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[Redite] Décidément, il n’y aura pas de « peakoil »

dimanche 11 février 2018 à 11:00

Billet initialement paru le 23.02.2016

Il y a deux ans, une tendance qu’on observait depuis quelques années déjà semblait se confirmer : le prix du pétrole diminuait et avec celui-ci se posaient plusieurs questions. Le « peak oil », ce fameux moment où la production fléchirait par tarissement des ressources, n’était-il pas en train de s’éloigner durablement ? L’hégémonie de l’Arabie Saoudite n’était-elle pas en train de s’éroder ? L’Humanité n’allait-elle pas échapper, encore une fois, à l’une de ces catastrophes annoncées que nos amis écolos n’arrêtent pourtant pas de prédire avec insistance, voire obstination ?

Deux ans plus tard, s’il est évidemment bien trop tôt pour apporter une réponse définitive à ces questions, la tendance montre en tout cas que les faits s’accumulent pour donner tort aux prophètes de malheur. Pas de peak oil, pas de pénuries et des prix qui fluctuent mais refusent d’exploser à la hausse.

Zut, l’apocalypse devra attendre !

Le prix du pétrole continue de tomber. Eh oui, encore : il y a deux mois, je constatais un baril à moins de 40$, et il parvient maintenant à tourner autour de 30$. Et comme il y a deux mois, de vibrants analystes se demandent si cette baisse ne serait pas, en réalité, une très mauvaise nouvelle, ce qui donne lieu à quelques navrants exercices journalistiques.

peak oil - nopeEh oui, que voulez-vous, la réalité n’est franchement pas tendre avec ceux qui l’avaient pourtant obstinément planifiée. Pour ces derniers, le pétrole, ressource finie s’il en est, devait progressivement manquer, et ce manque devait conduire à une augmentation inexorable de son prix, qui aboutirait, en définitive, d’une part à un renchérissement énorme de toutes les facilités dont l’humanité dispose maintenant (à commencer par l’électricité), et d’autre part à la famine pour une bonne partie d’entre elle. La fin du pétrole, annoncée d’abord en fanfare dans les années 70 par le Club de Rome qui en fit d’épais rapports, fut progressivement repoussée de 2003 à 2030 à mesure que, les années passant, le pétrole continuait à sortir des puits et à alimenter, sans faillir, les besoins de l’humanité.

En effet, pas une fois depuis ces prédictions un tanker n’est parti vide de n’avoir pu se remplir, et pas une fois la demande n’a réussi à se hisser durablement au-dessus de l’offre sans pouvoir s’étancher. Entre temps, les prix sont montés (à plus de 100$ le baril), mais ils sont aussi redescendus… À tel point, donc, qu’on assiste à de curieux phénomènes.

Du côté des puits, tout d’abord, ces prix bas n’ont en réalité rien de prévu ou de planifié. Si on pouvait admettre, il y a un an, que l’Arabie Saoudite avait sciemment orchestré la baisse en maintenant une production vigoureuse, on est légitimement en droit de se demander si la tactique employée ne se retourne pas contre elle. Ainsi, on pouvait imaginer assez facilement que le principal producteur du Golfe pouvait largement se permettre de vendre son or noir à perte pendant quelques temps afin de se débarrasser des nouveaux concurrents que représentent les producteurs d’huiles de schiste. Placer le prix du brut en dessous des seuils de rentabilité des exploitations d’huile et de gaz de schiste assurait assez simplement que toutes celles qui n’étaient pas solidement financées seraient rapidement en faillite.

La tactique a relativement bien fonctionné puisque, « comme prévu », on assiste effectivement à une série de faillites dans les compagnies pétrolières américaines du secteur. Malheureusement, ce n’est clairement pas suffisant.

D’une part, la production de pétrole américain continue d’aller bon train, et en tout cas suffisamment pour gêner les producteurs du Golfe. Ainsi, la facture des largesses sociales qu’ils accordaient à leurs peuples grâce à la manne pétrolière continue d’enfler dangereusement et oblige l’Arabie et ses petits copains à choisir entre diminuer sa production, puiser dans ses réserves de cash ou réduire les prestations sociales en question, avec un risque d’instabilité à la clef. Chaque mois qui passe rend le calcul plus complexe.

D’autre part, l’Arabie Saoudite n’est pas seule dans le jeu. Diminuer sa production revient à laisser une plus grande part de marché à d’autres producteurs, et notamment l’Iran ou l’Irak. Ni l’un, ni l’autre, ne sont actuellement au pic de leurs capacités de productions. Et les relations diplomatiques entre ces pays et l’Arabie Saoudite sont tout sauf sereines. Pour rire, je pourrais évoquer le cas du Venezuela, pays aux réserves pétrolières gigantesques qui, finement dirigé par un énième communiste, se dirige droit vers un effondrement économique total au point d’importer du pétrole, américain de surcroît, et de multiplier les prix de son essence par … 60.

Enfin, et c’est sans doute une information détonante du côté des producteurs, il apparaît que les seuils de rentabilité des exploitations de gaz et d’huile de schistes sont bien plus bas que ce sur quoi se basait l’Arabie Saoudite pour son pari risqué. En effet, alors que les prix du baril sont au plus bas, la production américaine ne baisse pas, et ce alors même que les faillites d’exploitants se multiplient ; les calculs de seuil de rentabilité, menés par les analystes William Foiles et Andrew Cosgrove pour Bloomberg Intelligence, expliquent assez bien ce qu’on observe : par exemple, les exploitations dans le bassin Permien et à Eagle Ford (dans le Texas et au Nouveau-Mexique) font du profit même lorsque le baril est en dessous de 40$. Apparemment, on trouve des seuils de rentabilité aussi bas que 29.19$ par baril au Texas…

shale breakeven pricesCliquez pour agrandir

Et le plus beau, d’après Bloomberg, c’est que s’il existe bien des puits de schistes rentables même en dessous de 20$ le baril (!), les modèles montrent aussi qu’une fois absorbées les dépenses de forage (qui représentent 30% du coût total d’un puit), le seuil de rentabilité peut s’effondrer de 28% à 42% (soit à 21.51$ jusqu’à 7.24$). Oui, vous avez bien lu : toute analyse faite, certains puits restent rentables avec des prix du baril autour de 8$…

L’Arabie a soudainement beaucoup de souci à se faire si elle tient vraiment à conserver sa part de marché…

Du côté des pompes, les prix ont baissé. Peu, assommés qu’ils sont des taxes étatiques diverses, mais de façon suffisamment sensible pour que l’automobiliste s’en rende nettement compte.

Or, si cela satisfait certainement l’État qui y voit une réduction de sa facture énergétique (et des importations d’un coup moins coûteuses), voilà qui enquiquine prodigieusement … nos amis écolos. Pour eux, une humanité qui dispose enfin d’une énergie pratique à bas prix, ce n’est pas exactement une bonne nouvelle. Pire, cela l’inciterait, dans leurs cauchemars, à gaspiller cette précieuse ressource. Un pétrole peu cher, ce sont des pays qui se développent et dont les populations croissent, ce qui doit immanquablement se terminer par une surpopulation, des famines et une pollution dantesque.

Étonnamment, ce n’est pas ce qu’on constate.

Au contraire, puisqu’actuellement, le pétrole bon marché est plutôt stocké autant que possible. Quant au fait de produire engrais et nourriture moins chers, les écolos sont bien obligés de mettre leurs couinements en sourdine sauf à passer pour des affameurs.

ecology : save the planet kill yourself

Enfin, un autre phénomène joue aussi de façon sensible : alors que le parc automobile des pays occidentaux se modernise (la consommation moyenne d’un moteur automobile est passé, en 20 ans, de 20L/100 à 5L/100, multipliant de fait par 4 le nombre de kilomètres disponibles pour les réserves actuellement exploitées), les pays en voie de développement s’équipent eux aussi. Or, si l’Europe ou les États-Unis sont bel et bien passés par l’étape des gros moteurs gourmands, les nouveaux arrivants (Inde et Chine notamment) bénéficient directement des derniers moteurs économes. Autrement dit, l’arrivée sur le marché de ces nouveaux consommateurs ne se traduit pas par une augmentation équivalente de la demande qui, en définitive, est moins forte.

À ces éléments déjà fort réjouissants (quoi qu’en disent les journalistes économiques apeurés à l’idée d’un monde au pétrole bon marché), il faut ajouter qu’en termes de ressources, on n’en manquera pas : des gisements inexploités mais joufflus sont régulièrement découverts. On pourrait évoquer rapidement ceux de Tamar 2, dans les eaux territoriales israéliennes, qui représentent des quantités énormes de gaz et qui pourraient modifier quelque peu les échanges commerciaux locaux (Israël important actuellement son gaz d’Égypte). Mais dernièrement, c’est en Angleterre qu’un nouveau gisement pétrolier a été découvert, pas très loin de Gatwick, et dont les réserves seraient supérieures à celles trouvées en Mer du Nord…

Enfin, mentionnons au moins pour rappel qu’à côté des énergies alternatives viables que sont l’hydroélectrique et surtout le nucléaire (traditionnel ou à base de thorium), on peut aussi techniquement envisager la production d’hydrocarbures à partir de CO2 et de lumière ; dans ce cadre, le pétrole et le gaz, à terme, pourraient être des ressources renouvelables.

La conclusion est sans appel.

Les prix sont bas et non, rien n’indique que le « peak oil », ou sommet de production, soit atteint : tous les pays ne produisent pas à plein régime, loin s’en faut. Entre les nouvelles réserves évoquées plus haut, les réserves prouvées et celles déjà exploitées, les alternatives qui se développent malgré tout, on sent tout de suite que les prochaines années ne pourront pas être frappée de pénurie.

S’il y en a une, elle ne pourra pas être par manque de ressource et ne sera que purement (géo)politique.

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Source : http://h16free.com/2018/02/11/60267-redite-decidement-il-ny-aura-pas-de-peakoil


Cryptomonnaies : ce nouveau train que la France va rater

vendredi 9 février 2018 à 09:00

Ce mois de février marque indubitablement une nouvelle étape dans l’histoire de Bitcoin et des cryptomonnaies. Bien sûr, les récents mouvements violents dans les prix des cryptomonnaies suffisent déjà à placer ce mois dans les annales. Cependant, s’arrêter aux seules variations de cours serait un peu court.

Eh oui ! Même si pour l’observateur moyen, la perte de plus de 60% de la valeur de Bitcoin (entre son plus haut de 19.200 USD le 19 décembre dernier et le plus bas récent de 6839 USD du 5 février) représente une catastrophe habomhinable avec mort du petit cheval et sol qui s’ouvre sous ses pieds, pour l’habitué des cryptomonnaies, cette descente brutale n’est qu’une péripétie de plus dans l’histoire de cette nouvelle technologie : ce n’est pas la première fois qu’on assiste à ce genre de mouvements violents et il n’est pas interdit de penser ni que ces mouvements ne sont pas terminés, ni même qu’ils se reproduiront encore plusieurs fois avant que les cryptomonnaies soient parvenues à une pénétration de marché suffisante.

Aussi incroyable cela peut-il paraître, nous ne sommes qu’au début de cette nouvelle ère : le mouvement commence tout juste à prendre son essor et même si certains n’ont pas hésité à comparer la bulle actuelle à celle des « dot-com » des années 2000 qui avait vu des centaines de nouvelles sociétés se lancer sur internet, souvent pour des motifs et avec des objectifs plutôt légers, on est encore loin d’avoir atteint les niveaux d’investissements et de valorisations dont il fut alors question et qui virent les valorisations de sociétés comme Apple, Amazon ou d’autres atteindre des sommets bien vite effacés par le krach monumental qui suivit.

En pratique, et si on oublie un instant les valeurs plus ou moins fantaisistes prises par les cryptomonnaies, on passe tout juste avec ce mois de février et ces derniers rebondissements un premier cap de prise de conscience auprès d’un certain public que cette innovation prend de l’ampleur : si, il y a trois ans, l’objet « bitcoin » faisait parler de lui suite à une brusque poussée de fièvre (le faisant passer de 100 USD à plus de 1200 en quelques mois), il s’était essentiellement agi d’un feu de paille qui s’était bien vite calmé à mesure que la cryptomonnaie redescendait rapidement à des prix bien plus bas. Du côté du grand public, il n’y avait ni découverte de la technologie en question, ni, à plus forte raison, prise de conscience de son existence même.

Il en va différemment à présent.

J’en veux pour preuve les déclarations plus ou moins heureuses de tout un rang de politiciens qui ont commencé à émettre de doctes avis sur la technologie en général et sur Bitcoin en particulier. Certes, la prise de position d’institutions et d’élus n’est pas nouvelle au sujet de la blockchain ou de Bitcoin, mais c’est l’aspect de plus en plus officiel de ces communications et de ces enquêtes qui marque à présent.

Si, jusqu’à présent, les politiciens écoutaient presque poliment et tentaient mollement de comprendre l’intérêt et l’impact de cette nouvelle technologie, s’il avait bien été question, de façon vague, d’envisager une bonne petite régulation des familles, on parle à présent de prendre des mesures concrètes pour entrer dans le vif du sujet. Petit à petit semble s’achever le temps de l’observation et des commentaires plus ou moins éclairés de la part des politiciens. S’ouvre maintenant le temps des actions : dans la boutique de porcelaine, l’éléphant veut se mettre à danser.

Évidemment, cette notion d’action n’a pas du tout le même sens lorsqu’on parle d’un pays comme les États-Unis ou la Corée ou d’un autre comme la France.

Ainsi, aux Etats-Unis, ce début de février aura vu la Commission du Sénat sur les activités bancaire organiser une audition des différents acteurs du domaine. Au cours de cette réunion, Christopher Giancarlo, le patron de la CFTC et Jay Clayton, celui de la SEC, se sont exprimés sur leur vision de la technologie et de Bitcoin. Les opinions exprimées furent étonnamment optimistes et porteuses d’espoir puisqu’il n’a pas été question de tout réguler à qui mieux-mieux mais plutôt d’aider cette innovation à se développer. Tant les sénateurs que les deux officiels ont assez clairement montré vouloir donner sa chance à l’opportunité que représente les blockchains en laissant pour une bonne part le marché décider de son sort.

De la même façon, en Corée du Sud, le ministre des Finances a là encore laissé entendre que lui et le reste du gouvernement sud-coréens étaient largement favorables à cette technologie, allant même jusqu’à reconnaître que si la technologie de la blockchain fonctionne aussi bien, c’est précisément parce qu’elle s’appuie sur ces jetons (bitcoin et autres) dont la valorisation permet une implication directe de ceux qui participent au réseau et y trouvent un intérêt financier. Mieux encore : après avoir rappelé qu’il n’était pas question d’éliminer ou d’interdire les cryptomonnaies, le ministre a recommandé une approche aussi prudente que possible dans la régulation d’une technologie qu’il a qualifié de « quatrième révolution industrielle ».

Autrement dit, tant pour les États-Unis que pour la Corée du Sud, les enjeux derrière ces cryptomonnaies et la technologie de la blockchain semblent avoir été compris : s’il leur semble indispensable de faire en sorte que les activités illicites n’y soient pas plus simples que dans le monde bancaire traditionnel, il n’est pas question de considérer que ces technologies sont a priori néfastes et il est même au contraire indispensable de bien comprendre que leur potentiel est énorme. Elles doivent donc être encouragées.

Le contraste avec les déclarations françaises est, dans ce contexte, particulièrement saisissant.

Parce ce que pendant que les Américains auditionnent et que les Sud-Coréens clarifient leurs positions pour le meilleur, les sénateurs français tentent encore d’y comprendre quelque chose et partent d’emblée sur des a priori négatifs tout à fait rassurants.

Outre une méconnaissance assez stupéfiante de nos élus (qui persistent à imaginer que tout se déroule de façon totalement opaque et anonyme lors de l’achat ou la vente de cryptomonnaies contre des monnaies fiat traditionnelles), les témoignages qu’ils ont recueillis n’ont laissé aucun doute sur les biais idéologiques qui animent certains des auditionnés. On s’étonne ainsi de voir que la Banque de France se sera essentiellement contenté de débiner la technologie avec toute la mauvaise foi que sa position d’autorité lui permet : passant rapidement sur les arguments éculés du blanchiment d’argent (que les cryptos seraient censées faciliter, ce qui est une baliverne), l’institution s’est ainsi employée à démontrer que le Bitcoin et la blockchain n’ont pas d’utilité sous-jacente (on se demande bien pourquoi une partie croissante du reste du monde pense exactement le contraire).

De surcroît, dans ce pays où l’environnement est devenu l’alpha et l’oméga de toute politique publique, la Banque de France n’aura pas manqué l’occasion de ressortir le poncif de la consommation énergétique de Bitcoin, argument ridicule qui n’en finit pas de faire le slip des joueurs de pipeau, surtout lorsque la même institution oublie consciencieusement de mettre la performance énergétique de ces cryptomonnaies en face de celle, absolument catastrophique, de la monnaie fiat dont elle a la charge et qui, au plan environnemental et économique, est devenu un véritable gouffre indécent. En somme, voilà la bouteille de Smirnoff qui reproche à la Tourtel son titrage alcoolique.

Dans ce contexte, on ne sera donc pas surpris que l’ACPR, l’organe aussi régulateur que turgescent de la Banque de France, appelle avec gourmandise à une réglementation complète et internationale des cryptomonnaies et des distributions de jetons (ICO), en prétextant obtenir ainsi la sécurité et la protection des clients, une bonne gouvernance et des petits bisous pour tous.

Et c’est aussi sans la moindre surprise que le potentiel de ces cryptomonnaies et la question de la compétitivité des acteurs français sur ce nouveau domaine n’ont pas été évoqués.

Oui, vous l’avez compris : alors qu’une révolution technologique est en train de se jouer sous nos yeux, alors que pour une fois c’est une révolution qui est largement à portée des Français (rappelons que Bitcoin Cash, la quatrième valorisation des cryptomonnaies, est né sous l’impulsion d’un Français, Amaury Séchet), alors que, profitant d’un président de la République jeune et inattendu, tout pourrait être fait politiquement et fiscalement pour que la France devienne une véritable « Crypto-valley » du 21ème siècle, bref, alors qu’il eut été facile de donner au pays une opportunité en or de créer des emplois et de la richesse, tout indique que ses institutions, ses habitudes, ses petites scléroses mentales l’emporteront encore une fois.

Le train des cryptomonnaies passe. La France a choisi de ne pas le prendre.

Ce pays est cryptofoutu.

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Source : http://h16free.com/2018/02/09/60251-cryptomonnaies-ce-nouveau-train-que-la-france-va-rater


Violences à l’école : la belle direction que prend l’EdNat

mercredi 7 février 2018 à 09:00

Et s’il y avait quelque chose d’un peu pourri au Royaume de l’Ednat ? C’est en tout cas la question que semblent (enfin ?) se poser certains politiciens. Et là réside un danger puisqu’à chaque fois qu’un de ces êtres étranges se pose des questions, forte est la probabilité qu’il y réponde par une ânerie assez invraisemblable.

Cette fois encore, ça n’a pas loupé. Certes, lorsque le politicien est fraîchement élu, la gamelle est bien plus facile à prévoir et lorsque, de surcroît, il s’agit d’Aurore Bergé, cette politicienne dont le plan de carrière a été entièrement bâti sur le retournement de veste supersonique et le changement de bord politique par saut quantique, il était absolument certain que toute question posée aboutirait à une réponse effarante.

Et c’est donc avec consternation que nous lisons la réponse à la question « Comment restaurer la confiance entre les familles et l’institution scolaire ? » que se sont posée Aurore Bergé et Béatrice Descamps dans les conclusions de leur « mission flash » sur les relations école-parents.

Vingt-neuf pages n’étaient pas de trop pour déclencher l’hilarité sur un sujet pourtant aride et dont les tenants et aboutissants sont lourds de conséquences pour des millions de citoyens français, sans même évoquer l’avenir du pays que l’institution dont il est question est censée préparer. Grâce à la palpitante prose de la député, nous découvrons toute une tempête de nouveaux domaines où la créativité politicienne va pouvoir s’exprimer : depuis la création de médiateurs école-parents jusqu’à la réflexion sur (je cite) « l’architecture scolaire pour créer les conditions d’une mise en application rapide de l’espace parents » en passant par la « semaine du goût » ou la « rentrée en musique », tout est fait pour rendre hilarante la lecture de ce rapport.

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Finalement, de l’exercice qui consistait à analyser les problèmes que rencontre l’institution scolaire et y apporter des solutions opérationnelles, tout semble avoir été fait pour le transformer en une sorte de pignolade olympique incluant sur la fin un furieux syndrome de canal carpien.

Si l’idée de base était de continuer à transformer avec application l’école en une espèce de grande garderie conviviale, écoconsciente et hyperinclusive, c’est réussi. Si l’idée était de s’atteler à résoudre les graves problèmes que l’institution rencontre, c’est un ratage chimiquement pur, parfait et qui peut assez sûrement servir d’étalon.

Sans surprise, la réaction des enseignants devant ce salmigondis de niaiseries ne s’est guère fait attendre : ils se sont payé la tête d’Aurore Bergé, en notant que d’eux ou d’elle, ce n’était pas eux qui étaient les plus détachés de la vie réelle.

Il faut dire qu’il y a comme un écart entre les bonnes intentions gluantes proposées par l’élue et cette fameuse réalité qu’un nombre croissant d’enseignants se paye en pleine poire lorsqu’ils doivent faire classe dans certains établissements.

Outre la chute du niveau général, que j’ai déjà évoquée (notamment dans ce billet), et qui n’en finit pas d’inquiéter un peu tout le monde à l’exception des turbopédagogues de l’institution elle-même, c’est aussi la question de la discipline minimale et nécessaire dans les établissements républicains d’enseignement qui revient de plus en plus souvent dans l’actualité.

Cela fait un moment que la « violence à l’école » n’est plus un thème réservé aux films d’auteurs et aux documentaires poignants d’une certaine catégorie de chaînes de télévision publique. Il a trouvé une place récurrente dans la rubrique « Chiens et élèves écrasés » de la plupart des journaux. On s’habitue apparemment à tout, même à l’insupportable ; tout est question de dose, je présume.

Alors, petites doses après petites doses, on ne s’étonnera même plus de l’introduction, discrète, planifiée et assumée, de la police directement dans certains établissements. L’excuse servie ici d’une présence policière pour rassurer en cas d’attaque terroriste est du même humour que les saillies de Bergé dans son rapport.

On ne s’étonnera pas plus de trouver un corps enseignant en grève ou en protestation devant l’accumulation de problèmes non réglés dans les établissements, à commencer par les bagarres, les insultes, les intimidations et bien plus encore. Si le cas défraye un peu la chronique actuellement (avec quelques petits mouvements académiques consécutifs histoire de donner le change), il ne faut pas perdre de vue que les cas similaires, un peu partout, sont légions ; comme on l’admet de guerre lasse, si le cas de ce lycée fait parler, c’est parce que les faits ont dépassés le seuil du tolérable : manifestement, les ateliers « Cuisine du Monde » et la « médiation parents-école dans une architecture adaptée » n’ont pas suffi à empêcher les us et coutumes de la Cité avoisinante de déborder dans l’établissement avec armes et bagages (littéralement).

Zut, les choses ne sont pas aussi faciles que les mignons rapports parlementaires qui se succèdent le laissent penser. Et flûte, la situation ne semble même pas être récente. Et crotte, ça commence à se voir même dans la presse.

Pas étonnant, dès lors, que le corps enseignant soit à ce point remonté contre l’élue et ses propositions ridicules. Pas étonnant qu’il réclame, comme à son habitude, des moyens, des sous et de l’argent pour arriver au bout du fléau qui s’étend doucement.

Ceci posé, il existe malgré tout un angle mort. Il y a bel et bien une petite déconnexion des enseignants avec la réalité : la situation n’est pas survenue par hasard et ce qu’on observe actuellement est bien le résultat logique de décennies de dégradations systématiques de la discipline, de la relation entre parents, enseignants et établissements, de la perte progressive de repères de tous les acteurs à qui on n’a pas arrêté, pourtant, de demander leurs avis.

Cette dégradation n’est pas un hasard. Oh oui, bien évidemment, les élus sont directement responsables avec les tombereaux d’âneries qu’ils ont déversés à des fins électorales pour faire plaisir soit aux parents, soit aux enseignants, soit à un mélange de ceux-là, syndicalistes inclus.

Mais ce serait aller un peu vite en besogne d’oublier que ces politiciens furent élus et que les propositions idiotes qu’ils ont formulées, encore et encore, ont régulièrement répondu à des demandes formulées par les intéressés.

Autrement dit, le corps enseignant, duquel provient une grande masse d’électeurs qui ont consciencieusement ajouté leurs voix niaiseuses aux gauchistes, bobos et autres zumanistes zumides à la morale en bandoulière, se rend compte — enfin mais bien trop tard — que laxisme et bons sentiments par barils entiers ne suffiront jamais à créer un environnement favorable tant dans le domaine éducatif que partout ailleurs dans la société, que l’ordre et l’état de droit, ça nécessite un travail de fond particulièrement complexe et que bouleverser les équilibres hiérarchiques, ça porte souvent à conséquences néfastes (dont, au passage, on n’a pas fini de voir les effets).

Eh oui : mettre « l’élève au centre », c’est mignon, mais des effets de bords étaient à prévoir. Eh oui : faire la grève pour un oui ou un non, c’est sympatoche, mais ça finit par décrédibiliser celle qu’on devra faire lorsque le risque de se faire trouer la peau augmente trop vite. Eh oui : former (ou laisser former) des élèves au marxisme culturel, c’est rigolo jusqu’au jour où ces élèves, devenus profs à leur tour, tentent l’application de leur idéologie délétère en vraie grandeur avec des résultats catastrophiques qui se retournent contre eux. Eh oui : faire du pédagogisme, oublier d’apprendre à lire, écrire et compter aux gamins et former des semi-imbéciles, ça n’encourage guère à la discipline et au dépassement de soi.

Plusieurs décennies de ce régime, auquel on devra ajouter un délitement complet du policier et du judiciaire (les voies desquels devenant totalement impénétrables pour le commun des mortels), et vous avez la recette d’un pays qui trottine droit vers des problèmes épineux…

Problèmes épineux qu’on fait semblant de découvrir maintenant et qu’aucun rapport d’élu, aussi rigolo soit-il, ne veut vraiment résoudre.

Ce pays est foutu.

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Source : http://h16free.com/2018/02/07/60225-violences-a-lecole-la-belle-direction-que-prend-lednat


Sécurité en France ? Débrouillez-vous !

lundi 5 février 2018 à 09:00

Pendant que les ministres luttent âprement contre les promotions sur le Nutella, au moins la France peut-elle s’enorgueillir d’être bien gérée et que l’ordre, la justice et la loi y règnent sans conteste.

D’ailleurs, c’est avec une organisation ordonnée et bien encadrée que le trafic de drogue s’organise tous les jours dans les endroits les plus stupéfiants du pays, à commencer par certains domaines directement dépendant du ministère de la Justice sur lesquels se sont dernièrement développés de juteux points de vente.

Le fait divers est relaté dans les colonnes de La Provence où l’on apprend qu’un réseau de vente de stupéfiants a pris ses habitudes sur les 9 hectares du domaine de l’unité éducative de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), à Marseille (ville par ailleurs charmante) : dans un souci évident pour les commerçants de se rapprocher toujours un peu plus de leur clientèle, les dealers se sont installés, en toute impunité, au contact des délinquants en réinsertion.

L’article est édifiant puisqu’il ne fait pas mystère que la situation existe depuis longtemps, que l’impunité des dealers y est à peu près totale et que ce sont même ces commerçants alternatifs qui se chargent de la « sécurité » du site en contrôlant les allées et venues des agents de la PJJ, probablement afin de garantir que les transactions se passent dans des conditions optimales.

Rassurez-vous, tout est malgré tout sous contrôle. Ou à peu près. Ou vaguement, comme le laisse entendre Franck Arnal, directeur interrégional adjoint de la PJJ lorsqu’il déclare :

« … nous n’avons pas la maîtrise de ces manifestations de violence et de territoire. Il nous faut pourtant réagir, sinon c’est l’État qui recule. »

Oh, allons, Franck, qu’allez-vous imaginer là ? Comment croire que cette impunité et cette évaporation complète des forces de l’ordre et des principes de base de la justice serait en quelque sorte illustratifs d’un énième recul de l’État français ?

Ce serait comme si… mmmh, voyons… comme si les fusillades continuaient de plus belle dans un pays où le port d’armes à feu est interdit et la détention lourdement règlementée ! Improbable !

Bien sûr, mon brave Franck, vous pourrez toujours pleurnicher sur l’une ou l’autre échauffourée survenue dernièrement à Calais dans lesquelles une petite brochette de migrants, assez peu inclusifs, ont fermement expliqué leur point de vue à une autre tripotée de migrants lors d’un échange de coups de feu peu règlementaires et pas du tout vivrensemblesques.

Ce genre de fusillades est fort regrettable puisqu’à force de se tirer les uns sur les autres, c’est un potentiel Victor Hugo en devenir qui finira par tomber un jour, c’est évident. Il semble aussi relativement évident que le message sécuritaire envoyé est plutôt confus puisqu’admettre ces fusillades, c’est admettre que des armes à feu circulent quasi-librement dans le pays (oh !), que les migrants sont peu ou pas encadrés du tout (oh !), que les forces de l’ordre sont complètement débordées (oh !), et que la gestion globale de tout ce foutoir est largement ouverte à discussion (oh !).

Mais baste, il ne faudrait pas s’arrêter à ces petites anicroches ! La République saura survivre à ça (et à bien pire), notamment parce qu’en définitive, force reste à la loi la communauté la plus armée, n’est-ce pas.

Oh ! Comment peut-on écrire ça, en France, en 2018 ?

Peut-être parce qu’au lieu de prendre en compte les belles idées de nos politiciens, on se doit de regarder les choses en face pour constater que dans la vraie vie, les forces de l’ordre font de plus en plus souvent de la figuration ?

En effet, aux faits divers choisis précédemment, il conviendra d’ajouter ce dernier, très illustratif de la situation réelle du pays, loin des fantasmes de justice et d’ordre républicain dans lesquelles barbotent nos élus.

Les faits sont aussi banals que dévastateurs pour la Douce Socialie du Bisounoursland : un retraité propriétaire d’une maison à Garges-Les-Gonesses est informé par la police locale que son bien est squatté par une troupe de Roms qu’on ne pourra tout simplement pas déloger parce que … pizza !

Entregent du propriétaire malheureux, force des réseaux sociaux ou magie du communautarisme appliqué ? Toute une bande de joyeux « jeunes de cités », encouragés par un youtubeur influent, débarque alors et vire manu militari les Roms importuns, quasiment sous les bravos circonspects des médias qui se sont bien retenus de caractériser les actions des uns et des autres, au contraire d’un passé pas si lointain (deux ans) où de vilains fascistes riverains avaient finalement expulsés des Roms un peu envahissants sans (oh mon Dieu !) en passer par la voie légale (gasp !).

Au passage, la police, essentiellement spectatrice, n’aura donc servi ni à empêcher que la maison soit squattée en premier lieu, ni à virer les squatteurs, ni à empêcher la venue d’une bande de jeunes, ni à empêcher l’expulsion des « occupants sans titre » (que la loi, fine et bien ajustée, semblait pourtant protéger parce que … pizza !).

L’efficacité du Service Public Régalien de Sécurité nous offre ici une publicité assez phénoménale de ses compétences et de son efficacité. Notons au passage que le Service Public Régalien de Justice n’est pas du tout étranger à cette incompétence, et que le sabotage consciencieux de ce dernier service doit à peu près tout au travail systématique de nos politiciens.

Certains, un peu trop enthousiastes, verront ici une sorte de libéralisme en application : après tout, ces jeunes actifs, n’hésitant pas à sortir pour déloger des indésirables, sont manifestement tout à fait d’accord pour faire respecter le droit de propriété, principe libéral essentiel. Si l’on ajoute la vente et le commerce libres de drogue ainsi qu’une largesse très grande pour la détention et le port d’armes que beaucoup de ces individus pratiquent, l’argument semble solide.

Il est vrai qu’à force de délitement et d’incompétence (voulue ou subie), les forces de l’ordre poussent bien à la constitution de milices que j’évoque régulièrement. Malheureusement, bien loin d’un mouvement qui viendrait en appui des forces de l’ordre et sous l’œil bienveillant d’un législateur acquis à l’individualisme, cela vient en dépit des institutions qui partent en saucisse.

Du reste, le libéralisme n’a jamais pu prospérer autrement que lorsque l’état de droit est assuré. Or, ici et en pratique, c’est la déliquescence avancée de toute la société française qui s’illustre : un propriétaire, très probablement « encouragé » par un droit du logement invraisemblable, laisse son bien à l’abandon. Des Roms, rompus à l’occupation conflictuelle, utilisent les trous légaux béants pour y emménager. Suite à l’appel d’un gourou des interwebs faisant vibrer la corde identitaire, des jeunes de cités débarquent et virent les Roms. Pendant ce temps, la police compte les points.

En 2018 en France, en lieu et place du respect de la Loi et de la Justice s’installent progressivement des milices et des règlements de compte plus ou moins violents où se mêlent délitement social, pauvreté et replis communautaire.

Forcément, ça va bien se terminer.

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Source : http://h16free.com/2018/02/05/60192-securite-en-france-debrouillez-vous


[Redite] Une France apaisée mais pleine de fusillades

dimanche 4 février 2018 à 11:00

Billet initialement paru le 20.02.2017

En février 2017, la France connaissait une vague de fusillades qui… Ah mais non en fait : il s’agissait d’un mois tout à fait banal dans lequel les fusillades étaient pourtant courantes. Comme, du reste, ce mois-ci, un an plus tard, qui a commencé avec encore une petite « rixe », c’est-à-dire une fusillade entre migrants à Calais.

Heureusement, le port d’armes est interdit et la détention d’armes à feu, dans le pays, est strictement contrôlée, sinon on peut être sûr que ce serait le Far-West américain, etc, etc. N’est-ce pas ?

La campagne électorale est maintenant lancée à plein régime, ce qui permet d’intéresser le bon peuple français avec des sujets palpitants comme la colonisation algérienne, les tractations mélenchono-hamonesques et le grand orchestre d’instruments à vent d’Emmanuel Macron. Et heureusement que ces clowns sont là : sans eux, on prendrait conscience qu’il y a quelque chose de pourri dans la République du Bisounoursland.

Pourtant, tout le monde sait qu’en France, grâce à l’énergique pacification de la société entreprise depuis plus de 40 ans, la plupart des problèmes ont été réglés et que, d’années en années, la condition du peuple s’est franchement améliorée : sécurité fiscale puis sécurité financière ont permis à toutes les classes sociales de marcher main dans la main, jusqu’au moment où la sécurité physique fut totale et parfaite.

Pas étonnant, dès lors, qu’à chaque période électorale, les sujets économiques passent très loin au second plan. Pas étonnant que la sécurité des citoyens ne concentre guère d’attention tant le pays est un havre de paix. Comme globalement, tout va plutôt bien, il ne reste plus dans les agendas des journalistes, des chroniqueurs politiques et des politiciens que des questions périphériques sur les petits ajustements qu’on peut encore faire à la magnifique machine huilée qu’est devenue la France, tant et si bien qu’on en est à réfléchir sur la distribution universelle et généreuse des dividendes d’une richesse revenue en fanfare, la sortie de l’euro tant notre économie, solide, garantirait une monnaie en béton armé, ou d’autres mesures frappées au coin du bon sens.

optimisme

En tout cas, c’est la seule explication valable qui me vient à l’esprit quand je vois avec quelle légèreté sont traitées les fusillades régulières qui ont lieu un peu partout dans le pays, et à Marseille en particulier.

Comment ? Vous n’avez pas remarqué ?

Pourtant, quelques titres ont parsemé la presse furtivement, entre deux saillies vagues de politiciens en campagne, et il ne faisait aucun doute qu’une fois encore, le pays et l’arrière-pays s’illustraient autrement que par « vivrensemble » et distribution de câlins.

C’est ainsi que vendredi, on apprenait la mort d’un individu suite à une fusillade. Les circonstances de cette fusillade sont suffisamment « croquignolesques » pour qu’on y consacre quelques mots : deux véhicules, dont une grosse cylindrée, se sont mis à poursuivre une Twingo noire à près de 150 km/h sur l’A55, obligeant les autres automobilistes à s’écarter et à ralentir. Quelques minutes plus tard, après avoir terrorisé plusieurs automobilistes et leurs familles sur leur passage, deux des trois véhicules se retrouveront sur le toit, le conducteur de la Twingo sera abattu puis carbonisé par les occupants du troisième véhicule qui prendront la fuite.

Pour le préfet des Bouches-Du-Rhône qui ne manque manifestement ni d’aplomb ni d’inventivité, tout ceci se résume à – je cite – un bête « homicide par règlement de comptes », le règlement de compte devenant de nos jours un objet vraiment très contondant.

Notez que tout ceci se passe à Marseille en 2017 et pas à Chicago en 1930, et notez qu’une telle série aux États-Unis nous aurait valu d’improbables commentaires des foutriquets habituels sur le port d’arme, la mentalité foncièrement différente des Américains et sur la nécessité évidente de bien encadrer la possession d’armes à feu (parsemé d’un petit « ouf, en France, ce n’est pas comme ça »). Mieux encore, certains, naïfs ou idiots, pourront insister sur le caractère exceptionnel de ce genre de faits divers.

Ils ont, bien évidemment, tort.

En fait, l’aspect exceptionnel ici est dans le faible nombre de victimes et c’est à peu près tout. Les fusillades, dans ce pays, sont devenues en réalité assez régulières. Un petit coup d’œil aux nouvelles locales permet de bien comprendre l’importance du phénomène : Bobigny compte ces derniers jours trois blessés dont un grave à cause d’une fusillade, Aix, Gignac et Marseille complètent la série hebdomadaire. La semaine précédente, Allauch et Marseille encore une fois trouvaient une place dans la même rubrique.

Je pourrais aussi, pour l’amusement, ressortir un précédent billet de 2015 dans lequel je faisais état d’une semaine presque banale en Bisounoursie socialiste où, sur sept jours, on trouvait cinq fusillades à différents endroits, fusillades initiées et terminées par la faune locale et jamais par la police qui, comme la cavalerie, arrive toujours après les faits.

De façon très concrète, très claire, la France est devenue une terre de fusillades et on ne doit l’absence de réaction à cette réalité tangible qu’à la cécité commode d’une part des grands médias et à l’envie de ne surtout pas voir cette réalité dérangeante par une proportion majoritaire des politiciens et, il faut bien le dire, des citoyens pour qui fusillade est seulement synonyme d’Amérique. De ce point de vue, la propagande par action ou, comme ici, par omission, fonctionne assez bien.

Il n’en reste pas moins que le pays est, au moins localement, en proie à de véritables guérillas de gangs mafieux que ne semblent arrêter ni la police, ni la gendarmerie, ni la justice ni la kyrielle de politiciens bigarrés qu’on nous offre d’un plateau télé à l’autre.

De façon tout à fait symptomatique et parfaitement en lien avec cette ambiance catastrophique qui règne sur certains pans entiers du territoire français, on assiste aussi à une violence récurrente et systématique lors de manifestations. Les dernières en date, prenant plus ou moins prétexte des violences policières subies par Théo, se soldent par plus d’une douzaine d’arrestations suite à des exactions qu’absolument rien ne justifie, de la même façon qu’absolument rien ne justifie d’aller brûler les voitures personnelles de policiers qui n’ont rien à voir avec l’affaire (cinq jusqu’à présent).

Interrogés ou titillés par ces événements, il va de soi que nos politiciens ont réagi avec la présence d’esprit et la lucidité qu’on retrouve facilement chez certains petits primates lorsqu’il s’agit d’attraper des fruits goûtus tout en se grattant une couille : Marine Le Pen juge nécessaire d’interdire les manifestations (si les gens sont violents, interdisons les gens), François Fillon remet sur la table l’idée d’une majorité pénale à 16 ans, quant au clown qui sévit encore comme président et à son factotum en plastique qui lui sert de ministre de l’Intérieur, ils n’ont rien trouvé de mieux qu’à se taper une petite opération de communication personnelle aussi putassière qu’hypocrite.

Autrement dit, soit les politiciens n’ont rien à dire sur ce qui ressemble à un mode de vie très alternatif dans le pays et qui échappe de plus en plus à toute forme d’autorité, soit ils s’expriment sur le sujet et enfilent avec application des bêtises périplaquistes en lieu et place d’un traitement de fond, durable.

Les principes, les lois, la volonté des citoyen excédés par un laxisme multi-décennal, les moyens techniques, financiers et humains, tout existe déjà pour revenir à une situation normale d’un pays dit civilisé, d’état de droit et de respect de la personne. Malheureusement, une frange de la population, la presse et l’intelligentsia politique n’ont toujours pas compris.

À mon avis, dans un proche avenir, elles peuvent se préparer à quelques surprises.

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Source : http://h16free.com/2018/02/04/60206-redite-une-france-apaisee-mais-pleine-de-fusillades