PROJET AUTOBLOG


Hashtable

Site original : Hashtable
⇐ retour index

Loi d’orientation des mobilités : en marche vers les ronces et le fossé

lundi 29 octobre 2018 à 09:00

J’en parlais en mai dernier : le gouvernement travaille d’arrache-pied pour votre mobilité, au sens propre comme au figuré. Au propre, vous pouvez compter sur lui pour vous péter les jambes, vous payer un fauteuil roulant, vous y installer et le pousser ensuite (éventuellement du haut d’une falaise) afin de se faire mousser sur sa belle capacité à vous « aider ». Au figuré, parce qu’il continue, vaille que vaille et surtout coûte que coûte, de produire de la loi comme Herta des saucisses industrielles.

En mai déjà, je m’étonnais qu’on puisse consacrer du temps à pondre de la loi sur des sujets aussi loin des préoccupations de tous les jours : pour nos députés, il apparaît ainsi indispensable de se pencher sur la rémunération des « covoitureurs », sur la façon dont il faut absolument encadrer tout ceci, voire – accrochez-vous bien – le subventionner, des fois que le bonheur mobile ne soit plus qu’un à un cerfa ou deux près.

Il ne semble venir à l’esprit d’aucun de ces membres du gouvernement ou des députés que les problèmes qu’ils entendent aggraver résoudre pourraient avoir été causés par les sabotages travaux d’un gouvernement ou d’une législature précédente, qu’il faudrait plutôt détricoter plutôt qu’entériner de la sorte. Ceci explique sans doute pourquoi on cherche maintenant à distribuer des chèques et du pognon gratuit des autres à certaines familles françaises pour compenser la hausse vertigineuse du coût de l’essence, hausse directement liée à celle des taxes et accises imposées par (je vous le donne en mille) l’une de ces brochettes de frétillants parlementaires et autres membres du gouvernement.

Rassurez-vous : ce que vous ressentez jusqu’à présent n’est qu’un sentiment de foutage de gueule. Pour la vraie marchandise, il faudra se reporter au projet de Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) qui devrait être débattu au Parlement au plus tard au début du printemps 2019 et qui comporte déjà plus de 70 pages en 29 articles du sabir habituel.

70 pages, c’est autant d’occasions de faire absolument n’importe quoi, n’importe comment, et de déclencher une belle série de catastrophe, ce que confirment les premières lectures.

Passons rapidement sur l’introduction d’une bonne dose de capitalisme de connivence sans lequel la République ne serait plus vraiment elle-même, avec la disparition plus ou moins volontaire des barrières de péages aux autoroutes – remplacées par une nouvelle vignette qui ne sent pas du tout la petite taxe en embuscade ; il est tout à fait rassurant qu’un outil privé soit ainsi sponsorisé par le public. Les expériences passées nous rassurent tout de suite sur les résultats futurs. Détendez-vous.

Plus intéressant, notons la présence d’un « forfait mobilité » de 400 euros qui sera versé par les entreprises publiques ou privées qui le veulent. Cet argent, provenant directement du cul d’une licorne (particulièrement mise à contribution actuellement), sera défiscalisé, sans charges sociales et permettra d’aider les salariés qui viennent à vélo ou en covoiturage. Là encore, détendez-vous, tout ceci est forcément gratuit d’autant qu’ici, ce n’est pas l’État qui paye mais les entreprises. Mais si, puisqu’on vous le dit.

Ce n’est pas tout. Vous allez continuer à pouvoir vous détendre de plus en plus !

Comme prévu, le législateur va réguler ce fameux covoiturage et en demander plus de transparence afin de, je paraphrase à peine, « éviter que ce mode de transport ne devienne une source de bénéfice pour le conducteur ».

Ouf. Nous l’avons échappé belle !

Un peu plus, et le Français risquait de gagner de l’argent avec une activité légale, banale et bénéfique pour tous ! Grâce à l’intervention musclée du législateur, il va bien vite retourner à son état de cloporte mendiant de subventions.

Que serait une loi sans une nouvelle taxe ? Une erreur, un ratage, une consternation législative, à tout le moins ! La LOM évite brillamment cet écueil puisqu’elle envisage une nouvelle taxe sur les cartes grises. Probablement pour compenser leur totale gratuité, je présume. Et puis, trois euros par certificat, c’est une broutille (qui n’est même pas encore gravée dans le marbre). Arrêtez donc de vous plaindre et détendez-vous mieux.

Ah, ces députés ! Qu’ils sont taquins !

L’apothéose est tout de même atteinte lorsque nos vaillants législographes s’attaquent – une fois n’est pas coutume – à un réel problème de société : cet enquiquinant sentiment d’insécurité qui préoccupe un paquet de nos vaillants sociologues-experts-philosophes et autres élus conscientisés. Apparemment, ce sentiment semble particulièrement aigu pour les femmes seules qui attendent le bus et il a même tendance à se doubler d’une couche de harcèlement sexuel (notez qu’il ne s’agit pas d’un sentiment de harcèlement dans ce cas).

Pour lutter contre ce fléau, nos députés ont une parade ma foi assez subtile : le gouvernement propose de généraliser l’autorisation pour les femmes et les personnes seules à descendre d’un bus quand elles le veulent pour être plus proche de leur destination finale. Eh oui : pas de descente à un arrêt mal famé, pas de harcèlement, le sentiment d’insécurité laisse place à un solide sentiment de « je rentre chez moi en contournant le problème ».

Franchement, c’est une solution géniale, un peu comme si on interdisait le téléphone portable en classe pour éviter que les garnements ne se filment en train de menacer, tabasser, voler ou violer des profs ou des élèves, n’est-ce pas. Cette idée d’éviter subtilement les endroits à risque est une façon particulièrement finaude d’appliquer un #pasdevague malin !

En revanche, il ne semble toujours pas venir à l’esprit de nos pondeurs de lois monomaniaques l’idée de favoriser vraiment les déplacements personnels, les taxis, les VTC ou même le covoiturage (soyons fous) en diminuant les taxes sur l’essence, en simplifiant les démarches administratives ou la fiscalité et les taxes sur ce genre de métiers, voire (soyons carrément dingues) de lutter directement contre les endroits mal famés, les trottoirs trop étroits et autres racailles urbaines aux discours, mains et mœurs un tantinet déplacés, par une application stricte des lois et règlements déjà en vigueur dans ce pays depuis des lustres.

Non. Réclamer ainsi que les députés et le gouvernement arrêtent enfin la fanfreluche législative, qu’ils arrêtent enfin leur onanisme intellectuel débridé qui rappelle les pulsions d’un teckel sous coke, qu’ils se concentrent enfin sur le simple respect des lois actuelles, l’application du bon sens, une vraie simplification du corpus légal monstrueux du pays, qu’ils libèrent enfin les énergies des entreprises et des particuliers écrasés d’impôts, de charges bureaucratiques invraisemblables et de contraintes administratives débilissimes, réclamer tout ça, ce serait bien trop réactionnaire, mon brave.

On va plutôt faire une petite loi pour autoriser les gens à quitter le bus avant l’arrêt.

Et créer une petite taxe, bien sûr.

J'accepte les BCH !

qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6

Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
BCH : qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6
 

Source : http://h16free.com/2018/10/29/62100-loi-dorientation-des-mobilites-en-marche-vers-les-ronces-et-le-fosse


[Redite] Youpi, une jolie vignette automobile éco-espionne !

dimanche 28 octobre 2018 à 11:00

Article initialement paru le 25.10.2017

Il y a un an, je me penchais sur une superbe invention de nos génies français en matière de taxation automobile : une vignette connectée.

L’idée était, comme d’habitude, de fliquer, de pister, de renifler l’automobiliste sous toutes ses coutures afin d’en taxer la moindre habitude après l’avoir copieusement culpabilisé sur son type de conduite, a priori pas compatible avec Gaïa. Avec les récentes déclarations imbéciles du gouvernement sur les hausses de taxes d’essence, le projet prend décidément forme : la guerre à la voiture, instrument d’enrichissement individuel ou familial, est lancée.

Aujourd’hui, les enfants, nous allons aborder un sujet très important que nous n’abordons pas souvent en République du Bisounoursland : la pollution. C’est vraiment un mal très vilain qu’Etat-maman s’emploie à combattre et que, grâce à vos efforts à tous, mes petits chéris, nous arriverons à faire disparaître ! Mais pour cela, il va falloir s’attaquer à une grosse méchante source : les voitures !

Eh oui, mes petits chérubins : regardez autour de vous ! Il n’y a aucun doute possible, nos grosses voitures proutent du méchant mazout cramé en roulant. Ce n’est vraiment pas gentil pour Notre Mère La Terre qui nous accueille et nous nourrit ! Oh, vraiment, nous sommes méchants et sales avec nos inventions du diable, à plus forte raison quand nous les utilisons, et encore plus lorsque nous y prenons plaisir !

luke i am your car

Typiquement, un automobiliste avec une vilaine conduite agressive, pleine de méchants coups de freins, d’abrutissantes accélérations, de coups de volants intempestifs et – forcément – de coups de klaxon bruyants consommera bien sûr beaucoup plus qu’un automobiliste civil, calme, pondéré, citoyen et éco-responsable attentif à une conduite douce, mais – et on le sait moins – ce chauffard belliqueux produira bien évidemment beaucoup plus d’horribles petites particules polluantes qui viendront ensuite boucher les poumons des bébés, des femmes enceintes, des asthmatiques et de beaucoup d’autres infortunés – mais pas ceux de Christophe Maé qui pourra nous égayer encore longtemps de ses douces mélopées.

Eh oui, conduire comme un grossier personnage est non seulement dangereux mais aussi écologiquement méprisable ! Et ce n’est pas moi qui vous le dis, mes petits canards, c’est l’IFPEN !

Comment, vous ne savez pas ce qu’est l’IFPEN !? Il s’agit pourtant de l’ancien Institut Français du Pétrole, dont le nom et la mission ont évolué pour tenir compte à la fois des besoins impérieux de ne plus promouvoir le pétrole – trop cracra beurk beurk – mais plutôt les Energies Nouvelles, d’où le « EN » ajouté à « IFP » déjà présent. C’est suite à la magnifique et puissante loi Grenelle II que son nom et son statut ont été adaptés aux évidents besoins de notre siècle qui devait en finir une fois pour toute de ce pétrole brutalisant pour passer à toutes ces belles et nouvelles énergies câlines et duveteuses.

Et pour repousser tous les jours plus concrètement les assauts de la vilaine pollution méchante hors de nos belles citées piétonnes et arborées, l’IFPEN travaille sur une vignette connectée.

Oh, comme c’est mignon, cette jolie petite vignette qui viendra s’apposer sur le pare-brise de nos pesants véhicules ! Vous allez voir, vous serez conquis : il s’agit tout simplement, grâce à cette vignette hi-tech connectée, de noter en direct le style de conduite de l’automobiliste, au côté du maintenant classique numéro Crit’Air que le monde nous envie avec gourmandise.

Ainsi et comme l’explique Gilles Corde, le petit futé responsable du programme à l’IFPEN,

« En cas de conduite agressive, une lettre entre A et F s’afficherait. La couleur de la vignette pourrait aussi changer »

Attention, mes amis : ici, il ne s’agit pas d’une de ces bêtes applications mobile déjà vantées par ces sociétés commerciales à but lucratif visant très prosaïquement à économiser sur le carburant, et dont on trouve la trace dans les flottes automobiles, chez les loueurs et les grandes entreprises confrontées à des coûts de déplacement importants. Non. Ici, le but est plus élevé, que dis-je, il est même noble puisqu’il vise à redonner à Gaïa ses petites joues roses et ses jolis poumons propres !

Et quel moyen astucieux déployé ici puisqu’il s’agit de pister, au mètre et au petit coup de frein près, le comportement de nos envahissants automobilistes dont on se demande encore pourquoi le gouvernement n’a rien fait pour les interdire purement et simplement, ces petits pollueurs inconséquents ! Grâce à l’invention ingénieuse de l’IFPEN, le rêve d’un flicage d’une surveillance de tous les instants est enfin à la portée de la main puisque l’objectif affiché est de faire communiquer en temps réel cette magnifique petite vignette avec les infrastructures via une connexion RFID.

Vous l’aurez compris : ce dispositif pourrait alors conduire joyeusement à une réglementation bien solide et bien carrée des accès dans les zones à circulation restreinte. Sentez-vous, mes braves enfants, la bonne odeur de la redevance régulière, de la taxe magique, de l’amende automatique et du cerfas en triplicata ?

Eh oui : magie de la technologie bien pensée pour donner de nouveaux bras et de nouvelles mains à l’Etat pour venir prendre directement dans vos poches, grâce aux multiples données qu’elle captera des automobilistes qui l’utiliseront, la vignette connectée facilitera le monitoring des émissions polluantes sur le territoire. Par exemple, dans chaque rue, elle permettra de connaître les émissions de polluants locaux et de gaz à effet de serre liés à la circulation, et permettra de traquer les pollueurs et de les ponctionner directement sur leur compte en banque sans qu’ils aient leur mot (de pollueur-payeur) à dire.

Ah, le futur semble enfin plein de promesses ! On va bientôt pouvoir non seulement espionner chaque petit déplacement de nos concitoyens et s’assurer qu’ils ne sont pas encore à fricoter des coups pendables, mais en plus les Autorités, dans leur immense clairvoyance et leur fine compétence, sauront distribuer de la prune, du papillon, de l’amende et de la contredanse à peine l’infraction constatée.

Youpi ! On va enfin pouvoir écrabouiller sous les amendes ces cloportes roulants qui osent accélérer au feu vert, freiner au feu rouge et changer de rapport de vitesse trop tard ! Raah, bonheur !, on va enfin pouvoir assommer de taxes et de vexations ceux qui font l’affront d’utiliser leur voiture, et on va enfin pouvoir benner ces industries automobiles qui sont une véritable disgrâce pour nos yeux, nos paysages et nos emplois ! Et vous verrez, ensuite, le monde sera plus propre, plus beau, plus chantant !

Mieux encore : alors qu’on sentait bien que, le temps passant, l’argument sécuritaire s’étiolait et que les radars ne suffisaient plus à calotter vivement les chauffards derrière la tête à coup de délation forcée, on a trouvé avec cette belle vignette un argument en or puisqu’il ne s’agira plus de mesquinement sauver la vie des autres, mais bien celle des plantes, des animaux, et de la Terre toute entière !

Forcément, ça va très bien marcher !

J'accepte les BCH !

qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6

Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
BCH : qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6
 

Source : http://h16free.com/2018/10/28/62143-redite-youpi-une-jolie-vignette-automobile-eco-espionne


Prix à la pompe : le gouvernement jette de l’essence sur nos plaies

vendredi 26 octobre 2018 à 09:00

Et voilà que les prix de l’essence à la pompe atteignent des sommets. Les records tombent les uns après les autres et déjà retentissent partout les vivats de la foule, trop heureuse d’enfin constater que la France s’enorgueillit d’une telle performance ! Et puis, assurément, si les prix sont si haut, c’est que le pouvoir d’achat des Français n’a jamais été aussi pétulant, n’est-ce pas ?

Malheureusement, même lorsque tout va bien et que les bonnes nouvelles s’accumulent à un rythme si frénétique qu’il ne donne même plus le temps à notre frétillant président Macron le temps de les fêter dignement, on trouve malgré tout des gens pour bougonner d’un problème ou l’autre.

Les prix de l’essence montent en flèche, et voilà que ça râle : partout, la grogne des automobilistes se fait entendre.

Pourtant, on avait bien testé leur docilité face à la recrudescence des brigands radars automatiques qui avaient montré qu’on pouvait largement faire passer de l’extorsion pour de la lutte contre l’insécurité routière sur les lignes droites d’autoroutes dégagées.

Pourtant, on avait aussi testé leur mollesse avec l’abaissement progressif des vitesses de circulation ainsi que des réaménagements urbains hyper-créatifs au point de rendre certaines villes parfaitement impraticables autrement qu’à trottinette, engin devenu l’alpha et l’omega du sémillant trentenaire célibataire sans enfant (la femme mariée avec enfants qui doit aller faire ses courses pour la semaine peut largement aller se faire foutre, elle n’intéresse plus personne dans des centres villes devenus inabordables pour des familles normales).

Et là, surprise, voilà que cette hausse déclenche un petit prurit de nos paisibles mammifères automobiles : ils sont exaspérés à tel point que, partout en France, s’organisent des associations d’automobilistes afin de faire pression sur les autorités devant cette hausse dont l’écrasante majorité provient d’une furieuse augmentation de taxe (au-delàde 140% de taxes, ça commence à se voir) et non, comme certains ont tenté de le faire croire, d’une hausse (comparativement modeste) du prix du baril de pétrole.

À tel point que des pétitions réclamant un arrêt de ces hausses (voire un retrait d’une partie de ces taxes) recueillent de plus en plus de signatures pendant que des appels à manifestations et mobilisations se multiplient. Pour un nombre croissant de Français, ces dernières augmentations s’apparentent véritablement à du racket

just think of it as a tax

En fait, les prix sont montés trop vite ; au contraire de tous les précédents rackets auquel se livre l’Etat sur une base pluri-quotidienne, celui sur l’essence s’est un peu mieux vu parce qu’il a été trop brutal.

Peu importe que ce soit l’État qui décide déjà de plus de la moitié de votre salaire (depuis les cotisations jusqu’aux impôts en passant par les taxes, ce qu’il vous reste de votre revenu réellement libre de choix ne fait plus la majorité depuis des lustres). Peu importe que ce soit l’État qui décide de ce que vous allez faire d’une partie de plus en plus importante de votre temps, de votre argent, de vos déplacement, de vos consommations et même de vos loisirs : tout ceci est arrivé petit à petit et, comme la grenouille cuite progressivement à partir d’une eau à peine tiède dont la température n’a monté que lentement à l’ébullition, le peuple se retrouve maintenant largement ébouillanté sans qu’il s’en soit rendu compte.

Las : avec l’essence, les dernières hausses sont bien trop importantes, bien trop vite. Cela s’est vu.

Rassurez-vous cependant : devant la grogne qui monte, rien ne changera. L’État, monstre mou mais persistant, aussi faible avec les forts qu’il est fort avec les faibles, ne s’arrêtera pas en si bon chemin, surtout vu la rentabilité de ces taxes sur des consommateurs totalement captifs.

Mieux encore que captif, la doxa du moment permet de les culpabiliser sans effort, ce que ne se priveront pas de faire toute l’élite intellectuelle et le pouvoir en place, faisant ainsi passer des vessies grotesques pour des lanternes humanistes et éco-conscientisées.

Quoi de mieux qu’en appeler à la sauvegarde des générations futures, et ce même si on a largement sodomisé leur avenir à coup de dettes gigantesques introduites au trépan pétrolier ? Tout le monde sait qu’on peut survivre avec 2000 milliards de dettes certaines mais pas à un réchauffement totalement hypothétique de 1°C !

Dès lors, l’augmentation des prix de l’essence pourra se parer d’une vertu en acier inoxydable : c’est pour sauver Gaïa, mes petits amis. Et si vous avez l’impression que l’embout de la pompe ne s’enfonce pas dans votre voiture mais dans la partie charnue de votre individu, tant pis pour vous, c’est simplement parce que vous manquez de courage.

Car oui, c’est bien de courage dont se parent les tyranneaux et autres ponctionnaires en chef du gouvernement : aidés d’une transition écologique pratique pour camoufler à la fois son incompétence et son indigence budgétaire, voilà Édouard Philippe qui nous la joue « droit dans ses bottes », seul devant la tempête, le regard au loin et l’air résolu, prêt à affronter les éléments et les méchants-vilains qui s’opposent ainsi stérilement à la marche du progrès pour sauver la planète.

On ne s’étonnera pas du culot phénoménal d’un type qui a laissé la ville dont il fut maire dans un état financier lamentable et qui se révèle maintenant tout aussi toxique aux commandes du pays qu’il le fut pour pousser sa municipalité au bord de la faillite. Compte tenu de l’état consternant des finances havraises, je présume qu’il a fallu beaucoup de courage pour fuir le Havre et se réfugier à Matignon…

On s’étonnera d’autant moins de ce culot que ce Premier ministre est aidé par tout une ribambelle de thuriféraires plus ou moins zélés dans le travail de cache-misère déployé par son gouvernement pour camoufler le tabassage fiscal énergétique subit par les Français. Tout ce que « l’intelligentsia » (guillemets de rigueur) compte dans la joyeuse troupe de bobos conscientisés qui médiatisent à droite à gauche s’est levée comme un seul homme pour rappeler que, si on veut sauver Gaïa, il faudra bien payer à un moment ou un autre.

On peut s’attendre au même dévouement et au même déploiement d’âneries écoloïdes lorsqu’il s’agira de coller des péages urbains à chaque grande ville française : c’est pour lutter contre le Chat Spatial Géant Rose, il faut passer à la caisse !

Et pour ceux qui grognent vraiment fort, le gouvernement a le courage d’oser une solution encore plus crétine : on va distribuer des aides aux familles les plus nécessiteuses. Probablement parce qu’enferrer des individus dans les aides sociales est une vraie solution, probablement parce que distribuer une partie de l’argent des taxes collectées pour contrer les problèmes générés par la collecte de ces taxes est d’une finesse intellectuelle sans limite et probablement parce que ce foutage de gueule en technicolor semble passer assez bien dans la bouche de l’une ou l’autre potiche gouvernementale et ne déclenchera aucun scandale.

Du reste, à force d’appauvrissement, de perte de compétitivité et d’attractivité économique, à force de produire tous les jours plus de familles pauvres, endettées, de chômeurs ne pouvant plus se déplacer, la France va effectivement louper les objectifs qu’elle s’est stupidement fixée à Paris lors de la COP21 : refusant tout investissement dans le nucléaire (que le GIEC encourage pourtant), le pays – dont les déplacement individuels s’étioleront – va se retrouver à favoriser les énergies les plus polluantes (éolien et solaire qui se double de gaz ou de charbon, barrages hydroélectriques qui noient des vallées entières, …) pour permettre aux rares riches possédants des voitures électriques de continuer à se déplacer.

Oui, il faut un certain courage, une belle abnégation pour envoyer au casse-pipe économique des millions de Français. Il en faut, du courage, pour saboter une économie et un pays qui avait tant d’atout.

J'accepte les BCH !

qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6

Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
BCH : qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6
 

Source : http://h16free.com/2018/10/26/62130-prix-a-la-pompe-le-gouvernement-jette-de-lessence-sur-nos-plaies


#PasDeVague : du calme, tout est perdu.

mercredi 24 octobre 2018 à 09:00

La polémique mélanchonesque de la semaine dernière passée, il n’a pas fallu longtemps pour qu’une autre, un chouia plus musclée, la remplace : cette semaine, c’est le retour du problème discret (mais persistant) de la violence à l’école, assorti, modernité oblige, d’un petit hashtag des familles, #PasDeVague, qui déclenche déjà quelques petits boutons dans l’administration nationale et au-delà…

Il semble en effet que, cette fois-ci, il sera plus compliqué de repousser sous le tapis les exactions de certains élèves dans leurs établissements scolaires : il y a quelques jours apparaît sur les réseaux sociaux la vidéo sans équivoque d’un élève braquant sa professeur avec un pistolet tout en lui intimant l’ordre de le marquer présent sur un relevé de présence. Cette vidéo, impossible à camoufler, aura rapidement fait parler d’elle, au point de déclencher une vague de témoignages, disponibles sous le fameux hashtag #pasdevague, tous plus glaçants les uns que les autres sur la situation réelle de l’Education Nationale dans certains quartiers.

Bien évidemment, la République du Bisounoursland est en émoi : une telle situation ne peut être tolérée !

Pourtant, ces témoignages qui s’empilent ne font que rejoindre les autres, déjà fort nombreux, qui s’entassaient déjà depuis des années. En 2014, j’écrivais à ce sujet une petite recension de problèmes épars découverts dans une presse un peu blasée.

Depuis, la situation ne s’est évidemment pas améliorée et s’est même largement dégradée à mesure que nos politiciens, toujours affûtés comme du beurre chaud, se sont occupés d’y mettre leurs gros doigts boudinés ; il suffira pour s’en convaincre de relire les prouesses de deux députés LREM – dont l’inénarrable Aurore Bergé – dans le domaine du pédagogisme olympique fumoïde.

En pratique, depuis la réforme du collège unique puis celle favorisant la montée en puissance des pédagogos au sein d’IUFM taillés sur mesure pour leur idéologie consternante, le niveau général d’instruction du pays n’a pas cessé de chuter, à mesure que l’école s’est transformée progressivement en garde-chiourme dont la transmission du savoir est devenu un objectif parfaitement annexe, optionnel et (au mieux) vaguement souhaitable.

Pire encore : certains quartiers émotifs sensibles pouvaient encore bénéficier, il y a une ou deux décennies, d’établissements où des professeurs rodés aux particularités locales faisaient régner un minimum d’ordre et pouvaient donc réellement instruire une bonne partie des élèves présents. Malheureusement, l’âge et la retraite aidant, ces derniers représentants de l’ordre républicain s’en sont allés, laissant la place aux tous nouveaux, tous beaux, fraîchement (dé)formés qui, jetés dans des conditions de travail qu’on qualifiera pudiquement de difficiles, finissent ou bien par démissionner, ou bien se taisent en attendant leur mutation la plus rapide possible, laissant leur place à une nouvelle fournée de chair à canon professoral.

Forcément, la situation se dégrade donc, et on ne parle plus, depuis un moment, d’un petit chahut gênant ou d’indiscipline potache. On parle plutôt de trafics (de drogue, d’arme), de vols (avec violence, si possible) en bande organisée éventuellement, de viols ou d’attouchements sexuels, d’insultes (bien sûr), de coups et blessures (sur les petits camarades et sur le corps enseignant), de rodéos automobiles avec les voitures des profs, de séquestrations, d’intimidation et menaces, de harcèlement de la part tant de ces « élèves » que de la hiérarchie (et s’il n’est que psychologique pour cette dernière, c’est un moindre mal).

Rien de tout ceci ne peut se ranger dans un simple délit ou dans ces petits actes gênants qu’un simple rappel à la loi suffirait à « canaliser ». Pourtant, on n’en entend parler (dans la presse, sur les réseaux sociaux) que de façon extrêmement épisodique. En réalité, personne ne veut entendre, encore moins écouter. Ni les élèves, ni leurs parents, ni les profs, ni leur hiérarchie, ni les politiciens, ni même les journalistes ne veulent prendre le problème à bras le corps tant on soupçonne qu’il va mettre à mal le vivrensemble et les images républicaines roses et pastels qu’on s’est employées à produire depuis 40 ans.

Gun Free Zone

Pourtant, on sait expliquer cette situation catastrophique : la carte scolaire a amplement contribué à la ghettoïsation de certains établissements. L’obligation forcenée et irréaliste de scolarité, parée de la belle (mais fausse) idée républicaine d’éducation gratuite pour tous, aboutit à trimbaler des voyous et des racailles de classes en classes qui pourrissent la vie des autres élèves et des profs. Il n’y a pas d’expulsion possible, mais juste un jeu de chaises musicales. Pire, on préfère garder le plus longtemps possible les racailles d’un établissement par crainte, une fois celles-ci finalement virées, de les voir remplacées par des racailles pires encore venant d’autres établissements.

À ceci s’ajoute l’indigence de la Justice qui permet d’avoir en classe des élèves avec des bracelets électroniques, en liberté conditionnelle, qui ont déjà des casiers pour braquage, pour viol, dans une classe avec des élèves qui voudraient s’en sortir. Dans ce contexte, est-il utile de rappeler que les profs ne sont pas (et n’ont jamais eu vocation) à être des gardiens de prison ou des assistants sociaux, ce qu’ils deviennent pourtant au bout de quelques semaines dans la jungle que sont devenus certains établissements ?

Du reste, pourquoi ces enseignants se taisent-ils, eux qui sont d’habitude si prompts à manifester ?

Parce qu’autant la hiérarchie, les syndicats et les associations diverses et variées gravitant autour des parents, des élèves et des enseignants sont actifs lorsqu’il s’agira de défiler dans les rues pour faire opposition au gouvernement ou réclamer plus de moyens, autant plus personne ne fera corps lorsqu’il s’agira de lever le tapis sur la poussière dégueulasse accumulée depuis des décennies.

Lorsqu’on lit ou qu’on entend sur les médias qu’a été aboli depuis 10 ans le règne du « Pas De Vague », qui consiste à étouffer toute affaire au niveau de chaque établissement, à ne jamais déposer plainte, à ne faire remonter aucun incident à la hiérarchie, à taire les exactions, on ne peut s’empêcher de pouffer tant le fil tweeter indique clairement le contraire. Tant de mythomanie chez les profs, cela peut inquiéter.

Lorsque l’actuel ministre Blanquer explique qu’il soutiendra les enseignants dans la tourmente, cela semble aller à l’encontre du témoignage de plusieurs d’entre eux qui l’ont eu lorsqu’il était lui-même recteur de l’Académie de Créteil. Encore des profs mythomanes, sans doute.

Le « Pas De Vague » existe bel et bien. Il est d’application quotidienne, partout dans les établissement scolaires (et au-delà, bien évidemment), et s’explique fort bien :

« Des proviseurs ne veulent pas que des affaires viennent entacher leur image et celle de l’établissement, lâche Yann, prof dans le Nord. Donc, ils l’étouffent. »

Eh oui, rendons-nous à l’évidence : il n’y aura aucune remise en question.

Le hashtag fera parler de lui, mais ne risque pas de déclencher la moindre prise de conscience. D’ailleurs, les chiens de garde de la République du Tais-toi sont déjà En Marche, depuis les ministres (Jean-Mimi préconise d’interdire les portables – pas de preuves d’exactions, pas d’exactions tout court, j’imagine – Mahjoubi, l’inutile appendice au Numérique, trouve que tout ceci démontre surtout la violence des réseaux sociaux, etc.), jusqu’aux journalistes (forcément engagés) qui ne voient bien sûr qu’un gros populisme gras dans ce méchant hashtag. Pour avoir rapporté le réel sans fard, les accusations de « fachos » viendront plus tard, ne vous inquiétez pas.

Quant aux parents (commodément interrogés par les journalistes jamais en retard d’une veulerie), l’éducation de leurs rejetons ne les concerne pas puisque c’est la version Nationale qui s’en occupe (c’est marqué dessus). Le résultat ne semble pas les effrayer. Totalement déresponsabilisés, ils laissent donc leurs aimables lardons foutre un bordel sans nom dans la classe. De toute façon, pour le parent moyen, biberonné à l’État depuis ses années sur les bancs de l’école, l’institution doit gérer ces impondérables, et puis c’est tout.

Aucun doute : la hiérarchie sait, le gouvernement est au courant, les autorités n’ignorent rien. Mais n’en ont cure.

Électoralement, faire quelque chose est coûteux et risqué, alors que la technique #PasDeVague employée jusqu’à présent a fonctionné à merveille (de toute façon, Macron est trop fatigué et il risque surtout de passer en mode Hollande).

Il est donc urgent de laisser la tension retomber, de passer à autre chose et surtout, pas de vague.

Non. Sérieusement. Rendormez-vous. Certes, il y a parfois des petites violences à l’école. Certes, parfois, des racailles élèves apprenants y volent, violent, tabassent, menacent ou foutent un bordel sans nom. Mais ces petits débordements sont le prix à payer pour une société pacifiée, une France apaisée et une République, une, indivisible et tournée vers les concours de prout.

J'accepte les BCH !

qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6

Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
BCH : qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6
 

Source : http://h16free.com/2018/10/24/62116-pasdevague-du-calme-tout-est-perdu


Glottophobie : ce que révèlent ces propositions de lois débiles

lundi 22 octobre 2018 à 09:00

L’affaire était pourtant claire : en République française, lorsqu’il pleut sur un homme politique, ce n’est jamais une petite bruine légère, c’est toujours un déluge judiciaire, médiatique et politique. Sarkozy avait pu tester l’adage et Hollande l’avait démontré de façon essentiellement littérale avec un sens de l’humidité particulièrement poussé. Quant à Fillon, il aurait dû servir de véritable jalon dans la vie politique tant ce déluge a pu ruiner de façon définitive ses espoirs d’accéder un jour à la magistrature suprême.

Jean-Luc Mélenchon aurait donc dû savoir que tout, absolument tout, lui tomberait dessus d’un seul coup. En début de semaine dernière, ce fut chose faite : matinalement perquisitionné à son domicile puis à sa permanence parlementaire, le président du groupe de la France Insoumise à l’Assemblée a commis cependant deux erreurs grossières.

La première fut de tout filmer, ce qui donnera par la suite des éléments nombreux aux réseaux sociaux et aux médias pour faire enfler l’affaire bien loin de toutes proportions raisonnables. La seconde fut de réagir comme il l’a fait, par la colère et l’outrance, sans comprendre que ses invectives le desserviraient, d’autant plus qu’elles furent doublées de saillies particulièrement méprisantes pour les policiers présents et, plus généralement, le peuple dont il se gargarisait à chaque occasion.

Ces journées mouvementées auront probablement éprouvé le Lider Minimo au-delà du raisonnable puisqu’interrogé au débotté par une journaliste méridionale, le pauvre homme s’est laissé aller à moquer son fort accent du Sud.

Comme prévu dans ce genre de tempête médiatique, ce petit fait divers aura immédiatement enflé. Et toujours comme prévu, il n’aura pas fallu longtemps pour qu’un courtisan bien poudré du pouvoir en place frétille d’aise devant une si belle occasion de se faire mousser : Laetitia Avia, une député LREM, a bien vite déposé un projet de loi contre les discriminations linguistiques ou « glottophobie ».

La glottophobie n’a rien à voir avec la gloutophobie, la peur des gros gloutons, qui aurait réprimé ceux qui se servent deux fois des nouilles (ou croquent des chauffeurs de taxi, par exemple) : il s’agit d’une aversion aux accents et particularisme langagiers régionaux.

Tout comme ce siècle a été pour le moment particulièrement fécond en politiciens consternants, il l’est aussi pour la découverte de nombreuses phobies ridicules dont la précision et l’étroitesse est telle qu’elle permet à chaque petit flocon de neige humain d’y trouver son identité ; il en va donc de même de cette glottophobie dont le but n’est bien sûr que de faire connaître la député au-delà de ses frais de bouche.

Pour elle, la question est d’importance : « Doit-on subir des humiliations si on n’a pas d’intonations standardisées ? » Et de cette question fondamentale découle naturellement ce dépôt de proposition, cette loi en devenir dont la République ne semble pas pouvoir se passer.

La proposition, déposée jeudi dernier, n’aura pas traîné à faire réagir sur les réseaux sociaux et un peu partout dans les journaux. Pour certains, pas de doute, il ne s’agit que d’un trait d’humour de la député qui a ainsi voulu adresser une petite piqûre de rappel citoyen inclusif à Jean-Luc Mélenchon. Pour d’autres, la proposition est bien sérieuse et n’est que l’aboutissement d’un long travail parlementaire de fond sur les oppressions dont sont victimes trop de Français…

Cependant, pour beaucoup de Français qui paient des impôts, qui sont confrontés, tous les jours, à des problèmes autrement plus saillants que des moqueries sur leur accent berrichon, marseillais ou picard, le travail de la député laisse quelque peu dubitatif pour le dire gentiment.

<script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8">

Faut-il donc que le pays soit à ce point pacifié, engourdi dans les tendres vapeurs de vins capiteux fêtant le plein emploi, la croissance retrouvée, les poches et les ventres pleins, pour qu’on en soit maintenant réduit à occuper nos temps de cerveaux disponibles et celui, fort coûteux, d’une député pour ce genre de propositions ?

N’y a-t-il pas des problèmes budgétaires, sécuritaires, économiques et politiques un tantinet plus graves que de tenter une législation loufoque à la suite de l’attitude certes minable mais tout à fait dans la ligne habituelle d’un député collectiviste hargneux ?

D’autre part, cette député et cette proposition illustrent une fois encore la législorrhée dégoulinante dont souffre la République, infestée de ces parasites scribouillards qui trouvent dans l’écume des jours mille et une raisons idiotes pour ajouter leur nom et leurs idées débiles dans ses codes de lois déjà obèses (et permettez qu’on puisse être grossophobe concernant les lois et décrets alors que leur nombre, en France, flirte langoureusement avec le demi-million).

En outre, le risque d’une telle loi – si jamais une telle bêtise venait à prendre effectivement corps – est qu’encore une fois serait dévolu au législateur de fixer les règles du bon goût ou de l’humour ce qui est très, très au-delà du périmètre normalement plus modeste de la loi, censée surtout s’occuper des crimes et délits… À moins bien sûr de classer le goût et l’humour dans l’une de ces deux catégories, ce qu’un nombre croissant d’abrutis libertophobes entend faire.

Enfin, on ne pourra s’empêcher de noter que la démarche de la député s’inscrit dans cette tendance très particulière et de plus en plus commune d’une espèce de défense paternaliste de la province et des particularismes que seule la Capitale, la loi et la représentation nationale seraient capables de défendre.

Ce n’est pas un hasard : dans l’esprit torturé de nos députés, la province ne peut survivre sans les décisions parisiennes. Toutes les décisions y sont prises, toutes les lois y sont votées, le pouvoir y prend place. Dès lors, chaque région ne peut se défendre par elle-même et doit absolument compter sur l’État et sa tête parisienne. Ce parisianisme se décline d’ailleurs en jacobinisme centralisateur tant au niveau des régions qu’aux niveaux inférieurs qui, tous, semblent croire qu’il faut absolument s’en référer aux instances supérieures pour prendre des décisions et que sans elles, nul espoir, nul salut.

À l’extrême, on fait absolument tout pour bien faire comprendre que l’individu, sans cette pyramide de maîtres au-dessus de lui, ne peut survivre, que sans ces lois dégoulinant en torrents, il sera incapable de se débrouiller seul, de se défendre, de commercer ou de diriger sa vie comme il l’entend. L’individu est un enfant, qui ne pourra défendre ses particularités, ses coutumes, sa mode vestimentaire ou – ici – son accent régional qu’avec l’aide bienveillante de l’armée de députés et de la nuée de politiciens rattachés autour.

En fait de boutade (excuse utilisée chez certains députés LREM pour justifier cette loi hallucinante), cette proposition est une parfaite illustration de la façon dont nos députés envisagent leur rôle : tels des babysitters assidus, ils entendent tout protéger, tout défendre, tout contrôler.

Le peuple, dans sa grosse couche-culotte législative de plus en plus étanche et soigneusement conservé dans son petit parc à barreaux, appréciera certainement.

J'accepte les BCH !

qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6

Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
BCH : qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6
 

Source : http://h16free.com/2018/10/22/62080-glottophobie-ce-que-revelent-ces-propositions-de-lois-debiles