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Dette d’Air France : les Français épongeront les ministres

lundi 7 mai 2018 à 09:00

Pendant que la foule bigarrée des paléo-communistes se rassemble à Paris pour « faire sa fête à Macron » et en profiter pour célébrer, avec entrain et toute la presse grand public frétillante à ce sujet, le deux-centième anniversaire de la naissance de Karl Marx, la première saison de gréviculture française pour l’année 2018 continue de battre son plein.

Certes, on sent comme un petit essoufflement, tant à la SNCF qu’à Air France et peut-être devra-t-on compter sur la seconde saison de gréviculture, en automne, pour obtenir une belle moisson annuelle de jours chômés et de nouveaux droits acquis de haute lutte.

En attendant ce quatrième tour social (après le troisième, encore en cours) et avant que ne soit définitivement enterrée l’idée de ne pas payer les jours de grève, quelque part au milieu d’un été qu’on espèrera chaud, calme et ensoleillé, force est de constater que ces mouvements de grève ainsi que les petits prurits syndicalo-communistes n’ont pas donné beaucoup de résultat.

Comme je le notais dans un précédent billet, on ne peut que s’en réjouir et ce ne sont pas les pitreries de Corbière, le député de Seine-Saint-Denis, qui modifieront la donne : les Français n’ont pas grand-chose à carrer des agitations post-prandiales des syndicalistes et de la France Insoumise, ce qui permet d’envisager peut-être la mise en place de réformes réellement structurelles, lorsque le Président Macron et son gouvernement auront repris possession de la paire de gonades qu’ils ont égaré en avril, quelque part à Notre-Dame-Des-Landes.

Cependant, ne vous inquiétez pas. Des recherches ont été lancées, par nul autre que Bruno Le Maire ce qui autorise à imaginer un succès flamboyant.

Il faut comprendre notre petite homme de Bercy vient de réveiller le poney lion qui sommeillait en lui, à la suite de l’évolution récente de la situation à Air France.

La grève sévit en effet depuis plusieurs mois dans la compagnie aérienne française depuis que Jean-Marc Janaillac, le PDG, s’est entêté à vouloir la remettre sur les rails de la croissance et de la profitabilité. Compte-tenu des abominables aménagements qu’il proposait au personnel navigant, des conditions de travail lamentables voire dégradantes qu’il entendait mettre en place, une minorité de pilotes n’a eu d’autre choix que de refuser courageusement de travailler à pousser les wagonnets infamants de l’aérien low-cost dans cette mine de rien sombre et dangereuse qu’est devenue Air France.

C’est donc sans surprise que le récent référendum salarial fut un échec cinglant pour le patron de la compagnie. À la question « Pour permettre une issue positive au conflit en cours, êtes-vous favorable à l’accord salarial proposé le 16 avril 2018 ? », les salariés ont répondu non à plus de 55% : une augmentation de 7% en quatre ans, c’est moins qu’une aumône et quasiment un affront pour ces Forçats du Ciel.

Et c’est aussi sans surprise que le patron a déposé sa démission selon le principe maintenant bien ancré en France qui veut que l’entreprise n’appartient en rien à ses actionnaires mais bien à ses salariés. Au moins Marx a-t-il été suivi en France au-delà de toute espérance.

Pendant que certains s’inquiètent déjà de savoir qui pourra bien prendre le relai de ce dirigeant qui tentait, sans scrupules, d’adapter l’entreprise à la donne aérienne internationale et que, déjà, des noms se bousculent à l’entrée du fromage de l’entreprise, d’autres se posent la question de l’avenir même de cette société qui, il faut bien le dire, accumule des pertes assez joufflues.

Et c’est là que Bruno et sa paire de balloches en leasing interviennent puisque ce dernier a tout dernièrement déclaré que, je cite,

« l’État n’est pas là pour éponger les dettes, venir à la rescousse d’entreprises qui ne feraient pas les efforts nécessaires de compétitivité »

Et il ne s’est pas contenté de cette affirmation particulièrement courageuse puisque, jugeant même qu’« Air France était dans la bonne direction » avant ce conflit, il a ajouté

« J’en appelle au sens des responsabilités de chacun, des personnels navigants, des personnels au sol, des pilotes qui demandent des augmentations de salaire qui sont injustifiées: prenez vos responsabilités, la survie d’Air France est en jeu. Quand on a le niveau de rémunération actuel des pilotes, que l’on sait que l’entreprise est en danger, on ne demande pas des revendications salariales aussi élevées. »

Devant la violence de ce genre de propos, on se doute que la direction, les syndicats et tout le personnel navigant ou pas d’Air France s’est dressé comme un seul bagagiste pour dire stop à cette abominable exploitation !

L’instant de stupeur passé, on devra cependant s’interroger sur la lucidité de ce brave Bruno qui, en substance, vient d’expliquer que les revendications des grévistes sont un peu n’importe quoi, que tout ceci coûte une blinde et que ce n’est pas au contribuable de payer la facture finale.

Lucidité qui pourra lui permettre de converser sereinement avec le Bruno Le Maire d’il y a quelques jours qui n’a semble-t-il rien trouvé à redire lorsque les ministres Darmanin et Philippe faisaient assaut de communication concernant la SNCF.

Il faut en effet se rappeler qu’à côté de la dette SNCF, la dette d’Air France semble presque mignonnette. Pourtant, cela n’empêche nullement nos ministres d’en discuter la reprise par l’un ou l’autre mécanisme étatique. Pour le moment, on ne peut que savourer les contorsions grotesques de nos gouvernants tentant de faire croire que cette dette colossale ne sera absorbée ni par une hausse des prix du billet ni par une hausse des impôts. Comme l’utilisation des paillettes de pet de licornes a été écartée, on se demande un peu comment ils vont procéder, mais baste, passons.

Autrement dit, tout indique que le contribuable sera bel et bien mis à taxation pour éponger les décennies d’errances syndicales de la société ferroviaire française, pendant que société aérienne devra se faire une raison.

En réalité, Le Maire compte surtout sur le fait qu’il sera délicat pour les pilotes de passer pour une classe ouvrière exploitée là où les cheminots harpent sur ce discours depuis des lustres. Ou peut-être compte-t-il sur KLM, l’entreprise partenaire d’Air-France, pour reprendre en main l’avion ivre, alors qu’il sait pertinemment qu’il n’y a absolument personne pour reprendre le train bourré (j’avais envie d’écrire « train saoul », mais avec ces grèves, il est plus souvent l’un que l’autre).

En tout cas, il compte surtout sur le fait qu’aucun journaliste n’osera lui faire la remarque que sa position est difficile à concilier avec le reste du gouvernement qui ouvre actuellement les discussions pour la gestion du passif mammouthesque de la SNCF. Il compte sur le fait que ses petites déclarations pourront le faire voir comme courageux et décidé à peu de frais. Il compte probablement sur le fait que même si internet a une excellente mémoire, les médias n’en ont pas.

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Source : http://h16free.com/2018/05/07/60911-dette-dair-france-les-francais-epongeront-les-ministres


[Redite] 7 façons de faire de la politique pourrie. La 5ème va vous écœurer !

dimanche 6 mai 2018 à 11:00

Billet initialement paru le 05.05.2016

Les bonnes recettes ne vieillissent pas : il y a deux ans, je vous en proposais une qui vous permettait de réaliser une belle politique bien pourrie. Force est de constater que cette recette est encore valable et qu’elle est même couramment appliquée, à la lettre, alors que le président a changé sans que la direction du pays ou ses habitudes n’aient été réellement modifiées…

Parce que, quoi qu’en disent certains, la campagne électorale pour la présidentielle de 2017 a bel et bien commencé, parce que, sans vergogne, je n’hésite pas, de temps en temps, à m’aventurer sur les terres gluantes de la titraille putassière et du sujet bassement clicogène, parce qu’enfin, il faut toujours rappeler les évidences pour que personne, à force d’habitude, ne les perde de vue, voici ma liste de quelques unes des façons les plus pourries de faire de la politique, telle qu’actuellement pratiquée en France.

1. Faire monter le FN

françois hollande fait l'andouilleC’est une vieille méthode, mais ne dit-on pas que c’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes ? Dans les années 80 et à force de SOS Racisme, Mitterrand avait remarquablement réussi a éparpiller la droite en faisant monter le Front National. Il n’est pas dit que Hollande, avec la maestria qui le caractérise jusqu’à présent (Remember Syria ?), obtienne finalement, avec des procédés similaires, le même résultat… à gauche : à mesure que le Front National grimpe en se positionnant de plus en plus comme la seule alternative électorale crédible, le Parti Socialiste apparaît de plus en plus loin des aspirations des classes moyennes et ouvrières, et ses dissensions internes se font plus fortes. Tiraillé entre le désir de renouer avec la moindre victoire électorale (qui nécessite donc un discours assez différent de celui actuellement tenu) et la nécessité de ratisser aussi large que possible pour ne pas disparaître complètement, le parti du Secrétaire devenu Président est en état de mort cérébrale et de décomposition avancée.

Dans ce cadre, la montée du FN ressemble à un jeu dangereux où le président sortant, pour être réélu, semble prêt à sacrifier son cavalier, son fou et ses pions.

2. Pratiquer le déni

Lorsque rien ne se passe comme prévu, ou, plus exactement, que les scénarios outrageusement optimistes et roses bonbon s’envolent en fumée et que tout ce qui était prévu de pire advient inexorablement, politiquement la première des choses à faire est de nier le problème. Ce dernier n’existant plus par décret, les choses vont immanquablement mieux : le chômage, qui n’a jamais été aussi haut, se résorbe moyennant quelques torsions aisées des chiffres ; le déficit budgétaire n’est qu’une péripétie amusante, une passade sans lendemain qu’on nous pardonnera facilement (ou presque).

Et comme l’a largement montré l’école de pensée soviétique, un bobard suffisamment répété finit toujours par devenir une vérité. La courbe du chômage s’inversera donc, soyez-en absolument certains, ce qui donnera toute latitude au Président François de redevenir le Candidat Hollande.

3. Être dur avec les mous et mous avec les durs

hollande et sa banane rock n rollEn France, pour durer en politique, il faut savoir se ménager des voies de compromis et des parachutes dorés. Il faudra donc faire preuve de la plus grande souplesse avec les puissants ou ceux qui, médias aidant, font et défont les réputations. Inversement, il faudra se montrer intraitable avec les petits, les sans-grades. D’une part parce qu’ils le méritent, ils sont sans-grades, voire sans-dents, et d’autre part parce qu’ils sont si nombreux que leur montrer des égards serait bien trop coûteux et interprété comme une faiblesse. Surtout pas !

Alors, même en plein état d’urgence, on fera très attention lors de l’emploi de la force. Surtout, surtout pas de bavures et tant pis si cela ressemble, de loin, à une faillite complète de l’État républicain.

4. Utiliser les trucs et astuces de la constitution

Si les méthodes précédentes ne donnent pas toujours les meilleurs résultats, on peut toujours se réfugier dans la procédure et la Constitution. C’est du solide, ça, la constitution ! Pensez donc, elle n’a pas changé plus d’une dizaine de fois en deux cents ans, et son texte est respecté dans sa lettre et son esprit depuis des lustres. Utilisons-la donc dès que l’occasion se présente. Bon, certes, il faudra faire preuve d’un peu de doigté pour que, par exemple, une révision qu’on envisageait pour elle ne se termine pas en jus de boudin. Mais prenez son article 49.3, il est très intéressant : il permet par exemple d’offrir une vraie bouée de sauvetage à nos députés actuellement malmenés par une politique désastreuse en matière d’emploi.

Ainsi, la loi El Khomri qui, selon tous les analystes un peu lucides, est vraiment inoffensive, génère pas mal de pressions de la part de certains électeurs vis-à-vis de leurs députés en les menaçant de les abandonner aux prochaines élections s’ils leur prenait la fantaisie d’adouber le gouvernement de leur vote. Évidemment, avec un 49.3, ces mêmes députés pourront arguer de ne vouloir faire tomber le gouvernement, et d’être donc obligés de voter pour cette loi, la mort dans l’âme.

Il ne restera que la ministre-stagiaire à convaincre, mais cela n’est pas la chose la plus délicate…

5. Ne pas tenir compte de son casier judiciaire

petit juppéEt si des méthodes existent pour ceux qui sont au pouvoir, il en reste quelques unes pour ceux qui aspirent à les remplacer, à condition bien sûr que ces derniers ne tiennent absolument pas compte de leur passé, à commencer par celui dans lequel ils se font condamner et n’ont donc pas un casier vierge, normalement indispensable pour exercer des fonctions dans le service public.

Et à bien y réfléchir, à quoi diable peut bien servir un casier vierge ? Ne faut-il pas en être passé par le Justice de son pays pour pouvoir ensuite crâner qu’on est confiant en elle ? Est-on vraiment un homme politique si on n’a jamais été inquiété pour ses actions ou ses omissions ? Un politicien au casier vierge, c’est au mieux qu’il a trop corrompu autour de lui, juge compris, au pire qu’il est incorruptible et qu’alors, l’enfer sur Terre nous est promis s’il parvient aux plus hautes marches de l’État ! Non, décidément, un petit repris de justice a toutes ses chances pour exercer la plus haute magistrature du pays.

Bonus supplémentaire : au moins, le candidat ne pourra pas nous refaire le coup de la République irréprochable, dont on a tous vu ce qu’il signifie en pratique.

6. Distribuer les cadeaux avant les élections, même quand on n’a pas un rond pour les payer

Bien évidemment, ce n’est pas parce que tout va de mieux en mieux ou que vous pouvez toujours utiliser les astuces constitutionnelles qu’il faut se passer de huiler un peu les rouages.

De nos jours, quoi de mieux qu’un peu d’argent (celui des autres — ce n’est pas cher, c’est l’État qui paye) pour justement huiler ces nombreux rouages ? Quoi de mieux que distribuer 1,6 milliards d’euros pour un plan pour l’emploi et la formation, 825 millions pour un plan de soutien aux agriculteurs, 2,4 milliards pour augmenter l’indice des fonctionnaires, 200 millions pour « les jeunes », 265 millions pour « les instituteurs » ? Quoi de mieux que prolonger d’un an pour 400 millions d’euros le dispositif de suramortissement des investissements en entreprises ?

Là encore, pourquoi se priver puisque tout ceci sera payé grâce à de la bonne dette fraîche, elle-même noyée tôt ou tard dans une injection massive de monnaie neuve imprimée à la demande ?

7. Revenir encore et encore, même après s’être fait jeter

Et de toute façon, quoi qu’il arrive, quoi qu’on puisse vous dire ou vous faire, toujours, restez persuadé que le peuple veut de vous, qu’il vous aime et que vous, seul, saurez le sauver en dépit des immenses dangers dans lesquels les autres, tous les autres, l’y auront conduit. Et même si vous vous êtes fait jeter comme un malpropre lors de votre précédente tentative, retentez le coup, sans abandonner.

Les grimaces de Sarkozy

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Source : http://h16free.com/2018/05/06/60908-redite-7-facons-de-faire-de-la-politique-pourrie-la-5eme-va-vous-ecoeurer


Pendant la grève SNCF, vous aussi testez la grève du Vélib

vendredi 4 mai 2018 à 09:00

« En raison d’un mouvement social, le service vélib’ est actuellement très perturbé. » Cela a déjà été dit, remarqué, noté et répété : l’impossible n’est pas français. La France peut tout, et le prouve tous les jours : en matière de grève, le pays ne saura connaître aucune limite, tout peut se gréver et tout peut se retrouver paralysé par l’un ou l’autre mouvement de revendication. Y compris des vélos.

Soit, on parle dans ce cas de ces tanks à deux roues dont le déplacement n’est déjà qu’assez peu possible en temps normal mais c’est bien d’immobilisation complète qu’il s’agit ici pour nombre d’entre eux : comme en témoigne l’entête jaune fluo du site officiel des vélos en location de la Mairie de Paris, la grève les frappe de plein fouet.

On peut admirer ce qui n’est rien moins qu’une véritable performance : là où, dans n’importe quel pays, le vélo constitue une alternative crédible aux déplacements intra-urbains lorsque ces derniers sont gênés par des aménagements municipaux débilissimes ainsi que les grèves d’une certaine catégorie de paléo-syndicalistes, la France relève le défi de transformer ce qu’on pouvait croire être une solution solide en magma gluant d’impossibilités, de déceptions, de blocage et, bien évidemment, de trous dans les finances publiques.

Il faut avouer que la situation oscille entre le cocasse et le tragique.

Côté cocasse, on se rappellera que la société en charge du déploiement de ces vélos n’a pas réellement réussi à remplir son contrat. Côté tragique, on ne pourra pas oublier qu’en définitive, ces Anneries seront toutes payées par le contribuable parisien, quoi qu’il advienne.

Comme je le décrivais dans un précédent billet, l’année 2018 devait marquer la fin du contrat précédemment détenu par JCDecaux pour la mise en place et l’entretien des Vélibs dans la ville de Paris et son remplacement par celui noué avec Smovengo, suite à appel d’offre. Au moment de la signature, l’équipe municipale avait mis en avant les économies que la ville de Paris pensait réaliser grâce à cette jolie startup et ses idées innovantes.

Las. Le mois de Janvier, qui devait marquer le début du nouveau contrat avec des douzaines de stations installées pour accueillir les nouveaux vélibs, aura vu une série de problèmes qui ne sont pas allés en se résolvant, au contraire. Non seulement, la facture du précédent fournisseur de service restera à payer par le Parisien tant Vélib était déficitaire d’années en années, mais en plus, le nouveau prestataire enfile ratés sur ratés.

Jouant de malchance, Smovengo doit à présent gérer trois problèmes de front : d’un côté, l’électrification des bornes de rechargement de ses vélos électriques n’est pas complète, loin s’en faut, et de l’autre, la grève de la SNCF entraîne une hausse (logique) de l’utilisation de ces vélos qui doivent se contenter de leurs batteries, rapidement vides. Enfin et parce qu’on est en France et que finalement, rien ne marche autrement qu’ainsi, la grève de la SNCF se double d’une grève interne à la société Smovengo où une partie du personnel réclame les mêmes avantages que chez l’ancien opérateur, JCDecaux.

On pourrait aussi gloser sur l’ergonomie globale des engins de combat ou évoquer les bugs informatiques rigolos ou la confusion de certains usagers : « La signification de certains pictogrammes est loin d’être simple à deviner : que devez-vous faire quand vous voyez une tasse de café s’afficher sur le boîtier ? » Mais finalement, la conclusion serait la même : ça ne marche pas.

Au final, on a donc une flotte de vélos déchargés, des bornes inopérantes et un service extrêmement dégradé au point que la municipalité somme à présent l’entreprise de mettre en place un plan d’urgence pour sauver le concept.

À ce point du récit, il conviendrait probablement de prendre quelques jours de recul pour décider de la marche à suivre concernant ce contrat entre la ville de Paris et Smovengo dont certains évoquent le montant, autour de 600 millions d’euros, sur 15 ans.

Très manifestement, le choix de la startup montpelliéraine n’était pas vraiment judicieux, pour le dire gentiment.

Sauf à tortiller la réalité, ce choix n’incombant qu’à la municipalité elle-même, on se devra de lui faire porter une partie de la responsabilité de la déroute déjà visible, l’autre étant évidemment portée par le prestataire lui-même qui n’a manifestement pas bien mesuré l’ampleur de la tâche à mener… Ou, peut-être a-t-il tenté de faire ce que faisait son prédécesseur avec un budget inférieur ou égal, sans tenir compte du fait que ce service accumulait des pertes colossales. Or, si JCDecaux pouvait probablement les éponger en partie (l’autre étant payée par le contribuable parisien), il en va tout autrement pour la startup en question, aux marges de manœuvres bien plus étroites.

S’y ajoute très certainement l’incurie de l’équipe municipale dont il n’est plus à démontrer la nullité de ses capacités en matière de gestion des deniers publics, tout comme ses compétences en matière de gouvernance globale, qui ne font plus rire personne.

Devant ces éléments, l’opposition municipale grogne.

Sans surprise, les Mélenchonistes, avec cette lucidité caractéristique des groupes collectivistes, ont tout de suite réclamé une municipalisation rapide de cet énorme « fiasco ». On frémit déjà à l’idée que ce soit l’actuelle équipe qui récupère l’intégralité du projet ce qui achèverait de transformer ce qui est actuellement un accident industriel en véritable cataclysme d’ampleur biblique. On peut se consoler en se disant que les vélos ne sont pas directement nucléaires, mais même ainsi, la tchernobylisation de Paris n’est pas à écarter.

De leur côté, les Macronistes, obligés de marcher plutôt que de rouler et qui qualifient l’ensemble de « gigantesque cafouillage », envisagent des dénonciations de contrat avec Smovengo.

On se doute que ce chemin, aussi rocailleux que judiciarisé, promet de ne pas bien se terminer ni pour Smovengo, ni pour la mairie de Paris, ni, bien sûr, pour le contribuable parisien qui à défaut de pédaler devra encore ramer pas mal.

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Source : http://h16free.com/2018/05/04/60851-pendant-la-greve-sncf-vous-aussi-testez-la-greve-du-velib


Le syndicalisme est-il soluble dans le macronisme ?

mercredi 2 mai 2018 à 09:00

♩ Joli, joli mois de mai, ♬ il faut être content ♩ car c’est la fête du printemps ♬, tralalilalère et ne pas oublier entre deux galères ♫ que c’est toujours la grève à la SNCF… Ou presque.

Le premier mai vient de passer et avec lui, les indéboulonnables défilés de syndicalistes et autres partis politiques plus ou moins vivants. Cependant, cette année aura été l’occasion d’une petite surprise.

Ici, je ne parle pas de l’absence renouvelée de cette convergence des luttes qui n’a existé que dans les rêves humides des collectivistes les plus aveugles : les luttes intersectionnelles antidiscriminatoires contre le sexisme et les phobies générationnelles, ça va deux minutes mais ça ne permet vraiment pas de déterminer sereinement qui va s’occuper des banderoles, des pancartes, des stands capitalistes de t-shirts floqués d’un Guevera romantique, de la buvette ou des grillades véganes inclusives de merguez à base de tofu.

Non, ici, je veux évoquer le constat dressé par une presse aussi unanime que lorsqu’il s’est agi de parler du dentifrice aux croquettes du couple Macron (aux goûts décidément bizarres) : très clairement, les traditionnelles manifestations de ce 1er mai 2018 ne furent pas aussi imposantes qu’on aurait pu s’y attendre après un mois de grève perlée à la SNCF.

À tel point que les commentateurs en ont été réduits à noter la divergence des luttes, pendant que Jean-Luc Mélenchon postulait une « jonction des forces » partout où on pouvait l’entendre. Manifestement, le quinoa, mal nettoyé, ne provoque pas seulement des troubles intestinaux.

Et plus qu’une divergence, c’est bel et bien la faiblesse de la mobilisation qui ressort de ces défilés qui motivent de moins en moins de monde. Même pour les organes officiels du Peupledegoche comme Libération, il devient compliqué de cacher les rangs clairsemés des manifestants et on oscille entre une titraille hardie à plusieurs milliers de manifestants et un corps d’article à quelques centaines tout en devant concéder des chiffres policiers autour de 4.200 pendant que le parti de Jean-Luc en annonce crânement six fois plus.

Du reste, au sein même des syndicats, on sent des dissensions comme par exemple à FO, entre les réformistes et les inoxydables « trotsko-anarchistes », ce qui n’aide évidemment pas à former des rangs serrés lorsqu’il s’agit de faire des démonstrations musclées pour réclamer de nouveaux avantages ici ou là.

… Si l’on ajoute ces problèmes internes aux problèmes externes, plus importants, que subissent ces syndicats, on comprend que la tendance générale n’est pas au renforcement de ces organisations de désorganisation du travail en France.

Eh oui : entre les réseaux sociaux qui permettent aux Français d’exprimer leur ras-le-bol des blocages et autres scléroses mortifères que le pays subit, la présence de nombreux ponts dans ce mois d’avril et de mai qui ont été copieusement sabotés par les mouvements d’humeur d’une certaine catégorie de personnels ni volant ni roulant, et la difficile addition des jours de congés concomitants aux jours de grève qui ne seront pas payés, tout ceci finit par peser quelque peu négativement sur le moral de ceux qui avaient choisi de ne pas travailler.

Petit-à-petit, la grève s’essouffle. N’ayant jamais eu le soutien populaire et ne bénéficiant guère d’une propagande favorable des médias, le trafic ferroviaire semble retrouver des couleurs au point de recommencer à lire des titres comme « trafic quasi-normal » (ce qui, en France, se traduit par un retour aux pannes habituelles, des trains normalement annulés et des retards largement dans les clous). Côté Air France, ce sont les syndicats de la compagnie-sœur, KLM, qui commencent à montrer les crocs ce qui donne une bonne idée du niveau d’agacement qui règne à ce sujet.

Bref, il semble bien que la donne ait changé : peut-être le pays pourrait ne plus être à la solde des syndicalistes !

Oh, bien sûr, ne nous avançons pas trop : on ne sait vraiment pas ce que vont donner les prochains mouvements syndicaux, ni la suite de la grève perlée que continuent d’organiser les phalanges de grille-merguez enragés de la SNCF. Tout juste peut-on espérer que perdurera la tendance actuelle, qui marque réellement un affaiblissement sensible des paléo-collectivistes et anarcho-syndicalistes obstinément coincés dans un autre siècle. Ceci serait une excellente nouvelle pour un pays qui n’a toujours pas compris que le marxisme est une ruine de l’âme et du portefeuille, que le communisme n’a jamais réussi à produire autre chose que du sang et des larmes dans des quantités affolantes et que nos syndicats n’ont jamais réussi à dépasser l’une et l’autre idéologies.

Et si cela devait se confirmer, on devrait alors accorder à Macron d’avoir pu sinon dissoudre au moins rendre soluble dans la République le syndicalisme complètement calcifié dont nous avons hérité depuis mai 1968, justement.

Cependant, avant d’accorder ce point mémorable à l’actuel président, il lui faudra pour réformer durablement le pays plus qu’une baisse de régime dans la gréviculture compulsive du pays : après les syndicats, le second blocage du pays qu’il devra affronter est celui, bien plus dur, de l’État profond, conglomérat caché composé de l’administration et de toute la ribambelle de fromages républicains formés en strates depuis des décennies et qui constituent le système nerveux réel de l’État républicain. Si cet État profond refuse de bouger, il sait y faire lorsqu’il déploie force mauvaise foi, excès de zèle ou flemmite paralysante que chaque citoyen aura pu expérimenter au moins une fois dans sa vie.

En clair, sans l’assentiment de cette composante ou, à défaut, si Macron ne parvient pas à en briser les résistances, la victoire potentiellement obtenue sur les syndicats ne servira à rien.

Enfin, si l’on ne peut que se réjouir d’une diminution de l’influence néfaste des syndicats dans le pays, on devra constater que ça ne semble pas suffire à Macron pour engager des réformes structurelles et profondes. L’actuelle réforme de la SNCF semble extrêmement timide. Les reculades sur la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes inquiètent sur son manque criant de détermination.

Mais surtout, tout indique que les façons de penser, le paradigme même dans lequel le président et son gouvernement s’inscrivent résolument n’ont, eux, absolument pas changé : comme en témoigne avec une précision terrifiante les petits jeux comptables déjà sur les rails concernant la gestion du passif monstrueux de la SNCF, il n’est pas encore acté que l’État, ce n’est pas autre chose que tous les citoyens, que la richesse n’est pas créée par les diktats gouvernementaux et qu’une dette finira toujours sur le contribuable.

Décidément, il y a encore du méga-pain sur la giga-planche.

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Source : http://h16free.com/2018/05/02/60885-le-syndicalisme-est-il-soluble-dans-le-macronisme


Plan Borloo : tout, deux fois, avec beaucoup d’alcool

lundi 30 avril 2018 à 09:30

Jean-Louis Borloo est un homme de chiffres. Avec beaucoup de zéros derrière, certes, mais un homme de chiffres tout de même : une nouvelle fois, le voilà solidement positionné sur un grand projet de dépenses gouvernementales plantureuses. L’idée de base est, comme d’habitude, aussi consternante que dispendieuse : et si on claquait une montagne d’argent public pour faire semblant de résoudre un problème ?

Et afin de rendre plus crédible le monceau d’argent qu’il s’agira de cramer en pure perte, on trouvera un sujet d’importance et d’ampleur au moins nationale. Jean-Louis s’est donc empressé de produire un magnifique rapport : le « plan Borloo pour les Banlieues » est né. Comme pour les plans précédents qui se succèdent depuis le premier, en 1977 (ce qui ne nous rajeunit pas), il s’agira de casser les ghettos, de favoriser l’égalité des chances ou de redonner des moyens (les fameux moyens dont il manque toujours plusieurs brouettées, où qu’on aille et où qu’on se trouve) à ces quartiers si défavorisés mais pourtant si présents dans l’actualité.

L’analyse un minimum lucide des éléments de langage et des petites propositions peu originales de Jean-Louis et son équipe ne laisseront évidemment aucun doute : clientélisme politique, planisme bureaucratique digne des heures les plus « Plan Quinquennal » de notre Histoire et, in fine, échec programmé sont au détail d’une facture finale frisant les 48 milliards d’euros aux petits fers (sachons vivre).

Mise à part celle d’une disparition prématurée de 48 milliards d’euros de la poche des contribuables, il n’y a qu’un autre certitude à attendre de ce plan : outre l’évidente esbroufe de cet effet d’annonce, on sait que la situation de ces quartiers « oubliés de la République » ne changera pas d’un iota, ce qui, à 48 milliards d’euros, fait cher l’immobilisme.

Pourtant, il semble bien que, malgré l’injection massive et répétée de fonds publics, l’ambiance dans ces quartiers n’a jamais été aussi peu festive ni citoyenne.

Ici, je pourrais assez peu subtilement revenir sur les petites péripéties rigolotes de certains quartiers de Marseille qui sont en proie à des petits débordements miliciens d’autochtones armés. Il me suffirait de replacer ce petit billet qui narrait les péripéties de Manuel Valls dans la cité phocéenne, où il s’était rendu avec la ferme intention de parler des chiffres de la délinquance ; le politicien s’était retrouvé à pérorer sur les performances de la police et de la justice alors qu’à quelques centaines de mètres de là, la faune locale d’une cité pudiquement dite « sensible » se trémoussait au son des kalachnikovs. Le patron de la sécurité publique, Pierre-Marie Bourniquel, s’était même retrouvé sous les rafales alors qu’il se rendait sur place. Moyennement cocasse, mais totalement illustratif du niveau assez phénoménale de branquignolitude de nos gouvernants.

Notons au passage que, depuis et conformément à ce que j’écrivais plus haut, la situation n’a pas évolué d’un pouce : les fusillades se suivent et se ressemblent, aboutissant parfois à quelques procès médiatiques dont on sait qu’ils ne mettront au frais qu’une poignée de spécimens pendant que le reste continuera, à qui mieux-mieux, de régler ses comptes en place publique.

Je pourrais de même et sans me forcer rappeler quelques autres billets ou je revenais sur le beau respect de nos lois républicaines qui interdisent scrupuleusement le port d’arme dans ce beau pays calme et sans lequel, il y aurait plusieurs fusillades par semaine comme aux Zétazunis où tout le monde sait que ce sont tous des cow-boys fous, là-bas, m’ame Michu.

Ou je pourrais encore m’attarder sur la récente flambée de festivités de Bagnolet qui finit par faire parler d’elle. Il faut dire qu’après trois semaines de voitures brûlées, de blessés par balles sur fond d’émeutes dans une zone devenue impénétrable aux services de l’ordre, il devenait difficile de cacher que deux des quartiers de cette ville de Seine-Saint-Denis étaient en proie à une petite guerre de gangs.

Étonnamment, interrogés par l’une ou l’autre équipe de courageux journalistes tentant un safari sauvage en banlieue parisienne, les habitants de ces quartiers parviennent à la même conclusion que tant d’autres, avant eux et autour d’eux :

« Ça fait des années qu’on attend la sécurité et ça ne bouge pas »

Sapristi ! On nous avait pourtant dit qu’il y avait eu moult Plans Banlieue qui, tous, contenaient d’épais volets sur la sécurité ! Que n’ont-ils été appliqués ? Nous aurait-on raconté des carabistouilles ? Et si oui, où sont passés les milliards ?

Le constat est amer : cela fait des décennies (et quelques uns de mes billets plus anciens l’attestent facilement) que ce problème n’est absolument pas géré. Oui, vous avez bien lu : il ne s’agit pas de dire que les plans précédents ont échoué, ni que les moyens n’ont pas été mis ni même que les politiques menées ne furent pas les bonnes, mal ciblées ou mal exécutées. Il s’agit plutôt d’expliquer que ces quartiers n’ont jamais été l’objet du moindre égard aux préoccupations réelles des habitants.

Oh, certes, il y a bel et bien eu des tomberaux de pognon public qui ont été déversés dans des brochettes d’associations lucratives sans but chargées de redistribuer les emplois inutiles, des subventions dodues et des palanquées d’équipements divers et variés. Combien de salles multimédias, de bibliothèques interactives, de terrains de foot ou de baskets furent construits, rénovés, re-construits, re-rénovés, repeints, re-repeints et re-re-rénovés avec ces dizaines de milliards ? Combien d’emplois idiots au contenu vide, à l’impact nul et aux débouchés inexistants ont été distribués ainsi ? Même la Cour des comptes sera bien incapable d’en connaître le nombre précis, mais il doit être assez croquignolet.

La réalité est que ces monceaux d’argent ont été dépensés pour une unique raison : acheter une relative tranquillité sociale, un calme politiquement vendable et l’éventuelle orientation des suffrages une fois de temps en temps. Toute sécurité ou même vague efficacité des politiques n’ont jamais été l’objet de ces épandages massifs.

Et d’épandage massif en aspersion vigoureuse, on a créé au fil des générations de véritables enclaves que certains, Jean-Louis en tête, semblent découvrir les yeux exorbités devant l’ampleur des dégâts : zones de non-droit où l’ambiance autorise le jet d’objets divers sur les impudentes forces de l’ordre en goguette, les habitants y vivent de façon quasi-autarcique en se reposant sur l’économie toxique du trafic de drogue et d’armes.

Et pendant que tout le monde regarde, effaré, la situation se dégrader à grande vitesse dans ces banlieues « abandonnées de la République », on constate le même délitement, à grande échelle, sur tout le reste du pays. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le pays s’enfonce à présent lui aussi dans les délices de l’épandage subventionné et la distribution de cathéter pour l’injection directe d’argent public en intraveineuse.

Son ambiance globale est largement détériorée par des années de ponctions sans bride, la reproduction vigoureuse de plans Vigipirate tabassant essentiellement du conducteur de Doblo à 92km/h sur une départementale bien droite, la multiplication d’acquis sociaux indéboulonnables et pernicieux ou la disparition progressive de toute responsabilité personnelle au profit d’un collectif de plus en plus étouffant, tout ceci favorisant les expressions les plus agressives de l’égocentrisme le plus crasse.

Il n’y a aucun doute à avoir : le plan Borloo est une nouvelle fumisterie jetée en pâture pour occuper la presse. Nos banlieues et leurs habitants continueront de souffrir et tout indique que la cause des maux dont ils souffrent sera consciencieusement reproduite à l’échelle du pays tout entier.

Dès lors, ce pays est foutu.

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Source : http://h16free.com/2018/04/30/60868-plan-borloo-tout-deux-fois-avec-beaucoup-dalcool