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[Redite] L’attaque du téléphone masqué

dimanche 20 mai 2018 à 11:00

Billet initialement paru le 15.05.2014

Ce dimanche, et compte tenu de la dégradation constante de la qualité des articles journalistiques en France, j’ai envie de m’éloigner un peu de l’actualité récente, collante comme la glaise de Notre-Dame-Des-Landes, et vous proposer un billet sur une petite pignouferie de presse de derrière les fagots qui, parue il y a maintenant 4 ans, n’a pas vraiment pris une ride et qui, remise en perspective de tous les autres articles sur des domaines connexes, écrits avec les mêmes approximations statistiques consternantes, donne une assez bonne idée de la qualité générale des informations qui sont distribuées en France.

On l’a vu dernièrement : les ondes électromagnétiques ne sont vraiment pas tendres avec les petits personnages pelucheux qui trottinent dans le pays. Non seulement, les administrations publiques prennent maintenant en charge ceux que des médecins complaisants ont « diagnotiqués » électrosensibles, mais en plus, une récente étude vient de trouver une source supplémentaire de maux graves aux noms funestes : le téléphone portable.

Et quand on lit la myriade d’articles de presse apparus à la suite de la publication de cette étude, on ne peut pas échapper à l’effroi tant l’utilisation d’un téléphone mobile est devenue chose courante. C’est que le journaliste moyen n’y va pas avec le dos de la cuillère.

Dans ces colonnes, nous n’hésitons pas à fouetter du chaton mignon pour en appeler à votre pitié, ou à rôtir vivant de l’enfant d’ouvrier communiste afin de galvaniser les hordes infernales du turbolibéralisme triomphant qui est partout mais dont personne n’ose pourtant se réclamer. Mais (bizarrerie du capitalisme) nous n’avons que peu de moyens comparé à ceux déployés par les pisse-copies des grands journaux nationaux qui s’en donnent à cœur joie pour contextualiser la conscientisation à grands coups de peurs larvées et de catastrophisme caricatural.

even putin is sadAvec eux, pas de pitié dans la titraille ! Pour Le Figaro, le cancer qui frappe au bout du combiné, c’est du sûr, c’est du confirmé : « Téléphone portable et cancer du cerveau : le risque confirmé ». Pour Le Monde, il faut absolument lancer une « Alerte sur l’usage intensif du portable ». TF1, la référence journalistique de bon goût, y va même d’une équation simple mais frappante : « Téléphone portable et cancer : 30 minutes par jour = danger ». Les Echos paraissent alors bien timides avec leurs précautions, puisque pour eux, « une étude relance le débat sur le risque accru de cancer » ce qui revient tout de même à ne pas paniquer mais aussi à oublier qu’on va tous mourrrrrrir dans d’atroces souffrances. Difficile de ne pas se sentir un peu déchiquetés de l’intérieur à cette lecture alors que nos folliculaires ont sorti leurs petites titraillettes et leurs plus lourdes titrailleuses.

Cependant, à la lecture des articles en dessous de la furie téléphonophobique, c’est bien plus facilement le doute que la peur qui envahit tout lecteur un minimum posé. Difficile en effet de démêler la tornade de conditionnels et d’approximations aussi larges et englobantes que possible des faits avérés, sûrs et statistiquement significatifs. Chaque résultat est soigneusement lardé de précautions grammaticales visant à ne surtout pas affirmer quoi que ce soit mais à laisser entendre qu’il se pourrait que dans certains cas, il puisse éventuellement se passer des choses que la médecine tendrait à juger désagréable à plus ou moins long terme, avec une marge d’erreur notoire et un vaste intervalle de confiance basé sur un échantillon étroit. Ces précautions sont telles que les articles, dépouillés de leur gangue de fumée, en deviennent comiques.

pardon vous disiez - lofty dog is loftyOn apprend ainsi que, je cite, « il n’y a pas de différence statistiquement significative entre utilisateurs et non-utilisateurs de mobile » ce qui, dans le langage commun, veut dire que l’étude ne permet donc pas de conclure. MAIS il y en aurait une pour certains types de cancers et certains utilisateurs. Bien sûr, les auteurs reconnaissent que leur étude ne permet pas de définir un niveau de risque d’apparition de tumeurs, ce qui veut donc dire qu’on n’est donc pas plus avancés. MAIS une association en profite pour rappeler que l’utilisation follement intensive de 30 minutes par jour (fouyaya) est largement dépassée par de nombreux utilisateurs (dont des jeunes). Ben tiens. Des études de chercheurs divers et variés ont montré un effet de l’utilisation du téléphone en rapport avec le cancer. MAIS la méthodologie de ces différents travaux ne fait pas l’unanimité.

Pignouferies de presse

Autrement dit, l’étude n’apprend rien de façon ni définitive, ni particulièrement claire, et les petits grumeaux de factoïdes qui émergent de la soupe journalistique épaisse ont bien du mal à faire peur une fois qu’on remet tout ça en contexte. Je passe rapidement sur les facteurs aggravant l’impression générale de pignouferie de presse comme, je cite, « un risque multiplié par deux ou trois de développer un gliome », ce qui fait tout de même une furieuse marge de progression (50%, mazette), ou le fait, convenu mais pas utilisé pour prendre le moindre recul, que l’utilisation du mobile est récente, que les appareils sont de plus en plus efficaces (i.e. utilisent d’autant moins d’ondes pour obtenir le même résultat) et que les tumeurs sont de développement fort lent ce qui rend l’établissement d’une corrélation hasardeux et d’une causalité carrément impossible.

En revanche, il me faudra rappeler que les tumeurs du cerveau ne représentent que 2% des cancers, qu’on frôle péniblement les 18 cas pour 100.000 habitants en France tous les ans, et qu’avec un risque de 0.66% pour un homme et 0.43% pour une femme nés en 1950 de développer un cancer du système nerveux central (gliomes et méningiome) d’ici leurs 75 ans, c’est un risque qu’on peut qualifier, même une fois multiplié par deux ou trois (ou quatre ou cinq, à ce régime) comme acceptable, surtout comparé à celui d’avoir un infarctus, un cancer de la prostate ou du sein, de mourir dans un accident domestique, ou de se faire sauvagement tabasser par une volée d’inspecteurs du fisc, de l’URSSAF ou de n’importe quelle administration en mal de financements.

Bref : tout ceci tutoie le LOL de façon appuyée, ce qui n’empêche pas les journalistes de recommander avec componction une « utilisation prudente » du téléphone portable. Hum. Qu’est-ce ça veut dire, ça, une « utilisation prudente » ? Prudente comme « Hors des zones de chalandises de la jeunesse déçue » ? Et puis, bon, les téléphones portables ne sont pourtant pas connus pour avoir méchamment agressé leurs propriétaires, et si un Nokia 3310 pouvait effectivement servir d’arme par destination, le moindre joujou actuel ne représente un danger que pour votre portefeuille… Eh bien en fait, « utilisation prudente », dans ce contexte, cela veut dire que lorsque vous captez mal, il faut l’éloigner de votre oreille (si si, je vous assure), ce qui fait que ce que vous n’entendiez pas bien, vous l’entendrez encore moins. Chassez le LOL, il revient plus gros et plus joufflu.

mobile phone at the wrong placeC’est dommage, parce qu’il y a réellement des utilisations dangereuses du téléphone. Il est ainsi fort dangereux lorsqu’on y prête plus attention qu’à la rue qu’on traverse, à tel point qu’un sénateur avait tenté de l’interdire purement et simplement. Dans la même catégorie d’utilisation clairement imprudente mais pas du tout mise en avant dans les précédents articles panicards, il y a le texting au volant, qui fait bien plus de morts que les gliomes à poils drus, mais qui ne nécessite aucune étude médicale et donc aucun financement coûteux et, par voie de conséquence, n’a pas ce petit Fear Factor qui permet de faire de l’article bien troussé sur les dégâts des ondes…

txt messaging lol

Décidément, la façon dont cette étude a été brillamment exploitée par l’Agence Fausse Presse et ses suiveurs en dit très long sur la propension des Français à se faire peur. Tout comme pour le réchauffement climatique (qui déclenchera des catastrophes à coup sûr), les OGM (dont les effets bénéfiques seront forcément contrebalancés par des nuées de maladies toutes plus débilitantes les unes que les autres), les ondes (qu’on ne voit pas, qu’on ne comprend pas, qui pénètrent tout et n’importe quoi n’importe comment) vont immanquablement provoquer des problèmes. Et au lieu de reléguer cette étude au rang d’une simple brève dans la presse généraliste, les journalistes se sont donc entendus comme des larrons en foire pour en faire des odes aux conditionnels débridés.

Jadis, la technologie du Diable entraînait les mauvaises récoltes et les zizis mous. De nos jours, viagra et OGM obligent, on parie plutôt sur de grosses tumeurs bien crades et douloureuses. Je ne suis pas sûr qu’on y ait gagné au change.

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Source : http://h16free.com/2018/05/20/61003-redite-lattaque-du-telephone-masque


Ce fascisme qu’on ignore

vendredi 18 mai 2018 à 09:00

Certes, il ne faut que 5 centièmes de seconde à X-OR pour se retrouver dans son scaphandre de combat, mais cela n’amoindrit en rien les performances extraordinaires de notre police nationale qui, comme l’indiquera plus tard Édouard Philippe, notre frétillant Premier ministre, n’a mis que 9 petites minutes à débouler sur le lieu des exactions du dernier couteau déséquilibré pour en finir définitivement avec le trouble à l’ordre public constaté.

C’est, effectivement, remarquable.

En plein milieu de la capitale française, dans l’un des quartiers les plus quadrillés par les forces de l’ordre y compris militaire, et alors que des civils responsables correctement équipés et entraînés auraient pu venir à bout du terroriste en quelques dizaines de secondes tout au plus, prendre 9 longues minutes pour intervenir laisse largement planer le doute sur l’efficacité pratique et réelle de ce type de réponses à ce type de problèmes.

Oh, loin de moi l’idée de dire ici que nos policiers sont trop lents, pas assez entraînés, trop peu nombreux ou bien trop mobilisés à des tâches subalternes (comme vérifier le bon usage des parcmètres et le respect des limitations de vitesse par exemple) pour réellement lutter contre le terrorisme. Plus simplement, force est de constater que la réponse des pouvoirs publics semble un tantinet … inadaptée.

Dans ce cas précis, on pourrait croire cette inadaptation fortuite, malencontreuse ou simple conséquence des événements eux-mêmes.

Pourtant, d’autres événements, sinon comparables en intensité dramatique, au moins dans leurs résultats, laissent penser que c’est plutôt la marche normale de l’État français, tout de mollesse inadéquate voire de complicité ou, au moins, de laxisme coupable.

Pour illustrer mon propos, je me contenterai de prendre quelques exemples tirés de l’actualité récente.

Ainsi, l’occupation des universités par des bandes « d’étudiants » plus ou moins encartés montre plusieurs aspects de la complète démission de l’État en matière de sécurité, de protection des populations et du respect de l’état de droit en général. Il suffit de voir, comme l’a illustré un tweet récent d’Aurélien Véron, la réaction de ces troupes encagoulées à la présence de la presse pour comprendre l’exacte nature de leur mouvement.

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Au prétexte de combattre le fascisme, qui consiste précisément à nier les concepts de démocratie, de liberté d’expression ou de la presse, et afin de pousser un agenda typiquement collectiviste, ces groupuscules bloqueurs s’empresseront d’écrabouiller toute dissidence démocratique, toute liberté d’expression et celle de la presse. Malin.

Pourtant, l’État a toute latitude ici pour faire revenir l’ordre et le calme dans les établissements, et ce d’autant plus que la situation française est très loin d’être insurrectionnelle et que, comme le montrent tous les sondages et les consultations directes auprès des intéressés, les étudiants sont très majoritairement opposés à ces gaudrioles ridicules d’une frange de la France qui n’a toujours pas réussi à se décoincer de mai 1968.

Mais voilà.

Tout comme il est inenvisageable de remettre en cause la doxa selon laquelle le peuple, désarmé, doit toute sa sécurité à l’État et seulement lui, tout comme il est impensable que le terrorisme ne se combatte pas par des mots creux, de jolies déclarations politiques et des tapis de bougies colorées, il semble tout aussi compliqué d’imaginer faire revenir promptement le calme dans les universités françaises.

Et de la même façon qu’il semble acquis qu’on ne mettra jamais un ancien ministre en prison, il semble inconcevable de poursuivre et condamner un autre élu de la République pourtant directement responsable de faits délictueux :

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Malgré la présence de caméras, malgré l’évidence de l’infraction (non, un député n’a pas à bloquer, pour quelque raison que ce soit, l’accès d’étudiants à une salle d’examens), aucune poursuite ne sera lancée contre le paléo-communiste : eh oui, l’obédience de certains ouvre de vraies opportunités ou aménage par défaut de belles voies de sorties.

D’ailleurs, on peut faire exactement le même constat avec ce qui se passe (ou ne se passe plus, disons plutôt) à Notre-Dame-Des-Landes : l’évacuation des lieux, occupés de façon parfaitement illégale, a lieu au même rythme étrange et chaloupé que celui des universités, pour un résultat somme toute assez semblable.

Et de la même façon que les exactions largement documentées dans les universités ne débouchent sur aucune prise de conscience sérieuse des dérives lamentables observées ni chez les politiciens, ni dans les médias d’une complaisance sans borne, la ZAD bénéficie du même traitement : la violence des zadistes n’est que rarement évoquée. Pire, les concessions de l’État aux factions violentes laissent pantois, mais encore une fois, ceci n’est pas une exception. C’est la norme.

Là encore, le fait que la plupart d’entre eux se revendiquent ouvertement de cette extrême-gauche calme et pondérée qui anime le pays depuis plus de 60 ans est une pure coïncidence.

Pour faire bonne mesure, je n’évoquerai pas les sabotages et dégradations dont la SNCF est régulièrement victime en période de troubles sociaux. Si, parfois, des dépôts de plainte sont effectués, les condamnations sont rares et les syndicats sont muets sur l’évidence de la violence de leurs membres prétendûment attachés à la défense du service public. Quant à la presse, elle s’empresse de ne jamais revenir sur le sujet, de ne pas coller de gros micros mous sous le nez baveux de politiciens démagogues, et de ne surtout pas faire de vagues, proximité idéologique oblige.

Le tableau ne serait pas complet si on devait passer sous silence les biais criants dans l’interprétation de la Loi.

Un exemple tout frais nous a été livré par la petite bande d’Identitaires qui ont tenté d’empêcher l’entrée de migrants illégaux sur le territoire. Assez rapidement, les autorités sont intervenues, par voie de circulaire, pour rappeler que l’action de ces militants était parfaitement illégale, scrogneugneu, au motif d’une « immixtion intentionnelle dans les fonctions des forces de l’ordre », dont on peinait au passage à voir le moindre membre au moment des faits.

Notez qu’il ne s’agit absolument pas de discuter ici de la pertinence ou non des migrations et de l’accueil de ces individus, mais bien de prendre acte que l’État choisit ouvertement de déployer des moyens pour contrer ses citoyens plutôt que des migrants illégaux, les premiers étant solvables et justiciables là où les seconds sont politiquement sensibles et toujours facile à transformer en arme de politiquement correct massif : l’illégalité des uns est largement préférée à l’illégalité des autres. La Justice borgne et incohérente ainsi que le Deux Poids Deux Mesures règnent en maître.

Ces éléments ne peuvent amener qu’à une seule conclusion.

Ce pays est foutu : les fascistes occupent la rue, bloquent les universités, les trains et squattent des terrains de façon illégale, par l’appropriation violente. La presse et la justice leurs sont ouvertement favorables. Les politiciens, chiens dociles d’une ochlocratie largement en place, se contentent d’entériner en gravant ces biais délétères dans la Loi.

Le peuple, auquel on interdit consciencieusement de se défendre, subit sans rien dire (une partie, tirant bénéfice direct de ces dérives, applaudit cependant des deux mains) et se fait assommer de taxes et d’impôts bientôt pris « à la source » pour mieux payer gabegies, petits fours et largage de bombes sur des pays éloignés servant de cache-sexe à des politiques construites à la petite semaine.

Forcément, tout ceci va très bien se terminer.

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Source : http://h16free.com/2018/05/18/60990-ce-fascisme-quon-ignore


Loi mobilité : des taxis mais pas trop

mercredi 16 mai 2018 à 09:00

Quand il n’est pas activement occupé à protéger avec un succès évident ses citoyens contre des couteaux déséquilibrés, l’État français se charge de tout un tas d’autres aspects de la vie de son cheptel, depuis son éducation jusqu’à ses moyens de transports. Et à chaque fois qu’il le peut, l’État ajuste ses positions par une nouvelle loi, finement ciselée pour s’adapter aux modes du moment.

Ceci explique amplement pourquoi l’État se penche actuellement sur « les mobilités », terme vague recouvrant toutes les problématiques posées par les infrastructures routières, ferroviaires, les accès à celles-ci, la réforme de la SNCF et, au passage, l’épineux problème des zones rurales isolées dans lesquelles il est difficile de se déplacer.

Il s’agit ici de trouver une solution pratique au « problème » de déplacement de certaines populations dans ces zones rurales peu desservies par les transports en commun et pas assez riches ou pas assez denses pour justifier l’extension d’une ligne de train, le développement d’une compagnie de taxis ou le déploiement rapide d’un aéroport international de campagne avec son inévitable zone à défendre à base de potagers alternatifs et autres cabanes éco-conscientes.

C’est pourquoi cette prochaine loi sur les mobilités pourrait permettre aux collectivités situées dans ces zones rurales de rémunérer des particuliers pour faire chauffeur occasionnel.

Cette information est véritablement explosive puisqu’on sent tout de suite l’odeur de soufre qui l’accompagne, odeur caractéristique de la concurrence avec une corporation déjà établie. Et comme elle a déjà fuité dans Les Echos, le ministère des transports s’est immédiatement fendu d’une explication afin de désamorcer tout risque de mauvaise interprétation :

« On est en train de réfléchir à l’idée de donner la possibilité aux collectivités (…) d’autoriser des particuliers à transporter d’autres particuliers de façon très occasionnelle, évidemment très encadrée. (…) L’objectif est de ne pas créer de la concurrence [aux sociétés de taxis] mais d’apporter des réponses là où il n’y en a pas. »

On appréciera la délicatesse de ce qui est proposé : point n’est besoin d’aller trop vite ! Notre ministère fait un premier pas, tout doucement, sur la pente ascendante d’une réflexion visant à donner la possibilité, un jour, peut-être et moyennant un encadrement bien strict, bien légal et bien bordé, d’autoriser des gens à transporter d’autres gens, tant que tout ceci est occasionnel et pas trop rémunérateur.

Dire aux gens de se débrouiller entre eux, et vogue la galère ? Ah, mais, parbleu, vous n’y pensez pas ! Malheureux, sans un cadre, ça va forcément mal se terminer ! Et imaginer que M. Durombier trimballerait simplement Mme Michu sur une base bi-hebdomadaire au marché local sans le moindre cerfa rempli, sans la moindre déclaration en triplicatas serrés à la sous-préfecture la plus proche, avec copie de la carte d’identité, de la carte grise, du permis de conduire et une facture récente d’EDF, c’est prendre le risque que tout ceci se termine avec des gens qui s’entraident tranquilou-bilou sans que la République, une, indivisible et jalouse, n’y puisse rien dire.

Insupportable !

Le plus beau étant « l’explication » avancée pour justifier la bordée d’articles inévitables que tout ceci va entraîner : si on écrit tout ça, c’est pour éviter toute vilaine, méchante concurrence turbo-libérale avec des taxis dont, au passage, on apprend qu’ils ne sont pas là de toute façon, et quand ils le sont, c’est surtout pour « des transports sanitaires » ce qui n’a rien à voir…

Pensez donc : créer de la concurrence là où il n’y en a pas, cela ne peut que créer des soucis, de même que libérer un marché et le laisser s’organiser par lui-même, ce n’est vraiment pas très bisous : il peut arriver tant de malheurs, depuis la baisse des prix qui entraîne le chômage comme l’ont amplement prouvé celle dans l’aérien, les télécoms, l’internet ou la nourriture, n’est-ce pas, jusqu’à l’apparition de solutions innovantes ou de services de proximité dont personne n’a rien à carrer, dois-je vous le rappeler ?

Décidément, s’il y a bien une chose que cette nouvelle loi nous montre avec insistance, c’est bien que nos élus ont un problème avec le marché libre, la concurrence et l’adaptation aux nouvelles technologies. Pays de luddites technocratiques dopés aux fonds publics, soigneusement entretenues par un solide corporatisme duquel rien ne peut sortir sans un contrôle méticuleux, la France semble avoir depuis très longtemps renoncé à laisser le citoyen s’exprimer, se débrouiller par lui-même, évitant le risque qu’il se découvre autonome.

Ainsi, le citoyen ne pourra trouver de solution au terrorisme que dans un état omniscient et omnipotent, qui lui accordera sa protection, sa sécurité et, le cas échéant, ses petits sparadraps (rapidement déclinés dans toutes les teintes de peau, #sparadrapgate oblige). De la même façon, il ne pourra trouver « une solution à ses problèmes de mobilité » (novlangue pompeuse pour dire « je n’ai pas de voiture ») que dans l’obtention d’une subvention pour s’en acheter une, ou une subvention pour se payer le permis, ou une subvention pour que son voisin le conduise.

Car oui, pompon de cette affaire : les collectivités territoriales, dans leur grande magnanimité, autoriseraient ces petites courses (à périmètre bien encadré, hein, ne poussons pas) moyennant rémunération sous « forme de petite subvention ». Vous la voyez, la nouvelle arnaque festivo-contribuablesque ?

Car il va de soi que cette subvention sera financée par une ponction plus ou moins douloureuse du contribuable, habilement calculée par quelques douzaines de ronds-de-cuir à Bercy après énième amendement d’une loi kilométrique votée une nuit de juillet. Et bien évidemment, c’est ce même contribuable qui, une fois ponctionné, n’aura plus l’argent pour se payer une voiture, passer le permis ou appeler un taxi. L’ironie de l’ensemble n’échappe qu’à ceux qui sont non imposables, apparemment.

radar poubelleDu reste, on peut raisonnablement imaginer que ceux qui n’auront pas le permis et devront utiliser le côté festif de cette loi ont aussi été précédemment les victimes du côté moins festif des mobilités modernes, par exemple en ayant perdu leur permis suite à de trop nombreux flashage par ces radars finement positionnés aux endroits où il n’existe qu’un seul danger, celui de se faire flasher…

Encore une fois, un problème dont l’une des causes est l’État trouvera une solution boiteuse avec l’État et sa nouvelle loi, qui amènera son nouveau lot de distorsion de marché, de motifs de plaintes de l’une ou l’autre catégorie de corporation qui se sentira flouée ici ou là, et qui s’accompagnera d’une nouvelle dépense publique elle-même financée par une nouvelle ponction.

On n’aura donc pas corrigé les causes du problème initial (l’État intervenant partout empêche un « marché de la mobilité » d’émerger dans ce genre de cas précis) mais on aura ajouté une nouvelle brochette de causes à d’intéressants sous-problèmes qui ne manqueront pas d’occuper la vaillante classe politique lorsqu’il s’agira de les « résoudre », probablement avec une nouvelle bordée de lois frétillantes de pertinence.

En attendant, on peut déjà parier que les beaux efforts ministériels, largement empêtrés par ces nouveaux alinéas, paragraphes et autres codicilles légaux, se traduiront par un résultat médiocre : les particuliers en zones rurales mal desservies en seront pour leurs frais.

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Source : http://h16free.com/2018/05/16/60975-loi-mobilite-des-taxis-mais-pas-trop


Un impôt s’éteint, une surtaxe s’éveille

lundi 14 mai 2018 à 09:00

Grâce aux petits bras musclés du Président jupitérien, on a enfin supprimé (ou on est en train de supprimer) la taxe d’habitation. Youpi, joie dans les foyers et poulet-frites le dimanche : le racket fiscal serait en train de diminuer ! Youpi !

Tout cela est bel et bon, mais voilà, une question brûle les lèvres des fiscalistes, des journalistes et des élus de ces communes directement impactées par le tarissement d’une source d’Argent Gratuit Des Autres : comment compenser le Manque À Gagner™ ?

Bien évidemment, ici, avant de demander comment compenser ce manque affreux, personne dans les rédactions, les communes et à Bercy ne semble vouloir se poser la question de savoir pourquoi il faudrait compenser quoi que ce soit.

Oh, bien évidemment, il se trouvera toujours quelqu’un pour baratiner niaiseusement sur la nécessité de financer ces communes qui, sans cet apport financier, ne seront évidemment pas capables d’assurer l’absence de maintenance des routes et leur saupoudrage régulier de ralentisseurs hors normes et illégaux ; la disparition de la taxe d’habitation, c’est aussi moins d’argent pour les jolies petites écoles républicaines où l’on apprend à lire de travers, à écrire de façon inclusive et à compter sur les autres ; la baisse des rentrées fiscales, c’est évidemment le synonyme d’une diminution insupportable des équipes municipales, véritable vivier d’emplois et réserve statistique indispensable pour éviter de faire rougir les chiffres de Pôle Emploi…

Et comme personne ne cherchera donc à savoir si on pouvait se passer de ces financements parce que les dépenses attachées étaient parfaitement dispensables, il ne surnagera de ce cloaque que cette seule demande, pressante, de savoir où diable trouverons-nous tous ces beaux milliards qui manqueront inévitablement.

Heureusement, la Macronie sait fort bien gérer ce problème en appliquant les solutions de la Hollandie et de la Sarkozie avant elle : de nouvelles taxes seront rapidement appelées en renfort. Oh, pardon, c’est vrai, j’oubliais que les nouvelles taxes sont interdites par doxa ! Emmanuel l’a bien rappelé, à de nombreuses reprises : il n’y aura pas de nouveaux impôts ni de nouvelles taxes.

Nous nous reporterons donc sur de nouvelles surtaxes : celles-ci porteront sur des taxes déjà existantes qu’on va simplement grossir. Tout ceci passera comme une lettre à la poste en tarif normal 20g (c’est-à-dire distribuée en retard, pliée en deux, dans la mauvaise boîte).

Je résume donc.

Dans un élan d’une générosité calculée, notre Président À Toutezétousses a décidé qu’il fallait supprimer la taxe d’habitation. Et de la même façon que la dette d’Air France qui ne sera pas prise en charge par le contribuable, non non et non, c’est Bruno qui le dit, de la même façon que la dette de la SNCF ne sera finalement pas répercutée dans les comptes de la nation, non non et non, de la même façon que tant d’autres dettes, trous, déficits et abimes fiscales ne seront pas comblées par le contribuable, non, non et non il n’y aura pas de nouvel impôt ni de nouvelles taxes sur l’immobilier pour compenser la disparition de la taxe d’habitation.

Dans un de ces magnifiques tours de magie qui font mal aux orifices, nos élites actuelles envisagent donc une surtaxe foncière.

Malins, les élus se sont cependant demandés comment faire pour tabasser le contribuable (exercice auquel ils sont habitués) mais sans que cela ne compromette leur réélection. Or, la taxe foncière, pilotée localement, devient vite une variable d’ajustement en cas d’année électorale. Une solution a rapidement été trouvée : faire porter le tabassage sur les résidences secondaires. Ainsi, c’est le maire de la commune dans laquelle le contribuable ne vote pas qui sera responsable de la vilaine augmentation.

Bien joué.

En attendant, certains (les plus naïfs sans doute) attendent encore et toujours une baisse éventuelle des dépenses publiques, depuis les communes jusqu’au niveau de l’État national. Têtus, certains députés, ne reculant devant aucun bobard éhonté, relaient la belle légende d’une recherche d’économies dans les dépenses publiques.

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Las : les chiffres sont au moins aussi têtus que nos élus. En Europe, le pays champion toutes catégories des dépenses publiques reste indubitablement la France.

Las, quoi que pipeautent les dirigeants, les députés ou les élus de toutes sortes, quand bien même 8 Français sur 10 réclament une baisse de ces dépenses publiques, ces dernières continuent d’augmenter.

Las, le seul motif de satisfaction du gouvernement, c’est de rendre compte d’une petite diminution dans son rythme d’augmentation : le taux moyen de croissance en volume de la dépense publique serait de 0,25% entre 2019 et 2022, contre une précédente prévision de 0,325% d’après le rapporteur du budget à l’Assemblée.

Notez au passage qu’il ne s’agit que d’une prévision, largement sujette à correction (défavorable) dans les mois qui viennent. Notez aussi que c’est bien d’une diminution de l’augmentation des dépenses, pas d’une diminution des dépenses : fouyaya, toute cette puissante diminution de second ordre me donne le tournis !

Bref, il n’y a pas plus de diminution des dépenses publiques que de beurre en broche, ce qui permet à Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie jamais en retard pour débiter une ânerie, de se positionner gagnant dans la course à l’échalote de celui qui trouvera le plus d’économies virtuelles dans la fiscalité publique. Pour lui, c’est même, je cite :

« la première solution, celle à laquelle on ne pense jamais spontanément, et pourtant, sans doute, la plus efficace. »

Et il est vrai que fermer enfin un ou deux sprinklers à pognon ne vient vraiment pas spontanément à l’esprit de nos technocrates et de nos élus qui n’ont jamais vécu que par et pour la dépense publique.

Rassurez-vous cependant : comme en témoigne l’absence totale de proposition concrète d’une diminution réelle de ces dépenses, pas plus que la moindre désignation d’un de ces sprinklers si largement ouverts, tout ceci n’en est pour le moment qu’au stade du vœu pieu : certains impôt disparaissent, la fiscalité augmente, les dépenses ne diminuent pas.

Tout va bien.

Source : http://h16free.com/2018/05/14/60963-un-impot-seteint-une-surtaxe-seveille


[Redite] Ouf, en France, le port d’arme est interdit !

dimanche 13 mai 2018 à 11:00

Billet initialement paru le 04.05.2015

Lorsque j’avais prévu ce billet, il y a deux jours, les tragiques événements de Paris d’hier soir n’avaient pas eu lieu. La collision avec l’actualité est d’autant plus intéressante : non seulement, les petits règlements de compte à l’arme à feu continuent en France sur un rythme pépère (ici, ici, ici ou ), prouvant amplement – même pour les individus aux crânes les plus épais – que l’interdiction de port d’arme ne change absolument rien en terme de fusillades dans le pays, mais on a, de surcroît, un nouvel exemple sanglant où l’absence de port d’armes devient directement préjudiciable aux gens honnêtes.

Peu importe, finalement, que le massacre du Bataclan (et d’autres avant, et certainement d’autres après) aient été perpétrés avec ces armes dont on a pourtant clairement signifié l’interdiction partout sur le territoire. Peu importe que les racailles, malfrats, petites et grosses frappes, trafiquants divers et autres « déséquilibrés » n’aient aucun mal à s’en procurer. L’interdiction est un principe intangible : il ne faudrait pas que le Peuple soit en mesure de se défendre sans l’aide de l’Etat-maman, n’est-ce pas ?

Il y a dans le monde des sociétés qui ont un vrai problème avec les armes à feu, où les rues ne sont plus sûres parce que les vilains et les méchants, ne reculant devant aucune interdiction et une prohibition pourtant claire, se sont procurés, trop facilement à l’évidence, des armes et s’en servent à la moindre occasion sans le plus petit discernement. C’est scandaleux.

Bien évidemment, à l’énoncé d’un tel chapelet de poncifs, le lecteur français moyen n’a aucun mal à appeler quelques images hollywoodiennes d’une Amérique fantasmée pour alimenter sa profonde réflexion sur ce terrible fléau moderne que représentent les armes à feu, leur possession et leur utilisation systématique pour résoudre les problèmes de voisinage ou de difficultés scolaires.

Gun Free Zone

Il est vrai qu’en France, au moins, les choses sont claires. La détention d’armes à feu est soumise à une ribambelle de lois bien contraignantes. La vente extrêmement encadrée de ces armes contraint les habitants du pays à s’en passer. D’ailleurs, c’est bien simple, les malfrats, rebutés par la complexité d’obtenir en France ce genre d’ustensiles, se sont tous rabattus sur les couteaux de cuisine et autres outils de bricolage. Bénéfice évident : là où, dans ces pays aux législations laxistes et à la vente d’armes en supermarché, entre les raviolis en boîte et les couches Pampers, les fusillades mortelles se suivent et se ressemblent, au moins en est-on complètement épargnés en France.

Pas de ça chez nous, môssieu : c’est un pays bien tenu, ici, pardi ! La police, la gendarmerie et les douanes veillent !

Bon. Certes, il peut y avoir, à l’occasion, un petit dérapage comme à Marseille (ceci date du 26 avril 2015), où il peut arriver que, parfois, une fusillade se produise et fasse quelques petits trous dans des bedons locaux. Deux morts, un blessé grave. Mais on pourra m’objecter que Marseille n’est plus vraiment la France.

Bon. Certes, il peut aussi y avoir, à l’occasion, un petit grain de folie passagère comme à Nice (ceci date du 27 avril 2015). Mais après tout, le Sud, est-ce vraiment la France, républicaine, citoyenne, festive, et respectueuse de la loi et notamment de cette nécessaire interdiction des armes à feu qui assure à tous et chacun une vie paisible ?

Bon. Certes, on peut tomber, de temps en temps, sur quelques excités qui règlent leurs différents commerciaux de façon un peu hardie, comme à Saint-Ouen en région parisienne (et ceci date du 30 avril 2015). Mais il faut bien comprendre que cela n’a absolument rien à voir avec ce qu’on observe dans ces autres pays où tout part en sucette et en pétarades dangereuses au moindre désaccord. Ici, il s’agit évidemment d’un règlement de comptes, ce qui veut dire que cela reste très rare, très focalisé, et que, partant, le citoyen n’a pas à s’inquiéter si plusieurs personnes sont blessées par balle en région parisienne.

machine_gun_catCertes certes, comme l’explique la police au sujet de cette dernière fusillade, certains quartiers sont considérés comme des supermarchés du trafic de stupéfiants aux portes de la capitale. Et bien sûr, on peut noter que « Cela s’intensifie. Des coups de feu ont été tirés à la Kalachnikov le weekend dernier (25 avril 2015) dans la Cité Soubise » (un autre quartier de Saint-Ouen). Mais bon, rien de vraiment inquiétant dans un pays qui, je le rappelle, a eu la présence d’esprit d’interdire purement et simplement le port d’armes, d’en règlementer lourdement la possession, et, de façon générale, de considérer à juste titre l’honnête citoyen comme un malfrat potentiel tant il est connu que le Français, armé, pourrait bien devenir un citoyen au lieu de rester tranquillement dans la case contribuable qui l’a vu naître et dont il ne doit surtout pas sortir (à moins de devenir élu, bien sûr).

Alors, bon, tout de suite, avec un épisode pareil, on lit des exagérations, comme celle d’Antoinette, 80 ans, qui se formalise bêtement qu’une balle ait récemment traversé une fenêtre pour se loger dans le mur de son appartement et qui, dès lors, estime que la situation est …

« …très très grave. Pour celui qui rentre tranquillement chez lui et qui risque une balle dans la tête. J’envisage de partir parce qu’il me faut ma sécurité en vieillissant. »

Allons, Mamie Antoinette, qu’allez-vous penser-là ! Comme vous le savez, la France n’est pas les États-Unis, il n’y a pas de fusillades sauvages dans le pays, et l’ensemble des forces de l’ordre veille. Vous ne risquez donc rien, voyons !

Bon, certes, vous ne risquez rien mais tout comme je vous encourage à ne pas rester à Saint-Ouen pour vos vieux jours, je vous dissuade en revanche de vous réfugier à Trappes ce 1er mai 2015 où il y a apparemment quelques petits soucis avec les habitants du cru, manifestement pas au courant de la sévérité des lois en vigueur concernant la détention, le port et l’usage d’armes à feu en agglomération.

Encore un gros malentendu civique sur les règles en usage dans notre beau pays, dont on se doute qu’il sera résolu rapidement par l’intervention musclée des forces de polices locales, d’autant qu’un adolescent y a laissé la peau. Il est vrai que les malentendus et les petites tensions s’accumulent (comme à Bobigny), et parfois, comme en ce 3 mai 2015, les esprits s’échauffent. Mais rien que notre service d’ordre ne saura gérer, bien sûr.

Tout comme sera sans aucun doute rappelé aux habitants de l’Oise que la détention d’armes de guerre (Uzi, Kalachnikov et Famas) n’est absolument pas tolérée ni même autorisée pour les particuliers. C’est très mal et en disposer tout un arsenal chez soi constitue tout de même une infraction, ne l’oublions pas. Non mais.

gun control

Si j’étais taquin, je constaterais qu’en une grosse semaine, on recense quasiment une fusillade par jour, avec des morts, des blessés, des cités entières à la solde de trafiquants, des saisies de drogue en quantité … stupéfiante sans que cela donne l’impression de se tarir. J’en profiterais pour noter qu’une telle vague de fusillades n’est, en réalité, même pas exceptionnelle (on se souviendra de cette journée si délicieuse pendant laquelle Manuel Valls, en visite à Marseille, agitait frénétiquement son menton pendant que des petits malins arrosaient généreusement de plombs le chef de la sureté locale).

Je continuerais sans doute de me gausser de ces niais qui commentent sur la moindre fusillade américaine en y voyant le signe d’une société détraquée, prompte à user des armes à feu à la moindre occasion, oubliant dans le même temps ces débordements français maintenant quasi-quotidiens. Enfin, je terminerais en mentionnant que la guerre contre la drogue, en France, n’a jamais marché, que l’interdiction de port d’arme ne sert, concrètement, à rien puisqu’elle n’a en rien dissuadé ces fusillades (ni celles du 7 janvier, au passage), mais que de toute façon, tout ceci n’est pas grave parce que tout ceci n’est qu’un sentiment d’insécurité.

Oh oui, si j’étais taquin, je dirais tout ça, et probablement quelques autres moqueries nécessaires.

Mais ce n’est pas le genre de la maison.

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Source : http://h16free.com/2018/05/13/60956-redite-ouf-en-france-le-port-darme-est-interdit