel prélèvement sera un vrai choc (salutaire ?) pour les Français qui devront constater à quel point l’impôt est lourd en France, ce type de ponction aurait pu être l’occasion de repenser entièrement l’impôt sur le revenu.

Car si la mise en place du prélèvement à la source est un échec, c’est avant tout parce que l’impôt en France est une usine à gaz immonde, percluse de niches, de trous, d’inégalités et d’innombrables traces du corporatisme, du capitalisme de connivence, des petits et gros arrangements de certains avec la taxation nationale. En outre, au contraire de tous les autres pays où le prélèvement à la source est déjà en place, l’impôt français est construit sur la base du foyer fiscal, ce qui rend son individualisation pratiquement impossible en l’état : sauf à revoir de fond en comble la façon dont l’impôt est calculé, la complexité est telle qu’il n’y a aucune chance d’aboutir à un résultat fiable, que ce soit informatiquement ou autrement. L’actuelle débandade en est d’ailleurs l’illustration.

En somme, c’est une belle occasion complètement manquée de refaire un impôt équitable, simple, compréhensible de tous, facile à calculer ; typiquement, un impôt à taux unique (« flat tax ») ou, alternativement, dont le taux est une fonction simple à appliquer sur ses revenus, aurait largement aidé dans cette démarche de prélèvement à la source, et aurait certainement contribué à assainir le foutoir qui sert de finances au pays. Mais en l’état actuel, sans profondément remanier le code des impôts pour en revenir à une notion simple, individualisée, que chaque contribuable pourrait calculer sans l’aide de personne, toute tentative de passer du système actuel à un autre aboutira à des cris, des grincements de dents et des dizaines voire des centaines de milliers de contribuables tabassés par un impôt mal calculé, prélevé plusieurs fois ou sur les mauvais comptes.

Il y a peu de doutes qu’un jour, la France elle aussi passera à l’impôt prélevé à la source : le Léviathan aime trop cette méthode pour l’abandonner. Mais selon toute vraisemblance, cela ne pourra se faire que dans la douleur.

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Source : http://h16free.com/2018/09/03/61690-prelevement-a-la-source-encore-une-occasion-manquee


[Redite] Harcèlement de rue : la lutte paradoxale

dimanche 2 septembre 2018 à 11:00

Billet initialement paru le 25.09.2017

Il y a un an, le gouvernement, au travers de son faire-valoir féministe, se lançait dans des gesticulations amusantes visant à faire disparaître le harcèlement de rue. Depuis, les lois, décrets et affaires s’empilent, mais rien n’indique que la tendance s’inverse. Il faut dire que les solutions préconisées semblent tendrement décalées avec une réalité particulièrement peu pliable aux fantasmes des âpres lutteurs anti-tout…

Vendredi dernier, c’était sortie découverte pour certains factotums du gouvernement Philippe. C’est ainsi que Marlène Schiappa, l’alibi féministe du président Macron, s’est rendue à Bordeaux pour discuter de l’importance du vélo pour les femmes (ne riez pas, c’est vrai) et, incidemment, du harcèlement de rue (avec ou sans vélo).

Dans cette lutte qu’elle entend mener contre les comportements particulièrement pénibles de certains individus à l’encontre des femmes qu’ils croisent, elle rejoint le constat déjà posé en mai dernier alors que, Porte de la Chapelle à Paris, des habitantes du lieu l’avaient interpellée pour qu’elle soit sensibilisée au problème.

S’en était suivi une intéressante polémique pour savoir si ce harcèlement, dénoncé par les habitantes concernées, existait bien ou s’il ne s’agissait pas, en réalité, d’un simple problème d’agencement urbain – les trottoirs ne seraient-ils pas trop étroits, par hasard ? – ou, plus fondamentalement, le fait que les villes soient essentiellement machistes ?

Bref, on le comprend : tant à Paris qu’à Bordeaux et, certainement, en plein d’autres endroits en République du Bisounoursland, le harcèlement est devenu une sorte de sous-culture machiste ancrée dans nos vilaines habitudes qu’il convient de combattre hardiment. Si on nettoie les notules médiatiques de leurs scories imbéciles visant à transformer un problème connu de police et de justice en trampoline légal pour les idioties constructivistes et les âneries turbo-féministes, il reste un réel problème de harcèlement que le citoyen ne peut que vouloir voir réglé rapidement. Oui, le harcèlement ne devrait pas exister et oui, tenter d’y remédier est effectivement nécessaire.

La méthode, cependant, importe.

En Socialie, les Bisounours du Camp du Bien choisissent toujours d’y réfléchir à trois fois avant de faire quelque chose de concret et finissent généralement par abandonner en rase campagne en reprenant des chocopops. Pour cela, ils commencent généralement par lancer un projet de loi, un comité d’étude et de réflexion ou un groupe de travail, solution d’ores et déjà préconisée par Marlène et son Camp du Bien qui le mettra en place afin que des experts et des expertes se réunissent pour en papoter à l’occasion d’un goûter ou deux (chocopops à volonté – ce n’est pas cher, c’est l’État qui régale).

Malheureusement, le Camp du Bien, c’est aussi (et même surtout) des thèmes différents, contrastés et tous aussi gluants de moraline les uns que les autres. Dès que l’un d’eux s’approche de l’autre, pouf, il y a réaction et tout devient collant, pâteux et rapidement inextricable. Pour camoufler le résultat souvent désastreux, on parle alors non pas de gloubiboulga intellectuel, mais d’intersectionnalité des luttes et autres fadaises rigolotes.

C’est probablement dans cette convergence intersectionnelle des luttes anti-discriminatoires pro-inclusion que s’inscrivent différentes militantes anti-harcèlement de rue, avec cependant un souci de taille : la réalité est tout d’un coup plus complexe que prévue et refuse de se débarrasser de quelques aspérités bien enquiquinantes lorsqu’on refuse de discriminer, de stigmatiser et qu’on veut malgré tout éliminer et interdire (ici, le harcèlement).

Comme l’explique de façon forcément emberlificotée cet article de L’Obs, la cruelle réalité est que s’attaquer au harcèlement de rue, ce n’est pas simple et surtout, cela risque de stigmatiser des individus.

En effet, les individus qui harcèlent ne sont pas tous des blancs cis de la classe moyenne aisée, loin s’en faut, mais de façon nettement plus prédominante – et au moins dans les cas les plus médiatiques – des individus pas franchement blancs, pas de la classe ni aisée ni moyenne et s’ils sont trans, c’est plutôt « -phobe » que « -genre ».

Pour nos militantes intersectionnelles inclusives transphiles, le problème se transforme en véritable nœud gordien : d’un côté, le harcèlement (au travail, sexuel, ou dans la rue) est clairement un problème dont il faut venir à bout, et ce, quand bien même cette lutte serait portée par les plus grotesques des harpies féministolâtres ; de l’autre, le Camp du Bien a déjà pondu un petit catéchisme précis et pointilleux sur ceux qu’il ne faut pas surtout stigmatiser ni discriminer et malheureusement, il semble bien que beaucoup de harceleurs entrent dans cette catégorie :

« Le risque, c’est que ce soient toujours des hommes non blancs qui soient stigmatisés… »

Argh. Et zut.

Autrement dit, le harcèlement de rue serait assez facile à museler si c’était plutôt des petits bourgeois blancs qui le pratiquaient. Manque de bol, la pratique est bien plus vaste. Sapristi.

Le problème de ces ultraféministes turbojusticières n’est malheureusement pas la première fois où le Camp du Bien se prend le pied dans ses multiples tapis idéologiques. Ici, le féminisme est progressivement passé de la recherche de l’égalité à l’égalitarisme ; il exige assez normalement que soit mis fin aux harcèlements dont il sera très complexe de définir les contours tout en tenant compte de l’absolue nécessité de ne surtout pas discriminer et encore moins stigmatiser.

Évidemment, cela pose problème.

Tout comme en pose généralement l’accumulation de luttes et de combats parfois paradoxaux : on doit combattre les inégalités et il ne faut surtout pas discriminer mais, dans le même temps, on essaiera de faire comprendre que les différences (mères des inégalités et des discriminations) nous enrichissent. De la même façon, une femme doit être fière de son corps et ne pas hésiter à le montrer, mais tout en tenant compte du fait qu’exposer le corps d’une femme est sexiste. Dès lors, toute représentation d’une super-héroïne ouvrira alors les vannes à un déluge de commentaires contradictoires (Wonder Woman, symbole sexiste ou héroïne féministe ?). Vous me suivez encore ? C’est que je n’ai pas été assez inclusivo-intersectionnel, manifestement.

Enfin, notez bien que les races n’existent pas mais on cherchera à ne pas stigmatiser les « non-Blancs » et on considérera les Blancs comme abominablement privilégiés ce qui est gênant puisqu’ils n’existent pas, je vous le rappelle. Incompréhensible.

Par définition, l’Humanité étant pleine d’individus tous différents, on va donc accumuler les différences et les opportunités de discriminations ce qui ne fait qu’intensifier les comportements antagonistes.

À la fin, il ne restera qu’une lutte permanente et systématique contre tout et son contraire, sans qu’il soit possible de rien faire de concret. À condition de tortiller suffisamment les faits, il n’est aucune réalité qui ne puisse s’analyser, se dénoncer comme inégalité insupportable puis se plier aux fantasmes collectivistes les plus invraisemblables.

Dès lors, la distribution de chocopops reprendra de plus belle.

Source : http://h16free.com/2018/09/02/61687-redite-harcelement-de-rue-la-lutte-paradoxale


Collectivisation des soins : le pire est à venir

vendredi 31 août 2018 à 09:00

S’il est commun de passer ses vacances à l’étranger, il l’est moins qu’elles tournent au vinaigre. Et lorsque cela arrive, qu’on est Français et qu’on a un pépin de santé, on peut heureusement se reposer sur un système de soins que le monde entier se garde bien de copier. Et ce qui était un pépin se transforme alors en catastrophe.

Aujourd’hui, je vous propose un témoignage qui est d’autant plus triste qu’il est banal : l’histoire d’un homme de 78 ans qui passe des vacances à l’étranger. On ne saura jamais si c’est le stress du retour en avion et la joie pourtant feutrée des contrôles inutiles de sécurité à l’aéroport, la chaleur, la déshydratation peut-être conséquente à l’absence de messages officiels répétés de boire des litres, quoi qu’il en soit, notre homme fait un AVC la veille de son retour.

Grâce à la réactivité d’Europ-Assistance (qui n’est pas du tout une assurance publique), il est pris en charge dans un très bon établissement hospitalier pendant deux semaines puis rapatrié en France, terre de la médecine moderne (Pasteur, Laennec, Paré, Schwartzenberg, Montagnier, Kouchner…) et hôte du plus formidable système social et médical du Moôonde.

Hospitalisé au plus proche de son domicile, à Rambouillet, sa famille pensait qu’il n’y passerait que quelques jours dans l’attente d’accéder aux soins de suite, une nécessaire rééducation lui permettant de regagner un minimum d’autonomie.

Un malheur n’arrivant pas seul, l’hôpital détecte dès son arrivée la présence d’une bactérie résistante aux antibiotiques (une BHRe, bactérie hautement résistante émergente, dans le jargon médical si fleuri). Il est cependant porteur sain et le médecin estime très probable qu’elle disparaisse plus ou moins spontanément. Ce qui fut le cas en quelques semaines. Cela fait donc des mois que la bactérie n’apparaît plus dans les prélèvements sanguins.

Le patient patiente

Malheureusement, cette BHRe est un anathème pour les établissements de rééducation : même si elle n’apparaît plus, les précautions à prendre pour les patients BHRe (y compris négatifs), sagement répertoriées dans moult cerfas et force règlements taillés par une bureaucratie délirante, leur semblent trop contraignantes. Il est dès lors bien plus simple d’oublier ce patient encombrant, de cliquer rapidement sur « refuser » lorsque les demandes répétées de l’hôpital arrivent par une application ultra-séduisante et totalement déshumanisée dont l’État a le secret, de ne jamais répondre à la famille ni même de la rencontrer.

Malgré des démarches auprès de dizaines d’établissements de rééducation, l’hôpital n’ayant jamais relâché ses efforts pour trouver une solution pour ce patient volontaire, le constat est amer : aucune place n’est disponible. Après trois mois passés à l’hôpital, l’épouse du patient, contrainte et forcée, finit par accepter une hospitalisation à domicile avec une rééducation en chambre, pilotée par le Centre de rééducation du Sud Yvelines, le CERRSY. Et pour faire passer la pilule, le CERRSY évoquera une possibilité d’hospitalisation complète ultérieure, arguant d’un manque de personnel pendant la période estivale.

Aussitôt de retour au domicile, les difficultés s’empilent et, le hasard faisant bien les choses, la perspective d’une hospitalisation complète au CERRSY s’éloigne pour disparaître totalement (« non non, on n’a jamais promis une telle chose ! »).

La Sécu temporise l’urgence

Un appartement n’est pas une chambre d’hôpital et rien n’est adapté. Entre la taille d’un lit médicalisé et du matériel pour réapprendre à marcher et le manque d’espace nécessaire pour manœuvrer un fauteuil roulant, il faudra donc renoncer à l’accès à la douche ou aux toilettes. Les charges (financières, psychologiques) pesant sur l’épouse étant considérables, le stress la gagne rapidement ce qui finit par aggraver la condition du patient qui doit retourner à l’hôpital plusieurs fois (pour infection puis insuffisance rénale aiguë, le traitement étant lourd et aux importants effets secondaires).

Ce qui devait arriver arriva : moins d’un mois après le retour à domicile, le patient récidive.

Grâce au suivi millimétrique et aux bons soins apportés par un système de santé que le monde entier nous envie mollement, sous les applaudissements du public qui paye fort cher pour ce tour de magie, un patient hémi-négligent volontaire avec de bonnes perspectives de récupération (selon l’ergothérapeute très optimiste) est ainsi transformé sous vos yeux ébahis en patient quasiment paralysé, aphasique et qui demande à mourir.

Dit autrement : aujourd’hui, en France, un patient (parmi une multitude d’autres) est en train de mourir faute de soins appropriés. Et pas d’inquiétude à avoir puisque dans une obstination qui confine à la compulsion, les établissements de soins de suite continuent à lui refuser toute entrée. En somme, à ce stade, il n’y a plus qu’à attendre la fin, qu’élus locaux (contactés en pure perte) et responsables d’établissements conseillent vivement de survenir dans un EHPAD qui aura l’immense avantage de lui offrir une mort seul dans un coin, à l’abri des regards trop sensibles.

Lot de consolation : le seul discours tenu jusqu’à présent à la famille concerne la « gratuité » des soins.

« Ne vous en faites pas, tout est pris en charge ! »

C’est rassurant : la non-prise en charge est globalement non-payante.

Voilà qui donne de quoi se réjouir, ou de faire réfléchir : cette aventure abominable, succession pénible de débâcles en rase campagne et de démission tant du corps soignant que de l’administratif, en dessous de tout, est malheureusement extrêmement commun, et permet de classer le système de santé français à la même hauteur que certains pays en voie de développement, à la différence sensible que les pays en voie de développement offrent tout de même d’excellents soins pour qui veut et peut payer là où la France, dans un égalitarisme forcené, parvient le tour de force de mettre tout le monde à la même mauvaise enseigne : tout y est gratuit mais plus rien n’est accessible (l’image des rayonnages de supermarchés vides au Venezuela communiste vient en tête, on se demande pourquoi).

Pire : la voie suivie par les pays en développement autorise à penser à une amélioration palpable des services fournis. Celle de la France laisse redouter, au contraire, une dégradation de plus en plus rapide de son système de santé.

En définitive, seul un réseau relationnel, des accointances et le système D permettent d’accéder aux soins de qualité (qui existent toujours, bien à l’abri de la foule nécessiteuse sans relations) : si l’un de nos ministres était dans une situation semblable, nul doute que la situation aurait été fort différente. L’égalité, c’est pour les autres.

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Source : http://h16free.com/2018/08/31/61665-collectivisation-des-soins-en-france-le-pire-est-a-venir


Écologie : Hulot, première victime française du glyphosate ?

mercredi 29 août 2018 à 09:00

Surprise, consternation et tremblements : on apprend effaré que Nicolas Hulot, l’extraordinaire Ministre de la Transition Écologique et Solidaire, a décidé de démissionner. Tout l’appareil politique français est en ébullition, toute la presse est sur les dents : cette nouvelle, tellement étonnante, va évidemment entraîner un profond changement dans la politique de Macron et du gouvernement Philippe.

Champagne !

Et non en fait.

Non, il n’y a eu aucune surprise dans le départ du fadasse ministre : après une longue année d’atermoiements pathétiques, de petits couinements difficilement audibles et de petites agitations sans impact, tout le monde s’attendait à ce que le prétexte télégénique lâche l’affaire un jour ou l’autre. Les plus méchants se contenteront d’évaluer la qualité de la gamelle à la longévité du maroquin puisqu’en plus d’un an de déconfitures et d’inutilité presque chimiquement pure, Hulot a eu maintes fois l’occasion de démissionner et n’est passé à l’acte que maintenant. Finalement, ça occupe de ne rien faire, surtout lorsqu’on est Ministre.

Non, l’appareil politique n’est pas non plus en ébullition. Même si, pour obtenir un effet médiatique maximal, Hulot a choisi de ne pas informer préalablement ni Macron ni Philippe, la nouvelle de la démission du ministre n’a certainement pas remis en cause les principaux plans du gouvernement. Au passage, l’homme de télé a bien calculé son départ théâtral puisqu’il évite ainsi qu’il soit noyé dans les agitations de rentrée scolaire et gouvernementale ou du tumulte habituel des politiciens en mal de gros micros mous ; force est aussi de constater qu’en ne laissant aucun préavis à ses supérieurs hiérarchiques, il tente probablement de leur rendre la monnaie d’une pièce qu’il a péniblement trimbalée toute l’année passée, puisqu’à chaque fois qu’il a émis quelques pépiements de mécontentement sur l’un ou l’autre sujet, il n’a été vaguement entendu que de la presse et écouté par personne…

Non, décidément et très pratiquement, la plupart des gens un minimum lucides se fichent comme d’une guigne du départ du petit ministre : les écolos dans l’âme se sont bien rendus compte de l’impact absolument nul du présentateur télé sur les politiques du gouvernement et les autres auront même du mal à évaluer objectivement ce qu’il a bien pu faire, concrètement, en quinze mois de présence au gouvernement.

Quelques jours vont maintenant s’écouler pendant lesquels le gouvernement devra se réorganiser, au moins dans la forme, pour tenir compte de cet événement qui, s’il n’est pas stupéfiant, doit probablement changer l’ordre des ronds de serviettes aux tables de l’Élysée.

Politiquement, le départ de Hulot posera probablement quelques petits problèmes électoraux à Macron qui avait acquis, par le truchement du vendeur de shampoings, un jeton de présence chez les bobos, les écolos et une certaine partie des Français qui trouvaient agréable le discours convenu et le Niagara de poncifs environnementaux du ministre.

Et c’est là que se situe un danger : par qui diable Macron voudra-t-il remplacer Hulot ? Déjà, on sent que les candidats à la gamelle se bousculent au portillon et on n’est pas à l’abri d’une nouvelle catastrophe industrielle si – horresco referens – Ségo, la Reine des Neiges, venait à décrocher le pompon.

Royal : la champagnitude attitude

Indépendamment de ces considérations de personnes (qui glacent le sang, n’est-ce pas), le constat demeure : Hulot sera remplacé. Parce que, comprenez-vous, forcément, il va falloir remplacer un ministre si important !

Forcément.

Mais au fait, faut-il vraiment songer à le remplacer ?

Après tout, s’il y a bien un élément saillant qui ressort de la quinzaine de mois d’exercice du ministre Hulot, c’est qu’un courant d’air (provoqué par un rare mouvement d’éolienne par exemple) aurait fait sensiblement le même travail. Et si l’on passe rapidement sur les frais que le contribuable aura supportés (Nicolas, rendez l’argent !), on ne peut que constater l’absence presque complète de tout impact d’un Ministre de l’Écologie truc machin et de la Transition bidule chouette avec de vrais morceaux de Social dedans.

C’est, quelque part, rassurant : les précédents encombrants avatars à l’Écologie ont fait d’assez nombreux dégâts dans le pays, depuis les écotaxes ultra-coûteuses jusqu’aux réglementations délirantes au gold-plating omniprésent, en passant par leurs saillies résolument catastrophistes et délicieusement collectivistes, anti-capitaliste, anti-marché libre, anti-progrès assez récurrentes. Dans ce contexte, la bonne innocuité de Hulot dans le débat national aura permis de souffler un peu.

Mais plus concrètement, à quoi diable sert exactement un ministre de la transition énergétique ? Tout comme pour le redressement national, on peine à voir en quoi le pays et les millions d’individus et d’acteurs économiques qui le composent auraient besoin, subitement, d’un capitaine, d’un guide quelconque pour se redresser, ou pour transiter, ou pour faire quoi que ce soit du reste. Un tel ministre (comme beaucoup d’autres, en fait) est l’illustration pénible et coûteuse de cet hubris démesuré des politiciens qui croient pouvoir tout régenter.

Non, l’écologie, l’environnement et la consommation énergétique ne sont pas, n’ont jamais été et ne seront jamais mieux gérés par un gouvernement que par des individus faisant directement face à leurs responsabilités. Mis-à-part les éditorialistes fiévreux d’une presse sursubventionnée et étatisée à mort d’un côté, et les lobbyistes de l’autre côté, qui ont tout intérêt à conserver un tel maroquin dans le système pour alimenter leurs papiers pour les premiers ou imposer leurs idées législatives pour les seconds, personne n’a besoin d’un ministre du bétonnage des campagne pour des éoliennes néfastes, d’une transition énergétique basée sur du pipeau de grand chemin, ou de pousser ces énergies renouvelables dont tout indique qu’elles sont avant tout un gouffre financier, économique et écologique.

Et surtout, ces agitations purement cosmétiques comme un Shampoing Gel Douche Ushuaïa Fraîcheur Intense aux Minéraux Marins de l’Arctique 250 ml en lot de 3 pour seulement 23.40€, ça n’intéresse réellement personne quand le pays est en proie à un chômage qui refuse de disparaître alors même que de nombreux emplois restent dépourvus de bras ou que l’immigration ou l’insécurité générale du pays semblent manifestement occuper bien plus les esprits que ce que voudraient nous faire croire certains Gaïatollahs.

En somme, Hulot s’en va, c’est très bien. Mais, de grâce, ne pensons surtout pas printemps et ne remplaçons pas le dispensable ministre ! Que le gouvernement laisse ce poste vide, et qu’il se consacre enfin, enfin !, aux problèmes concrets rencontrés effectivement par la majorité des Français.

Il serait temps.

Source : http://h16free.com/2018/08/29/61646-ecologie-hulot-premiere-victime-francaise-du-glyphosate


Rentrée scolaire : c’est horrible, les prix baissent !

lundi 27 août 2018 à 09:00

Et voilà que le mois d’août s’achève mollement avec, entre deux attaques de couteaux déséquilibrés sans amalgames, la rentrée scolaire qui pointe à l’horizon. Avec elle et comme à chaque année ressortent les marronniers journalistiques.

Entre le poids des cartables et les nouvelles tendances des fournitures à la mode (cette année, agenda Reine des Neiges, stylos aux effigies Marvel ou taille-crayon Croc-croc ?), difficile de passer entre les palpitants sujets d’une presse qui sort difficilement de la léthargie estivale pour se glisser douillettement dans la monotonie automnale. Et tout comme les précédents sujets, celui de l’allocation de rentrée scolaire nourrit lui aussi quelques vibrants papiers tentant de montrer comment on peut arriver à équiper un écolier moderne avec la si misérable aumône que nous accorde l’État français.

Et grâce à cette profusion d’articles, on découvre qu’il existe moult solutions pour réduire la facture et utiliser à bon escient cet argent tombé du ciel en droite provenance de la poche des autres. Pour ne pas gâcher une belle occasion de faire un peu de prosélytisme écologique gluant, on pourra même en profiter pour caser l’une ou l’autre remarque sur le recyclage des fournitures de l’année dernière (comme si les parents réellement organisés n’y avaient pas déjà pensé) et les « bons plans » ou autres « astuces » afin de faire des achats écolos, bios ou respectueux de la nature (youpi).

Bref, toutes les rédactions sont mobilisées pour que cette rentrée se passe bien et soit la moins coûteuse possible pour les parents d’élèves. Pensez-donc ! Même le gouvernement s’est fendu d’une liste officielle de cahiers et de gommes pour que les établissements de France et de Navarre puissent orienter leurs professeurs et leurs élèves vers les bonnes fournitures ! L’État-maman à la rescousse des parents perdus, voilà qui serait très croquignolet si ce n’était pas devenu une habitude parfaitement standard, depuis les messages dégoulinants de niaiserie agressive sur les autoroutes (en été, il faut « boire régulièrement » et en hiver, il faut « rouler prudemment ») jusqu’aux recommandations alimentaires idiotes (voire néfastes) qu’on découvre à chaque encart publicitaire ou par le truchement d’applications téléphoniques navrantes.

Mais à force, des résultats sont palpables puisque les chiffres sont formels. Alors qu’il y a dix ans, la sueur perlait sur le front de Darcos, alors ministre de l’Éducation Nationale, devant les prix des fournitures qui n’arrêtaient pas d’augmenter (au point que j’en faisais un petit billet lisible ici), la situation est à présent complètement différente : les prix baissent ! Pour la première fois depuis 2013 et selon une étude annuelle publiée il y a quelques jours par la Confédération Syndicale des Familles (CSF), le coût de la scolarité recule de 2,91% en 2018.

Ce qui, à en lire certains papiers du Monde, véritable phare de la pensée actuelle en France, n’a pas l’heur de plaire à tout le monde. En effet, cette baisse du coût pour les familles s’explique de deux façons.

D’une part, par une attention plus grande des parents aux dépenses familiales, en focalisant celles-ci sur les fournitures réellement indispensables et en diminuant donc la part superflue (comme, par exemple, l’achat de vêtements de marques au profit d’habillements plus fonctionnels et moins chers). On comprend que cette méthode ne peut pas déclencher le moindre commentaire négatif tant il recouvre une réalité qu’on sent diffuse mais réelle dans le pays : les gens s’appauvrissent et font donc plus attention.

D’autre part et en revanche, l’autre méthode pour diminuer les coûts des familles consiste à diminuer les prix. Or, à en lire l’article du Monde, aucun doute n’est permis : cette diminution des prix ne peut s’obtenir que grâce à une concurrence exacerbée entre les différents fabricants et distributeurs. Le règne d’un capitalisme féroce, débridé même, semble consacré avec la baisse des prix des fournitures scolaires.

On apprend ainsi que certaines grandes enseignes de distribution n’hésitent pas à demander des promotions énormes (« à moins 70%, comme celle du Nutella »). Bien évidemment, on retiendra que ce genre de tactiques commerciales est « malsain. Il faut que le consommateur connaisse la valeur des choses. »

Selon la fine analyse du Monde, tout se passe comme si la pression qui ne pouvait plus être exercée sur les rayons alimentaires se reportait sauvagement sur les rayons gommes & stylos : là où les pouvoirs publics ont décidé de restreindre les promotions sur les produits alimentaires à la suite des états généraux de l’alimentation (EGA), pour les autres rayons, il n’en est rien et c’est donc la loi de la jungle, avec les distributeurs qui « cherchent le prix le plus bas pour augmenter le trafic dans les magasins ».

Quelle bande de salauds ! Vouloir des prix toujours plus bas pour les consommateurs, vouloir avoir du trafic dans les magasins, alors que tout le monde sait qu’il y a, derrière ces articles en vente, des hommes et des femmes qui reviennent de la mine ou des enfants qui travaillent dans des caves humides pour obtenir ces résultats (au minimum) !

On lit même de l’inquiétude chez les fournisseurs qui doivent trouver des moyens de produire moins cher, alors que tout le monde sait qu’en réalité, il faudrait que les prix augmentent ! Tout le monde préfère à l’évidence payer sa baguette 8€ plutôt que 0.85, rembourser un prêt à 25% plutôt qu’à 2.5% et avoir un salaire avec un, deux ou quatre zéros de plus, comme au Venezuela par exemple.

Décidément, pas de doute : l’acharnement de certains à vouloir ainsi faire baisser les prix ne peut mener qu’à une catastrophe. Peut-être faudra-t-il en passer par une nationalisation complète de la liste de fournitures scolaires, avec des Ateliers Nationaux de Gommes, Cahiers et Crayons Citoyens ? Rien n’est pour le moment décidé, mais à l’évidence, de même qu’il fallait, il y a dix ans, mettre un terme à la hausse des prix qui embarrassait les familles les plus modestes, il faut maintenant en finir avec la baisse des prix qui embarrasse les fournisseurs les plus modestes !

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Source : http://h16free.com/2018/08/27/61632-rentree-scolaire-cest-horrible-les-prix-baissent