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Les GAFA gogos des gars gonflés

vendredi 7 septembre 2018 à 09:00

On pourra difficilement reprocher tout dilettantisme à la presse nationale lorsqu’il s’agit de ventiler avec force des affaires ridicules, de monter des broutilles en épingle ou de clouer au pilori l’un ou l’autre individu qui aurait dévié du chemin officiel tracé par le Camp du Bien. En revanche, elle sait se faire extrêmement discrète quand son avenir est en jeu et qu’elle doit user d’un bon gros lobbying des familles pour sauver ses tristes miches.

Il est ainsi peu probable que vous ayez entendu parler de la discrète pétition que des journalistes ont lancée afin de contraindre les géants du Net à contribuer au financement de la presse, par le truchement habituel de la loi. Eh oui : le lobbying, c’est très vilain sauf lorsque c’est utilisé par des journalistes.

Et dans le cas qui nous occupe, l’idée est comme à l’accoutumée simple, efficace et parfaitement inique : comme la presse a besoin de sous pour vivre, il serait plus que temps d’aller en piocher dans les poches des grandes entreprises de réseaux sociaux qui les ont pleines. Bien sûr, afin d’éviter de faire passer ça pour un vol tout ce qu’il y a de plus décontracté, on enrobera la proposition de nécessaires justifications à base de moraline, de justice et autres slips habituels des joueurs de pipeau : si Google, Alibaba, Facebook ou Apple doivent absolument rétribuer la presse d’une façon ou d’une autre, c’est parce qu’ils bénéficient directement des efforts qu’elle déploie pour chercher, analyser et diffuser de la bonne grosse information bien fraîche, bien solide, bien étayée.

Et il est vrai, comme on peut le lire de plus en plus souvent, que réaliser de la bonne presse qui vend autre chose que des produits de luxe en page de droite et des articles creux Mode/Conso en page de gauche, ça coûte fort cher.

Il faut faire des enquêtes, se déplacer, voire – soyons fous – prendre des risques au plus près des réalités du terrain. Parallèlement, le lectorat se fait plus difficile à attraper. Oh, il n’a pas disparu, loin de là mais – oubliant à quel point il est inculte – il se fait exigeant et demande avec arrogance de la qualité !

Tout indique même que plus on tente d’asperger les individus avec de la propagande standard subventionnée par l’État, plus ceux-ci se rebiffent : les voilà qui s’informent par eux-mêmes avec tous les risques que cela comporte depuis les sites complotistes jusqu’aux sites étrangers qui ont le mauvais goût d’être stipendiés par un autre État que le nôtre (oh !), en passant bien sûr par les sites turbo-libéraux dont on sait qu’ils sont tout acquis aux puissances pétrolières du complexe militaro-industriel des sauriens nazis. Minimum.

Autrement dit, le risque est grand de voir échapper une forte partie de la population à tout contrôle la diffusion de la Bonne Parole Gouvernementale ou aux onctueuses oukazes de la caste journalistique officielle. Ceci ne peut être toléré, et ce d’autant plus que, si on pousse le raisonnement à son terme, il arrivera finalement un douloureux moment où le lectorat, asséché par les méchantes GAFA, ne lira plus du tout les médiocres productions journalistiques actuelles mais où il sera malgré tout ponctionné, via les subventions directes à la presse ou celles, indirectes, au publipostage, aux réductions fiscales diverses et j’en passe.

Situation qui, un beau matin, pourrait être pénible à justifier.

Comme d’habitude, on assiste au niveau européen et au niveau français à une âpre bataille pour maintenir en état un domaine, la presse, où aucune mutation ne semblerait possible, et où pourtant la qualité, l’indépendance et l’intégrité des équipes laisse de franches marges d’amélioration pour le dire gentiment : on pourrait multiplier les exemples, mais entre les tweets idiots et particulièrement orientés de journalistes (un exemple récent ici), le deux-poids-deux-mesures systématique dont la presse fait preuve (de nombreux articles documentent cela) et les tombereaux d’argent public déjà consacrés à maintenir la presse existante en vie, on serait en droit de demander, en retour, que la presse soit suffisamment proche des notions de qualité et d’intégrité avant de demander des rallonges (par le biais de taxes supplémentaires, qui plus est).

Pour rappel, et rien qu’en se focalisant sur le cas français, douloureux dans sa médiocrité, les subventions à la presse ressemblent à ça :

Plus de 4.8 millions d’euros pour Libération, cette épave journalistique en perdition dont le contenu, brûlot gauchiste sans queue ni tête, n’est plus lu que par quelques dizaines de milliers de lecteurs par jour ou 3.4 millions d’euros pour l’Humanité, bricolage communiste improbable tétant à la fois aux subventions publiques et au capitalisme rotschildien dans une incohérence assumée presque cocasse, et plein d’autres exemples du même acabit (qu’on pourra éplucher ici) nous forcent à conclure que, question indépendance, la presse peut faire mieux.

D’autre part, on peine à comprendre l’envie de cette presse de s’acoquiner ainsi avec les GAFA qui deviendraient, une fois contraints à la subventionner, une ressource indispensable.

Difficile en effet de lui accorder cette intégrité que la presse prétend rechercher. Dernier exemple en date : un syndicat suisse décide de se faire un peu de publicité facile en bidonnant deux offres d’emplois, l’une pour un homme et l’autre pour une femme, avec exactement les mêmes descriptions de poste et (bien sûr) des salaires complètement différents en défaveur de l’offre féminine. Lourdement relayée par les réseaux sociaux, l’histoire a été repérée par Le Matin qui s’est empressé de diffuser encore plus largement le gras pipeau syndical. Alerté par des internautes, le journal suisse a pris son temps pour retirer l’article (clairement qualifiable de « fake news ») et n’a présenté aucun rectificatif ni aucune excuse.

Si cet exemple était unique, il ne serait qu’amusant. Malheureusement, on ne compte plus le nombre de reportages bidons, d’articles satiriques relayés massivement par une presse qui prétend faire son travail alors qu’elle se contente finement de reprendre les bêtises qui passent sur les réseaux sociaux. Réseaux sociaux qu’elle entend donc taxer par voie de lois afin de compenser pour leur impéritie. On appréciera l’ironie du message, et la solidité de la remise en question : à la place de ces journalistes, il vaudrait mieux s’éloigner de ces GAFA plutôt que se comporter en truffes cupides et être financée par elles.

Mais non ! Et au contraire, pétitionnons !

En pratique, on comprend qu’un double-jeu se met en place.

D’un côté, celui d’une presse qui a de plus en plus de mal à s’adapter aux contraintes modernes : elle n’a toujours pas compris que sa valeur ajoutée réside avant tout dans sa capacité d’analyse de l’information, et de sa présentation ordonnée avec un filtre connu, conscient et revendiqué pour son marché (son lectorat) et non pas, comme c’était le cas jusqu’à présent, à un moyen de collecte aux orientations politiques et aux agendas plus ou moins occultes. Dans ce contexte, il est peu étonnant qu’elle choisisse le chemin trop arpenté qui consiste à piocher chez les autres plutôt que se remettre en cause.

De l’autre côté, celui des États qui comprennent bien les enjeux de contrôle de l’information que la nouvelle situation permet. En pratique, cette capacité des GAFA à orienter les foules grâce au filtrage plus ou moins conscient, dirigé et assumé des informations n’est pas franchement combattu par le pouvoir ou s’il l’est, c’est en paroles, par des déclarations ou des rapports un peu grandiloquents lourds de sous-entendus ; mais en réalité, les gouvernements recherchent avidement le pouvoir de ces réseaux sociaux pour en profiter directement.

Bref, s’il subsistait un doute, il est maintenant levé : les journalistes de cette presse subventionnée, qui pouvaient prétendre jadis constituer un quatrième pouvoir, ont bien vite rejoint les mêmes rangs que les politiciens. Et ce faisant, ils y ont subi la même hontectomie.

Source : http://h16free.com/2018/09/07/61683-la-presse-veut-taxer-les-gafa-pour-continuer-a-produire-ses-fake-news-sereinement


Un autre ministre de l’Écologie était possible !

mercredi 5 septembre 2018 à 09:00

Grand soulagement dans les couloirs de l’Élysée, de Matignon, dans les rédactions parisiennes et au sein des principaux partis politiques français : ouf, le poste de Ministre de l’Écologie ne restera pas vacant !

Et malgré la difficulté du maroquin, fort visible aux traits tirés, à la mine déconfite et aux yeux humides du petit Nicolas, il y avait bousculade pour le poste.

Mais jugez plutôt : avec le récent déferlement de moraline écologiste, délivrée par cargos entiers suite à l’intervention médiatico-festive de plusieurs centaines de célébrités gravement éco-conscientisées, la liste des prétendants venait brutalement de s’étendre bien au-delà du simple domaine politique où pullulaient déjà pourtant de frétillants candidats.

Ainsi, voilà nos célèbs’ déchaînées jugeant – je cite – qu’« Il est temps d’être sérieux ». Parce qu’avant, voyez-vous, malgré l’ouragan ininterrompu de taxes, de vexations, de culpabilisation, de films, de documentaires, d’articles en mode « on va tous mourir », on n’en était qu’à l’échauffement décontracté, n’est-ce pas. Il est maintenant temps de se concentrer sur les vrais enjeux planétaires. Et pour cela, quoi de mieux qu’une vertuoparade aussi bruyante que possible dans une presse gourmande de relayer cette friandise estampillée Camp du Bien ?

Car pas de doute : l’effondrement est en cours ! La planète reverdit ! La reforestation progresse ! Le nombre d’ours polaire augmente ! Les catastrophes climatiques diminuent, et leur nombre de victimes aussi ! Comme le WWF le montre, le capitalisme favorise la biodiversité !

Et alors qu’apparemment, même la Terre empile des dettes (on ne sait où, on ne sait envers qui), on comprend la montée au créneau, la levée de boucliers et l’authentique bronca de ces artistes à la fibre écologique évidente devant cet empilement de dettes, de catastrophes et de réchauffement qui n’en finit pas de ne pas arriver.

Las.

Finalement, nous n’aurons pas eu la joie d’hériter d’un débris cinématographique mou ou d’une pénible criailleuse de salon comme Ministre de l’Écologie qui auraient probablement eu l’envie de nous imposer cette écologie punitive décroissantiste. Plus traditionnellement, le choix du président s’est porté sur François de Rugy, l’actuel président de l’Assemblée Nationale : un élu professionnel de la profession, habitué au rond de serviette républicain aux frais du Contribuable et hontectomisé très jeune, de surcroît tendrement allié à Macron à la faveur des transhumances politiques de l’année 2017. Vraiment, l’actuel président ne prend aucun risque avec ce loustic, vibrant exemplaire de ce que l' »écologie » permet de produire comme animal politique au bout de quelques décennies de bonne et loyale démagogie éco-moralinée.

À présent et selon toute vraisemblance, le ministère de la Transition Écologique va pouvoir reprendre sa reptation transition vers une économie moins capitaliste, moins libre, plus taxée, plus chère, plus polluante et moins performante sous les vivats de plus en plus modérés d’une population qui voit surtout les factures s’empiler.

Il est finalement dommage que l’option d’un non-remplacement du petit Nicolas n’aie pas été choisie, quand bien même les Français se détachent de plus en plus des questions écologiques.

Peut-être les questions économiques liées au chômage, au pouvoir d’achat, voire – soyons fous – aux questions d’insécurité, d’immigration ou de désindustrialisation occupent-elles plus les esprits du corps électoral et du corps contribuable que les questions écologiques, au demeurant de plus en plus vastes, floues et dont la traduction en termes de politiques concrètes se fait systématiquement par le versant fiscal ou punitif ?

Allez savoir.

Quoi qu’il en soit, on ne pourra s’empêcher de penser qu’un autre ministre de l’Écologie qui Transite aurait été possible !

Tant qu’à piocher dans les célébrités ou ces gens qui ont par le passé largement prouvé leur attachement à la nature, aux petits oiseaux et à toutes ces choses rigolotes qui nous font vivre (mais pas les virus, n’exagérons rien), Emmanuel Macron aurait pu faire preuve d’une vraie innovation politique en nommant Jammy (de « C’est pas sorcier ») ou Mac Lesggy (pour ne rester que dans le monde télévisuel, comme Hulot). En évoquant ces deux noms et en les comparant à l’amusement microdosé provoqué par le nouveau ministre, on mesure toute la distance qui reste à parcourir pour rendre un jour l’écologie si ce n’est amusante, au moins intéressante.

Et si l’on élimine le personnage de la pub Cétélem (même s’il n’y a pas plus vert que lui, une partie des Français ne pourrait sans doute pas supporter qu’un vendeur de crédit soit aussi officiellement installé sous les ors républicains, même si le crédit est pourtant la mamelle indispensable à laquelle tètent tous les gouvernements depuis 40 ans avec un appétit féroce), il y avait malgré tout Jawad qui, bien qu’escroc, meurtrier et repris de justice, n’aurait pas dépareillé avec l’actuel aréopage républicain et n’aurait probablement pas fait pire que les précédents ministres. Au moins peut-on être certain que lui, il sait faire pousser des plantes, ce qui est toujours plus que les autres.

Pas de doute, il y avait bien d’autres choix que ce Rugy fadasse pour tenir le poste. Par ailleurs, il faut se rappeler que l’écologie n’a jamais été qu’un paravent aux dérives collectivistes auxquelles les socialistes et les communistes nous ont régulièrement habitués, ainsi qu’un prétexte pour tous les autres afin de taxer, ponctionner et prélever pour sauver qui le climat, qui la nature, qui les générations futures, qui [insérez ici un concept flou aux limites mal définies]. Dans ce cadre, un saltimbanque aurait eu le mérite d’amuser la galerie qui paye pour la facture finale et les propositions ci-dessus, aussi loufoques soient-elles, n’auraient en pratique absolument rien changé de ce qui sera effectivement réalisé par Rugy ou n’importe qui d’autre.

Enfin, si l’on doit évidemment écarter Alexandre Benalla pour éviter une écologie qui cogne trop fort, reconnaissons tout de même qu’Emmanuel Macron aura eu le petit courage politique de nous éviter Daniel Cohn-Bendit, Ségolène Royal ou Noël Mamère, éternels chevaux de retour d’une écologie poussiéreuse, agressive et correctionnelle.

C’est maigre, mais c’est toujours ça de pris.

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Source : http://h16free.com/2018/09/05/61703-un-autre-ministre-de-lecologie-etait-possible


Prélèvement à la source : encore une occasion manquée

lundi 3 septembre 2018 à 09:00

Quelle surprise ! Après des mois de ce silence compact que certains pouvaient même qualifier (à bon droit) de suspect, Bercy et le gouvernement se réveillent au sujet du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu : il semble bien qu’en fait, tous calculs faits de guingois, ce n’est pas exactement aussi facile que prévu à mettre en place. Oups.

On apprend en effet par différentes sources que les essais menés par la Direction générale des finances publiques aboutissent à de nombreux problèmes : entre les contribuables qui seraient potentiellement prélevés plusieurs fois et les mélanges baveux entre homonymes, les logiciels de traitement de ce prélèvement à la source sont tout sauf au point. Pire : d’un essai à l’autre, les problèmes rencontrés varient, disparaissent pour réapparaître en force, s’aggravent ou s’étendent sans que les troupes d’informaticiens au chevet du malade ne semblent pouvoir y mettre bon ordre.

Selon une note que Le Parisien s’est procurée, c’est globalement désastreux : si le prélèvement à la source est mis en place le premier janvier prochain, ce sera une catastrophe industrielle majeure en France.

Au passage, on admirera la belle cohérence d’ensemble du gouvernement qui, depuis une semaine, ne sait plus sur quel pied danser et quels mots-clés adopter pour tenter d’enfumer les contribuables : oui, oui, c’est garanti, la réforme du prélèvement à la source se fera parce que le Président Macron l’a décidée, voyons ! Mais il y a simplement des petits soucis qui font qu’on va s’ajuster, ou pas, et puis tout ira très bien mais serrez les fesses à tout hasard.

impots : ce n'est pas du vol si on vous demande de remplir des papiers.En réalité, l’ampleur des problèmes techniques est telle que l’Exécutif est, progressivement, obligé de se ranger à l’évidence : tout ceci va très mal se terminer. Mis à part quelques rigolos pour douter de ces problèmes et qui mettent les tergiversations du gouvernement exclusivement sur le dos de problèmes politiques, tout le monde commence à comprendre que persister revient à aller droit au casse-pipe.

Était-ce si difficile à imaginer, alors que l’État cumule depuis des décennies les catastrophes informatiques (depuis Louvois jusqu’à l’ONP en passant par Genesis, un logiciel pour la Justice) et s’est jusqu’à présent toujours montré incapable de mener à bien ce genre de projets aboutissant à des dépassements budgétaires énormes, voire un gâchis complet ?

Du reste, dans de précédents billets, je suis assez régulièrement revenu sur les déboires de l’administration face à cette réforme menée n’importe comment. Et s’il est trop tôt pour affirmer que ce prélèvement ne sera pas mis en place – après tout, on n’est jamais à l’abri du pire – il est en revanche à peu près certain que le bilan de l’exercice entrepris sera désastreux.

D’une part, au vu de la façon dont les différentes équipes (techniques, gouvernementales) communiquent actuellement, on ne peut qu’être consterné par la méfiance compacte que nos dirigeants inspirent : loin de donner des gages que tout ira sinon bien, disons au mieux et que le contribuable sera correctement traité pendant la phase de transition, tout indique au contraire un véritable ouragan de problèmes à l’horizon, auxquels s’ajouteront l’incapacité chronique et maintenant démontrée des différentes entités de communiquer entre elles. Entre la Direction générale des finances publiques et le Ministère, on assiste à un dialogue de sourds auxquels s’ajoutent les syndicats et les différentes associations de contribuables et d’entreprises qui sentent déjà l’odeur de la farce dont on les garnit avant le passage au four.

D’autre part, si ce prélèvement est bien mis en place, il y a énormément à parier que les couacs, ratés et autres « bugs » du système coûteront une blinde conséquente à l’État, que ce soit en perte de revenus, en perte de croissance, en remboursements, en traitement post-erreurs et autres paperasseries monstrueuses dont l’administration française a l’habitude. Et s’il n’est pas mis en place, tous les travaux menés jusqu’à présent l’auront été en pure perte, mais certainement pas gratuite. La facture finale promet d’être extrêmement salée.

Quelque part, tout ceci est donc déjà un immense gâchis, notamment parce que le prélèvement à la source est particulièrement pratique. Au-delà de l’explication avancée par Philippe Nemo dans un récent article et qui rappelle qu’un tel prélèvement sera un vrai choc (salutaire ?) pour les Français qui devront constater à quel point l’impôt est lourd en France, ce type de ponction aurait pu être l’occasion de repenser entièrement l’impôt sur le revenu.

Car si la mise en place du prélèvement à la source est un échec, c’est avant tout parce que l’impôt en France est une usine à gaz immonde, percluse de niches, de trous, d’inégalités et d’innombrables traces du corporatisme, du capitalisme de connivence, des petits et gros arrangements de certains avec la taxation nationale. En outre, au contraire de tous les autres pays où le prélèvement à la source est déjà en place, l’impôt français est construit sur la base du foyer fiscal, ce qui rend son individualisation pratiquement impossible en l’état : sauf à revoir de fond en comble la façon dont l’impôt est calculé, la complexité est telle qu’il n’y a aucune chance d’aboutir à un résultat fiable, que ce soit informatiquement ou autrement. L’actuelle débandade en est d’ailleurs l’illustration.

En somme, c’est une belle occasion complètement manquée de refaire un impôt équitable, simple, compréhensible de tous, facile à calculer ; typiquement, un impôt à taux unique (« flat tax ») ou, alternativement, dont le taux est une fonction simple à appliquer sur ses revenus, aurait largement aidé dans cette démarche de prélèvement à la source, et aurait certainement contribué à assainir le foutoir qui sert de finances au pays. Mais en l’état actuel, sans profondément remanier le code des impôts pour en revenir à une notion simple, individualisée, que chaque contribuable pourrait calculer sans l’aide de personne, toute tentative de passer du système actuel à un autre aboutira à des cris, des grincements de dents et des dizaines voire des centaines de milliers de contribuables tabassés par un impôt mal calculé, prélevé plusieurs fois ou sur les mauvais comptes.

Il y a peu de doutes qu’un jour, la France elle aussi passera à l’impôt prélevé à la source : le Léviathan aime trop cette méthode pour l’abandonner. Mais selon toute vraisemblance, cela ne pourra se faire que dans la douleur.

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Source : http://h16free.com/2018/09/03/61690-prelevement-a-la-source-encore-une-occasion-manquee


[Redite] Harcèlement de rue : la lutte paradoxale

dimanche 2 septembre 2018 à 11:00

Billet initialement paru le 25.09.2017

Il y a un an, le gouvernement, au travers de son faire-valoir féministe, se lançait dans des gesticulations amusantes visant à faire disparaître le harcèlement de rue. Depuis, les lois, décrets et affaires s’empilent, mais rien n’indique que la tendance s’inverse. Il faut dire que les solutions préconisées semblent tendrement décalées avec une réalité particulièrement peu pliable aux fantasmes des âpres lutteurs anti-tout…

Vendredi dernier, c’était sortie découverte pour certains factotums du gouvernement Philippe. C’est ainsi que Marlène Schiappa, l’alibi féministe du président Macron, s’est rendue à Bordeaux pour discuter de l’importance du vélo pour les femmes (ne riez pas, c’est vrai) et, incidemment, du harcèlement de rue (avec ou sans vélo).

Dans cette lutte qu’elle entend mener contre les comportements particulièrement pénibles de certains individus à l’encontre des femmes qu’ils croisent, elle rejoint le constat déjà posé en mai dernier alors que, Porte de la Chapelle à Paris, des habitantes du lieu l’avaient interpellée pour qu’elle soit sensibilisée au problème.

S’en était suivi une intéressante polémique pour savoir si ce harcèlement, dénoncé par les habitantes concernées, existait bien ou s’il ne s’agissait pas, en réalité, d’un simple problème d’agencement urbain – les trottoirs ne seraient-ils pas trop étroits, par hasard ? – ou, plus fondamentalement, le fait que les villes soient essentiellement machistes ?

Bref, on le comprend : tant à Paris qu’à Bordeaux et, certainement, en plein d’autres endroits en République du Bisounoursland, le harcèlement est devenu une sorte de sous-culture machiste ancrée dans nos vilaines habitudes qu’il convient de combattre hardiment. Si on nettoie les notules médiatiques de leurs scories imbéciles visant à transformer un problème connu de police et de justice en trampoline légal pour les idioties constructivistes et les âneries turbo-féministes, il reste un réel problème de harcèlement que le citoyen ne peut que vouloir voir réglé rapidement. Oui, le harcèlement ne devrait pas exister et oui, tenter d’y remédier est effectivement nécessaire.

La méthode, cependant, importe.

En Socialie, les Bisounours du Camp du Bien choisissent toujours d’y réfléchir à trois fois avant de faire quelque chose de concret et finissent généralement par abandonner en rase campagne en reprenant des chocopops. Pour cela, ils commencent généralement par lancer un projet de loi, un comité d’étude et de réflexion ou un groupe de travail, solution d’ores et déjà préconisée par Marlène et son Camp du Bien qui le mettra en place afin que des experts et des expertes se réunissent pour en papoter à l’occasion d’un goûter ou deux (chocopops à volonté – ce n’est pas cher, c’est l’État qui régale).

Malheureusement, le Camp du Bien, c’est aussi (et même surtout) des thèmes différents, contrastés et tous aussi gluants de moraline les uns que les autres. Dès que l’un d’eux s’approche de l’autre, pouf, il y a réaction et tout devient collant, pâteux et rapidement inextricable. Pour camoufler le résultat souvent désastreux, on parle alors non pas de gloubiboulga intellectuel, mais d’intersectionnalité des luttes et autres fadaises rigolotes.

C’est probablement dans cette convergence intersectionnelle des luttes anti-discriminatoires pro-inclusion que s’inscrivent différentes militantes anti-harcèlement de rue, avec cependant un souci de taille : la réalité est tout d’un coup plus complexe que prévue et refuse de se débarrasser de quelques aspérités bien enquiquinantes lorsqu’on refuse de discriminer, de stigmatiser et qu’on veut malgré tout éliminer et interdire (ici, le harcèlement).

Comme l’explique de façon forcément emberlificotée cet article de L’Obs, la cruelle réalité est que s’attaquer au harcèlement de rue, ce n’est pas simple et surtout, cela risque de stigmatiser des individus.

En effet, les individus qui harcèlent ne sont pas tous des blancs cis de la classe moyenne aisée, loin s’en faut, mais de façon nettement plus prédominante – et au moins dans les cas les plus médiatiques – des individus pas franchement blancs, pas de la classe ni aisée ni moyenne et s’ils sont trans, c’est plutôt « -phobe » que « -genre ».

Pour nos militantes intersectionnelles inclusives transphiles, le problème se transforme en véritable nœud gordien : d’un côté, le harcèlement (au travail, sexuel, ou dans la rue) est clairement un problème dont il faut venir à bout, et ce, quand bien même cette lutte serait portée par les plus grotesques des harpies féministolâtres ; de l’autre, le Camp du Bien a déjà pondu un petit catéchisme précis et pointilleux sur ceux qu’il ne faut pas surtout stigmatiser ni discriminer et malheureusement, il semble bien que beaucoup de harceleurs entrent dans cette catégorie :

« Le risque, c’est que ce soient toujours des hommes non blancs qui soient stigmatisés… »

Argh. Et zut.

Autrement dit, le harcèlement de rue serait assez facile à museler si c’était plutôt des petits bourgeois blancs qui le pratiquaient. Manque de bol, la pratique est bien plus vaste. Sapristi.

Le problème de ces ultraféministes turbojusticières n’est malheureusement pas la première fois où le Camp du Bien se prend le pied dans ses multiples tapis idéologiques. Ici, le féminisme est progressivement passé de la recherche de l’égalité à l’égalitarisme ; il exige assez normalement que soit mis fin aux harcèlements dont il sera très complexe de définir les contours tout en tenant compte de l’absolue nécessité de ne surtout pas discriminer et encore moins stigmatiser.

Évidemment, cela pose problème.

Tout comme en pose généralement l’accumulation de luttes et de combats parfois paradoxaux : on doit combattre les inégalités et il ne faut surtout pas discriminer mais, dans le même temps, on essaiera de faire comprendre que les différences (mères des inégalités et des discriminations) nous enrichissent. De la même façon, une femme doit être fière de son corps et ne pas hésiter à le montrer, mais tout en tenant compte du fait qu’exposer le corps d’une femme est sexiste. Dès lors, toute représentation d’une super-héroïne ouvrira alors les vannes à un déluge de commentaires contradictoires (Wonder Woman, symbole sexiste ou héroïne féministe ?). Vous me suivez encore ? C’est que je n’ai pas été assez inclusivo-intersectionnel, manifestement.

Enfin, notez bien que les races n’existent pas mais on cherchera à ne pas stigmatiser les « non-Blancs » et on considérera les Blancs comme abominablement privilégiés ce qui est gênant puisqu’ils n’existent pas, je vous le rappelle. Incompréhensible.

Par définition, l’Humanité étant pleine d’individus tous différents, on va donc accumuler les différences et les opportunités de discriminations ce qui ne fait qu’intensifier les comportements antagonistes.

À la fin, il ne restera qu’une lutte permanente et systématique contre tout et son contraire, sans qu’il soit possible de rien faire de concret. À condition de tortiller suffisamment les faits, il n’est aucune réalité qui ne puisse s’analyser, se dénoncer comme inégalité insupportable puis se plier aux fantasmes collectivistes les plus invraisemblables.

Dès lors, la distribution de chocopops reprendra de plus belle.

Source : http://h16free.com/2018/09/02/61687-redite-harcelement-de-rue-la-lutte-paradoxale


Collectivisation des soins : le pire est à venir

vendredi 31 août 2018 à 09:00

S’il est commun de passer ses vacances à l’étranger, il l’est moins qu’elles tournent au vinaigre. Et lorsque cela arrive, qu’on est Français et qu’on a un pépin de santé, on peut heureusement se reposer sur un système de soins que le monde entier se garde bien de copier. Et ce qui était un pépin se transforme alors en catastrophe.

Aujourd’hui, je vous propose un témoignage qui est d’autant plus triste qu’il est banal : l’histoire d’un homme de 78 ans qui passe des vacances à l’étranger. On ne saura jamais si c’est le stress du retour en avion et la joie pourtant feutrée des contrôles inutiles de sécurité à l’aéroport, la chaleur, la déshydratation peut-être conséquente à l’absence de messages officiels répétés de boire des litres, quoi qu’il en soit, notre homme fait un AVC la veille de son retour.

Grâce à la réactivité d’Europ-Assistance (qui n’est pas du tout une assurance publique), il est pris en charge dans un très bon établissement hospitalier pendant deux semaines puis rapatrié en France, terre de la médecine moderne (Pasteur, Laennec, Paré, Schwartzenberg, Montagnier, Kouchner…) et hôte du plus formidable système social et médical du Moôonde.

Hospitalisé au plus proche de son domicile, à Rambouillet, sa famille pensait qu’il n’y passerait que quelques jours dans l’attente d’accéder aux soins de suite, une nécessaire rééducation lui permettant de regagner un minimum d’autonomie.

Un malheur n’arrivant pas seul, l’hôpital détecte dès son arrivée la présence d’une bactérie résistante aux antibiotiques (une BHRe, bactérie hautement résistante émergente, dans le jargon médical si fleuri). Il est cependant porteur sain et le médecin estime très probable qu’elle disparaisse plus ou moins spontanément. Ce qui fut le cas en quelques semaines. Cela fait donc des mois que la bactérie n’apparaît plus dans les prélèvements sanguins.

Le patient patiente

Malheureusement, cette BHRe est un anathème pour les établissements de rééducation : même si elle n’apparaît plus, les précautions à prendre pour les patients BHRe (y compris négatifs), sagement répertoriées dans moult cerfas et force règlements taillés par une bureaucratie délirante, leur semblent trop contraignantes. Il est dès lors bien plus simple d’oublier ce patient encombrant, de cliquer rapidement sur « refuser » lorsque les demandes répétées de l’hôpital arrivent par une application ultra-séduisante et totalement déshumanisée dont l’État a le secret, de ne jamais répondre à la famille ni même de la rencontrer.

Malgré des démarches auprès de dizaines d’établissements de rééducation, l’hôpital n’ayant jamais relâché ses efforts pour trouver une solution pour ce patient volontaire, le constat est amer : aucune place n’est disponible. Après trois mois passés à l’hôpital, l’épouse du patient, contrainte et forcée, finit par accepter une hospitalisation à domicile avec une rééducation en chambre, pilotée par le Centre de rééducation du Sud Yvelines, le CERRSY. Et pour faire passer la pilule, le CERRSY évoquera une possibilité d’hospitalisation complète ultérieure, arguant d’un manque de personnel pendant la période estivale.

Aussitôt de retour au domicile, les difficultés s’empilent et, le hasard faisant bien les choses, la perspective d’une hospitalisation complète au CERRSY s’éloigne pour disparaître totalement (« non non, on n’a jamais promis une telle chose ! »).

La Sécu temporise l’urgence

Un appartement n’est pas une chambre d’hôpital et rien n’est adapté. Entre la taille d’un lit médicalisé et du matériel pour réapprendre à marcher et le manque d’espace nécessaire pour manœuvrer un fauteuil roulant, il faudra donc renoncer à l’accès à la douche ou aux toilettes. Les charges (financières, psychologiques) pesant sur l’épouse étant considérables, le stress la gagne rapidement ce qui finit par aggraver la condition du patient qui doit retourner à l’hôpital plusieurs fois (pour infection puis insuffisance rénale aiguë, le traitement étant lourd et aux importants effets secondaires).

Ce qui devait arriver arriva : moins d’un mois après le retour à domicile, le patient récidive.

Grâce au suivi millimétrique et aux bons soins apportés par un système de santé que le monde entier nous envie mollement, sous les applaudissements du public qui paye fort cher pour ce tour de magie, un patient hémi-négligent volontaire avec de bonnes perspectives de récupération (selon l’ergothérapeute très optimiste) est ainsi transformé sous vos yeux ébahis en patient quasiment paralysé, aphasique et qui demande à mourir.

Dit autrement : aujourd’hui, en France, un patient (parmi une multitude d’autres) est en train de mourir faute de soins appropriés. Et pas d’inquiétude à avoir puisque dans une obstination qui confine à la compulsion, les établissements de soins de suite continuent à lui refuser toute entrée. En somme, à ce stade, il n’y a plus qu’à attendre la fin, qu’élus locaux (contactés en pure perte) et responsables d’établissements conseillent vivement de survenir dans un EHPAD qui aura l’immense avantage de lui offrir une mort seul dans un coin, à l’abri des regards trop sensibles.

Lot de consolation : le seul discours tenu jusqu’à présent à la famille concerne la « gratuité » des soins.

« Ne vous en faites pas, tout est pris en charge ! »

C’est rassurant : la non-prise en charge est globalement non-payante.

Voilà qui donne de quoi se réjouir, ou de faire réfléchir : cette aventure abominable, succession pénible de débâcles en rase campagne et de démission tant du corps soignant que de l’administratif, en dessous de tout, est malheureusement extrêmement commun, et permet de classer le système de santé français à la même hauteur que certains pays en voie de développement, à la différence sensible que les pays en voie de développement offrent tout de même d’excellents soins pour qui veut et peut payer là où la France, dans un égalitarisme forcené, parvient le tour de force de mettre tout le monde à la même mauvaise enseigne : tout y est gratuit mais plus rien n’est accessible (l’image des rayonnages de supermarchés vides au Venezuela communiste vient en tête, on se demande pourquoi).

Pire : la voie suivie par les pays en développement autorise à penser à une amélioration palpable des services fournis. Celle de la France laisse redouter, au contraire, une dégradation de plus en plus rapide de son système de santé.

En définitive, seul un réseau relationnel, des accointances et le système D permettent d’accéder aux soins de qualité (qui existent toujours, bien à l’abri de la foule nécessiteuse sans relations) : si l’un de nos ministres était dans une situation semblable, nul doute que la situation aurait été fort différente. L’égalité, c’est pour les autres.

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Source : http://h16free.com/2018/08/31/61665-collectivisation-des-soins-en-france-le-pire-est-a-venir