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[Redite] Cet impôt invisible que les pauvres paient si cher

dimanche 22 octobre 2017 à 11:00

Article initialement paru le 25.10.2013

Oh, tiens, il semblerait que de, pendant qu’on « réforme » l’impôt sur la fortune pour le rendre encore plus invraisemblablement compliqué (mais pas réellement moins cher), Bercy soit parvenu à augmenter discrètement les impôts pour les PME.

La pluie de taxes et d’impôts continue donc en France, sans faiblir. Pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraître, ces impôts ne sont pas les plus graves prélèvements que la population doit subir. Il existe un impôt, bien plus dur, bien plus sordide, bien plus inique que tout le monde paye, et d’autant plus si l’on est pauvre, d’autant plus si le pays est socialiste.

Les politiciens, tordant leurs petits doigts potelés par des années de bonne nourriture payée sur le dos de contribuables toujours plus maigres, ne comprennent pas pourquoi le ras-le bol fiscal est si grand. Après tout, les impôts ne sont pas si haut ! En réalité, ils ont oublié la cohorte d’impôts invisibles qu’ils ont déjà fait pleuvoir.

Le constat est, en effet, sans ambiguïté. Déjà, l’État impose tous azimuts: difficile d’échapper à la pluie diluvienne de ponctions tant le gouvernement aura fait preuve d’inventivité. Même les Américains sont surpris du rythme et des domaines d’application de cette fiscalité délirante.

Évidemment, cette taxation frénétique s’explique par des dépenses publiques gargantuesques. La France a récemment battu un record dans le domaine : la croissance est bien de retour, sauf qu’il s’agit de celle des dépenses publiques. Ceux qui les payent se seraient probablement passés d’une telle performance.

Et en plus, l’État dépense sans compter. Littéralement même, puisque lorsque la Cour des Comptes tente de faire les totaux, elle se retrouve confrontée au marigot putride des milliers de commissions, d’agences et d’institutions qui tètent aux mamelles publiques sans qu’il soit réellement possible de savoir exactement combien ; elle constate par exemple qu’il devient difficile pour ne pas dire impossible de connaître le nombre précis de salariés dépendant directement des finances publiques. Le nombre précis de fonctionnaires est ainsi le sujet d’âpres débats tant son imprécision est grande ; et je n’évoquerai pas le personnel de l’Éducation Nationale dont les estimations sont toujours données à 10.000 près, ce qui permet de fixer les ordres de grandeur du foutage de gueule que sont devenus les comptes publics.

Les Français ont donc bien intégré que cette rocambolesque obstination à augmenter toujours la sphère de l’État provoquait un besoin irréfragable de pognon par larges brouettées.

Petit-à-petit, lorsque le débat public n’est pas occulté par les indispensables prises de positions des uns et des autres sur le sort d’une présumée-lycéenne présumée-kosovare, le peuple s’interroge sur la douloureuse question du curseur fiscal : un peu mieux, ou un peu moins, ou un peu plus ? Certes, c’est une amélioration puisque si on est encore loin d’une remise en cause de la taille de l’État à proprement parler, au moins certains, sans voir son obésité, se rendent compte de son appétit dévastateur.

austérité : "tu dois apprendre à vivre avec moins"

Malheureusement, peu voient que le bougre éléphantesque, par ses fringales continuelles, provoque par contagion des effets dévastateurs, formant une espèce de cercle vicieux que les uns ignorent ou que les autres mettent sur le dos du capitalisme libéral apatride mangeur d’enfant ou sur la malchance, ajoutant parfois la dissonance cognitive au déni de réalité pour faire un tableau clinique bien copieux.

Ainsi et par exemple, les salariés sont confusément au courant que la moitié de leur salaire part dans des cotisations sociales. Plus personne en France de normalement constitué ne prend le temps d’éplucher la vingtaine de lignes absconses qui décorent un bulletin de salaire pour comprendre à quel point le salarié n’est plus qu’un robinet, plus ou moins gros, d’argent gratuit pour des entités dont les performances et les services échappent à tout contrôle et tout reproche. Leur qualité diminue. Leurs prestations s’évaporent. Leurs temps de traitement augmentent. Leurs coûts montent en flèche. Leurs déficits s’accumulent. Les couinements des payeurs sont à peu près inaudibles.

Ainsi, et c’est encore moins visible, la multiplication des lois, décrets et autres règlements dans tous les domaines aura provoqué, en 40 ans, une situation intenable où tout joue contre des populations de plus en plus pauvres. Car oui, ce sont bien les plus pauvres qui paient le plus lourd tribut aux règlementations délirantes que les politiciens mettent en place au prétexte de venir en aide, justement, aux populations précaires.

tonyglandilEt c’est là, entre la gencive de la population et la dent de la production de richesse que les bactéries des impôts invisibles attaquent.

Le principe de précaution aura, par exemple, définitivement écarté toute création de richesse en France dans le domaine des OGM, du nucléaire alternatif, des gaz de schistes et de tant d’autres domaines liés aux nouvelles technologies. On peut ergoter pendant des heures sur les risques (parfaitement hypothétiques) de ces technologies pour justifier l’absence de tout développement correspondant, mais à l’évidence, des dizaines de milliers d’emplois ne seront pas créés pour coller à un principe que, rappelons-le, aucun autre pays ne s’est collé à la patte avant de trotter. À l’évidence, la France a décidé n’avoir pas besoin de ces emplois, des taxes et cotisations afférentes, et des richesses produites.

Et l’absence de ces créations constitue bel et bien un impôt puisque la richesse qui n’aura pas pu être créée entraînera non pas un manque à gagner (qui serait, en tout état de cause, parfaitement hypothétique), mais un coût, bien réel celui-là : puisqu’on ne veut pas de ces technologies, on devra se rabattre sur des solutions plus coûteuses. On devra payer les produits directs ou dérivés plus chers. Tout comme l’absence de tracteur rendrait l’agriculture prohibitive de nos jours en France, l’absence de ces technologies, que ces interdictions ont empêchées, ont un coût, direct, pour tout le monde. Et je n’évoque même pas les disparitions d’emplois provoquées par la mise en place des normes lorsque les entreprises concernées les prennent de plein fouet : les chômeurs résultant représentent là encore un coût direct et bien réel qu’on ne mettra jamais au débit de ces réglementations pléthoriques.

Il y a pire encore : la dégringolade permanente de lois, règlements, de normes et de contraintes imposées par l’État provoque une atmosphère de défiance et entame le moral des citoyens. Combien d’entre eux, qui se seraient lancés dans l’aventure entrepreneuriale, abandonnent avant d’avoir créé ? Combien d’opportunités manquées ? Combien partiront et créeront de l’emploi ailleurs, faisant bénéficier d’autres pays de la manne de taxes et de cotisations qu’ils créeront avec leurs idées qui furent découragées ici ? Quel est le coût, réel, bien palpable, de cet impôt sur le moral, puisque ces citoyens, formés ici, profiteront à d’autres ?

Mais le pire de tous ces impôts, et celui qui touche de plein fouet et sans la moindre pitié les classes les plus pauvres, c’est l’impôt sur le temps.

Cet impôt temporel est visible dans les paperasseries administratives, les démarches à la con, les obtentions de permis divers et variés dont tant n’ont qu’une pure fonction de collecte de taxe. Cet impôt temporel est visible dans la multiplicité des interlocuteurs, dans l’incurie consommée et méticuleuse de tel service administratif public à propos de tel autre.

Cet impôt temporel, vous le payez lorsque vous devez vous lever très tôt pour aller faire une queue épuisante à la préfecture… En pure perte parce qu’il vous manque ce p*$£n de formulaire ou de papier qui n’était pas demandé lorsque vous avez téléphoné. Cet impôt temporel, vous le payez lorsque vous devez arriver des heures avant un vol pour passer des contrôles de sécurité parfaitement inutiles. Vous le payez aussi lorsque vous devez contester des amendes, des majorations ou des prunes diverses et variées alors qu’elles ne sont pas dues, pas adressées à la bonne personne ou simplement pas règlementaires.

Mais l’impôt temporel le moins visible, mais le plus coûteux, est celui qu’on paye tous les jours lorsqu’on doit s’imposer des tâches ou des déplacements qui ne sont motivés exclusivement que parce qu’au départ, l’État est massivement intervenu et a provoqué une situation à laquelle on ne peut pas échapper. Cet impôt, bien qu’invisible, est immense, ses dégâts monstrueux, et son assiette d’autant plus inique qu’elle est presqu’exclusivement basée sur les populations les plus pauvres.

Car ce sont ces populations précaires qui, par exemple, passent le plus de temps dans leurs voitures, dans les transports en commun.

Ce temps passé à ne rien faire d’autre que voyager est un temps qui ne sera pas passé à instruire et éduquer ses enfants. Ce temps ne sera pas utilisé pour améliorer ses conditions de vie, ne pourra pas servir à accroître sa formation, son savoir, sa propre éducation, et, par voie de conséquence, son futur. Le temps passé dans les voitures se traduit mécaniquement par des dépenses supplémentaires en essence, dépenses qui s’additionnent à la maintenance d’un véhicule de plus en plus complexe à mesure que les lois punissent les automobiles éco-crassouses.

Ce temps passé parce qu’on habite loin de son lieu de travail est la conséquence directe de l’intervention de l’État dans la gestion des infrastructures, dans le marché de l’immobilier, dans le marché de l’emploi.

Ce temps passé à rapiécer, à bricoler, à récupérer, à trouver des méthodes pour dépenser moins, autrement, mieux, ce temps là est une conséquence directe de la présence de l’État dans chaque interstice de votre vie.

Ce temps passé dans les transports, à attendre qu’un train ou un bus daigne arriver, qu’une motrice soit remplacée, qu’un caténaire soit réparé, qu’une certaine catégorie de personnel renonce à continuer sa grève, ce temps là, jamais rattrapé, est très majoritairement une conséquence directe de l’intervention de l’État dans votre vie.

Ce temps passé à lutter contre les administrations, à se déplacer d’un lieu inutilement éloigné d’un autre, à accumuler des frustrations, à batailler pour simplement joindre les deux bouts est un temps qui, en plus, finit par attaquer votre santé. C’est un temps qui signifie vite fatigue, stress, éloignement des proches et perte du fameux lien social dont on nous rebat les oreilles cyniquement. L’impôt sur le temps, bien qu’invisible, est le plus cher, le plus douloureux et le plus directement lié aux exactions de l’État.

Lutter contre l’obésité de l’État, c’est d’abord diminuer cet impôt, c’est rendre le bien le plus précieux qu’il soit à l’homme libre : du temps.

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Source : http://h16free.com/2017/10/22/59383-redite-cet-impot-invisible-que-les-pauvres-paient-si-cher


L’avenir joyeusement incertain d’Anne Hidalgo à Paris

vendredi 20 octobre 2017 à 09:00

Rien de tel qu’une idée dogmatique et mise en place n’importe comment pour résoudre un non-problème analysé de travers ! C’est probablement la conclusion qui s’impose lorsqu’on regarde les efforts dispendieux qu’a déployés la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Cette dernière, partant du constat erroné que les voitures provoquent presque à elles seules une pollution démentielle sur la ville quasi-Lumière a décidé, depuis le début de son mandat, de multiplier les vexations automobiles, entre deux happenings festifs, citoyens, métrosexuels et faussement provocateurs, la réfection de la Tour Eiffel ou l’un ou l’autre musée LGBT rigolo. Dans ce cadre, on retiendra notamment sa décision récente de reconvertir les voies sur berges en pistes cyclables, citoyennes et aussi festives que ses autres lubies.

Le raisonnement derrière cette invention était, comme d’habitude, aussi simple que stupide : puisque, c’est prouvé, la voiture provoque des pollutions (et des morts par milliers, si si), il faut donc tout faire pour rendre infernal un parcours automobile dans Paris afin de dissuader les conducteurs. Tout le monde sait qu’ils choisissent la voiture par égoïsme, anti-écologisme primaire et une aversion pour des transports en commun pourtant propres, ponctuels, bon marchés et bien gérés. Dès lors, en fermant rapidement les voies les plus empruntées à Paris, il était garanti que la circulation diminuerait, que la pollution s’évaporerait, que l’atmosphère deviendrait plus respirable et que tout le monde en profiterait avec un sourire béat.

Las.

La réalité a, encore une fois, refusé de se plier aux diktats socialo-écoloïdes du mammifère dogmatique en charge de la Mairie : la circulation n’a pas disparu, elle s’est reportée ailleurs, créant des bouchons plus ou moins massifs et déportant la pollution d’un endroit à un autre. À tel point que la plupart des observateurs, y compris gouvernementaux, ont été obligés de constater l’impossible : le résultat des agitations frénétiques de l’Hidalgo n’ont rien changé en terme de pollution et leur bilan est nul.

En somme, l’imposition à marche forcée d’idées loufoques pour résoudre de travers un problème mal posé a provoqué un résultat médiocre voire mauvais et une dégradation sensible du trafic routier parisien. Heureusement qu’à côté, le budget de la Ville est hum disons solide et que Paris a su obtenir, de haute lutte, les Jeux Olympiques pour 2024 dont on se doute déjà qu’ils seront bénéficiaires et dans une ambiance apaisée, dans un trafic routier régulé et habilement contenu par ces mesures bien pensées.

Tous ces éléments concourent en tout cas à donner de solides perspectives d’avenir pour l’actuelle maire… Mais pas en tant que maire. En fait, si l’on en croit un nombre croissant d’éléments politiques de tous bords, les jours de l’Anne de Paris sont, apparemment, comptés.

Il faut dire que le paysage politique a été quelque peu bousculé par l’arrivée de Macron. Le Parti Socialiste, ou ce qu’il en reste, ne semble pour le moment guère en mesure d’apporter un soutien solide à l’actuelle tenante du titre. À droite, on fourbit déjà ses armes pour des élections projetées courant mars 2020. Deux années et demi pour reconquérir une capitale ne seront pas de trop vue la débâcle des partis traditionnels et la médiocrité dans laquelle barbote avec un délice à peine caché l’actuel parti Républicain.

Du reste, certains se pressent déjà sur les rangs et envisagent leur candidature. Comme le relate un récent article du Parisien, Rachida Dati serait fort intéressée par la Mairie. D’autres vont jusqu’à soupçonner Nathalie Kosciusko-Morizet de vouloir en croquer aussi, même si sa dernière satellisation à coup de pied dans l’urne hors de la politique française nous met pour le moment hors de danger.

À gauch pardon du côté des Marcheurs, le constat est le même : certes, les prochaines élections municipales sont encore loin, mais la perspective de décrocher Paris est particulièrement alléchante : Macron répète à qui veut l’entendre dans son cercle d' »amis » qu’il voit déjà la capitale tomber dans son escarcelle, et ce d’autant plus facilement qu’à l’élection présidentielle, il y avait fait un score très respectable.

Il est vrai qu’il aurait tort de ne pas miser sur la population spécifique de Paris, dont le tri est soigneusement fait actuellement par Hidalgo au travers de ses campagnes idéologiques ; l’âpre guerre contre les automobilistes en fait partie et pourrait donc, presque paradoxalement, se retourner contre celle qui la mène actuellement en offrant la ville à son adversaire le plus sérieux.

Difficile de ne pas penser « Bien fait ! » quand on voit le résultat sur l’économie et la physionomie de la ville qui se rapproche tous les jours un peu plus d’un Harvey Dent de comics, cette « double-face » où, d’un côté, on se retrouve avec une espèce de musée caricatural, bio, écoconscient, cycliste et aseptisé aux endroits qu’il faut et de l’autre, un dépotoir géant, un bidonville insalubre classé dans le bio-hasard où pullulent rats et autres nuisibles, dans une ambiance post-apocalyptique de bouchon automobile permanent, de défiles de grèves saucisso-olfactifs et les maraudes policières ou militaires parfaitement rassurantes.

En attendant, des noms de petits Marcheurs se chuchotent mais rien n’est encore décidé et tout dépendra surtout de l’attitude de la droit des Républicains, réputés pour s’entre-déchirer stérilement à chaque fois qu’une gamelle se présente.

Pour l’électeur/contribuable/automobiliste parisien, cependant, tout ceci ne sent pas forcément bon.

Oh, certes, la perspective de bouter l’Anne hors de Paris en réjouira plus d’un, excédé de supporter ses lubies dangereuses et ses saillies consternantes. Mais l’offre en face laisse plus que songeur : pour ce qui tient lieu de droite, on se dirige vers ces indéboulonnables chevaux de retour qui ont tous largement prouvé leur incapacité à tenir leurs promesses, à baratiner les électeurs et dévoyer les axes politiques qui fondent normalement la droite française pour se vautrer dans une sociale-démocratie gluante. Dans ce contexte, espérer que ces têtes de liste fassent mieux qu’Hidalgo est un objectif si faible qu’il ne représente à peu près rien. Quant à la gauche, qu’elle soit estampillée officiellement socialiste ou plus judicieusement En Marche, elle ne permet pas d’apporter la moindre garantie d’offrir mieux qu’une absence de tiraillements internes.

En somme, si l’avenir d’Hidalgo semble réellement compromis après son empilement de catastrophes et d’idioties, rien n’indique pourtant que celui ou celle qui va la remplacer saura relever le défi de ne pas faire pire.

Cela fait tout de même un peu peur.

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Source : http://h16free.com/2017/10/20/59330-lavenir-joyeusement-incertain-danne-hidalgo-a-paris


Les experts internationaux en Rien du Tout

mercredi 18 octobre 2017 à 09:00

C’est bien connu : la politique mène à tout, à condition d’en sortir. C’est d’ailleurs d’autant plus vrai qu’on a longtemps barboté dedans et qu’on est parvenu à un poste important. Peu importe, alors, les résultats observés : la retraite aura du bon et offrira un véritable seconde carrière à celui qui saura en profiter.

En lisant ceci, il sera facile de retrouver les étonnantes carrières et reconversions de certains politiciens qui se seront improvisés experts internationaux, dûment rémunérés pour des conférences et des discours devant des assemblées conquises.

Al Gore, candidat malheureux à l’élection présidentielle américaine, aura trouvé dans sa lubie climatique un parfait recyclage de ses idées socialistes moises. Et le voilà, urbi & orbi, distribuant ses prêches de malheur pour lutter contre les dérives climatiques forcément humaines, à ceux qui voudront l’écouter moyennant le paiement de sommes rondelettes. Sommes qui épongeront à peine ses dépenses fastueuses en déplacements polluants, en villas suréquipées et en conférences énergétiquement obèses, tout ce qui fait de lui un parfait hypocrite. S’ajoute à cela le constat, irréfutable, que sa capacité prédictive en matière de climat s’avère complètement nulle.

En somme, notre expert international pantoufle douillettement en distribuant à des prix prohibitifs des discours bidons et des prédictions fausses. Bien joué.

Il n’est pas le seul, et l’actualité récente tend à nous montrer que ce qui arrive pour Gore se reproduit à l’identique pour un paquet d’autres cuistres plus ou moins hypocrites.

On pourrait par exemple évoquer pour commencer un Arnaud Montebourg donnant des cours d’économie à Princeton, ce qui permet d’oublier les résultats désastreux dans ce même domaine lorsqu’il fut en poste en France…

Sarkozy grimaceOn pourrait par exemple évoquer ensuite Nicolas Sarkozy qui, bénéficiant de son titre d’ex-président français, distribue mollement des discours à droite et à gauche contre de fortes rémunérations pour rappeler à la face du Monde combien sa gestion de crise économique mondiale fut exemplaire, quand bien même notre homme aura laissé la France dans un état lamentable que seul le courage et l’abnégation de François Hollande auront permis d’amocher d’avantage.

L’expert international Sarkozy ne semble avoir aucun mal à parader de conférences en conférences, quand bien même son seul fait d’arme réel aura été de se faire élire.

On pourrait par exemple évoquer enfin le retour tonitruant de Yanis Varoufakis. Rappelez-vous ! Cet ancien ministre de l’économie grec était en poste suite à l’élection d’Alexis Tsipras, au moment où la Grèce manquait de basculer dans l’inconnu de la faillite étatique complète et totale. Depuis quelques jours, on le revoit dans les journaux et sur les plateaux télé à l’occasion de la sortie de son livre en français qui se pose en expert et témoin de l’économie contemporaine.

Notre aimable et sémillant quinquagénaire qui, en son temps, déchaîna des passions dans toute l’Europe, en profite au passage pour noter que, discutant récemment avec Michel Sapin, alors Ministre de l’Economie et des Finances françaises, il apprit de la bouche de ce dernier qu’il n’était en rien économiste et n’avait aucune compétence dans le domaine, ce qui expliquera au passage très bien la position de la France en matière de négociations économiques au sein de l’Eurozone ou dans l’économie mondiale en général pendant qu’il sévissait à Bercy.

Indépendamment de ce petit factoïde rigolo qui ne nous apprend rien sur Michel, force est de constater que la presse et la télévision semblent malgré tout fort intéressés par les « révélations » que le grand Yanis veut nous faire et semblent boire ses paroles avec gourmandise. Pourtant, il semble assez difficile d’oublier que son passage au pouvoir en Grèce s’est soldé par un échec retentissant, tout comme il est difficile de passer sous silence que les positions (politiques et économiques) de son parti sont considérées par tous les économistes solides comme complètement loufoques. Du reste, on ne peut qu’observer que la Grèce, passant par la phase d’austérité imposée en dehors des idées de Varoufakis, commence à émerger (lentement) des affres de sa gestion calamiteuse.

En somme, l’expert international fait d’intéressantes tournées de promotion de son livre d’idées alternatives et de « révélations » rigolotes malgré un historique franchement mitigé.

Ceci est à mettre en parallèle avec notre gloire nationale et pédalomane invétéré, François Hollande, qui a récemment été invité à Séoul pour donner son indispensable point de vue sur les enjeux géopolitiques mondiaux contemporains. Enjeux contemporains, géopolitique mondiale, François Hollande, point de vue… Décidément, dans cette belle salade de mots, le nom de l’ex-président français ressort comme un cornichon au milieu d’une boîte d’écrous, mais peu importe : le voilà parti pour nous faire un beau discours comme il en a le secret.

Quelques heures plus tard, le résultat est évidemment à la hauteur du quinquennat de l’amusante amibe républicaine : tant qu’à parler géopolitique, autant en faire un peu en utilisant sa parole pour « dynamiser » la diplomatie franco-américaine qui s’assoupissait certainement un peu dernièrement, en distribuant des mauvais points à un Donald Trump qu’il ne peut visiblement pas encaisser.

Notre expert international en gaffes protocolaires ne s’arrêtera pas là : tant qu’on y est, autant essayer de tacler l’actuel président. D’une part, c’est facile puisqu’on en est qu’au début du quinquennat et qu’on peut donc se payer de mots. D’autre part, ce sera tout à fait à la portée de l’ex-locataire élyséen et forcément dans les attributions du nouvel expert en géopolitique universelle.

Hollande fucking loves cocaineEncore une fois, on ne pourra s’empêcher de noter tout le croquignolet de la situation de notre ventripotent Ex qui n’avait jamais mis les pieds en Asie avant son élection et se permet maintenant d’y parader pour un sujet qu’il ne maîtrise même pas de loin, et dont la clairvoyance stratégique s’est traduite par l’embauche d’un Laurent Fabius vieillissant, incapable de faire la distinction entre des libérateurs et des fanatiques dans un Maghreb déjà passablement secoué par les interventions brouillonne de son prédécesseur.

Autrement dit, Hollande constitue encore un bel exemple d' »expert international » en rien du tout qui utilise la scène internationale pour continuer d’exister et, au passage, récolter d’assez coquettes sommes d’argent.

On en vient à se demander quel intérêt motive les rédactions de presse, les télévisions ou les radios à entretenir ces personnages dans l’illusion qu’ils sont encore quelque chose (à plus forte raison lorsque ces médias s’abreuvent d’argent public pour le faire).

Si l’on peut comprendre la démarche un peu malsaine (mais commerciale) de certains magazines « people » de suivre les stars vieillissantes et nous narrer leurs déboires voire leur déchéance dans une espèce de schadenfreude pas très morale, on comprend mal la démarche lorsqu’ils s’appesantissent sur des reliquats démocratiques qui ne représentent plus qu’eux-mêmes et dont le passé témoigne largement des lacunes ou, carrément, des vessies qu’ils firent passer pour des lanternes.

En pratique, on comprend qu’à côté de ces « experts » auto-proclamés, les éditorialistes, analystes et journalistes sont friands de relayer ces petites phrases de gens qu’ils jugent intéressants non à cause de leur historique mais plutôt eut égard aux belles intentions (toujours belles) qui les animèrent, nonobstant le résultat pitoyable qu’ils dégagèrent.

C’est finalement tout l’art de ces politiciens « experts » : se faire juger à l’aune de leurs intentions, jamais de leurs résultats.

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Source : http://h16free.com/2017/10/18/59351-les-experts-internationaux-en-rien-du-tout


Délation bien ordonnée commence par soi-même

lundi 16 octobre 2017 à 09:00

La République du Bisounoursland ne serait plus aussi douce ni aussi câline si nos exceptionnelles Forces de l’Ordre et du Progrès Socialiste n’étaient pas tous les jours à l’affût. Oh, bien sûr, il y a les corrompus, les voleurs politiciens, les violences urbaines, les cambriolages, les agressions, les viols, les cas psychiatriques relâchés dans les rues avec un couteau, les camions fous et les voitures schizoïdes. Certes. Mais tout ceci est sans importance lorsque nos belles lignes droites d’autoroutes sont parcourues bien trop vite.

ZombisounoursEt pour cela, la République a tout prévu, tout cadré, tout planifié.

Il y a, bien sûr, des radars qui permettent de choper les impétrants. Il y a évidemment des cerfas, nombreux, vigoureux, en bonne santé et qui s’égaillent par grappes de douze à chaque forfait que ces bolides inconséquents osent perpétrer. Il y a surtout d’appétissantes législations bien précises et bien foutues qui permettent de remettre tout le monde dans le droit chemin.

C’est ainsi que, si vous roulez trop vite, même un peu, même sans danger, même pour rire, crac, vous serez verbalisé. Bien fait : tout le monde sait que la vitesse tue. Comme, par définition, votre vitesse est non nulle lorsque vous utilisez votre voiture, vous êtes un tueur en puissance dont il conviendra de faire expier les fautes, nombreuses, par le truchement d’une amende.

Et si jamais il vous vient la fantaisie ignoble de la régler sans tenir compte des petits alinéas et des cases à cocher des cerfas prévus à cet effet, là encore, la loi saura vous rappeler votre place.

C’est ainsi qu’en France, République socialiste du Bisounoursland, on peut fort bien être verbalisé pour avoir payé son amende trop vite, mésaventure qui pourrait bien se répéter à mesure que les nouvelles lois et les nouveaux cerfas seront découverts par les victimes expiatoires de l’Eglise Routière Universelle Française de Sécurité dont le sacerdoce consiste à distribuer l’extrême onction fiscale sous forme d’amendes forfaitaires.

En tout cas, le premier cas aura eu l’heur de faire quelques choux gras dans la presse : Bruno Cibin, un chef d’entreprise de Meurthe-et-Moselle, a vu multiplié par dix le montant de son amende pour excès de vitesse. Il avait certes bien réglé le PV de 45 euros dans les temps mais avait – l’infâme – oublié de dénoncer le fautif avant de payer.

En effet, le 24 août dernier, l’entrepreneur est flashé au guidon d’une moto de sa société sur l’A31. Recevant l’amende, il la règle rapidement sur internet… Bien mal lui en a pris puisque la loi a changé le premier janvier dernier : lorsque l’infraction est commise par un véhicule de société, le chef de l’entreprise doit dénoncer l’employé fautif et risque 450 euros d’amende en cas de manquement à cette obligation.

Eh oui : la police française ne peut guère se passer de l’implication citoyenne de tous et de chacun. La délation, déjà largement encouragée au niveau fiscal, est maintenant amplement favorisée dans différents aspects de notre vie quotidienne, y compris lors d’un petit dépassement de vitesse. On attend avec impatience les délations citoyennes de Madame Michu qui a jeté du plastique dans la poubelle pour le carton (et la solide amende qui ne manquera pas de remettre cette ignoble rombière sur le bon chemin). On frémit à l’idée qu’enfin, on va pouvoir dénoncer son voisin, hideux pollueur, qui part en laissant la lumière de son salon allumée. On palpite déjà en imaginant faire poursuivre les petits jeunes du quartier qui roulent dans des voitures hors d’âge reconnaissables à leurs volutes noires et forcément en infraction avec une demi-douzaine de lois éco-conscientes…

Dura lex, sed lex, et tout ça… Sauf que, malgré tout, cette histoire d’amende sur une amende pour non délation dénonciation, ça finit par agacer un tantinet les automobilistes.

En place depuis le premier janvier 2017, cette nouvelle infraction – introduite par le truchement de la loi dite de « modernisation de la justice » – sanctionne le fait de ne pas préciser l’identité de celui qui conduisait un véhicule verbalisé par l’un des 2 500 radars automatiques installés le long des routes françaises, et promet de rapporter d’autant plus à l’Etat et ses sbires qu’elle est aussi floue dans sa formulation que sujette à justice expéditive lorsqu’un vague tribunal est saisi. On imagine sans mal qu’aux centaines de millions d’euros que rapportent déjà les radars, cette nouvelle façon de procéder dans le détroussement d’automobiliste en ajoutera encore quelques juteux paquets.

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

Tout ceci serait tout à fait banal en République du Bisounoursland si, heureusement, l’Etat n’avait pas, encore une fois, agi avec la même désinvolture et incompétence que d’habitude, ruinant consciencieusement les efforts qu’il avait pu faire auparavant pour tenter de racketter avec adresse quelques pères de famille supplémentaires.

On apprend en effet que cette amende pour non-dénonciation est, en pratique, parfaitement impraticable et probablement illégale, à tel point que lorsqu’elle est correctement contestée, elle aboutit à un classement sans suite : entre des lettres de relances illégales et les procédures mal suivies, un nombre croissant d’officiers du ministère public préfère laisser tomber les poursuites lorsqu’il y a contestation.

Il faut dire qu’une partie des PV est remplie de mentions « Error » (oh, l’informatique étatique, quelle réussite !) et une autre concerne des infractions relevées avant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi… A ceci, il faut ajouter les comportements abusifs voire illégaux de certains officiers qui font, finalement, à peu près tout pour éviter que le PV, mal fichu et hautement contestable, ne soit présenté à un juge…

Bref, il apparaît surtout que si cette nouvelle loi a modernisé la justice, c’est en la rapprochant des mœurs les plus décontractées et désinvoltes voire carrément dissolues de la République, ou tout se vaut, tout est permis tant qu’il s’agit de faire payer le contribuable solvable…

Du reste, la foirade qui s’installe avec cette loi de délation industrielle semble bien partie pour avoir une petite sœur : finalement, se faire verbaliser pour avoir osé utiliser des vitres (trop) teintées sur son véhicule pourrait aboutir à un classement sans suite et l’annulation du PV. Et zut : la maréchaussée ne dispose pas de matériel homologué pour déterminer ce qu’une vitre trop teintée veut dire.

En somme, tout se déroule comme prévu, c’est-à-dire cahin-caha, de travers et avec d’innombrables embûches, à-coups et horions qui rendent l’ensemble aussi imprévisible que coûteux. De ce point de vue, les gouvernements qui se succèdent et mettent en place ces avanies mal foutues se suivent et se ressemblent : après de forts effets d’annonce tonitruants, beaucoup de procédures bâclées et de décrets poussés à la vite s’entassent dans les codes de loi et finissent leur amère existence à pourrir la vie des citoyens qui ne sont juste pas au courant que ces textes sont si mal bigornés qu’un avocat moyen parvient à les faire disparaître.

En définitive, ces gouvernements et les politiciens qui poussent ces textes montrent une vraie capacité à monter en épingle de faux problèmes (ici, celui de la non dénonciation, des vitres teintées, et demain, la présence de plastique dans les poubelles « carton » ou que sais-je), suivie d’une vraie capacité à apporter une solution inadaptée à ces problèmes mal identifiés, qui se réduit finalement à une vraie capacité à se foirer lors de l’application.

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Source : http://h16free.com/2017/10/16/59335-delation-bien-ordonnee-commence-par-soi-meme


[Redite] Heureusement, la concurrence nous sauve du méchant capitalisme

dimanche 15 octobre 2017 à 11:00

Article initialement paru le 29.10.2015

En 2015, la presse effarée découvrait qu’un vil capitaliste pouvait fort bien multiplier par 10, 100 ou 1000 le prix d’un médicament et pousser les malades aux pires extrémités (holdup, kidnapping, extorsion, trafic, syndicalisme, vente de Jul sous le manteau…) pour s’en procurer. Malheureusement, cette presse effarée oubliait dans la foulée de présenter avec le même retentissement l’apparition sur le même marché de firmes, elles aussi bassement capitalistes, proposant le même médicament à des prix abordables.

Eh oui : le capitalisme est décidément le meilleur remède au capitalisme… Oubli commode de la presse francophone.

Mi-septembre, la presse découvrait, choquée jusque dans les tréfonds de son âme, que le capitalisme débridé pouvait pousser certains patrons à augmenter les prix d’un médicament de 5000% et qu’il n’existait aucun moyen de l’obliger à baisser ses prix et, éventuellement, de lui briser les rotules même sur le plan purement métaphorique, parce que ce qu’il faisait était parfaitement légal.

Sans surprise, les médias français n’avaient pas hésité à relayer l’abominable histoire, si illustrative des dérives du capitalisme débridé et dérégulé qui sévit bien sûr outre-Atlantique dans ce berceau de l’anti-collectivisme primaire (forcément primaire).

drogues - souvenez vous les enfants elles sont super chères

En substance, profitant du rachat d’une petite entreprise pharmaceutique, le patron, un certain Martin Shkreli, avait augmenté de 13,50 dollars à 750 dollars le prix de la pilule de Daraprim, un médicament utilisé pour la lutte contre certains protozoaires sanguins comme la toxoplasmose, le paludisme, la leishmaniose. Le fourbe capitaliste n’en était pas à son coup d’essai puisqu’il avait déjà, en 2011, procédé de la même façon pour un autre médicament lors du rachat d’une autre société, Rétrophin, dont le conseil d’administration n’avait guère goûté ses méthodes et avait fini par le débarquer.

La révélation avait largement entraîné le lot de partages Facebook et Twitter expliquant dans quelle mesure ce patron était un parfait salaud d’exploiter ainsi la maladie de certains individus et d’en tirer un si juteux profit alors qu’il n’avait, en réalité, rien fait pour développer le médicament. Cependant, si les jugements moraux s’épanchèrent sans problèmes dans les pleuroirs sociaux officiels, il n’y aura pas eu beaucoup d’analyse de fond du problème, des rapports incestueux entre la FDA et les prix de marché des médicaments outre-Atlantique, ni beaucoup de billets pour noter que le médicament en question ne disposait plus du moindre brevet.

Notons tout de même l’exception heureuse d’un billet paru sur Contrepoints et qui remettait quelque peu les pendules à l’heure, en rappelant qu’au vu des contraintes nécessaires à la vente d’un équivalent générique aux États-Unis, qualifier le marché de la santé américain de non-régulé est un déni de réalité profond, voire une vaste bouffonnerie qui n’étonnera que le lecteur inattentif de la presse subventionnée française.

Presse subventionnée qui, si elle fut la première sur le pont à cracher sur le patron en question, oubliera totalement de faire son travail lorsqu’une concurrence apparaîtra. Il faut dire que la distribution de bons points et de moraline en barils est devenue une spécialité que beaucoup de journalistes ont bien du mal à dépasser.

Et quand je parle de concurrence, ce n’est pas innocent.

Hollande fucking loves cocaineEn fait, un mois après la hausse de prix stratosphérique (et économiquement idiote) imposée par Shkreli, on découvre qu’une société entend maintenant fournir une alternative bon marché aux pilules devenues inabordables : Imprimis Pharmaceuticals, de San-Diego, qui établit les préparations magistrales pour des patients individuels, a expliqué récemment qu’elle allait fournir les composés actifs du Daraprim (la pyriméthamine et l’acide folinique) à raison de 99 dollars pour un flacon de 100 capsules.

Oui, vous avez bien lu, contre une méchante firme capitaliste apatride dévoreuse de chatons communistes et de malades de la malaria, une solution simple a été trouvée assez rapidement (en un mois), par le marché lui-même : la concurrence d’une autre firme, elle aussi bêtement capitaliste et attirée par les profits évidents qu’une clientèle avide d’économies ne manquera pas de lui procurer. Ce serait presque caricatural si ce n’était réel, mais il faut le redire : le meilleur outil contre le capitalisme reste le capitalisme lui-même, qui démontre encore une fois qu’il se régule très bien tout seul. Il faut aussi insister sur l’évidence que le problème ne se serait pas posé en premier lieu si les procédures de production d’un médicament n’étaient pas déjà relativement complexes, et si la production d’un générique n’était pas rendue presque impossible par, justement, une régulation tous azimuts, soit l’exact opposé de ce que le marché a trouvé comme solution fonctionnelle…

CorporatismeDe façon d’ailleurs parfaitement ironique, c’est aussi le marché qui trouve les moyens opérationnels de contourner le déluge de régulations parfois invraisemblables, dont une bonne partie répond avant tout à des motivations purement corporatistes ou protectionnistes, au détriment des patients et, plus généralement, des consommateurs, depuis le malade jusqu’au médecin en passant par les assurances et les systèmes de santé massivement étatisés, qui doivent supporter de façon directe ou indirecte tous les surcoûts engendrés mécaniquement par ces empilements légaux, bureaucratiques et « régulatoires ». Eh oui : les marchés noirs médicamenteux sont la conséquence directe des dérives non pas du marché libre, qui n’existe pas en réalité, mais bien des marchés massivement régulés qu’on subit dans toutes les économies occidentales actuellement.

Et le pompon est qu’en plus, ces marchés alternatifs fournissent une qualité de service largement suffisante aux besoins pratiques des malades et des consommateurs, à des prix bien plus faibles que ceux des marchés officiels, régulés, comme l’expose très clairement cet article de Vice.

En définitive, il est assez peu probable qu’on parle en France de l’arrivée d’une concurrence aux pilules à 750$ pièce de Shkreli, ou qu’on en fasse les mêmes charrettes que lorsqu’il s’est agi de dénoncer, la morale en bandoulière, les agissements du patron sans scrupules. Idéologiquement, cette arrivée rapide d’une solution indépendante de l’État, qui illustre par l’exemple les bienfaits de la concurrence, ce n’est guère jugé vendable.

Ne vous attendez donc pas à un torrent de partages Facebook ou à une avalanche de tweets joyeux pour annoncer que la concurrence capitaliste nous sauve une fois encore du méchant capitalisme.

capitalism

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Source : http://h16free.com/2017/10/15/59327-redite-heureusement-la-concurrence-nous-sauve-du-mechant-capitalisme