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Comme prévu, Salto va coûter un pognon de dingue pour rien

mercredi 15 janvier 2020 à 09:00

Avant, en France, tout se terminait par des chansons. De nos jours, tout se termine par une taxe, une ponction, un prélèvement et une ordonnance de préparation H. Et il en va pour les services de vidéo à la demande exactement comme pour le reste, d’autant plus s’ils sont lancés avec les moyens des services publics.

Il n’aura donc même pas fallu six mois de plus pour atteindre l’étape suivante dans le dérapage budgétaire qu’on appelle Salto. Pour rappel, Salto n’est pas ce mouvement gymnastique que le contribuable devra effectuer pour récupérer son argent (tant le fisc lui rappellera s’il se risque à ça que salto rime avec lumbago), mais bien le nom de cette nouvelle aventure télévisuelle croustillante qu’ont lancé en août dernier les télévisions privées du capitalisme de connivence, TF1 et M6, avec les télévisions publiques de la dépense idéologique décontractée, France Télévisions.

Cette fois-ci, le succès est déjà au rendez-vous puisqu’une quantité assez rondelette d’argent public est actuellement investie dans un projet en concurrence directe avec plusieurs plateformes privées déjà massivement implantées (Netflix, Prime, …) , pour fournir quelque chose qui existe déjà de façon moins performante et de moindre qualité.

Ainsi placé sous ces auspices réjouissants, le projet Salto se déroule comme prévu, c’est-à-dire mal : les retards s’accumulent et des fissures apparaissent entre les différents co-propriétaires du concept. Manifestement, il est difficile de faire ainsi cohabiter des entreprises privées dont l’impérative de rentabilité est particulièrement prégnant avec une entreprise publique dont tout indique qu’elle est pilotée avant tout sur des objectifs idéologiques…

Du reste, les déclarations des principaux cadres de Salto laissent assez peu de doute sur l’avenir du streaming à la française. On apprend ainsi que la plateforme compte accorder une large place à la production française… Ce qui est tout sauf un gage de réussite, au moment où les autres plateformes déjà implantées ont largement lancé et commercialisé leurs propres productions locales.

Si l’on ajoute que Salto ne pourra pas accéder à certains contenus pourtant phares des chaînes actionnaires (comme Cash Investigation ou Plus Belle La Vie), qu’elle ne pourra pas s’intégrer aux « box » internet déjà présentes, et que les contenus des trois chaînes françaises sont limités à 40% de son offre totale, on se demande un peu comment cette nouvelle plateforme compte rivaliser avec les moyens réellement gigantesques que ses concurrents ont déjà mis sur la table (pour rappel, Netflix, ce sont plus de 8 milliards de dollars investis dans les contenus en 2018, contre un peu plus de 30 millions d’euros par an pour Salto, soit 0.4%).

À un milliard d’euros et 15 ans près, Salto aurait été un succès en France.

Cependant, il n’y a aucune raison de s’inquiéter pour l’argent du contribuable.

D’une part, et Delphine Ernotte, la patronne de France Télévisions, l’a clairement expliqué, pas un euro de la redevance ira dans cette inévitable sortie de route financière. On se demande comment seront trouvés les 120 millions de mise initiale au projet ; France Télévisions avait probablement gardé des noisettes dans une cave et apuré ses déficits des années passées, voilà tout.

D’autre part, il ne faut jamais oublier qu’avec l’État comme patron, on peut tout se permettre, y compris martyriser les concurrents en utilisant les prétextes les plus bidons, ce que ne se prive certainement pas de faire la même Delphine dont l’épaisseur idéologique autorise toutes les acrobaties (y compris le salto, donc) : puisque la concurrence, c’est méchant, et que Netflix, Prime et Disney Plus sont des super-concurrents donc des super-méchants, il faut absolument mettre en place un véritable « arsenal législatif » pour mener à bien la « guerre culturelle » qui va opposer le nouveau petit Français aux géants américains.

Arsenal qui consistera donc à imposer, d’une façon ou d’une autre, un certain nombre de contraintes sur les concurrents de Salto, depuis un calendrier des diffusions jusqu’à l’un ou l’autre partenariat qu’on devine immédiatement pertinent et fructueux.

En substance et moyennant une nouvelle batterie d’interdictions, de limitations et de contraintes, on va s’assurer que les productions franco-françaises que les Français ne regardent plus mais payent de leur redevance soient aussi présentes sur les plateformes qu’ils ont choisies et payent volontairement. Le spectateur français, qui croyait enfin pouvoir se débarrasser des torrents de niaiseries, de propagandes et de téléfilms flous, mal cadrés, aux dialogues boiteux et aux performances d’acteurs médiocres, en sera pour ses frais puisqu’il sera poursuivi des assiduités d’Ernotte et de son arsenal législatif.

Bien évidemment, on sait déjà comment tout ceci va se terminer : ce nouveau bricolage du capitalisme de connivence et des finances publiques, mélange de la carpe et du lapin, va, à l’instar de ces séries françaises à rallonge, se prolonger dans les affres d’un mauvais scénario aux rebondissements téléphonés, empiler déficits sur déficits en proposant un contenu sans intérêt, regardé par un nombre amusant de spectateurs qui permettra essentiellement aux éternels chevaux de retour de l’audiovisuel français de continuer à toucher leurs subventions.

Soyons clairs : l’audiovisuel n’a jamais eu besoin de l’État, ni en France ni ailleurs. Les sommes colossales que l’État consacre à ce domaine montrent surtout que c’est bien l’État qui a besoin de l’audiovisuel et sa capacité de diffusion idéologique, de propagande.

De la même façon, si Ernotte et le gouvernement s’agitent ainsi pour essayer de prendre pied dans le monde de la vidéo à la demande, c’est pour les mêmes objectifs : cette « guerre culturelle », c’est en réalité l’éternel combat de cette clique qui ne vit que par la ponction forcée sur les citoyens et qui ne peuvent donc tolérer que le marché, c’est-à-dire l’agrégat des désirs de ces derniers, ait ainsi signé la disparition de la télévision d’État telle qu’elle existe depuis l’ORTF.

Abdiquer maintenant, c’est admettre qu’ils ont perdu et que non, décidément, les Français n’ont que faire du service public de télévision et de ses programmes globalement inutiles.

Le combat sera donc âpre, et, bien entendu, à vos frais.

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Source : http://h16free.com/2020/01/15/65190-comme-prevu-salto-va-couter-un-pognon-de-dingue-pour-rien


La guerre d’Hidalgo contre les VTC profite au concurrent chinois

lundi 13 janvier 2020 à 09:00

Les élections municipales approchent. Dans certaines villes françaises, c’est une véritable bousculade de candidats tous plus hétéroclites les uns que les autres ; l’arrivée de Schiappa dans la course à la mairie de Paris donne d’ailleurs une excellente mesure du niveau de sottises que cette échéance électorale nous promet. Dans cette troupe de clowns à roulettes, Anne Hidalgo ne perd pas le nord.

C’est ainsi qu’au milieu de ses inévitables promesses démagogiques – la dernière en date étant, après avoir finalement repoussé la gratuité totale des transports en commun, leur gratuité pour les moins de 18 ans (dont les parents votent, ne l’oubliez pas) – on continue d’observer les attaques permanentes d’elle et son équipe pour lutter, pied à pied, contre toute velléité de la nouvelle économie de prendre place à Paris.

Il est aisé de se souvenir de ses nombreuses saillies contre AirBnB, l’entreprise américaine de location de bien meublés contre laquelle la maire de Paris se démène régulièrement, épaulée en cela par un frétillant Ian Brossat, ouvertement communiste, dont les petits couinements stridents à chaque évocation de cette plateforme numérique parviennent à fissurer les flûtes de champagne des réceptions parisiennes auxquelles lui et ses coreligionnaires municipaux ne manquent pas de traîner entre deux décrets d’interdiction.

Il sera aussi facile de rappeler les homériques batailles de la même fine équipe contre Amazon, accusée tour à tour de saboter le petit commerce (de livres) et de trop favoriser le petit commerce (de livraisons), la cohérence d’ensemble du discours reposant à la fois sur une inculture économique crasse et sur un anti-américanisme des plus épurés que l’intelligentsia française cultive avec une obsession presque touchante à coup de tweets rageurs sur des iPhones flambant neufs en provenance directe de sweat-shops asiatiques.

De la même façon, il ne s’est guère écoulé un mois sans qu’une tentative de museler les plateformes VTC ne fasse son apparition aussi bien au niveau national qu’au niveau municipal : comme pour les locations AirBnB dont la corporation hôtelière française, conservatrice, arquée sur de vieux principes et pas trop apte à l’adaptation, a juré la perte, les VTC sont devenus de fait les cibles faciles de toutes les vexations circulatoires des grandes mairies françaises, tant leur concurrence frontale avec la corporation des taxis a chamboulé les vieilles habitudes et les facturations pratiques.

Faisant assaut d’inventivité, l’équipe municipale de Paris aura donc multiplié les appels à de nouvelles régulations (lire « interdictions » et « taxations ») sur des motifs allant du prétexte écologique (les flottes VTC polluent, et ont des filtres à particules « trop souvent dysfonctionnels », c’est évident, pas comme les bus municipaux et leur conso pépère à 31 litres/100 km aux filtres toujours propres) jusqu’aux explications loufoques (la mairie de Paris sera en mesure de réaliser une meilleure application numérique que celle utilisée par les VTC, oui, bien sûr).

Cependant, cette dure lutte contre les VTC de plateformes essentiellement américaines ne s’étendra pas au point d’amoindrir les espoirs de pénétration de certaines firmes chinoises sur les mêmes marchés franciliens : si la guerre ouverte contre Uber est depuis longtemps déclarée, dans les esprits et dans les actes par tout ce que la capitale compte de bobos socialistes, il en va différemment lorsqu’une firme chinoise investit la place. On apprend en effet que Caocao, acteur chinois de la mobilité, lance son service de VTC à Paris en arguant de son côté « écologique », imparable argument à la mode du moment.

Pensez donc : ses véhicules sont hybrides voire totalement électriques, ce qui revient quasiment à dire qu’ils ne polluent pas (ah bon ?) et permet donc à l’équipe municipale parisienne de valider l’implantation du Chinois dans la capitale, youpi youpi. En plus, tout le monde sait que, contrairement à Uber, Amazon ou AirBnB, les Chinois ont une conscience écologique chevillée au corps ce qui garantit que leurs entreprises sur le sol national pourront recevoir un accueil nettement plus chaleureux que ces Américains pollueurs.

C’est évident.

C’est d’ailleurs tellement évident que ce qui se joue à l’échelle de Paris se joue aussi à l’échelle de la France où l’on retrouve les mêmes présupposés anti-américains légèrement passéistes, visibles en creux lorsqu’une startup comme Dejbox se fait racheter par Carrefour, ce qui permet au secrétaire d’État au numérique, Cédric O, d’afficher son contentement. Eh oui, quand c’est Uber Eats ou Deliveroo, c’est mal, c’est de l’emploi précaire mal rémunéré, de l’exploitation de l’homme par l’homme. Mais lorsque c’est Carrefour, finalement, ça le fait.

Bien évidemment, on ne s’étonnera pas de l’absence totale de réaction de la presse qui aurait pu se demander, n’aurait été son idéologie pro-étatiste rabique, pourquoi une maire ou un secrétaire d’État pouvaient à ce point se réjouir de ce qui ne les regarde finalement pas.

En effet, il n’appartient en rien à Hidalgo de déterminer quels concurrents ont le droit de travailler ou pas sur le sol parisien : la responsabilité de l’équipe municipale devrait se cantonner à la gestion de l’infrastructure citadine (ce qu’elle fait fort mal), y assurer hygiène et sécurité pour les citoyens qui y paient des taxes (c’est un ratage complet) et garantir l’attractivité de la ville tant pour les entreprises que ses habitants, ses touristes et ses commerçants (c’est encore un échec cuisant). De la même façon, le maroquin de l’appendice ministériel qui dégoise sur Carrefour ne devrait même pas exister : les missions régaliennes de l’État sont clairement définies, et traficoter du numérique, bricoler de la startup, s’enthousiasmer pour un grand groupe de distribution alimentaire n’est absolument pas dans ses attributions, même pas en rêve, même pas sur un malentendu.

La France est maintenant ce pays où il est devenu parfaitement normal que les politiciens s’insinuent partout, distribuent les bons et les mauvais points dans les domaines où ils n’ont rien à faire, rien à dire et où ils ont déjà, par le passé et de façon systématique, amplement prouvé leur capacité de nuisance.

La France est maintenant un pays où la notion même de concurrence entre différents acteurs privés du marché est devenue absolument insupportable, pour ces politiciens et une part grandissante de la population qui, encore pire, réclame ces interventions à grands cris en refusant de voir la facture, de plus en plus monstrueuse (en dette, en lourdeurs administratives, en chômage), qui lui est présentée ensuite.

Oui, ce pays est foutu.

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Source : http://h16free.com/2020/01/13/65175-la-guerre-dhidalgo-contre-les-vtc-profite-au-concurrent-chinois


[Redite] Les Français fuient-ils la France ?

dimanche 12 janvier 2020 à 11:00

Article initialement paru le 11.01.2019

Il y a un an, un petit billet panoramique revenait sur la tendance avérée d’une expatriation de plus en plus fréquente pour les Français. Depuis, la situation n’a guère évolué : l’attractivité du pays reste toujours aussi ouverte à débat, notamment pour les générations jeunes qui se lancent actuellement sur le marché de l’emploi, entre deux ou trois grèves et mouvements sociaux et alors que les impôts et les taxes n’ont jamais été aussi élevés.

L’envie d’aller voir ailleurs est d’autant plus forte qu’on sent, dans tout le pays, cette volonté de ne surtout pas résoudre les problèmes les plus prégnants (sécurité, frein à l’emploi, inégalités en droit flagrantes selon qu’on est dans le public ou le privé, coupable ou victime, etc.) pour s’attacher à « résoudre » avec un brio discutable des problèmes créés de toute pièce et parfaitement accessoires…

Certes, il y a les Gilets Jaunes. Certes, l’Europe semble un peu partir en sucette avec cette petite histoire de Brexit et d’Italie récalcitrante. Certes, les indicateurs économiques ne sont pas bons, le chômage ne diminue pas des masses et les tensions mondiales, européennes et nationales ne semblent pas s’apaiser. Certes. Mais au moins, la France reste ce pays accueillant où il fait bon vivre et on l’on se presse pour profiter de ses richesses.

Ce qui n’empêche pas les uns et les autres de s’interroger sur le nombre pourtant grandissant de Français qui choisissent d’aller vérifier ailleurs si, par hasard, l’herbe ne serait pas plus verte.

La rumeur voudrait en effet que d’autres pays existent où l’on ne meurt pas dans les rues de n’avoir pas reçu de soins, où l’on trouverait malgré tout des emplois normalement payés malgré une protection sociale forcément diaphane, où les retraités ne seraient pas tous réduits à la plus sordide mendicité. Dès lors, pour ces Français hardiment aventureux (et probablement bercés par les sirènes enivrantes d’un capitalisme turbolibéral apatride et propagandiste), l’affaire devient tentante, les poussant à aller explorer ces contrées mystérieuses sans gréviculture bi-annuelle, syndicalisme rabique et ponctions fiscales invasives et cancérigènes.

Et, de petits paquets de Français frétillants en petits paquets de Français s’expatriant, on finit par obtenir de jolis nombres d’une émigration qui finit par se voir dans les chiffres officiels torturés manipulés avec soin par notre INSEE nationale. Le constat apparaît alors dans toute sa splendeur gênante : il semblerait bien que les Français fuient la France.

Oh, bien sûr, les démographes, les statisticiens et les politologues se gardent bien de tirer cette conclusion des soldes migratoires : en rappelant que se nichent dans les données de l’INSEE tout un tas de petits biais statistiques, on en arrive à la conclusion que s’il y a un solde migratoire négatif (la France se vide de ses Français), ce n’est pas vraiment grave, même lorsque les chiffres d’expatriation augmentent, même lorsque le nombre de Français qui s’enregistrent aux Consulats ne cesse d’augmenter, même lorsque les sondages, réalisés par les instituts statistiques ou lors des recensements, indiquent bien qu’un nombre croissant de nos compatriotes vont voir ailleurs s’ils y sont.

Prudents, ils se contenteront de rappeler que les prochaines années, et les prochaines recensements, permettront de trancher pour savoir si c’est une tendance ou si c’est juste une petite perte passagère d’attractivité.

Comme si les articles, que la mémoire fidèle d’Internet conserve religieusement, ne s’empilaient pas tous dans le même sens : non seulement, les Français s’expatrient, mais ils ne sont pas nombreux à revenir loin s’en faut ; ainsi, un nombre croissant part pour éviter le chômage, ou simplement parce que leurs compétences ne sont plus accessibles ou pas assez bien payées en restant au pays. Si l’on y ajoute le fait que revenir en France est un véritable parcours du combattant administratif noyé dans la bureaucratie franchouillarde et kafkaïenne, on comprend que, non non, ce n’est pas un biais statistique mais bel et bien une tendance de fond : les Français fuient leur pays.

Franchement, on se demande bien pourquoi.

Tout le monde sait pourtant que ce pays de Cocagne est envié par tous à tel point qu’on se bouscule à ses frontières ! Ou presque : en fait, lorsqu’on demande aux expatriés où ils veulent se rendre, ce n’est pas la France qui arrive en premier, loin s’en faut. Dans une étude de HSBC qu’on pourra compulser fébrilement, on se rend compte que la France n’arrive même pas dans le top 10.

Pourtant, le pays a tellement d’atouts qu’on se demande ce qui peut bien pousser tous ces gens productifs à s’en aller, et tous les autres à ne pas y venir… Tenez, prenez les dernières dispositions dont on parle dans les milieux bien informés, les ministères affairés et les administrations bien en cour : comment ne pas voir tout l’intérêt que peut avoir, pour l’investisseur, le pensionné, le jeune diplômé ou l’entrepreneur de venir s’installer en France, d’y passer sa retraite ou d’y développer son activité alors qu’on est justement en train de tout faire pour rendre l’héritage plus attrac… heu pardon pour taxer encore plus l’héritage, bien que la France soit l’un des pays du monde où il est déjà le plus taxé ?

Eh oui : puisque la taxation forcenée de l’héritage a déjà donné d’excellents résultats par le passé, qu’il démontre tous les jours son pouvoir d’attraction sur les gens de tous horizons et de tous les pays, il serait idiot de ne pas passer la démultipliée et d’en rajouter une couche, n’est-ce pas ?

Pour le jeune diplômé, l’entrepreneur, l’investisseur qui veut se lancer, quoi de plus attractif qu’apprendre qu’une nouvelle vague de taxations est déjà dans les tuyaux ministériels ? Et puis, quel plaisir de savoir qu’on va, un jour, être si honteusement riche qu’on fera partie des 20% de chanceux qui continueront à payer leur taxe d’habitation ?

Et puis, il faudrait vraiment être fou pour ne pas devenir propriétaire en France : tout y est fait pour favoriser la propriété privée, inciter le développement et l’initiative personnels ainsi que la prise de risque capitaliste et son pendant, l’enrichissement qui permettra de créer des emplois ! D’ailleurs, c’est bien simple : tout est si favorisé, si incité et si encouragé qu’il faut, depuis le premier janvier de cette année et pour les propriétaires immobiliers dans un nombre croissant de villes, disposer d’un authentique « permis de louer » délivré par notre belle administration pour pouvoir faire ce qu’on veut de son bien immobilier.

Devant ces éléments, et alors que l’avalanche de ponctions diverses se fait déjà entendre au son sourd et grave du « On Ne Touchera Pas Aux Dépenses Publiques » et du « C’est Gratuit C’est L’État Qui Paye », il devient vraiment difficile d’expliquer le comportement de ces Français qui quittent leur pays par milliers. Ou, a contrario, il ne vient guère qu’une pensée, simple et résumée ainsi :

Fuyez. Ce pays est foutu.

epic fail

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Source : http://h16free.com/2020/01/12/65147-redite-les-francais-fuient-ils-la-france


L’humour subversif est-il mort en France ?

vendredi 10 janvier 2020 à 09:00

Sur le plan sociétal, les tendances américaines sont souvent une bonne illustration de ce que l’Europe va subir quelques décennies plus tard. Les dernières ont placé les États-Unis sous le sceau de la montée en puissance des thématiques communautaristes (féminisme, multiculturalisme, etc.), qui ont amplement pris pied dans les débats occidentaux au point de souvent les encombrer voire de les paralyser. Cependant, les choses évoluent…

L’arrivée d’un Trump à la Maison-Blanche est probablement le signe le plus saillant de cette évolution où la parole avait été de plus en plus corsetée par des ligues de vertu autoproclamées ainsi que des réseaux sociaux à l’agressivité croissante pour les déviants et ceux qui ne pensent pas « comme il faut », et qui se libère progressivement.

Il y a quelques jours (le lundi 6 janvier), c’est le discours de Ricky Gervais pour l’ouverture des Golden Globes Award qui a justement agité les médias pour son ton résolument décalé avec ce qu’Hollywood produit habituellement. Dans une courte succession de vannes et de piques à l’encontre des stars du moment présentes à la cérémonie retransmise en direct, l’hôte s’est véritablement déchaîné en rappelant quelques vérités :

<script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8">
(Une version sous-titrée en français est visible ici)

De façon étonnante, ce qui est le plus drôle dans les saillies de l’humoriste britannique repose essentiellement sur une évidence : même si c’est présenté de façon amusante, il devrait être en effet évident que non, les célébrités du show-business n’ont en réalité aucune espèce de préséance morale vis-à-vis du reste de la population ; leur célébrité ne devrait pas donner à leurs opinions davantage de valeur que l’opinion de n’importe quelle autre personne. Leur exposition médiatique devrait même, au contraire, leur imposer une certaine humilité et une saine prise de distance avec tout positionnement politique tranché.

D’autant plus que, comme le remarque Gervais et d’autres avant lui, ces mêmes célébrités sont souvent assez mal placées pour donner des leçons de bienséance, de bonne tenue ou de moralité : entre les distributeurs de moraline dont l’instruction (y compris scientifique) ne surpasse pas toujours celle de Greta Thumberg qu’elles prennent souvent comme référence, et leurs accointances pas toujours reluisantes (Gervais cite l’exemple d’Epstein, mais l’ouverture du procès Weinstein en est un autre), tout ceci montre que ces célébrités ont une forte propension à dégoiser des âneries quand elles ne déploient pas une souplesse quasi-olympique pour s’accommoder d’us et coutumes carrément criminelles.

Avec ce discours corrosif, Gervais sert ici de canari dans la mine puisqu’il montre, en creux, à quel point le politiquement correct, l’autocensure et la moraline ont envahi tous les discours et toutes les têtes célèbres. Qu’il faille un humoriste britannique, qui plus est dans sa dernière prestation, pour rappeler quelques évidences bien senties sans immédiatement déclencher des huées haineuses un peu partout montre à la fois le talent de l’hôte et l’incroyable perte de repères et de liberté d’expression que les ligues de vertu ont réussi à instaurer dans tout le paysage médiatique.

Et toujours par contraposée, ce qui se passe aux États-Unis met en lumière ce qui se passe, ou plutôt ce qui ne se passe pas encore en France, ou encore bien trop rarement : là où, d’un côté de l’Atlantique, on peut encore entendre un son de cloche différent, où la liberté d’expression est constitutionnellement garantie par le premier amendement, le continent européen en général et la France en particulier semblent s’enfoncer avec un délice éhonté dans l’auto-censure puis la censure assumée voire le politiquement correct le plus compact imposé par une clique médiatique et politique de plus en plus violente.

En plus des dérives de plus en plus nombreuses et de plus en plus évidentes dans le pays — la dernière en date du fait d’Anne Hidalgo qui réclame, pour des motifs parfaitement idéologiques et en toute décontraction, la suppression d’une campagne publicitaire pourtant parfaitement légale mas pas à son goût, et se fait heureusement débouter en justice — il suffit de voir ce qui agite régulièrement la sphère médiatique française pour se convaincre qu’il y a bien un problème de liberté d’expression au pays des Lumières.

Il y sévit ainsi, très régulièrement, des groupes de pression qui ont tôt fait de faire taire ceux qui ont l’impudence de sortir des clous de la bien-pensance : depuis ces collectifs prétendûment citoyens dont le but affiché (combattre la haine sur les réseaux sociaux) se traduit par des déchaînement trop souvent haineux vis-à-vis de ceux qui osent ne pas penser comme eux, jusqu’aux habitués de la poursuite en justice grâce aux lois mémorielles et crimes « d’incitation à la haine » dont les définitions et contours sont chaque jour plus flous, l’actualité se remplit quotidiennement d’atteintes toujours plus fortes à la liberté d’expression.

L’atteinte est maintenant si forte, si grossière, si visible et si insupportable qu’on commence à entendre des voix dissidentes : Frédéric Beigbeder semble en avoir fait un livre grinçant qui irritera sans doute les petits adjudants de la pensée formatée comme Demorand, et même un Riss de Charlie Hebdo, pourtant à peu près inattaquable par le Camp du Bien, se plaint ouvertement de ces nouvelles formes de censure débridées…

C’est probablement à cause de cette étouffante chape de moraline que certains rares humoristes ont, en France, choisi d’éviter autant que possible d’entrer dans le moule du politiquement correct (on peut citer Blanche Gardin, dans une certaine mesure ou Walter). Mais en pratique et comme le souligne justement Walter, l’écrasante majorité des humoristes est résolument pour le politiquement correct, pour les combats menés par les Social Justice Warriors et pour qu’on musèle, au moins par la pression des réseaux sociaux si ce n’est par la loi, les voix dissidentes, les opinions décalées et notamment ceux qui ont des positions nuancées et – ô affront – pas dans le sens général.

Ces humoristes (qu’on retrouve un peu partout dans les médias subventionnés ou, pire, publics) n’ont rien d’esprits libres et se retrouvent plus souvent qu’à leur tour à répandre la « bonne parole officielle » en se moquant des déviants de façon souvent cruelle et avec un talent fréquemment microscopique.

Il ne faut pas se leurrer : l’aspect rafraîchissant des humoristes comme Ricky Gervais outre-Atlantique, ou Walter et quelques autres de ce côté-ci de l’océan provient bel et bien de cette lutte qu’ils mènent contre ce politiquement correct étouffant, ces groupes militants nécrosant et cette caste jacassante asphyxiante.

Dans ce tableau, il est loin en France le temps où les humoristes fournissaient l’arme du rire subversif contre les puissants… Souhaitons que la tendance américaine qu’on observe actuellement prenne pied dans notre pays.

Il est plus que temps.

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Source : http://h16free.com/2020/01/10/65154-lhumour-subversif-est-il-mort-en-france


Et maintenant, interdisons aussi les terrasses chauffées

mercredi 8 janvier 2020 à 09:00

La lutte contre les changements climatiques ne cesse d’apporter son lot de surprises quasi-quotidiennes. À peine remis d’apprendre, dans une cohérence onctueuse, que le réchauffement qui nous arrive dessus à la vitesse d’un train SNCF en décembre va probablement provoquer une baisse de température en Europe, voilà qu’on décide sans sourire que la lutte contre les effets délétères de ces changements passera par une interdiction des terrasses chauffées dans certaines villes de France.

Et c’est Rennes, fleuron de la Socialie punitive, qui a ouvert le bal des prohibitions en prétextant de la transition écologique pour interdire enfin les affreux dispositifs de chauffage de terrasse, jugés trop énergivores et néfastes pour la planète par ceux qui ne les payent ni n’en profitent.

Or, si pour certaines villes, l’âpre lutte anti-confort des écologistes est déjà engagée comme à Paris où les militants EELV tentent par tous les moyens de faire interdire ces machineries chauffante du diable, d’autres capitales provinciales n’en sont encore qu’au stade des réflexions qui seront, soyez en sûr, promptement suivies d’actes tant ce domaine de préoccupation des équipes municipales est nettement plus motivant que (au hasard) la salubrité, la sécurité ou la bonne santé financière des villes dont elles ont la gestion.

C’est ainsi qu’on voit fleurir des arguments en faveur de ces nouvelles bordées d’interdictions pour le moment municipales et, certains l’espèrent déjà, nationale un jour au moyen de l’une de ces lois mitonnée avec l’absolue certitude que le bien de la planète – qui passe toujours avant celui des individus, ne l’oubliez pas – ne peut s’affranchir d’une nouvelle restriction de libertés.

Pour certaines villes, l’affaire est entendue : le climat est déjà favorable pour les cités méditerranéennes et ce n’est pas un petit vent frais d’hiver qui devrait empêcher les gens d’aller en terrasse. Au pire, les clients peuvent toujours réclamer une couverture (qui sera éventuellement fabriquée en matériaux recyclés), et ceux qui ont choisi la terrasse pour fumer en seront pour leurs frais – après tout, cette détestable habitude devant être combattue, on se demande même si les cafetiers et restaurateurs, plutôt que chauffer leur terrasse pour ces encombrants fumeurs , n’auraient pas intérêt à l’arroser régulièrement…

Et puis quelle idée de réclamer ainsi d’avoir chaud en hiver et frais en été ! Non seulement, c’est là une marque claire d’un consumérisme détestable, qui utilise honteusement les facilités accordées par le capitalisme, le progrès et les technologies de plus en plus avancées (ce qui constitue déjà un péché de luxure, au moins), mais en plus tout ceci participe évidemment à détraquer le climat dont on vous a dit et répété qu’il va devenir plus chaud à coup de vagues de froid.

Tous ces arguments ne laissent aucun doute : les terrasses chauffées seront bientôt une chose du passé.

Peu importe ici que certains clients (une majorité, semble-t-il) réclament pourtant ce petit confort. La mode du moment a officiellement jugé tout ceci répréhensible et ces goûts condamnables : réclamer ainsi ne pas subir les outrages de la nature, c’est vouloir s’affranchir de l’indispensable pénitence qu’être humain devrait imposer. Et si les écolos ont encore des habits et chauffent encore leurs domiciles, ce n’est que parce qu’ils cèdent aux impératifs sociaux du moment ; gageons que, dès qu’ils le pourront, ils s’affranchiront de ces luxes inouïs.

Peu importe aussi que la disparition de ces terrasses chauffées signifie mécaniquement une baisse de chiffre d’affaires pour les restaurateurs et autres cafetiers, qui devront en hiver se contenter de leur salle couverte, souvent plus étroite que leur terrasse pourtant payée à prix d’or. De toute façon, la France, en pleine transition écologique, n’a que faire de ces richesses-là, et pourra fort bien s’accommoder de la suppression des emplois qu’entraînera cette baisse de chiffre d’affaires. La Nation Du Combat Climatique ne reculera certainement pas devant un ou deux petits sacrifices, n’est-ce pas.

Enfin, il faut interdire ces abominables terrasses chauffées parce qu’il n’existe bien évidemment aucune alternative crédible, mis-à-part peut-être une solide taxe supplémentaire : peu importe ici que cette nouvelle interdiction s’inscrive dans la tendance lourde du moment qui utilise la peur millénariste actuelle que le ciel nous tombe sur la tête. L’impudence de certains établissements mérite d’être châtiée et le fun, le confort, le plaisir ou la possibilité même d’une existence douillette doivent être combattus aussi souvent, aussi durement que possible ; il ferait beau voir que certains seraient en proie aux affres du doute et de la peur d’un lendemain fantasmé forcément désagréable alors que d’autres pourraient naïvement grignoter un chèvre chaud en terrasse au mois de décembre, en toute tranquillité et en y prenant même du plaisir, nom d’une pipe !

Il a été décidé que le climat se déréglait, et il est donc inutile de discuter, scrogneugneu.

Alors que les océans refusent obstinément de monter, que les glaces ne fondent ni plus ni moins que d’habitude, que les catastrophes climatiques et la pollution font de moins en moins de victimes, que les températures refusent de monter et qu’on commence subrepticement à nous préparer psychologiquement à ce qu’elles baissent même un peu, voilà une petite partie du pays, minoritaire mais particulièrement bruyante, qui entend maintenant imposer ses phobies et sa morale puritaine à base de non-fun concentré à tout le reste de la population.

Le plus incroyable est que cette peur ridicule fonctionne si bien qu’elle a été récupérée avec brio par toute une coterie de politiciens aussi vils que méprisables : grâce à elle, ils ont là une source inépuisable d’excuses pour justifier toutes les interdictions, toutes les taxes, toutes les avanies qui leur permettent de rester au pouvoir.

Dans ce schéma, l’interdiction des terrasses chauffées n’est qu’un énième renoncement, un pied dans la porte supplémentaire poussé par les ayatollahs verts afin de corseter la société comme ils l’entendent. Ce n’est qu’une étape, un jalon de plus vers une société de pénitence et de privations continues qu’ils frétillent de voir appliquée.

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Source : http://h16free.com/2020/01/08/65131-et-maintenant-interdisons-aussi-les-terrasses-chauffees