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Covoiturage, télétravail et foutage de gueule

lundi 2 avril 2018 à 09:00

Si vous lisez un peu, mais distraitement, la presse quotidienne, vous n’aurez pas pu louper l’évident battage qu’elle réalise actuellement pour bien faire passer un message clair : ce mois-ci sera celui de la grève, globale, générale, totale et complète des services publics, et qu’elle est évidemment soutenue par le peuple.

Un petit coup d’œil sur la plupart des titres suffit à brosser un portrait très particulier des événements qui ne manqueront pas d’arriver dans les prochains jours.

On aurait pu avoir droit à la présentation sobre et objective des différents mouvements de grève qui vont se succéder pendant tout le mois d’avril et une bonne partie du mois de mai. Entre la SNCF, Air France, certaines Universités, certains éboueurs et d’autres services publics, tout indique que les syndicalistes du pays se sont coordonnés pour fêter aussi bruyamment que possible le cinquantenaire des événements de mai 1968 dans une espèce de grande sausage-party et un énième barbecue de merguez cégétistes que le pays a trop souvent subi.

Oui, le lien avec mai 68 est assez clair tant il est difficile de ne pas voir le désir humide de révolution et autre printemps « à gauche de la gauche » qui transpire grassement tant des revendications des syndicats que du calendrier ou des domaines concernées. Tous les organes (ou presque) d’une presse largement favorable à ce genre de petites excitations printanières sont déjà turgescents d’excitation devant les dates (nombreuses) et les services publics (toujours les mêmes) touchés par ces mouvements. Le Monde, Libération, Le Nouvel Obs, Le Huffington, tous se relaient pour transmettre la « bonne nouvelle » syndicaliste : cinquante ans après mai 1968, la France se réveille à nouveau pour bouter les élites ultra-néo-libérales et turbocapitalistes hors du pouvoir et regardez, là, là et là, le peuple est prêt à prendre la rue pour régler ses comptes, si si !

Malheureusement, quelques éléments sont cependant suffisamment différents de mai 1968 pour que les médias ne puissent pas relayer la joyeuse montée de sève révolutionnaire de la même façon. Pensez donc ! Certains citoyens pourraient concevoir une gêne à cause de ces mouvements de grève et il faut donc adapter le message pour qu’il passe mieux auprès de certaines populations délicates.

Que voulez-vous, le pays a tout de même évolué depuis 50 ans : ceux qui défilaient à l’époque avaient un espoir d’une société meilleure dont ils ont amplement bénéficié, la majeure partie d’entre eux étant maintenant à la retraite. Ceux qui ont lancé des pavés à l’époque pouvaient compter avec une économie florissante et un État encore efficace parce que restreint à ses fonctions régaliennes.

À présent, la jeunesse peut surtout s’enorgueillir d’avoir du mal à lire, écrire et compter correctement, de « bénéficier » de perspectives d’emploi médiocres dans un pays rongé par le chômage, l’insécurité, le terrorisme, des déficits colossaux et, pour tout dire, l’absolue certitude que leur retraite (celle dont jouissent les soixanthuitard actuels) sera minuscule si elle existe encore lorsqu’ils la prendront.

Et lorsque la référence à mai 1968 fait sourire, c’est celle de la grève fin 1995 qui est évoquée pour rappeler à quel point les cheminots, déterminés, peuvent largement faire plier un gouvernement qui avait pourtant une majorité claire et un soutien évident du peuple lors du vote.

Cependant, si fin 1995, il avait été facile de tenir pendant le mois de novembre et décembre jusqu’aux vacances de fin d’année, il en va différemment en mai 2018. En effet, les nombreux ponts de ces deux mois que ces mouvements vont copieusement bousiller vont quelque peu amoindrir le soutien relatif de ceux qui comptaient se déplacer, se retrouver en famille ou régler des affaires qu’ils n’avaient pas pu régler pendant les périodes travaillées. Nul doute que ce soutien ne viendra pas non plus de ceux qui seront forcés à la « staycation », comme le décrit si niaiseument un Huffington Post tendrement décalé avec la réalité de terrain, oubliant sans doute qu’un voyage annulé, ce sont des frais rarement remboursés, et surtout des occasions manquées en pagaille de créer de la richesse dont ce pays a pourtant tant besoin.

En 1995, les médias pouvaient bien raconter, contre toutes les évidences et l’amoncellement de pertes abyssales du pays, devant les faillites d’entreprises, que la grève cheminote était massivement populaire. En 2018, les pertes touristiques seront dures pour beaucoup, et si en 1968, le pays avait d’amples marges de manœuvres, si en 1995, il pouvait encore se permettre quelques folies passagères, en 2018 ce n’est plus le cas tant les niveaux d’imposition et de dettes sont inquiétants.

En outre, les médias d’information ne sont plus les mêmes et devront composer avec des réseaux sociaux de toute nature qui ne pourront pas tous relayer le même unanimisme béat et heureux du suicide français auquel on assiste encore une fois.

Dans cette optique, on comprend mieux les messages mièvres relayés par les uns et les autres, à commencer par les panneaux d’affichage sur les autoroutes proposant fièrement « contre les grèves, pensez covoiturage ! », feignant de prévenir ainsi les inévitables bouchons que les déplacements automobiles obligatoirement provoqueront évidemment.

Et quand ce n’est pas le covoiturage, c’est le télétravail qui est mis en avant avec cette bonne humeur et cette fraîcheur que seules permettent une parfaite débilité et une cuistrerie à l’épreuve des faits : grâce au télétravail, vous serez plus efficace qu’au bureau, pardi ! On se demande encore pourquoi on n’y avait pas pensé plus tôt ! Et si vous travaillez sur machine-outil, dans un atelier ou avec des conditions spécifiques, qu’à cela ne tienne, le télétravail pourra certainement trouver une solution quelconque, non ?

En tout cas, surtout, ne ronchonnez pas, puisqu’on vous dit que ce petit désanussage citoyen payé in fine par le contribuable est pour votre bien !

D’ailleurs, Le Point a quelques petites astuces à partager avec vous, ces petits trucs de grand-mère qui permettent de passer le cap de l’adulescence syndiquée sans acné et avec des jours de grève payés, je présume.

Au fait, n’oubliez pas le petit point mignon sur vos droits, offert par France Info : non, non, votre employeur ne vous grondera pas si vous ne pouvez pas venir à cause de la grève. Malheureusement oui, il ne vous paiera pas. Si vous êtes votre propre employeur, comme vous êtes un salaud de patron, c’est bien fait pour vous.

Et si vous êtes financièrement à l’étroit et qu’un jour non payé vous pose de gros problèmes, rassurez-vous : les syndicalistes de la SNCF s’en foutent complètement. Ce n’est absolument pas pour vous qu’ils font grève, c’est pour eux.

En attendant, rappelez-vous que vous êtes en France, ce pays où les gens soi-disant attachés au service public font absolument tout pour le saboter et y parviennent ma foi assez bien. C’est aussi le pays où le service public est si génial que la presse subventionnée nous apprend avec une niaiserie presque agressive à nous en passer et trouver ça très bien. Formidable non ?

Source : http://h16free.com/2018/04/02/60691-covoiturage-teletravail-et-foutage-de-gueule


[Redite] La richesse pour tous, sauf en France

dimanche 1 avril 2018 à 11:00

Billet initialement paru le 14.04.2017

Il y a un an de cela, le week-end pascal était l’occasion de revenir sur un constat qu’on ne fait pas assez : l’Humanité, malgré ses déboires, malgré ses hoquets, malgré ses errements, s’en sort de mieux en mieux. Oh, certes, il y a encore moult problèmes à régler et tout n’est pas rose, loin s’en faut, dans ce bas monde. Mais les données et les faits s’accumulent : de plus en plus d’individus sortent de la misère, accèdent à l’enseignement, au confort moderne et à une vie décente. À chaque fois, le capitalisme et la liberté d’entreprendre sont des paramètres essentiels de cette amélioration.

Mais un petit pays, riche, résiste à la tentation d’y croire. La France, vaille que vaille, a décidé d’emprunter le chemin inverse, de tenter une expérience qui a déjà coûté fort cher à de fort nombreuses personnes…

Nous voilà mi-avril et c’est déjà le week-end pascal. Bien sûr, on pourrait revenir sur l’actuelle campagne présidentielle, période d’autant plus trouble qu’on ne voit vraiment pas l’horizon politique français s’éclaircir. Mais l’occasion est belle de s’attarder plutôt sur une nouvelle nettement meilleure que ces perspectives électorales peu reluisantes : malgré tout, les gens s’enrichissent.

Certes oui, on ne parle pas d’une vague de gagnants au Loto, et encore moins d’une véritable ruée vers un or mythologique où des hordes de pauvres seraient transformées en riches nababs : plus modestement, il s’agit surtout de constater que, contrairement à l’image trop souvent véhiculée, la classe moyenne continue d’accéder tous les jours à un peu plus de richesses, de facilités, de techniques et d’augmenter son niveau de vie.

C’est en effet ce qui ressort de plusieurs études réalisées au niveau mondial et qui montrent toutes une belle amélioration du niveau de vie de la classe moyenne dans la plupart des pays du monde, dans une belle cohérence d’ailleurs corroborée par les observations simples qu’on peut mener tous les jours en faisant un peu de tourisme.

Ainsi, une étude des parités de pouvoir d’achat menée sur le terrain par la Banque Mondiale en 2011 livre des résultats sans ambiguïté : les classes moyennes d’Afrique et d’Asie sont bien plus riches que prévues lors de la précédente enquête, en 2005. Ainsi, une amélioration notoire des modes et des données de calcul du PIB a permis de mieux mesurer les progrès réalisés par un nombre croissant de pays dans le monde. Ces nouvelles études ont ainsi montré, notamment concernant les prix et la croissance, que la classe moyenne mondiale, jusqu’alors estimée à 3.2 milliards d’individus en 2016, pourrait être considérablement plus étendue d’au moins 500 millions de personnes supplémentaires. Tout semble montrer que les ménages asiatiques sont nettement plus riches relativement parlant que ce qui avait été précédemment calculé.

Au niveau mondial, on observe en fait la plus rapide expansion de cette classe moyenne jamais observée dans l’histoire de l’Humanité qui a pourtant connu pas mal de phases d’expansion : il est estimé que 160 millions de personnes rejoignent ainsi cette classe moyenne tous les ans, pour au moins les 5 prochaines années à venir.

De façon encore plus étonnante, dans quelques années selon ces projections établies récemment, c’est une majorité de l’Humanité qui sera dans la classe moyenne ou riche… Ce qui sera la première fois dans toute son Histoire.

Or, cette excellente nouvelle, si elle parvient parfois aux oreilles de quelques journalistes, sur quelques plateaux télés désertés à des heures de toute petite écoute, n’est bien malheureusement pas parvenue aux oreilles françaises, pour deux raisons.

D’une part, parce que cette information est fort contre-intuitive pour les dernières générations de Français qui ont ce sentiment, persistant, que leur niveau de vie baisse et qu’ils sont moins bien lotis que les générations précédentes.

Pourtant, une récente étude fort peu détaillée dans la presse (là encore, période électorale oblige) vient battre en brèche cette idée : selon deux chercheurs universitaires, Hyppolyte d’Albis et Ikpidi Badji, depuis le début du siècle précédent, chaque génération a ainsi bénéficié d’un niveau de vie supérieur à la génération précédente. L’INSEE a d’ailleurs publié leurs recherches qui montrent qu’entre 1901 et 1979,

 » aucune n’a été désavantagée par rapport à ses aînées : les générations nées plus tard ont un niveau de vie au moins aussi élevé que celui de celles nées avant elles « 

Reconnaissons sans mal, cependant, que les chercheurs n’ont pas encore mené les recherches sur les générations à partir des années 70, et on se doute déjà que la tendance, nette pour les années précédentes, risque fort de s’inverser, notamment avec un creusement des inégalités au sein même des générations, expliquant ce sentiment répandu que les générations plus âgées ont profité d’un niveau de vie plus élevés que les plus jeunes.

Il semblerait bien que la France (et avec elle, certains autres pays développés) ait observé un net ralentissement dans l’enrichissement de sa classe-moyenne ces dernières années, et qu’en conséquence, tout message qui nous parviendrait du reste du monde, montrant exactement le contraire, soit devenu inaudible. Difficile en effet pour nos politiciens de vendre du bonheur et un avenir qui chante quand les 40 dernières années ont surtout démontré qu’ils n’en avaient pas le moindre échantillon sur eux.

D’autre part, cette information est méconnue parce qu’une telle nouvelle vient heurter les sensibilités politiques de beaucoup, et c’est bien plus gênant : toutes ces populations qui sortent de la pauvreté, cela doit, forcément, se faire au détriment de quelque chose. Et si ce n’est d’autres populations, c’est forcément au détriment de sentiments nobles comme le partage, la solidarité et les petits bisous ou, encore plus sûrement, au détriment de la nature.

Or, ce n’est pas ce qu’on observe : la sortie de pauvreté de ces populations n’est absolument pas accompagnée par un désastre écologique (au point qu’il faille en inventer, au niveau mondial, pour continuer à agiter des grigris alarmistes) ni par un effondrement des sociétés concernées dans un individualisme débridé. Au contraire, même : à la plus grande stupéfaction de toutes les petits collectivistes, chaque expérience communiste menée ces 100 dernières années a été un fiasco sanglant, et chaque libéralisation, chaque développement du marché libre et du capitalisme aura enclenché une incroyable explosion de la richesse et de la croissance de ces classes moyennes.

Or, en France, c’est bien un affront qu’une telle nouvelle.

C’est un affront que ces milliards de personnes soient sorties de la misère et du dénuement par l’application de recettes libérales et capitalistes, et non par les belles idées humanistes du communiste sifflotant. C’est un affront qu’on puisse seulement l’évoquer, tout comme il est un affront que ce libéralisme et ce capitalisme soit même évoqué dans une campagne présidentielle. Bilan : non seulement, on n’en parle pas, mais on évite même le sujet.

Il n’en est alors que plus tragique (ou comique, selon le point de vue) que les Français, en s’approchant tous les jours un peu plus des tentations frontistes ou mélenchonistes, montrent vouloir de ces recettes collectivistes qui ont menés à la ruine et la misère tous les pays qui les ont appliquées, tous, systématiquement, sans exception. C’en est toujours plus tragique qu’ils rejettent avec de plus en plus de force ces procédés qui ont créé ces légions de classes moyennes au ventre plein, y compris en France pendant les Trentes Glorieuses.

Socialisme, capitalisme ...

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Source : http://h16free.com/2018/04/01/60687-redite-la-richesse-pour-tous-sauf-en-france


Formidable, Macron s’attaque aux vrais problèmes !

vendredi 30 mars 2018 à 09:00

La machine, puissante, précise et rapide, est lancée, à toute vapeur. On pourrait la croire En Marche, mais elle trotte déjà vers un avenir chantant. Car son pilote, aux gestes étudiés et à la maîtrise évidente, saura la diriger où il faut, quand il faut. La France est de retour, disait Emmanuel Macron, et il nous le prouve tous les jours, même lorsque le pays se remet d’un nouvel épisode d’amoindrissement vivrensemblesque inopiné.

Des problèmes, oui, mais bientôt résolus !

Certes, il y a des problèmes économiques, nombreux.

La dette continue de grossir, au point d’arriver à 100% du PIB.

Mais déjà, la précision chirurgicale des frappes fiscales et des tapis de taxes sur les contribuables français aura permis de repasser le déficit annuel en dessous des 3% du PIB, chiffre aussi magique qu’arbitraire et si pratique à bidouiller.

Mais déjà, la politique volontariste sans la moindre poudre de perlimpinpin aura permis de réduire le chômage en février (n’y comptez pas trop pour le mois de mars), et il faudrait être fort mauvaise langue (et libéral) pour oser contester le retour à la bonne santé économique du pays.

Certes, il y a des problèmes sociaux, nombreux.

L’instruction, très manifestement, peut provoquer quelques migraines lorsqu’on se penche avec vigueur sur cette question, de façon répétée, et ce alors qu’on constate une baisse inquiétante du niveau général des élèves, que cette baisse se traduit aussi dans les classements des université françaises dans le monde, jusqu’aux enseignants eux-mêmes dont les plus fraîchement débarqués laissent planer quelques doutes sur leurs compétences globales.

Et lorsqu’il ne s’agit pas d’instruction, la société constate la persistance de cet enquiquinant sentiment d’insécurité (sentiment qui fait parfois des trous dans les vitrines ou du vent dans les oreilles des policiers du cru ou des ministres en goguette à ce moment-là).

Du reste, quand ce n’est pas un sentiment, cela se transforme parfois en prise d’otages sanglante avec suicide par GIGN tout ce qu’il y a de plus standard, face à laquelle le gouvernement répond efficacement par des bougies parfumées, des bouquets, des hommages, une Tour Eiffel éteinte et un appel à la plus grande fermeté parce que ça ne se passera pas comme ça, non monsieur, non madame, scrogneugneu à la fin.

Certes.

Mais comme je le disais en introduction, ces événements n’empêchent absolument pas de prendre les décisions qui s’imposent d’elles-mêmes pour remettre le pays sur la bonne voie (qui ne sera pas ferrée, les prochaines semaines étant consacrées à des mouvements de grève perlée).

C’est ainsi que le président Emmanuel nous a gratifié de deux nouvelles positivement réjouissantes.

Les moutards à la rescousse

D’une part, on apprend que (je cite) « La scolarisation va devenir obligatoire dès 3 ans ».

Titre idiot, journaliste faisant du journamisme et frôlant la pignouferie de presse du mauvais côté de la tangente, volonté réelle du Chef de l’État de faire une immense boulette ? On ne saura pas exactement puisque, jusqu’à nouvel ordre, si l’instruction est obligatoire dès 6 ans, l’école, elle, ne l’est pas. Mais en tout cas, le pays est maintenant lancé dans un nouveau débat palpitant pour savoir s’il va falloir endoctriner instrui-pardon éduquer les marmots dès trois ans au lieu de six.

Apparemment, en ouverture des Assises de la maternelle (oui, cela existe), mardi dernier à Paris, notre brave Macron a donc annoncé cette « scolarisation obligatoire » des enfants dès l’âge de trois ans afin de lutter contre un nouveau fléau, celui des enfants qui ne seraient pas scolari-pardon éduqués dès trois ans.

Apparemment aussi, on ne manque plus d’enseignants et les classes, maternelles ou à partir du CP, ne sont plus surchargées au point qu’on puisse étendre la mainmise de l’Education Nationale sur de nouvelles cibles nouveaux enfants. Tout le monde sait qu’il n’y a pas besoin de renforcer les moyens ou d’accentuer les efforts en classes primaires pour amener, enfin, un nombre décent d’élèves à savoir lire, écrire et compter en sixième.

Que nenni ! Le vrai combat est, je présume, Léo, 3 ans, dans sa barboteuse rose genderfluid, à qui on doit enfin faire comprendre les bases de l’intégration citoyenne.

Le pays n’attendait que ça. Les personnels de l’Education Nationale réclamaient cette extension du domaine de la lutte de l’instruction obligatoire, c’est certain.

Une intelligence vraiment française, vraiment artificielle

Mais ce n’est pas tout !

Alors que les flonflons tragiques des hommages pas trop sobres retombaient à peine dans cette fin Mars pas vraiment printanière, notre président randonneur lançait un nouveau projet, cette fois-ci sur l’intelligence artificielle.

Notre diable d’homme, le bourrichon tout remonté et la vitamine printanière animant chaque membre de son sémillant petit corps, s’est donc décidé à impliquer l’État français « à tous les niveaux : la formation, la recherche, le financement des investissements, le cadre réglementaire… » afin de faire de la France un « leader sur le sujet » de l’Intelligence Artificielle, le tout bien sûr « de façon responsable sur les questions éthiques » en trouvant « un équilibre entre performance et humanité ».

Macron aurait eu bien tort de se priver : après tout, Hollande avait eu, avant lui, l’idée lumineuse de doter la France d’un Cloud Souverain avec le succès tonitruant que l’on sait, tout comme est maintenant évident la réussite flamboyante de la French Tech, émanation subtile des concertos montebourgeois. Quant à Sarkozy encore avant, lui et sa clique avaient eu la brillante idée de réclamer un vrai moteur de recherche franco-français qui ne s’était traduite qu’en un grand prout vaporeux.

Dès lors, devant un tel parcours et en tenant compte de la propension assez stupéfiante de l’État à faire absolument n’importe quoi en matière d’informatique, nul doute que cette idée de propulser la France dans les pays leaders en matière d’intelligence artificielle ne se terminera certainement pas par un fiasco coûteux en temps, en argent et en ressources humaines.

Ça ne coûte rien, c’est l’État qui paye

Il faut se rendre à l’évidence : la France est un pays vraiment très riche, au point qu’on puisse trouver 5 milliards d’euros (un par an pendant 5 ans) pour « revitaliser » des centres-ville consciencieusement nécrosés par le travail de sape des élus locaux.

La France n’a pas de problème de chômage, de dette, d’éducation, d’insécurité ou de terrorisme.

Non.

Elle a un besoin urgent de bacs de fleurs sur la place de la Mairie, de bambins dans les écoles et d’un nouveau Plan Calcul Minitel 3.0.

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Source : http://h16free.com/2018/03/30/60675-formidable-macron-sattaque-aux-vrais-problemes


Les fake-news de France Info

mercredi 28 mars 2018 à 09:00

Qu’on se le dise : la lutte contre les « fake news », c’est une affaire âpre, de longue lutte et qui implique progressivement de plus en plus de monde. Et pas seulement parce que le gouvernement s’est dernièrement lancé dans l’écriture d’une de ces petites lois croquignolettes dont il a le secret ! C’est un véritable mouvement d’ensemble qui concerne en premier chef les producteurs reconnus de la propag des informations officielles et, passage oblige de notre nouveau monde tout numérique, les GAFA qui les relaient assidûment.

C’est ainsi que sont et seront mobilisés tous les organes, même les moins turgescents, de notre beau PAF : depuis France Sphincter Inter jusqu’à Fail France Télévisions, chaque article sera méticuleusement choisi pour convoyer avec dignité et précision les informations les plus essentielles au meilleur vivrensemble dans le pays.

Et à l’approche d’une nouvelle brochette de merguez-parties planifiées par les inamovibles syndicalistes de la SNCF, d’Air France et de quelques autres mammouths titubants de notre beau pays, quoi de mieux que rappeler ce qui fait, précisément, la force des magnifiques services publics, ce dévouement quasi-christique à la cause collective ?

Ainsi, quoi de mieux qu’exhiber l’abnégation d’un service public exemplaire qui se maintient coûte que coûte, faisant fi de la rentabilité ?

C’est ce que prétend donc montrer France Info dans un articulet mitonné (mythoné ?) avec soin où l’on nous présente le cas, touchant, de cette ligne de chemin de fer japonaise maintenue pour une unique passagère, étudiante, qui n’a pas d’autres moyens que le train pour rejoindre son établissement scolaire, et ce jusqu’à l’obtention de son diplôme.

Trop mignon.

Au passage, on ne pourra s’empêcher de s’interroger sur la pertinence du choix de France Info de prendre exemple sur le Japon où, on le sait maintenant avec pas mal de recul, les services ferroviaires sont incomparablement meilleurs que ceux offerts en France (comme en témoigne ce petit article), sans même parler des services publics en général (où le constat est globalement le même, depuis la poste jusqu’à l’éducation).

Mais bon, soit, il nous reste donc cette tendre aventure de l’étudiante unique desservie vaille que vaille.

Le problème étant bien sûr que cette nouvelle est … bidon.

Certes, il s’agit d’un article de janvier 2016 dont France Info n’a pas spécialement eu à se glorifier d’autant plus que ses sources, essentiellement CCTV (une chaîne de télévision … chinoise), pouvaient laisser penser à une grosse mise en scène. Mais aucune correction, aucun addendum n’auront été fournis en deux ans pour expliquer aux lecteurs qu’ils se sont fait médiocrement balader. Et lorsque les grèves cheminotes sont à nouveau apparues sur les radars ces derniers jours, il n’a pas fallu longtemps pour qu’un zélé défenseur des Services Publics et des Bienfaits de l’État relaie cet article sur les réseaux sociaux, lui donnant une nouvelle jeunesse et un nouveau tour de buzz médiatique.

À tel point que les inénarrables Décodeurs du Monde se sont auto-saisis pour tenter de remettre un peu d’ordre chez leurs confrères : après une enquête journalistique palpitante, on en arrive à la conclusion que rien ne permet d’affirmer que la gare est restée ouverte spécialement pour faciliter la scolarité de l’étudiante, qu’elle n’était pas unique dans son cas, et que la société n’est pas franchement un service public mais bel et bien privée.

Patatras.

Cette mésaventure pose cependant une question évidente : puisque France Info relaie manifestement des carabistouilles et qu’il ne se corrige même pas une fois la supercherie découverte, les autres médias classeront-ils ce site dans les propagateurs de fake news ? De leur côté, Google, Facebook ou Twitter prendront-ils dorénavant les nécessaires pincettes qui s’imposent pour traiter les « informations » en provenance de cette source douteuse ?

On m’objectera que cette petite histoire n’est qu’un articulet parmi tant d’autres, sans grand impact dans l’opinion (encore que son buzz médiatique indique le contraire), que de telles « fake news » sont rares dans la myriades d’informations proprement vérifiées que nos médias fournissent…

Peut-être. Ou peut-être pas tant que ça.

Peut-être n’est-ce en réalité que l’un de ces grumeaux bien visibles des myriades de petites notules foireuses qui passent pour authentiques au nez et à la barbe des chasseurs de calembredaines, Décodeurs du Monde y compris. Peut-être que ce genre de boulettes est en réalité chose courante. Peut-être les médias français, Le Monde et ses Décodeurs y compris, sont-ils truffés d’informations partisanes, lourdement biaisées voire carrément fausses ?

Et à bien y réfléchir, serait-ce si étonnant alors que souvent ils s’abreuvent tous aux mêmes sources, généralement aussi frelatées que celles qui irriguent les réseaux sociaux ?

Serait-ce si étonnant alors que, pour rappel, la France ne fait pas vraiment partie du Top 10 des références en matière de liberté de la presse et de qualité des informations qui y sont débitées ?

Serait-ce si surprenant alors que la presse française, à défaut de baigner dans des informations toujours redoutablement exactes, ne se gêne pas pour barboter avec délice dans des piscines d’argent public qui lui donne donc, de façon claire et compréhensible, une incitation évidente à rester bien en cour pour s’éviter des coupes budgétaires douloureuses ?

Et pire encore, peut-être les relais médiatiques et autres réseaux sociaux tels Google ou Facebook, n’ayant en pratique aucun moyen de discerner les informations non propagandistes de celles issues de rumeurs et autres parodies, s’en tiennent au strict rapport de force et se chargent donc de ne relayer que ce qui leur causera le moins de soucis juridiques, autrement dit les canaux officiels qui sont, en France, à peu de choses près ceux stipendiés par l’État.

En définitive, la petite histoire bidonnée de l’étudiante unique desservie par un service public ressemble à s’y méprendre à l’un de ces contes de fées que les adultes chuchotent aux enfants pour les endormir. Ou à ceux que les États omniprésents et multi-faillitaires pipeautent à leurs citoyens. Pour les endormir aussi.

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Source : http://h16free.com/2018/03/28/60625-les-fake-news-de-france-info


Surtout ne rien changer

lundi 26 mars 2018 à 09:00

L’actualité n’est décidément pas tendre : pendant que le terrorisme fait en France de nouvelles victimes, le pays se retrouve une nouvelle fois confronté à l’indigence de ses médias et de ses politiciens. Le peuple de contribuables, d’usagés et de citoyens se retrouve une nouvelle fois, consterné et seul, à faire face à des épreuves pour lesquelles il n’est plus préparé.

Et pour être consterné, il y a de quoi.

Comme dans tous les autres cas de la décennie écoulée, l’auteur des actes terroristes est connu des services de police. Multiplement condamné, il avait ainsi fait un séjour en 2016 à la maison d’arrêt de Carcassonne, suite à des condamnations diverses et variées dont, notamment, celle de 2015 pour l’inévitable trafic et usage de stupéfiants et refus d’obtempérer, ainsi que celle de 2011 pour, entre autres, port d’arme dans un pays où, je le rappelle, le port d’arme est interdit.

Comme dans de très nombreux autres cas de terrorisme sur le sol français, notre auteur n’a mis que quelques mois à « se radicaliser », ce qui semble ne plus rien vouloir dire de concret surtout si l’on se réfère aux mesures que nos élites politiques mettent en place pour « déradicaliser », entre deux cérémonies d’hommage aux morts tombés malencontreusement par suite de cette « radicalisation ».

Comme d’autres nombreux cas précédents, notre terroriste, évidemment fiché S en 2014 (ou FSPRT, allez savoir), est « un solitaire » qui est passé à l’acte « brusquement ». Il semblait délicat pour ne pas dire impossible à nos services de renseignements de savoir qui, du prochain fiché S, allait « brusquement » péter un boulon et décider de dézinguer du client de supermarché.

Comme dans d’autres cas, le terroriste était, avant son petit dérapage décidément peu compatible avec le vivre-ensemble, un homme calme et mesuré, un « garçon tranquille » selon ses voisins et sa mère dont on imagine mal qu’elle avouerait spontanément avoir engendré un monstre psychopathe. Manifestement, la radicalisation terroriste touche donc essentiellement des hommes calmes et pondérés, insoupçonnables (mais souvent récidivistes – allez comprendre).

Comme dans d’autres cas, les actes perpétrés ont amplement mérité qu’Anne Hidalgo, jamais en retard d’une Annerie, fasse éteindre la Tour Eiffel, rappelant bien le principe de base qui veut que dans ces cas là, on éteint bien tout (avant de se coucher, je présume). Des appels à bougie, nounours et autres jetons de présence seront bien vite relayés pour ne pas détonner des fâcheux précédents.

Bien sûr, comme pour la tuerie de Charlie, comme pour celle du Bataclan, comme pour celle de Nice et comme pour tous les autres cas, le gouvernement s’est immédiatement montré uni, décidé, ferme, inflexible, volontaire, déterminé, présent, tagada, tsoin, tsoin, deux fois si possible. Comme pour Charlie, Bataclan, Nice et les autres, on va avoir droit aux déclarations avec un air grave du polichinelle aux commandes à ce moment là.

Et comme pour ces précédentes exactions, absolument rien ne changera.

Rien ne changera parce que plusieurs problèmes s’empilent consciencieusement pour que rien ne change.

Problèmes criants d’éducation, problèmes économiques lancinants, problèmes évidents dans le domaine de la justice et de la police, chacun d’entre eux a déjà fait l’objet de plusieurs articles, ici ou ailleurs.

Mais tout indique que les solutions ne seront malheureusement ni mises en place, ni même évoquées et donc encore moins débattues et proposées au peuple : toutes appellent en effet à un accroissement de la responsabilité individuelle, ce qui est maintenant considéré comme une abomination contraire au sacro-saint vivrensemble.

Toutes appellent au recentrage de l’État sur ses fonctions régaliennes au lieu de son éparpillement permanent en billevesées périphériques. C’est, là encore, une véritable horreur que d’imaginer un vrai budget pour la justice, la police, l’armée, la diplomatie, au lieu de cette ouverture permanente des sprinklers à pognon public en faveur des activités périphériques que le secteur privé est pourtant parfaitement en mesure d’assumer. Tout indique que le pays a de vrais besoins clairs, identifiés, mesurables, de remettre de l’Ordre dans ses cités, dans son renseignement intérieur, dans ses institutions, et tout semble être fait pour continuer, vaille que vaille, à financer les conneries abyssales bobo-écoconscientes ou autres afin de flatter l’une ou l’autre phalange activiste bien en cour dans les médias.

Toutes appellent aussi à l’arrêt drastique du financement de la myriade de ces micro-groupes de faiseurs d’opinions qu’on retrouve soit dans les milliers d’associations lucratives sans but qui polluent la vie des Français en faisant assaut de lobbyisme pour pousser leurs petites lois délétères, soit, plus tristement encore, dans ces douzaines d’organes médiatiques dont le but semble être, lorsqu’on prend un peu de recul, de saboter consciencieusement la société française en lui donnant tous les jours de nouveaux ennemis intérieurs à abattre.

Or, pour le moment, ni Macron et sa brochette de clowns à roulettes, ni aucun autre leader politique ne semblent prendre la mesure de la tâche à accomplir. Tous, dans un bel ensemble unanime, considèrent l’interventionnisme de l’État dans tous les domaines comme un prérequis sain et vivifiant : les entreprises ploient sous la paperasserie administrative ? Rajoutons-en une couche ! L’éducation des gamins est de pire en pire ? Ajoutons une nouvelle réforme au corpus déjà dodu des réformes passées (une tous les deux ans) ! Modifions l’orthographe, éliminons des pans entiers de méthodologie, oublions des bouts d’Histoire, épurons les programmes des points trop complexes, fabriquons de l’andouille, c’est plus facile que du génie ! La Justice est débordée ? Vite, des lois supplémentaires, des procédures plus complexes, des réformes, encore des réformes parce que tout le monde sait qu’il y a 10, 20, 30 ou 40 ans, c’était la jungle ! Un problème dans l’immobilier, la météo, l’automobile ou les pâtes à tartiner ? Sapristi, intervenons parce qu’évidemment, c’est ce que le peuple attends de nous, pardi !

Pire : comme je le mentionnais, chaque début de questionnement sur, justement, la place de l’État et les réformes pour le recentrer, toute discussion sur l’importance d’une société où les individus redeviennent libres et acteurs directs de leur propre sécurité, tout débat sur la nécessité d’institutions correctement cadrées indépendamment des modes du moment sont immédiatement évacués au profit de l’écume des jours et de la déferlante incessante de stupidités médiatiques qu’on nous propulse sous le nez en guise de réflexion.

Le problème terroriste est un problème éminemment complexe qui ne peut absolument pas appeler de solution simpliste. Mais ce n’est pas non plus un problème insoluble, à condition de renvoyer l’État à sa mission réelle, la protection de son cheptel de citoyens. Les événements de l’Aude illustrent fort bien que rien n’a été compris ni appris des précédents drames terroristes sur le sol français.

Rapidement, de nouvelles et palpitantes polémiques s’installent. Rien ne changera.

Source : http://h16free.com/2018/03/26/60655-surtout-ne-rien-changer