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Propreté de Paris : les factures, les rapports et les rats s’accumulent

vendredi 2 février 2018 à 09:00

Traditionnellement dans ce pays, le vendredi est plutôt le jour du poisson. Cependant, ce vendredi-ci, à la faveur d’une actualité très humide, je vous propose plutôt du rat et de l’âne.

Ces dernières semaines, il a beaucoup plu. La Seine s’est donc naturellement gonflée. Ses berges peu entretenues et de plus en plus encombrées des aménagements humains qui la contraignent fort ont pas mal contribué à l’augmentation du niveau des eaux au point d’inquiéter la capitale du pays dont les doigts de pieds ont commencé à tremper.

Parallèlement, savamment entretenue dans une crasse indigne par des générations de syndicalistes, de politiciens dogmatiques et de fonctionnaires déresponsabilisés, la Ville a vu ces dernières années sa population de rats et d’autres parasites des sociétés humaines exploser au point qu’on constate maintenant leur présence bien au-delà des seuls laboratoires de l’institut Pasteur (ou de ceux de Volkswagen dont la rupture de stock les a sans doute poussé à prendre des sociali singes).

Et si la plupart de ces parasites n’ont pas eu à souffrir des crues soudaines (c’est le cas des agents de verbalisation qui ont pu continuer leurs rondes sans problème), il en va différemment des rats qui, repoussés par les eaux hors des égouts, sont devenus nettement plus visibles ces dernières semaines au point de faire grogner un peu partout dans les journaux. Apparemment, la Seine et ses inondations ont un bras séculier et le glaive rongeur…

J’avais d’ailleurs évoqué le problème dans un précédent billet en me demandant ce qu’allait bien pouvoir faire pour résoudre ce problème récurrent une équipe en place depuis des années et qui n’a pour le moment montré ni sa capacité d’action, ni un historique particulièrement flamboyant en matière de gestion de l’hygiène en général et les rats en particulier.

Question qui n’est pas restée en suspens très longtemps puisqu’un début de réponse se profile déjà : on apprend en effet, par le truchement du journal Le Canard Enchaîné et du magazine Capital, que la Maire de Paris, Anne Hidalgo, a organisé des conférences citoyennes sur la propreté des rues.

Cependant, quelques détails rendent l’affaire particulièrement poivrée (et quand on parle de rats, il vaut mieux, ça occulte certaines odeurs) : afin de mettre en œuvre la volonté de la Maire de plus impliquer les citoyens dans son plan propreté de mars 2017 (le troisième depuis son élection), Anne Hidalgo a fait organiser des conférences citoyennes dans ce thème, soit sept commissions de 15 habitants chacune. On attend les marches exploratoires sur le thème avec gourmandise.

Avec son phrasé inimitable et si spécifique de la nouvelle logorrhée socialiste, à la fois creuse et pleine d’adjectifs agressivement niais, la Maire souhaitait alors « faire émerger de belles propositions » pour rendre à Paris une hygiène un tantinet plus en ligne avec son statut de grande capitale touristique.

Or, l’émergence a un coût : 224.580 euros selon un rapport d’une mission d’enquête du Conseil de Paris. Plus de 200.000 euros qui couvrent bien sûr l’organisation de ces intéressantes réunions de quartier depuis l’automne dernier mais aussi la réalisation d’un rapport dont les résultats méritent un détour dont nous fait profiter le Canard, avec par exemple une conclusion qui laisse songeur puisqu’on peut lire dans le document de 14 pages que, je cite, “la perception de la propreté à Paris se fonde en négatif sur des constats relatifs à la malpropreté”, probablement pour dire en plus diplomatique que Paris est devenu assez crado.

Le montant de l’addition reste particulièrement salée pour un document de 14 pages dont on se doute qu’il contient quelques belles évidences et qui ne risque pas révolutionner la gestion des parasites, la dératisation en milieu urbain et les idées en matière de poubelles, d’égouts et de détritus. Cependant, cette addition, ce document et ces comités de quartiers vitaminés animés par l’Anne de Paris s’ajoutent en pratique à une précédente mission d’information et d’évaluation (MIE) sur la propreté de la ville, qui n’a elle pas coûté un rond aux contribuables et avait déjà effectué le gros du travail que la Mairie s’est empressée de lancer en parallèle.

Comme nous l’apprend cet article du Figaro, il apparaît en effet que cette MIE, lancée par Florence Berthout, maire « Les Républicains » du 5e arrondissement de la capitale, a auditionné, sur l’année écoulée, 78 maires d’arrondissements, adjoints, bailleurs sociaux, représentants de syndicats hôteliers, et d’autres pour collecter leurs constats et idées sur la propreté de la ville, aboutissant à un rapport de 232 pages et 45 propositions.

La conclusion de la présidente de cette MIE est sans appel :

« 90% de ce qui est dit dans cette étude est (…) présent dans notre rapport. On a bâti des propositions concrètes sur le ‘moins salir’ et le ‘mieux nettoyer’ »

Oui, vous l’aurez compris : on a donc dépensé une coquette somme pour rassembler des données et des idées pardon de « belles propositions » sur un sujet qui avait déjà été traité et qui avait déjà permis l’élaboration d’un épais document dans lequel se trouvait déjà des propositions concrètes.

Propositions concrètes qui, sans surprise, reviennent à passer le balai… dans certaines pratiques depuis celles concernant l’absentéisme chez certains agents de la municipalité et les sanctions afférentes jusqu’au processus décisionnel trop complexe nécessitant une vraie simplification. Comme tout ceci provient de l’opposition, cela n’a probablement aucune chance d’aboutir à quoi que ce soit de concret auprès d’une Maire aussi dogmatique qu’arc-boutée sur ses procédés dilatoires. De réunions en comités, de happenings festifs et citoyens en commissions consultatives colorées, les discussions vont donc âprement continuer pour savoir qui va nettoyer la capitale, quand et comment.

En attendant, les rats de Paris dansent.

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Source : http://h16free.com/2018/02/02/60178-proprete-de-paris-les-factures-les-rapports-et-les-rats-saccumulent


Taubira, sexisme et écrans de fumée

mercredi 31 janvier 2018 à 09:00

Avec l’arrivée inopinée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, on avait pu croire, quelques mois, à un véritable renouvellement de la vie politique et on avait même pu penser, se laissant aller à une naïveté facile, s’être enfin débarrassé de toute une clique de petits politiciens dogmatiques et obstinément coincés dans des schémas de pensée du XXème siècle. Las, il n’en est rien.

Rapidement, une fois le nouveau roi bien en place sur son trône, il fallut se rendre à l’évidence ce qui fut d’autant plus facile que Ségolène Royal nous a rapidement rappelé à la raison et ramené à la froide réalité politique du pays. Prestement nommée Reine des Neiges, et ce malgré des contre-performances assez phénoménales à la présidence de sa région, elle a rapidement prouvé qu’on pouvait très bien continuer à émettre des avis péremptoires même en l’absence de tout mandat électif, de tout avenir et de toute signifiance politique si ce n’est celle de point de repère pour ceux que l’échec et la médiocrité guettent impitoyablement.

Le cas Royal aurait pu être isolé. Nous sommes en France et il n’en est donc rien : après la nouvelle égérie des pingouins, c’est au tour d’autres épaves politiques de reprendre du service, largement aidées en cela par une presse complaisante et toujours en mal de marronniers pour alimenter ses étiques colonnes.

C’est ainsi qu’on découvre, au détour d’articulets forcés sur nos écrans par cette presse envahissante, les dernières pensées profondes de Christiane Taubira, l’ex-Garde des Sceaux quand Hollande sévissait encore. Profitant de ce qui lui reste encore d’aura, elle se retrouve invitée dans des happenings branchouilles et doit prendre la parole sur des sujets à la mode. Et dernièrement, la voilà enrôlée dans une Nuit des idées organisée à Montréal par l’Institut français.

À en juger par les saillies de l’ex-ministre, le titre de l’événementiel est assez apte : pour les idées, c’est vraiment la nuit noire qui s’installe dans les milieux intellectuels à mesure qu’une espèce de tempête de poncifs, de lieux communs et de chasse aux sorcière se répand partout.

Rebondissant sur l’actualité qui a fourni, avec l’affaire Weinstein et ses douzaines de scories, une toile de fond particulièrement pratique pour y peindre une société machiste, patriarcale, oppressante et nauséabonde, Christiane Taubira s’est donc ouvertement réjouie par avance que les hommes soient un jour confrontés à (je cite) « l’expérience de la minorité », jugeant d’ailleurs que « l’expérience de la minorité est enrichissante, elle élève ».

On pourrait bien sûr souhaiter que la réflexion de l’immense penseuse politique ne s’arrête pas là et qu’elle en vienne à réaliser, enfin, que la plus petite des minorités est l’individu lui-même et qu’à ce titre, il faut absolument tout faire pour tempérer les mouvements actuels dont tout indique qu’ils passent leur temps à amalgamer avec une belle vigueur tous les hommes, ou tous les blancs ou, pire encore, tous les hommes blancs dans le même panier d’infamie.

En attendant qu’elle mène ce cheminement logique, on pourra regretter qu’elle prenne avec autant de légèreté certaines des actions menées par divers activistes dont les comportements se rapprochent parfois de la calomnie ou de la diffamation. La délation rapide, de préférence sur les réseaux sociaux, ne semble pas problématique. Mieux, elle ne suffit pas :

« La stigmatisation sociale via les réseaux sociaux ne suffit pas, la justice doit prendre le relais et les agresseurs doivent répondre de leurs actes devant des tribunaux. »

Pour une ex-ministre de la Justice, on aura le droit de lever un sourcil : on pourra toujours jeter un type en pâture à la vindicte populaire, ce n’est pas grave puisque la Justice prendra le relais. Et s’il n’y avait qu’une délation sans fondement, eh bien tant pis : la Justice étant passée, ce qui a été vomi sur les réseaux sociaux s’évaporera sans mal, je présume. Au pire, on saupoudrera un peu de poussière de licorne sur Facebook et Twitter, et hop, les allégations mensongères s’effaceront et les préjudices disparaîtront.

On aura le droit de lever un deuxième sourcil lorsqu’on lira, toujours dans le même entretien, qu’en définitive, peu importe le nombre de lois qu’on passera puisque

Même avec toutes les lois possibles, certains hommes seront toujours des goujats

… Ce qui devrait inciter à la prudence en matière de production législative, qu’on ne retrouve absolument pas dans le cortège de belles-âmes qui ont – aussitôt que l’affaire Weinstein prenait de l’ampleur – décidé de lancer de grandes opérations de codification légale sur l’outrage sexiste dont on attend le résultat avec gourmandise, notamment la partie verbalisation qui promet de grands moments de rigolade.

En pratique, Taubira, comme la politicienne madrée qu’elle est restée, s’inscrit ici dans l’air du temps qu’elle a aidé à produire avec d’autres péronnelles (depuis Najat Vallaud-Belkacem jusqu’à la dernière friandise gouvernemamantale, Marlène Schiappa) et s’exprime comme à son habitude, avec tout la grâce d’un éléphant sur une paire de skis, pour osciller entre les banalités et les âneries de circonstance que personne n’osera relever de peur de déclencher un tsunami de réactions outrées.

Car au-delà des petites phrases de Taubira (essentiellement plongées dans les constats d’évidences enrobés dans des formulations ampoulées), il reste l’actuelle tempête médiatique qui frise parfois l’hystérie où tout devient sexiste, tout n’est plus que discrimination, lutte, et vociférations bruyantes contre (au choix, panachage possible) le patriarcat et la domination masculine ou le machisme, les inégalités homme/femme, le harcèlement, j’en passe et des meilleures (comme ceci par exemple où, je cite, des femmes et des hommes féministes « déconstruisent les mythes de la masculinité », quels qu’ils puissent être).

En fait, on pourrait croire le discours de Taubira anecdotique. On pourrait imaginer que l’avalanche d’articles, d’émissions, de déclarations et maintenant de lois qu’on subit actuellement n’est qu’un effet de mode. C’est en partie le cas, bien sûr, mais ce serait oublier un peu vite que pendant que ces questions sociétales palpitantes occupent une place prépondérante dans l’actualité, les autres problèmes ne sont pas abordés (et ne sont donc ni réfléchis, ni traités).

De la même façon que Hollande avait occupé une bonne partie de son quinquennat sur le mariage homosexuel pour la simple et bonne raison que cette question, parfaitement accessoire à la bonne vie du pays, ne coûtait absolument rien à un État exsangue, Macron, son équipe et l’immense foule des idiots utiles qui piaillent derrière lui pratiquent la même technique avec la lutte acharnée contre le sexisme, les inégalités et les impolitesses de rue (là où l’arsenal de lois existantes couvre déjà l’ensemble de la problématique, si tant est que la volonté politique existe de le faire appliquer) : on s’occupe de l’accessoire, on oublie l’essentiel (le chômage, la dette, les problèmes de logement, d’éducation, de retraites, etc.).

Pendant ce temps, incapables de fournir les outils et les méthodes intellectuelles pour réellement combattre les messages subversifs, collectivistes et néfastes, et, pire encore, distribuant elles-mêmes de bonnes doses de ces messages collectivistes, les hystériques de l’égalitarisme à sens unique nous construisent résolument un monde où on aura simplement réorienté les haines et les ségrégations au lieu de les faire disparaître.

Forcément, ça va bien se passer.

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Source : http://h16free.com/2018/01/31/60158-taubira-sexisme-et-ecrans-de-fumee


Loi alimentation : on en remet une couche

lundi 29 janvier 2018 à 09:00

Magie (calculée ?) de l’actualité : alors que la France découvrait, effarée, qu’on se bat encore dans certaines régions pour se procurer des ressources vitales comme du Nutella à prix discount, le gouvernement dévoilait les grandes lignes de sa nouvelle Loi Alimentation que tout le monde attendait avec une impatience difficilement canalisable.

Oui, vous l’avez bien lu : de nos jours, en France, on se bat pour des pots de pâte à tartiner en promotion. Ce n’est pas rien : ce genre d’événements permet en effet à deux phénomènes de s’exprimer librement dans les médias.

D’une part, ces bousculades nutellisées nous offrent une avalanche d’analyses extrêmement pointues sur la pauvreté en France qui pousserait certaines populations à se ruer pour posséder un produit subitement devenu « de luxe » à la faveur de l’événement. Quand ce n’est pas cette extraordinaire exégèse, c’est celle qui veut que la société ultracapitaliste turbolibérale favorise ces empoignades grotesques. Ou alors, on a droit aux réflexions emphatiques sur l’évidente malbouffe qui envahit nos habitudes et nos placards à force de promotions scandaleusement alléchantes.

Autrement dit, une promo sur le Nutella qui dégénère, et tout ce que le pays compte d’intellectuels se met à pondre des analyses pour occuper le temps de cerveau de ceux qui ont refusé de s’en procurer.

D’autre part et c’est encore plus fameux, cela permet très commodément de pousser l’actuel agenda gouvernemental en matière de lutte contre les méchantes dérives commerciales sur les produits alimentaires. Pour une coïncidence, c’est une coïncidence mais c’est comme les promos Nutella, il serait fort dommage de ne pas en profiter.

C’est donc ainsi que le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, a dévoilé les premiers éléments de sa loi Alimentation, qui sera officiellement présentée le 31 janvier en conseil des ministres.

Comme trop souvent en République du Bisounoursland, tout part d’une problème idiot analysé de travers et dont la résolution sera catastrophiquement à côté de la plaque. Cette nouvelle tentative de plonger les filières alimentaires du pays dans le désarroi sera, n’en doutons pas, couronnée de succès : rappelons en effet que les précédentes occurrences avaient par exemple permis à Guillaume Garrot, alors ministre délégué chargé de l’agro-alimentaire, d’exprimer toute l’ampleur de son intelligence en réclamant (je n’invente pas) qu’on puisse enfin payer les yaourts à l’unité (c’est déjà le cas, mais peu importe), qu’on transforme les promotions « Deux achetés, trois vendus » en « Deux achetés, le troisième vendu bien plus tard » ce qui ruine totalement l’idée promotionnelle basée sur un écoulement rapide du stock, ou encore qu’on retire bien avant leurs dates limites les produits en rayon pour redistribuer sous forme d’aide et de dons alimentaires, fusillant ainsi tout l’intérêt de ces dates et détruisant consciencieusement le travail de douzaines d’associations caritatives sur le terrain depuis des années.

Évidemment, à part la production d’enquiquinements administratifs supplémentaires et quelques amusants billets de blog, ces initiatives consternantes n’avaient apporté absolument aucune améliorations palpables des filières concernés, au contraire.

Il était donc relativement inévitable qu’on étale une nouvelle couche d’intervention étatique dans le domaine alimentaire : l’ultralibéralisme de Macron et de son gouvernement frappent donc à nouveau avec ces propositions dont le détail permet de donner une nouvelle dimension au foutage de gueule en technicolor que les Français subissent actuellement.

Eh oui : fini, les promotions excessives. Un acheté, un gratuit, ce ne sera plus possible ! On va limiter la promo à 34% de la valeur, et puis c’est tout !

Et c’est tant mieux : pensez-donc, à ce rythme là, bientôt, les gens auront des placards pleins et des portefeuilles épargnés alors que tout le monde sait qu’il vaut largement mieux des portefeuilles et des placards parfaitement synchrones, c’est-à-dire vides. Réjouissez-vous donc : l’actuel ministre de l’Agriculture Stéphane Travert se bat activement pour empêcher une hausse scandaleuse de votre pouvoir d’achat !

Et qui, mieux que le gouvernement, pour décider à votre place ce que vous devez faire de votre argent, les promotions qui vous sont bonnes et celles qui sont excessives ?

Ce n’est pas tout ! Il faut mettre fin à ces pratiques scandaleuses de ventes à perte qui permettent à trop de Français de faire de bonnes affaires. Sur certaines catégories de produits de grandes marques (comme, coïncidence, le Nutella ou le Coca-Cola), les marges des enseignes sont bien trop petites et la nouvelle loi va enfin les obliger à les augmenter. Autrement dit, c’est ♪ vrément ♫ supayr ♩, notre ministre se bat activement pour que les prix augmentent !

Sans surprise, de la même façon que Garot avait décidé de nous faire rire avec ses idées ridicules en matière de gestion des cantines, Travert propose de nous amuser avec ses propositions sur ces mêmes cantines : d’ici 2022, la moitié des aliments qui y seront servis seront bios (à hauteur de 20%) et locaux (pour les 30% restants). L’augmentation du coût des repas servis sera compensée par de généreuses portions de poudre de licorne dispensée au petit déjeuner ainsi que des chamallows grillés dans un arc-en-ciel.

Enfin, et dans une continuité – qui frise la perfection – des actions du précédent gouvernement socialiste, le ministre entend imposer des audits et des diagnostics des pratiques d’achats des entreprises de restaurations collectives parce qu’il semble évident que ces entreprises n’ont rien à carrer du gaspillage et qu’elles gèrent manifestement leurs achats d’une façon sous-optimale que seul un agent de l’État, son administration, ses procédures et ses petits cerfas en triplicatas serrés sauront redresser.

On le comprend : non seulement, il s’agit d’une nouvelle resucée des précédentes lubies de Garot dont le succès flamboyant permet déjà de se faire une bonne idée de ce qui va nous arriver, mais encore faut-il appuyer sur l’emploi de méthodes toujours aussi stupéfiantes d’innovation et de finesse politique, qui mêlent à la fois une compréhension intime des mécanismes de l’économie de marché et l’analyse en profondeur des problèmes soulevés pour faire une véritable symphonie d’âneries invraisemblables.

Tout ceci est formidable : grâce à l’énergie considérable que vous fournissez à ces histrions de l’emmerdement maximum par le truchement de vos impôts prélevés de plus en plus souvent et de plus en plus profondément, nous arrivons dans cette situation délicieuse où ceux qui sont normalement vos commis font absolument tout pour vous sucrer le peu de pouvoir d’achat qui vous restait une fois leur razzia terminée.

Et mieux que ça : l’abrutissante stupidité des propositions débitées par le ministre, si minutieusement contre-productives, ne semble défriser aucun journaliste, aucun économiste en vue dans les médias, aucun éditorialiste pourtant si prompte à sauter sur les émeutes nutellaires comme la vérole sur le bas clergé. Le peuple, anesthésié par ses intraveineuses de promotions scandaleuses, semble ne plus réagir.

Ce pays est foutu.

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Source : http://h16free.com/2018/01/29/60136-loi-alimentation-on-en-remet-une-couche


[Redite] Méchant capitalisme qui sauve la Nature !

dimanche 28 janvier 2018 à 11:00

Article initialement paru le 13.01.2017

L’écologie, c’est très joli, mais on avait pourtant bien dit que ça devait rester un truc de gauche. Les petits oiseaux, les petites plantes, la syntonisation de l’Homme avec la Nature, c’est un truc qu’on ne peut pas voir à droite. En tout cas, c’est ce que Wauquiez, l’actuel président de ce qui reste du parti prétendument à droite, doit se dire lorsqu’on essaye de comprendre ses récentes propositions en la matière. Pourtant, l’écologie n’a pas a rougir d’être économique, libérale et capitaliste. Au contraire, même, comme le rappelle ce billet paru il y a un an !

Vous le savez : le capitalisme détruit le monde. C’est la télé qui le dit, donc c’est vrai. Grâce à de palpitantes révélations de documentaires puissamment fouillés comme ceux d’Élise Glucet ou de Nicolas Huflot, on découvre tous les jours que les méchantes firmes internationale pourrissent le monde et la planète.

Et c’est bien normal : l’actionnaire, mammifère cupide et veule, a toujours intérêt à chercher le profit de court terme, celui qui lui permettra de s’en mettre plein les poches, qu’il soit futur retraité californien (forcément californien, n’est-ce pas) ou richissime rentier descendant d’une grande famille acoquinée au Boulderberg, ce groupuscule qui manipule de la crypto-truelle à pleine main. Après tout, pour ces rentiers et ces retraités, il importe peu que l’entreprise clabote vite en exténuant ses salariés sous une pression salariale insupportable et en dilapidant les ressources terrestres dans des futilités navrantes de consumérisme galopant : tout le monde sait, toute la télé et France Meuh en particulier savent que faire vivre les firmes sur la durée, développer le capital humain et financier, favoriser la bonne utilisation des ressources, tout cela n’est évidemment pas à l’agenda de ces gens-là. Ce sont des méchants, qui, essentiellement, en veulent à tout le monde, à commencer par la Nature.

C’est tellement vrai que personne ne veut entendre parler de ces cas, pourtant nombreux, pourtant bien documentés, pourtant logiques et rafraîchissants où, encore et encore, le capitalisme montre qu’il permet, par l’optimisation des ressources, des traitements et des processus de fabrication ou de diffusion, de limiter toujours plus l’empreinte écologique de l’Homme.

Ici, je pourrais noter les améliorations tous les jours palpables dans les domaines de l’énergie, des transports ou de la santé, qu’elle fut humaine ou animale, mais je vais me contenter de donner deux exemples, tirés d’une actualité récente et je vais commencer en remarquant, comme l’a fait The Economist avant moi, que les emballages des produits qu’on retrouve dans nos supermarchés ne sont pas du tout les nuisances insupportables que tant d’amis écologistes veulent nous faire croire.

Oh, bien sûr, on pourra toujours à bon compte se demander pourquoi diable ces yaourts-ci disposent d’autant de carton pour les protéger, pourquoi ce produit est à ce point engoncé dans une gaine plastique inextricable (saloperie de shrink-wrapped de m%*£^ù*), et sapristi, qu’est-ce que je vais faire de ces mètres cubes de polystyrène expansé aux caractéristiques électro-statiques particulièrement agaçantes. Certes.

Mais on devra aussi se poser la question de savoir ce qui se serait passé pour l’objet, le produit, le fruit, le légume ou le morceau de viande convoité s’il n’y avait pas eu, justement, tout ce carton, ce plastique ou ces insupportables petites billes blanches qui font rien qu’à adhérer aux doigts, aux cheveux et aux abominables sous-pulls en acrylique ; sauf à considérer des déplacements particulièrement précautionneux et, par là même, fort coûteux, il y a peu de chance que l’ensemble des produits qui comblent nos besoins au jour le jour serait arrivé dans nos mains en bon état s’il n’y avait pas eu, justement, cet emballage.

De la même façon, croire qu’il y en a eu beaucoup trop est un raisonnement simpliste : ce cartonnage, cet emballage, ce plastique, il a été payé. Par vous, certes, au moment de l’achat, mais aussi par tous les intermédiaires de la chaîne de production et de distribution qui ont eu à manipuler le produit. Ainsi, le producteur n’a aucun intérêt à suremballer son produit : cela augmente ses coûts ou diminue sa marge. Toute la logistique, ensuite, se passerait fort bien de ces volumes et de ces poids supplémentaires. Les agents chargés de la mise en rayon gagneraient certainement du temps à tout récupérer sans emballage, « prêt à vendre ». Sauf que, bien sûr, tous doivent tenir compte des erreurs (bien humaines) de manipulation, des conditions météo ou logistiques adverses. Le prix reflète aussi la perte inhérente à ce transport et à ces manipulations hasardeuses qui conduisent un produit à la poubelle avant sa vente.

En définitive, et c’est ce que note The Economist, l’énergie et l’argent dépensés dans ces emballages sont largement compensés par les économies d’énergie et la réduction des pertes qu’ils entraînent.

Cela ne veut pas dire qu’aucune amélioration n’est possible. D’ailleurs, tous les jours apparaissent de nouvelles méthodes d’emballage plus économes et plus pratiques. Mais cela signifie clairement que la croyance répandue qui lie le capitalisme avec le gâchis et le suremballage est une idiotie économique.

Cependant, n’oublions pas que le capitalisme est fourbe. Non seulement il se paie le luxe de diminuer, toujours autant que possible, le gâchis et les pertes, mais en plus se paie-t-il le luxe d’être le système le plus efficace… pour la biodiversité.

Horreur et désespoir (des écoloboboïdes aux yeux pleins de larmes) : tout indique que ce sont bien dans les pays où le capitalisme est le plus développé que la faune et la flore sont le moins mis à mal, et – mieux encore – que ce sont dans ces pays que la biodiversité augmente, là où dans les autres pays, le WWF, dans ses savants petits calculs, explique qu’elle décroît.

Et je ne vous ferai pas l’affront de reprendre en détail l’article consacré, justement, à ces éléments factuels (ici) qui montrent tous de façon assez limpide que les pays les moins opposés au capitalisme s’en sortent tous nettement mieux que les magnifiques expériences économiques collectives alternatives. Rien que la photo montrant la frontière entre Haïti (paradis collectiviste) et la République Dominicaine (enfer de capitalime débridé) permet de bien comprendre le propos, mais je vous encourage à lire l’intégralité de l’article.

Non, décidément, comme nous l’avions noté, Nathalie MP et moi-même dans un précédent article, l’écologie et l’économie capitaliste ne sont pas, loin s’en faut, des ennemis irréconciliables. C’est même plutôt le contraire : l’économie bien comprise, le capitalisme efficace est, par nature, écologique, lui qui ne peut se satisfaire d’un gâchis qui pourrait être valorisé, d’une mauvaise utilisation des ressources qui signifie qu’a contrario, une bonne utilisation rapporterait bien plus à tout le monde. C’est lorsqu’il est appliqué de façon optimale ou que les efforts sont faits pour qu’il le soit que le capitalisme et l’entreprise capitaliste traditionnelle permettent de servir l’Homme et la Nature mieux que toute autre forme d’organisation économique.

Mais pour fonctionner correctement et comme l’ont prouvé de nombreux philosophes et de nombreux économistes, le capitalisme nécessite un terreau favorable, celui de l’état de droit où collectivisme forcé et capitalisme de connivence seront âprement et systématiquement combattus.

Nos sociétés sont bien loin de ces optimums, percluses qu’elles sont de sociale-démocratie baveuse qui tartine les entrepreneurs d’objectifs collectivistes, de prêts-à-penser mielleux ou faux et de principes économiques boiteux et trop souvent contre-productifs. Et lorsqu’à force d’ingérence étatique, quelque chose finit par trop mal se passer, regardez ces hordes de pleureuses qui désignent immédiatement les méchants actionnaires, la vilaine finance apatride, l’abominable capitalisme mangeur de chatons et broyeur de forêt vierge.

Que de temps perdu à écouter leurs gémissements idiots et leurs conseils imbéciles ! Que d’argent engouffré dans des luttes vaines, des études absurdes et des procédés voués à l’échec, dès le départ, pour éviter justement d’entendre couiner trop fort ces enfants gâtés par, justement, une société d’opulence qu’ils croient humaniste et moral de rejeter…

Réjouissons-nous donc que, parfois, ici ou là, de petits articles fassent surface pour nous rappeler que non, décidément, les catastrophes ne s’empilent pas, et que non, décidément, le capitalisme, l’industrialisation et la sociéte de consommation ne vouent pas l’Humanité à la mort dans une pile de déchets.

Au contraire, même !

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Source : http://h16free.com/2018/01/28/60138-redite-mechant-capitalisme-qui-sauve-la-nature


La confiance des Français dans les médias traditionnels se bidonne tous les jours un peu plus

vendredi 26 janvier 2018 à 09:00

C’est avec un grand ouf de soulagement et le petit chuintement de satisfaction que seul un retour à la normale sirupeuse peut offrir que tous les journalistes du pays (ou presque) ont récemment découvert le résultat du baromètre de la confiance des Français dans leurs médias. Et les résultats sont là, rassurants : les médias traditionnels ont retrouvé leur crédibilité auprès de leur lectorat.

Beau résultat que celui-ci. On le doit d’ailleurs à l’institut Kantar-TNS-Sofres, dont le « senior vice-président » est – très commodément – un certain Sébastien Auzière, le fils de Brigitte Macron : grâce à un sondage commandité par La Croix et réalisé avec brio par l’institut, le petit train-train quotidien des médias français peut reprendre, sans plus s’inquiéter des bosses et des nids de poules qu’il avait rencontrés les années précédentes.

On apprend en effet avec force petits graphiques colorés que là où, les années précédentes, les interwebs et autres réseaux sociaux semblaient gagner du terrain en terme d’importance et de crédibilité pour l’information, cette année, la radio, la presse et la télévision regagnent quelques couleurs. La tendance est inversée, mes petits amis !

Certes certes, mes braves lecteurs, l’étude oblige quand même à remarquer que si la confiance remonte, l’intérêt des Français pour l’actualité est, lui, plutôt en berne. En pratique, il n’a jamais été aussi faible depuis trente ans : 38% des sondés affirment n’avoir qu’un intérêt assez ou très faible pour les calembred actualités que les médias actuels nous débitent pourtant avec un enthousiasme qui rappelle la production de saucisses industrielles pour choucroutes de supermarché.

En somme et comme le titre avec une pudeur de violette Fransph Incter, les Français sont apparemment moins friands d’actualité mais nettement plus exigeants sur la qualité des saucisses qu’on leur débite.

On se demande bien d’où vient ce besoin aussi soudain qu’étonnant d’une information de qualité alors que le paisible troupeau de contribuables français, qui subventionne ces productions jusqu’à présent sans broncher, ne s’est jamais vraiment agacé de l’invraisemblable bouillie qu’on lui fournit.

Quitte à tenter des hypothèses extrêmement hardies, peut-être peut-on se dire que ces Français veulent absolument donner le change lors des sondages, sur le mode : oui, certes, la propag les informations que vous me donnez ne m’intéressent guère, mais au moins, lorsque je me penche dessus, je tiens à ce qu’elles soient solides, bien moulées et pas trop odorantes, m’voyez ?

Ce ne serait pas si étonnant quand on sait que, quelques semaines avant le sondage, une vaste campagne (à l’habileté discutable) avait été lancée pour bien faire comprendre que les Français ont une fâcheuse tendance à verser dans le complotisme.

Le lien n’est en fait pas si ténu : dans un premier temps, on prépare les Français en les traitant, en loucedé, d’aimables imbéciles complotistes. Au besoin, on en profitera pour rappeler (avec toute l’instance habile que les médias français savent déployer) que le complotisme est l’anti-chambre de l’extrémisme, de la radicalisation et de l’amalgamisme fulgurant que toute la société française s’emploie à combattre.

Dans un second temps, on pousse (tout aussi habilement) un agenda visant à combattre les « fake news » et autres rumeurs puantes sur les réseaux sociaux et autres opuscules non sanctionnés par le pouvoir. Ce sera d’autant plus facile que a/ les réseaux sociaux déviants sont connus, b/ les opuscules nauséabonds aussi et c/ que je vous ai à l’œil, toi et toi et toi aussi.

Dans un troisième temps, on découvre, avec un bonheur difficile à cacher par une titraille presque humide que, ô joie, la relation quasi-charnelle des Français avec leurs médias d’information (mais si, mais si) n’est pas rompue et que les petits bisous peuvent reprendre de plus belle.

C’est vraiment trop mignon.

Ce qui aboutit le 23 janvier avec une vague probablement pas déferlante mais tout de même très insistante de petits articles bien remontés pour expliquer que oui, les Français retrouvent confiance dans leurs médias traditionnels.

Par exemple, 20 Minutes nous propose sa version de la vérité officielle, dans laquelle on en profitera pour glisser l’importance de l’éducation aux médias, cette dernière étant apparemment suffisamment spécifique pour qu’il soit vaguement demandé à l’Éducation Nationale de participer à la bonne formation des élèves. Vu l’historique flamboyant de cette institution en matière de formation, il n’y a absolument pas lieu de s’inquiéter.

Malheureusement, le 22 janvier, soit à peine une journée avant, le même média, 20 Minutes, nous proposait l’analyse de l’étude annuelle Edelman (que j’ai déjà évoqué dans ces colonnes) portant sur (je vous le donne en mille) le jugement des médias par les citoyens.

Manque de pot, mauvais cadencement des fake news informations, collision d’actualité ? Le résultat n’est pas beau à voir puisqu’au contraire de Kantar et de la Croix, l’étude conclut que, pour la première fois depuis 18 ans que l’étude paraît, les médias sont jugés l’institution la moins fiable du monde. Ainsi, en France, 67% des Français sont résolument sceptiques face à leurs médias.

Sapristi de saperlipopette, on dirait vraiment que certains se payent ouvertement la bobine des Français. Voilà en effet qui fait tache : une information donnée le 22 janvier se trouve contredite dans les mêmes médias le 23. Et cette information porte sur la confiance dont on crédite les médias. Le tout alors qu’une campagne bat son plein contre les méchantes informations qui discréditent les médias.

À n’en pas douter, tout ceci inspire réellement confiance, ne trouvez-vous pas ?

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Source : http://h16free.com/2018/01/26/60120-la-confiance-des-francais-dans-les-medias-traditionnels-se-bidonne-tous-les-jours-un-peu-plus