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By D Grace of God

vendredi 10 novembre 2017 à 09:00

Il est souvent difficile, dans le brouhaha des actualités consternantes ou délicieusement absurdes de distinguer ces petites histoires qui font le sel de la vie, mais avec l’avènement des réseaux sociaux, il se trouve que, parfois, certaines de ces tranches de vie colorées font surface et permettent d’éclairer l’humanité d’un nouveau rai de lumière. La petite histoire que je vous propose de découvrir aujourd’hui fait partie de ces tranches-là.

Tout commence il y a quelques mois lorsque Ben, un américain moyen sur les intertubes (qui tient parallèlement une chaîne Youtube, Pleasant Green) reçoit un message sur Facebook d’un certain Joel, vivant au Liberia, qui lui propose non pas d’agrandir l’une des parties de son anatomie ou de l’aider à hériter de son oncle multimilliardaire, mais tout simplement de lui venir en aide financière parce que, parce que bon.

Intrigué, Ben décide de lui demander en quoi il va pouvoir l’aider. Joel lui explique alors qu’il aimerait être journaliste et qu’il donne des cours d’anglais. Ben lui propose alors de tenter de prendre des photos avec le téléphone qu’il emploie pour se connecter ainsi sur internet. En substance, si les photos sont bonnes, Ben est prêt à les payer. À la suite de quoi, Joel parviendra à prendre des photos, se faire un ami de Ben et aider les enfants de son quartier à obtenir du matériel scolaire.

Oui. Vous avez bien lu et l’histoire mérite amplement d’être expliquée en détail. Pour les plus anglophiles d’entre nous, vous pourrez vous reporter à la petite vidéo ci-dessous qui résume le cheminement étonnant de ces deux individus, l’un tentant d’aider l’autre et l’autre qui, de fil en aiguille, parvient à réaliser quelque chose d’assez incroyable compte tenu du contexte (eh oui, vivre au Liberia n’est pas tous les jours une partie de plaisir, tant la misère et la pauvreté y sont installées). Ceux qui voudront éplucher le détail pourront se reporter à l’histoire vidéo ici.

Pour les moins anglophones, on pourra résumer l’aventure ainsi : les premières photos réalisées par le Libérien sont catastrophiques, tant la qualité de l’appareil est médiocre. Ben décide alors d’envoyer par la poste à Joel une petite caméra à 20$, en lui donnant quelques rudiments de photographie et les grands principes de composition. Joel s’entraîne et rapidement, les résultats étonnent tant Ben qu’il décide de produire un album relié avec les productions du photographe amateur.

Relayé par une astucieuse campagne marketing et présenté sur des plateformes de crowdfunding comme IndieGogo, l’album, intitulé « By D Grace Of God » (d’où le titre de ce billet), trouve rapidement son public. Le succès est largement au rendez-vous et des centaines d’exemplaires sont vendus partout dans le monde. Ben paye la part due à Joel et n’ayant pas besoin de sa propre part, lui propose de la reverser à l’une ou l’autre fondation ou oeuvre de charité que Joel connait autour de lui.

Non seulement, Joel trouvera une telle oeuvre, mais en plus ce dernier ira lui-même compléter les achats (ici : des cartables et du matériel scolaire) pour des enfants d’écoles voisines, profitant de l’occasion pour prendre quelques clichés qui iront à la fois documenter l’utilisation des fonds ainsi récoltés, et fournir quelques photos originales de ce qui se passe là-bas. En définitive, un petit message Facebook, lancé au hasard, aura complètement bouleversé la vie de plusieurs personnes, pour le meilleur.

Au passage, cette belle aventure est aussi une excellente illustration de ce que des individus sont capables de faire lorsque l’Etat ne s’ingénie pas à leur mettre des bâtons dans les roues.

Oh, certes, compte-tenu de l’état général du Liberia, on pourra arguer que Ben aidant Joel est une situation qui n’aurait jamais eu lieu si, dès le départ, l’Etat libérien n’était pas à ce point dans la panade : absence d’état de droit, insécurité galopante, corruption, tensions sociales, … On part de bas et l’aide fournie par Ben ne pouvait être que bienvenue !

Mais indépendamment de cela, force est de reconnaître que cette rencontre improbable entre un Occidental de la classe moyenne et un Africain pauvre n’aurait jamais été possible sans le développement fulgurant de l’internet, sans la présence de réseaux téléphoniques cellulaires au Liberia, sans même la possibilité pour l’un des peuples les plus pauvres de disposer d’un téléphone capable de prendre des photos (aussi médiocres soient-elles).

Or, il m’apparaît indispensable de rappeler qu’aucun de ces éléments n’aurait été possible sans le capitalisme.

Eh oui : Joel le Libérien a pu contacter Ben l’Américain grâce au capitalisme qui a produit l’intelligence, le matériel et le savoir-faire nécessaires pour relier tout ce beau monde. C’est grâce au capitalisme que Ben a pu se payer un appareil photo à un prix fort modique d’un côté de l’Atlantique ; c’est grâce au capitalisme qu’il a pu l’envoyer de l’autre côté de l’Atlantique ; c’est aussi le capitalisme qui a servi de terreau aux inventions nécessaires pour numériser les photos et les transformer, à l’autre bout, en un livre dont l’impression, la diffusion et la rentabilisation auront toutes été possibles directement par l’application d’un capitalisme tout à fait standard et si ce n’est débridé, en tout cas clairement aidé par une réelle liberté d’entreprendre chacun de ces actes finalement anodins.

En outre, il sera difficile de ne pas noter que c’est finalement l’action concrète d’individus (ici Ben et Joel), mûs par leurs intérêts particuliers, qui ont permis de façon complètement fortuite de faire découvrir (au travers d’un album de photos) une situation spécifique et d’apporter des bénéfices très palpables (du matériel scolaire) à des dizaines d’écoliers, montrant là encore de façon éclatante qu’en aucun cas, l’action de l’Etat ne fut nécessaire pour arriver à ce résultat.

Et alors que ce genre d’aventures humaines se multiplie, que, de façon extrêmement concrète, des centaines de milliers de personnes sortent chaque jour de la pauvreté, on aura à cœur de se demander combien de ces individus auraient pu sortir de la pauvreté plus vite encore si le capitalisme n’avait pas été soigneusement combattu, tant par les Etats lorsqu’ils saupoudrent les actions des uns et des autres de régulations, taxations et interdictions plus ou moins farfelues, que par les individus eux-mêmes lorsqu’ils s’emploient, en utilisant précisément les outils que le capitalisme leur fournit généreusement, à combattre pied-à-pied les bienfaits qu’il apporte.

Souhaitons en tout cas que cette aventure en inspire d’autres, que les Joel du Liberia ou d’ailleurs sauront faire connaître leurs besoins, au travers des technologies qui sont chaque jour plus abordables, aux Ben occidentaux qui pourront les aider dans leurs démarches constructives.

Parce que très souvent, sans l’Etat, ça se passe mieux.

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Source : http://h16free.com/2017/11/10/59529-by-d-grace-of-god


Youpi, voilà une redevance universelle et œcuménique !

mercredi 8 novembre 2017 à 09:00

Vous l’attendiez certainement avec impatience (si si, ne dites pas le contraire, bande de petits coquins), et ce moment est enfin arrivé : les taxes d’habitations arrivent doucement dans les boîtes à lettres et – youpi ! – vous allez enfin découvrir la couleur du cerfa annuel avec lequel vous réglerez cette taxe ainsi que – ô joie ! – votre redevance audiovisuelle.

Et ça, mes petits amis, ce sera un vrai moment d’allégresse !

Non, non, ne le niez pas : je sais que vous avez à cœur de payer un tribut (fort modeste, d’ailleurs) pour une telle qualité de production, de service public et la tenue irréprochable des informations qui y sont débitées. Sans ce service public (qu’une partie non négligeable du monde nous envie de façon cependant très discrète), comment s’assurer ne jamais être débordé par les « fake news » et polémiques stériles ?

Et puis, notez qu’il s’agit de seulement 138€ en métropole et encore moins dans les DOM-TOM (88€). C’est quasiment la même chose qu’une amende pour un excès de vitesse en ville, ce qui n’est finalement pas si fortuit : après tout, posséder une télévision ressemble de plus en plus à une infraction dans notre monde moderne et il est normal que, comme pour la sécurité routière, notre gouvernement vous encourage à plus de précaution avec votre façon de passer votre temps libre.

Du reste, il semble que le message global soit passé puisque, progressivement, les télévisions ont quitté les foyers familiaux. Ou, du moins, l’usage des écrans a profondément changé ces dix dernières années au point que les télévisions publiques, qui vivaient jusque là confortablement engoncées dans leurs gros fauteuils mous, se retrouvent un tantinet bousculées par les ordinateurs, les tablettes, les smartphones pour ce qui est des supports, et les box, le streaming et les podcasts pour les contenus.

Cette diminution sensible de la part de marché des télévisions publiques, couplée à la réduction assez réjouissante des récepteurs télévisuels, amène naturellement l’actuel patron de Pravda Radio France, le sémillant Mathieu Gallet, à se poser tout plein de questions et, taraudé par le désir d’affiner encore la qualité des services rendus, à proposer quelques pistes d’innovations particulièrement inattendues.

C’est ainsi que, dans une interview au JDD, il a récemment éclairé son audience sur les orientations qu’il compte faire prendre au mastodonte de radio publique qu’il dirige depuis quelques années et comment il compte financer tout ça en proposant d’étendre … la redevance télévisuelle. Quelle surprise surprenante !

Oui, certes, notre ami Mathieu n’est pourtant pas le patron de Fail France Télévisions mais le bouillant jeune homme n’est pas en manque d’idées et on peut être certain que ses « idées », très très « innovantes », ne déplairont pas à Delphine Ernotte, celle qui, justement, s’occupe du mastodonte de télé publique.

En fait, pour Mathieu, c’est très simple :

« Aujourd’hui, la redevance est payée par les personnes qui déclarent posséder un téléviseur, or cela n’a plus de sens compte tenu des modes de consommation des médias actuels, explique-t-il. Une idée pourrait être d’instituer une redevance universelle et automatique, chaque foyer fiscal contribuant à cet effort, comme c’est le cas en Allemagne ou en Suisse. »

Et si l’on oublie que le frétillant Gallet n’a pas pris l’Allemagne ou la Suisse en exemple pour leur rigueur budgétaire mais plutôt pour leur façon d’asseoir leurs taxes sur les foyers, on dirait presque qu’il a reçu un appel de Delphine qui réclamait encore, il y a encore quelques mois, « fromage et dessert », à savoir le retour de la publicité sur les chaînes publiques et une belle grosse redevance bien dodue : pas de doute, nos deux larrons en foire s’entendent fort bien pour détrousser le contribuable.

Et quoi de mieux pour ce faire qu’une redevance universelle ? Si on la couple à un revenu universel, cela permettra grâce à l’accompagnement d’un paquet de chips universel (allégées, bio, équitables et sans gluten), de ramener tout le peuple devant la télé universelle et de lui offrir une saine propagande information universelle destinée à former son jugement et son esprit critique. Pratique, non ?

Malheureusement, en terme « d’innovation », cette « réforme » qu’il propose bruyamment ressemble à s’y méprendre à un nouveau matraquage fiscal. D’un service optionnel, la télévision publique devient une obligation, que dis-je, une imposition de plus pour les foyers français qui montraient pouvoir pourtant s’en passer avec brio. Et le patron de Radio France ne semble pas s’émouvoir qu’un service optionnel doive malgré tout être payé même par ceux qui n’en ont ni le besoin ni l’usage (et qui sauraient très bien quoi faire des sommes ainsi ponctionnées à la place de payer des saltimbanques et des troubadours pour des tours qu’ils ne regardent pas).

Pourtant, facturer un service à l’usage réel, en 2017, on sait faire, même pour la télé. En France et depuis Canal+, on a prouvé qu’on pouvait facilement avoir des abonnés (et en perdre, aussi) qui payent pour un service spécifique de télévision sans que cela soit techniquement irréalisable. Il serait étonnant que les techniciens de France Télévision soient infoutus de faire ce que d’autres chaînes, il y a plus de 30 ans, parvinrent à réaliser avec brio… Et puis surtout, de nos jours, depuis les « boxes » internet, on sait aussi exactement faire payer au bouquet, à la chaîne, voire à l’émission.

Mais voilà… Basculer sur ce mode, laisser le contribuable en dehors de l’image et se contenter de faire payer l’usager à l’usage, c’est mettre directement les chaînes publiques en concurrence avec les chaînes privées. Et ça, c’est prendre le risque de devoir regarder la vérité en face : non, les Français ne sont absolument pas prêts à payer pour regarder l’invraisemblable cornucopie de séries idiotes, de présentateurs surannés, de documentaires lourdement orientés et d’émissions grassement moralisante. À tout prendre, autant avoir la même chose sur les chaînes privées, certes lardées de publicités, mais aussi gratuites que de qualité médiocre.

En réalité, le brave Mathieu entend proposer une réforme de l’audiovisuel public, pour, je cite, « remettre l’usager au centre en prenant acte des nouveaux modes de consommation des programmes et penser ‘média global’ en articulant l’écrit, le son et l’image. ». Dans ce tourbillon de mots creux et de poncifs faciles, on comprend surtout que Gallet n’a que faire de l’usager. Ce n’est pas lui qu’il veut remettre au centre, mais bien le contribuable. Sans lui, plus d’argent, et sans argent, plus de fête.

Et pour le frétillant Gallet, ce serait vraiment dommage.

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Source : http://h16free.com/2017/11/08/59532-youpi-voila-une-redevance-universelle-et-oecumenique


Taxe sur les dividendes : le feuilleton continue

lundi 6 novembre 2017 à 09:00

Comme je le faisais remarquer dans un précédent billet, en France, à chaque problème, sa taxe, et à chaque solution, sa taxe aussi. Et maintenant, à chaque solution son développement foireux qui entraîne (ô surprise) de nouveaux déboires financiers pour l’Etat.

Ah, franchement, il n’y a pas à tortiller : la gestion des deniers publics dans ce pays a quelque chose de magique puisqu’à mesure qu’on découvre l’une ou l’autre catastrophe financière essentiellement causée par l’indigence crasse de nos politiciens dans la mise en place d’une mesure idiote, on se rend compte que la correction de cette catastrophe aboutit assez systématiquement à un remède pire que le mal et un trou budgétaire au moins aussi grand.

Actuellement, c’est Bruno Le Maire qui nous sert de sapeur Camember avec les péripéties de la taxe sur les dividendes qui se transforme, comme prévu, de catastrophe financière logique en une véritable série à suspense dont vous (le contribuable) êtes sinon le héros, au moins le producteur imposé.

Ici, si je parle de catastrophe financière logique, c’est bien parce que dès le départ tous les éléments étaient en place pour aboutir à un pataquès mémorable dont la facture finale, pour le moment autour de 10 milliards d’euros, ne cesse d’enfler doucement. Pour rappel, tout avait commencé en 2012 avec les promesses électorales ineptes du fanfaron Hollande, alors décidé à tabasser « les riches » et faire son ennemi de « la finance ». La traduction concrète de cette purée démagogique niaiseuse fut cette taxe sur les dividendes particulièrement contre-productive qui fut mise en place par l’insipide gouvernement Ayrault dans la seconde loi des finances rectificatives du 16 août 2012, avec une « contribution additionnelle » à l’impôt sur les sociétés, c’est-à-dire une taxe à 3% sur les dividendes versés par les entreprises.

Pourtant, dès le départ c’est-à-dire dès la germination de cette idée ridicule, des avocats fiscalistes et plusieurs personnalités politiques et juridiques avaient fait savoir que cette taxe serait très probablement impossible à appliquer, ou, en tout cas, serait retoquée un jour ou l’autre par l’une des institutions républicaines voire européennes.

Bien évidemment, le capitaine de pédalo Hollande et son équipe de moussaillons un peu simplets n’en eurent cure, imposèrent cette nouvelle taxe et purent se faire proprement éjecter de leurs postes au cours des années suivantes sans plus risquer la moindre poursuite. Pourtant, comme prévu, le Conseil constitutionnel, la Cour de Justice de l’Union Européenne et la Cour des comptes retoquèrent cette taxe.

Et comme prévu, le gouvernement actuel se retrouve à devoir rembourser les sommes prélevées aux entreprises indûment ponctionnées.

Cependant, ne vous inquiétez pas ! Bruno Le Maire, l’actuel locataire de Bercy, pas plus compétent que ses prédécesseurs a déjà, comme prévu, une solution : on trouvera l’argent destiné à rembourser les entreprises trop ponctionnées … en ponctionnant ces entreprises au travers d’une nouvelle taxe (exceptionnelle, bien évidemment !).

Il y a une semaine, écrivant mon précédent billet, j’étais passablement consterné de constater la nullité assez agaçante des mesures prises par ce gouvernement devant un trou budgétaire dont, pourtant, tout indiquait qu’il était prévisible dès le départ et je notais qu’en toute logique, la prochaine étape serait probablement le remboursement de cette nouvelle taxe aussi exceptionnelle qu’inique par une nouvelle taxe, encore plus exceptionnelle (et au moins aussi inique) pour continuer cette cavalerie financière ridicule.

Nous n’irons peut-être pas jusque là puisqu’on vit maintenant un nouvel épisode de cette histoire financière rocambolesque : vendredi, une plainte pour concussion a été déposée devant le tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre par une dizaine d’entreprises de l’ouest de la France. Ces entreprises, pour le moment anonymes, vont de la petite société qui fait 1,5 million de chiffres d’affaires à la plus grosse qui en réalise 200 millions d’euros. En outre, ces plaintes déposées ne seront que les premières puisque d’autres, pour ce même délit de concussion, suivront la semaine prochaine devant les TGI de Rennes et de Nantes.

Pour rappel, la concussion est le fait, pour un agent public, d’utiliser la position de force que lui fournit l’Etat afin de percevoir des sommes qu’il sait ne pas être dues. Or – et c’est là tout le sel de ce nouveau rebondissement – comme je l’expliquais plus haut, on se doutait dès le départ que cette ponction sur les dividendes serait sujette à caution, et des doutes s’étaient même multipliés sur sa légalité dès 2015. Et de toute façon, l’État était au courant du problème après une saisine du Conseil d’État par plusieurs entreprises en juin 2016, selon l’avocat des plaignants. Autrement dit, le motif de concussion semble bien tenir la route.

Il est bien évidemment délicat de savoir si les procès à venir donneront ou non raison aux plaignants, mais on s’amuse déjà à imaginer que l’Etat soit condamné. En effet, s’il l’était, les remboursements (y compris les dommages et intérêts, notamment sur le retard) devront être rapides et assez salés. On comprend la gêne des services fiscaux, Bercy en premier, et la petite migraine qui doit maintenant saisir Bruno Le Maire et sa solution en carton : avec la perspective de voir l’Etat se faire traîner et condamner au tribunal pour sa nouvelle taxe exceptionnelle, l’avenir semble se compliquer singulièrement pour le pauvre ministre qui, en tout état de cause, doit tout de même trouver 10 milliards d’euros pour solder cette affaire.

Au fait, j’y pense … 10 milliards d’euros, ce n’est pas si loin du budget du Ministère de la Culture dont on voit tous les jours les bienfaits – et je n’évoquerai même pas la dernière lubie, le Pass Culture, qui ajoute un bon tiers de milliard à la dépense totale. Rappelons que certains pays – et pas des moindres comme les Etats-Unis – n’ont pas de ministère de la Culture et n’ont guère de problème pour produire une culture riche et largement diffusée sur toute la planète. Est-ce une coïncidence ?

Ne pourrait-on envisager, dans un éclair de lucidité fugace, de sucrer purement et simplement ce ministère, ce qui donnerait immédiatement un joli volant financier pour rembourser les entreprises indûment ponctionnées, un souffle nouveau à la culture française sur-subventionnée et une bonne raison à différents marchés (presse, télévision, musées) de se restructurer enfin pour en terminer, une fois pour toute, avec la production lamentable des pachydermes dispendieux qui nous servent de médias propagandistes ?

Assez rêvé. Nous sommes en France et le prochain épisode de cette saga, financée avec votre argent, montrera comment, par un jeu de passe-passe budgétaire éhonté et détendu de la rondelle, les trous des uns sont rebouchés par les trous des autres et comment Bruno Le Maire transforme l’or en plomb avec cette nonchalance que seuls les incompétents chimiquement purs sont capables de déployer.

Forcément, ça va bien se passer.

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Source : http://h16free.com/2017/11/06/59512-taxe-sur-les-dividendes-le-feuilleton-continue


[Redite] Et maintenant, un peu de résistance active à l’Etat

dimanche 5 novembre 2017 à 11:00

Article initialement paru le 26.06.2013

Ce mois de novembre est l’occasion de revenir sur une série d’articles que j’avais écrit courant 2013 et qui offraient quelques pistes de réflexion sur la mise en place d’une résistance active à l’immixtion de l’Etat dans tous les domaines. En quatre années, rien n’a véritablement changé (ou sinon, c’est plutôt en pire) et ces méthodes et pratiques sont d’autant plus d’actualité.

Aujourd’hui, passons aux travaux pratiques ! Certes, la France s’enfonce doucement dans le tiers-monde, mais ce n’est pas une raison pour rester les bras croisés, à regarder la télé en mangeant des chips. Au contraire. Voici quelques pistes à explorer.

Il est en effet nécessaire, une fois de temps en temps, de mettre la main à la pâte et d’exercer un peu notre capacité d’action sur les choses du monde matériel. Mais attention : avant tout, utilisons notre intelligence. En effet, si, pour certains, l’action consiste surtout à aller taper sur les autres (avec un succès parfois mitigé), lorsqu’il s’agit de faire quelque chose de vraiment utile, qui aide à débloquer la situation, il faut vraiment taper là où ça fait mal.

self defensePour le libéral qui tente de survivre en France, les circonstances actuelles sont devenues proprement invivables. Chaque jour qui passe est une nouvelle ode à la taxation, à la répression du talent, à l’écrasement des motivations, et l’occasion renouvelée, pour la classe politicienne, de débiter des inepties de plus en plus énormes. Chaque jour qui passe est, véritablement, l’opportunité pour ceux qui nous gouvernent, ainsi que toutes les institutions qui sont à leurs ordres, de rogner un peu plus sur nos libertés. Chaque jour qui passe en France est une nouvelle façon d’assombrir l’avenir de ceux qui entendent mener leur vie honnêtement, et d’accroître l’emprise des parasites qui se nourrissent de ces trop aimables idéalistes.

Et lorsqu’on se fait attaquer, il faut, à un moment ou un autre, se protéger. Et si l’on sait comment, il faut même répliquer.

Organisez votre fuite à l’extérieur.

Certains ont déjà suggéré, devant l’appétit du Léviathan, la solution évidente qui consiste à l’affamer. Concrètement, cela veut dire que tous ces Français qui le peuvent ont le devoir de quitter le pays, en emportant avec eux le maximum de ce qu’ils pourront, que ce soit fortune, intelligence, force de travail ou perspectives d’investissement, d’innovation, de motivation pour le pays. Du point de vue de l’individu pourchassé par l’État, il faut savoir couper ses pertes.

En effet, chaque étudiant qui ne revient pas, chaque expatrié qui ne paye plus ses impôts en France, chaque travailleur qui s’en va consommer ailleurs sont autant de coups de canifs dans le Léviathan. Chaque départ d’une intelligence, d’une force ou d’une richesse est un message de plus lancé à la clique politicienne pour dire « Cela suffit, cela se fera sans moi ». C’est une opportunité de moins que l’État spoliateur aura de perdurer, de laisser les profiteurs continuer leur petit jeu de ponction.

Cependant, si, à l’évidence, ces actes affament progressivement le plus froid des monstres froids, force est de reconnaître qu’ils ne sont pas à la portée de tous. Le combat, s’il peut se mener de l’extérieur, coûte beaucoup : on doit se couper de ses habitudes, de ses amis, de sa famille, de ses relations, on doit sortir (et pas qu’un peu) de sa zone de confort. Et puis surtout, tout le monde ne peut pas aussi simplement fuir.

Pour ceux qui restent, il y a bien sûr ces combats gris, dissimulés, illégaux ; si, il y a quelques décennies, celui qui pratiquait, encourageait ou finançait le travail au noir était clairement illégitime et ne pouvait recevoir le soutient de l’honnête homme, il en va autrement de nos jours : les taux actuels de cotisation, d’impôts et la quantité de paperasserie demandée de façon permanente par la myriade d’administrations toutes aussi inutiles les unes que les autres, sont tels que la légitimité, devant la machine étatique devenue folle, a changé de camp.

Mais soyons bien clair : le travail au noir reste parfaitement illégal et hautement déconseillé. Quand je parle de résistance, ici, je ne pense pas à ça.

Car sur le plan légal, il existe quelques autres méthodes qui, elles aussi, sont autant de coups portés à la machine bureaucratique. Et le mieux est que ces méthodes n’ont pas besoin d’aboutir pour être efficace. Elles ont simplement besoin d’être lancées, par tous ceux qui, ne pouvant fuir, comptent cependant résister à leur façon à ce que l’État est en train de faire au pays, au peuple.

Organisez votre fuite à l’intérieur.

Un des combats qu’on peut mener est, comme le montre actuellement Laurent C. sur Contrepoints, celui qui consiste à se désaffilier des systèmes de retraite et d’assurance maladie de la Sécurité Sociale, et ce, même si les institutions en question font tout pour vous en empêcher (comme le montre le dernier épisode) : que la démarche aboutisse ou non est ici sans importance puisque chaque individu qui la tente s’ajoute à la cohorte de ceux qui le font aussi de leur côté, et constitue par nature ce message que j’évoquais quelques paragraphes au-dessus.

Une autre solution consiste à rejoindre la cohorte de ceux qui, tous calculs faits, ont autant à gagner à rester chez eux dormir qu’à se lever le matin pour aller travailler. Ceux-là, en France, sont de plus en plus nombreux. Beaucoup subissent cette situation ; si vous devez en passer par là, mettez-la à profit : demandez toutes les formations, toutes les aides, toutes les facilités que vous pourrez. Épluchez les sites des administrations qui rêvent de vous aider. Réclamez tout ce que vous pouvez, que vous y ayez droit ou non : aide personnalisée au logement, allocation de logement, prime de déménagement, aide au versement du dépôt de garantie, prime à l’amélioration de l’habitat, aide à la formation, aide à la création d’entreprise, aide pour ceci, aide pour cela, etc … Cela prend du temps ? Cela tombe bien, vous en avez !

travailler dur sera taxé

Ne laissez passer aucune opportunité : chaque dossier rempli constitue deux occasions distinctes d’affamer la bête.

(1) D’une part, si vous obtenez l’aide correspondante, vous accroîtrez les difficultés de l’État. Ne l’oubliez pas : vous aviez, en votre temps, prévenu tous et chacun autour de vous ce qu’il en coûterait, au final, de céder aux sirènes collectivistes. Vous aviez à chaque fois alerté sur le caractère insoutenable des dettes et des redistributions toujours plus généreuses que les socialistes prônaient pour flatter leurs clientèles. Personne ne vous a écouté. Beaucoup ont ri. Les systèmes sont maintenant en place. Montrez par l’exemple que vous aviez raison.

(2) Et d’autre part, même si vous n’obtenez pas l’aide que vous demandiez, vous avez participé au grippage de la machine : chaque dossier, chaque papier rempli et envoyé dans les rouages bureaucratiques est un petit delta de travail supplémentaire que la Bête devra absorber. Des milliers de nouveaux demandeurs de subventions, ce sont des milliers de dossiers à traiter, des milliers de cas à vérifier, des dizaines, des centaines de milliers de formulaires à échanger, d’e-mails à envoyer, de bordereaux à remplir, au sein des administrations.

Mais on peut faire plus fort.

Légalement, rien ne vous oblige à payer le montant exact de vos impôts en un chèque unique. N’hésitez pas : joignez un, deux, trois, huit chèques, qui couvrent bien l’intégralité de vos impôts. Refusez le prélèvement mensualisé, mécanisé, automatique, qui demande peu d’intervention manuelle. Oubliez internet. Pouah. Préférez-lui les bon gros chèques qui tachent. Et rien ne vous oblige à avoir des chèques lisibles en machine (une tache d’encre ou une bête rature dans les numéros de contrôle est si vite arrivée) : un traitement manuel est bien plus utile pour notre exercice.

Mieux : payez, systématiquement, douze, vingt-trois ou trente et un centimes de plus que nécessaire, pour chaque impôt, chaque taxe, chaque putain de paiement de merde que ce pays vous vole en l’échange d’un service public de plus en plus minable, en l’échange de tous ces répondeurs téléphoniques dans des administrations qui vous méprisent, en l’échange de tous ces « Je n’ai pas que ça à faire » de préposés syndiqués, en l’échange de ce mépris de plus en plus ouvert de la classe politique qui vous dirige.

Pour chaque trop perçu, demandez un remboursement. Il vous est dû.

Quel que soient les circonstances, que cela soit justifié ou non pour vous, demandez, tous et chacun, un échelonnement des impôts. Dans un courrier séparé, adressé à un autre service de votre centre des impôts, demandez une réduction. Toutes les raisons sont envisageables : la mort de votre chien, la dernière carie du petit, le renouvellement de l’eau de l’aquarium : n’hésitez pas. Bien sûr, si vous pouvez l’obtenir, c’est mieux. Mais l’important est ici de générer un dossier qui devra être traité par un des bouts de la machine infernale qui gangrène la France. Si vos courriers restent sans réponse, alertez votre maire. Alertez votre député. Faites pleurer dans les chaumières avec des raisons crédibles et tristes. Généralement, la réalité suffit. Et demandez poliment. Mais demandez systématiquement.

Pour les taxes foncières ou d’habitation, des exemptions temporaires sont possibles. Là encore, ça ne coûte pas grand-chose de les demander et je le rappelle, le but n’est pas, à proprement parler, de les obtenir, mais bien de créer un vaste mouvement de papier dans la machine.

self defense pro tip

On peut étendre la manœuvre à toutes les ponctions que l’État nous fait subir, depuis les amendes jusqu’aux taxes diverses et variées : dans beaucoup de cas, les trop-perçus sont traités automatiquement, et remboursés de même. Utilisez ces mécanismes contre l’Etat lui-même. Des milliers de plis postaux à renvoyer pour des remboursements de quelques centimes, à faire voyager, à manutentionner, à distribuer, ce sont rapidement des sommes colossales, irrécouvrables, qui seront mises en jeu.

Enfin, on peut s’amuser avec le système.

Après tout, les administrations sont si efficaces les unes avec les autres, et si efficaces en elles-mêmes pour égarer des dossiers, pour vous faire courir lorsqu’il s’agit de votre vie, qu’après tout, on peut utiliser cette capacité contre elles-mêmes.

Demandez à obtenir toutes les informations détenues de façon informatique aux administrations fiscales (loi 78-17 du 6 janvier 1978), ou, de façon générale, à toutes les administrations qui vous envoient des courriers. Envoyez dans tous les services que vous pouvez des informations qu’ils ne sauront pas traiter. Par exemple, vous pouvez envoyer des lettres informant de votre situation (familiale, par exemple) à l’URSSAF, à la CAF de quinze ou vingt départements où vous ne résidez pas. Envoyez des dossiers fantaisistes mais crédibles, sans aucune sollicitation, à des douzaines d’agences Pole Emploi, des centre d’impôts, des caisses différentes, des administrations diverses et variées, en leur posant des questions nécessitant une réponse de leur part (peu importe que la réponse soit possible ou intéressante, ici, on l’aura compris). N’hésitez pas à régulariser vos dossiers, tous, auprès de toutes ces administrations qui ne vous connaissent pas et ne sauront que faire de ces gentilles informations que vous leur envoyez. En somme, appliquez un magnifique Distributed Denial Of Service sur toutes les administrations françaises.

Je vous le rappelle : il est maintenant trop tard pour corriger les errements des collectivistes. Il est trop tard pour nettoyer le monstre. Il est trop tard pour redresser la barre. Le Titanic français a déjà heurté l’iceberg et même si tant le croient insubmersible, il coulera.

Mais surtout : le gouvernement et les politiciens vous prennent pour des cons ? Il est plus que temps de leur montrer que vous en avez autant à leur égard.

canard enchaine - transparence

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Source : http://h16free.com/2017/11/05/59499-redite-et-maintenant-un-peu-de-resistance-active-a-letat


Thinkerview : Mounir Mahjoubi, un Secrétaire d’Etat au numérique… branché

samedi 4 novembre 2017 à 18:30

Ce soir, je vous propose l’interview par Thinkerview de Mounir Mahjoubi. Précédemment président du Conseil National du Numérique, il rejoint le mouvement En marche ! en janvier 2017 et s’occupe du numérique dans l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron, ce qui lui vaudra sans doute sa place actuelle de secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargé du Numérique.

Dans cette heure de questions-réponses seront abordés, plus ou moins rapidement, différents sujets comme l’importance de la relation entre la France et les Etats-Unis, notamment sur le plan numérique, le poids supposé ou réel des grandes sociétés (américaines) du numérique (les GAFA, Google – Amazon – Facebook – Apple, mais aussi les autres, depuis les opérateurs du réseau jusqu’aux gros utilisateurs), INDECT (évoqué ici) et pour lequel le secrétaire d’Etat indique (fort heureusement) être contre a priori, ainsi que quelques platitudes sur l’intelligence artificielle, la robotique et le numérique (y compris en lien avec l’écologie et la gestion de l’énergie).

Une bonne nouvelle est à noter puisque le secrétaire Mahjoubi n’est semble-t-il pas pour la création d’un Cloud étatique (on peut le comprendre vu la foirade auxquelles se résument les tentatives jusqu’à présent), d’autant qu’il reconnaît même (autour de 19:00) que l’inclusion des questions du numérique dans la plupart des ministères rend son rôle progressivement obsolète.

On écoutera avec plaisir le passage à partir de 23:00 jusqu’à 29:00 sur la sécurité numérique appliquée tant au niveau des ministères et de son propre secrétariat qu’au niveau des équipes de campagnes pendant la dernière présidentielle où, on s’en souvient, l’équipe de Macron avait dû subir les « Macronleaks ».

Enfin, notons sa volonté louable (vers 46:30) d’amener progressivement l’Etat à une meilleure fourniture de services numériques, depuis les évidentes productions de cerfas jusqu’aux impôts en passant par le vote électronique dont on comprend cependant que le chantier ne fait que commencer.

Si l’interviewé ne nous apprend pas forcément grand chose de neuf, il nous rassure un peu en montrant que le numérique semble enfin mieux maîtrisé par ceux qui en ont la charge au sein du gouvernement. C’est, peut-être, la première fois que ça arrive et ça mérite d’être dit.

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Source : http://h16free.com/2017/11/04/59504-thinkerview-mounir-mahjoubi-un-secretaire-detat-au-numerique-branche