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Délation bien ordonnée commence par soi-même

lundi 16 octobre 2017 à 09:00

La République du Bisounoursland ne serait plus aussi douce ni aussi câline si nos exceptionnelles Forces de l’Ordre et du Progrès Socialiste n’étaient pas tous les jours à l’affût. Oh, bien sûr, il y a les corrompus, les voleurs politiciens, les violences urbaines, les cambriolages, les agressions, les viols, les cas psychiatriques relâchés dans les rues avec un couteau, les camions fous et les voitures schizoïdes. Certes. Mais tout ceci est sans importance lorsque nos belles lignes droites d’autoroutes sont parcourues bien trop vite.

ZombisounoursEt pour cela, la République a tout prévu, tout cadré, tout planifié.

Il y a, bien sûr, des radars qui permettent de choper les impétrants. Il y a évidemment des cerfas, nombreux, vigoureux, en bonne santé et qui s’égaillent par grappes de douze à chaque forfait que ces bolides inconséquents osent perpétrer. Il y a surtout d’appétissantes législations bien précises et bien foutues qui permettent de remettre tout le monde dans le droit chemin.

C’est ainsi que, si vous roulez trop vite, même un peu, même sans danger, même pour rire, crac, vous serez verbalisé. Bien fait : tout le monde sait que la vitesse tue. Comme, par définition, votre vitesse est non nulle lorsque vous utilisez votre voiture, vous êtes un tueur en puissance dont il conviendra de faire expier les fautes, nombreuses, par le truchement d’une amende.

Et si jamais il vous vient la fantaisie ignoble de la régler sans tenir compte des petits alinéas et des cases à cocher des cerfas prévus à cet effet, là encore, la loi saura vous rappeler votre place.

C’est ainsi qu’en France, République socialiste du Bisounoursland, on peut fort bien être verbalisé pour avoir payé son amende trop vite, mésaventure qui pourrait bien se répéter à mesure que les nouvelles lois et les nouveaux cerfas seront découverts par les victimes expiatoires de l’Eglise Routière Universelle Française de Sécurité dont le sacerdoce consiste à distribuer l’extrême onction fiscale sous forme d’amendes forfaitaires.

En tout cas, le premier cas aura eu l’heur de faire quelques choux gras dans la presse : Bruno Cibin, un chef d’entreprise de Meurthe-et-Moselle, a vu multiplié par dix le montant de son amende pour excès de vitesse. Il avait certes bien réglé le PV de 45 euros dans les temps mais avait – l’infâme – oublié de dénoncer le fautif avant de payer.

En effet, le 24 août dernier, l’entrepreneur est flashé au guidon d’une moto de sa société sur l’A31. Recevant l’amende, il la règle rapidement sur internet… Bien mal lui en a pris puisque la loi a changé le premier janvier dernier : lorsque l’infraction est commise par un véhicule de société, le chef de l’entreprise doit dénoncer l’employé fautif et risque 450 euros d’amende en cas de manquement à cette obligation.

Eh oui : la police française ne peut guère se passer de l’implication citoyenne de tous et de chacun. La délation, déjà largement encouragée au niveau fiscal, est maintenant amplement favorisée dans différents aspects de notre vie quotidienne, y compris lors d’un petit dépassement de vitesse. On attend avec impatience les délations citoyennes de Madame Michu qui a jeté du plastique dans la poubelle pour le carton (et la solide amende qui ne manquera pas de remettre cette ignoble rombière sur le bon chemin). On frémit à l’idée qu’enfin, on va pouvoir dénoncer son voisin, hideux pollueur, qui part en laissant la lumière de son salon allumée. On palpite déjà en imaginant faire poursuivre les petits jeunes du quartier qui roulent dans des voitures hors d’âge reconnaissables à leurs volutes noires et forcément en infraction avec une demi-douzaine de lois éco-conscientes…

Dura lex, sed lex, et tout ça… Sauf que, malgré tout, cette histoire d’amende sur une amende pour non délation dénonciation, ça finit par agacer un tantinet les automobilistes.

En place depuis le premier janvier 2017, cette nouvelle infraction – introduite par le truchement de la loi dite de « modernisation de la justice » – sanctionne le fait de ne pas préciser l’identité de celui qui conduisait un véhicule verbalisé par l’un des 2 500 radars automatiques installés le long des routes françaises, et promet de rapporter d’autant plus à l’Etat et ses sbires qu’elle est aussi floue dans sa formulation que sujette à justice expéditive lorsqu’un vague tribunal est saisi. On imagine sans mal qu’aux centaines de millions d’euros que rapportent déjà les radars, cette nouvelle façon de procéder dans le détroussement d’automobiliste en ajoutera encore quelques juteux paquets.

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

Tout ceci serait tout à fait banal en République du Bisounoursland si, heureusement, l’Etat n’avait pas, encore une fois, agi avec la même désinvolture et incompétence que d’habitude, ruinant consciencieusement les efforts qu’il avait pu faire auparavant pour tenter de racketter avec adresse quelques pères de famille supplémentaires.

On apprend en effet que cette amende pour non-dénonciation est, en pratique, parfaitement impraticable et probablement illégale, à tel point que lorsqu’elle est correctement contestée, elle aboutit à un classement sans suite : entre des lettres de relances illégales et les procédures mal suivies, un nombre croissant d’officiers du ministère public préfère laisser tomber les poursuites lorsqu’il y a contestation.

Il faut dire qu’une partie des PV est remplie de mentions « Error » (oh, l’informatique étatique, quelle réussite !) et une autre concerne des infractions relevées avant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi… A ceci, il faut ajouter les comportements abusifs voire illégaux de certains officiers qui font, finalement, à peu près tout pour éviter que le PV, mal fichu et hautement contestable, ne soit présenté à un juge…

Bref, il apparaît surtout que si cette nouvelle loi a modernisé la justice, c’est en la rapprochant des mœurs les plus décontractées et désinvoltes voire carrément dissolues de la République, ou tout se vaut, tout est permis tant qu’il s’agit de faire payer le contribuable solvable…

Du reste, la foirade qui s’installe avec cette loi de délation industrielle semble bien partie pour avoir une petite sœur : finalement, se faire verbaliser pour avoir osé utiliser des vitres (trop) teintées sur son véhicule pourrait aboutir à un classement sans suite et l’annulation du PV. Et zut : la maréchaussée ne dispose pas de matériel homologué pour déterminer ce qu’une vitre trop teintée veut dire.

En somme, tout se déroule comme prévu, c’est-à-dire cahin-caha, de travers et avec d’innombrables embûches, à-coups et horions qui rendent l’ensemble aussi imprévisible que coûteux. De ce point de vue, les gouvernements qui se succèdent et mettent en place ces avanies mal foutues se suivent et se ressemblent : après de forts effets d’annonce tonitruants, beaucoup de procédures bâclées et de décrets poussés à la vite s’entassent dans les codes de loi et finissent leur amère existence à pourrir la vie des citoyens qui ne sont juste pas au courant que ces textes sont si mal bigornés qu’un avocat moyen parvient à les faire disparaître.

En définitive, ces gouvernements et les politiciens qui poussent ces textes montrent une vraie capacité à monter en épingle de faux problèmes (ici, celui de la non dénonciation, des vitres teintées, et demain, la présence de plastique dans les poubelles « carton » ou que sais-je), suivie d’une vraie capacité à apporter une solution inadaptée à ces problèmes mal identifiés, qui se réduit finalement à une vraie capacité à se foirer lors de l’application.

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Source : http://h16free.com/2017/10/16/59335-delation-bien-ordonnee-commence-par-soi-meme


[Redite] Heureusement, la concurrence nous sauve du méchant capitalisme

dimanche 15 octobre 2017 à 11:00

Article initialement paru le 29.10.2015

En 2015, la presse effarée découvrait qu’un vil capitaliste pouvait fort bien multiplier par 10, 100 ou 1000 le prix d’un médicament et pousser les malades aux pires extrémités (holdup, kidnapping, extorsion, trafic, syndicalisme, vente de Jul sous le manteau…) pour s’en procurer. Malheureusement, cette presse effarée oubliait dans la foulée de présenter avec le même retentissement l’apparition sur le même marché de firmes, elles aussi bassement capitalistes, proposant le même médicament à des prix abordables.

Eh oui : le capitalisme est décidément le meilleur remède au capitalisme… Oubli commode de la presse francophone.

Mi-septembre, la presse découvrait, choquée jusque dans les tréfonds de son âme, que le capitalisme débridé pouvait pousser certains patrons à augmenter les prix d’un médicament de 5000% et qu’il n’existait aucun moyen de l’obliger à baisser ses prix et, éventuellement, de lui briser les rotules même sur le plan purement métaphorique, parce que ce qu’il faisait était parfaitement légal.

Sans surprise, les médias français n’avaient pas hésité à relayer l’abominable histoire, si illustrative des dérives du capitalisme débridé et dérégulé qui sévit bien sûr outre-Atlantique dans ce berceau de l’anti-collectivisme primaire (forcément primaire).

drogues - souvenez vous les enfants elles sont super chères

En substance, profitant du rachat d’une petite entreprise pharmaceutique, le patron, un certain Martin Shkreli, avait augmenté de 13,50 dollars à 750 dollars le prix de la pilule de Daraprim, un médicament utilisé pour la lutte contre certains protozoaires sanguins comme la toxoplasmose, le paludisme, la leishmaniose. Le fourbe capitaliste n’en était pas à son coup d’essai puisqu’il avait déjà, en 2011, procédé de la même façon pour un autre médicament lors du rachat d’une autre société, Rétrophin, dont le conseil d’administration n’avait guère goûté ses méthodes et avait fini par le débarquer.

La révélation avait largement entraîné le lot de partages Facebook et Twitter expliquant dans quelle mesure ce patron était un parfait salaud d’exploiter ainsi la maladie de certains individus et d’en tirer un si juteux profit alors qu’il n’avait, en réalité, rien fait pour développer le médicament. Cependant, si les jugements moraux s’épanchèrent sans problèmes dans les pleuroirs sociaux officiels, il n’y aura pas eu beaucoup d’analyse de fond du problème, des rapports incestueux entre la FDA et les prix de marché des médicaments outre-Atlantique, ni beaucoup de billets pour noter que le médicament en question ne disposait plus du moindre brevet.

Notons tout de même l’exception heureuse d’un billet paru sur Contrepoints et qui remettait quelque peu les pendules à l’heure, en rappelant qu’au vu des contraintes nécessaires à la vente d’un équivalent générique aux États-Unis, qualifier le marché de la santé américain de non-régulé est un déni de réalité profond, voire une vaste bouffonnerie qui n’étonnera que le lecteur inattentif de la presse subventionnée française.

Presse subventionnée qui, si elle fut la première sur le pont à cracher sur le patron en question, oubliera totalement de faire son travail lorsqu’une concurrence apparaîtra. Il faut dire que la distribution de bons points et de moraline en barils est devenue une spécialité que beaucoup de journalistes ont bien du mal à dépasser.

Et quand je parle de concurrence, ce n’est pas innocent.

Hollande fucking loves cocaineEn fait, un mois après la hausse de prix stratosphérique (et économiquement idiote) imposée par Shkreli, on découvre qu’une société entend maintenant fournir une alternative bon marché aux pilules devenues inabordables : Imprimis Pharmaceuticals, de San-Diego, qui établit les préparations magistrales pour des patients individuels, a expliqué récemment qu’elle allait fournir les composés actifs du Daraprim (la pyriméthamine et l’acide folinique) à raison de 99 dollars pour un flacon de 100 capsules.

Oui, vous avez bien lu, contre une méchante firme capitaliste apatride dévoreuse de chatons communistes et de malades de la malaria, une solution simple a été trouvée assez rapidement (en un mois), par le marché lui-même : la concurrence d’une autre firme, elle aussi bêtement capitaliste et attirée par les profits évidents qu’une clientèle avide d’économies ne manquera pas de lui procurer. Ce serait presque caricatural si ce n’était réel, mais il faut le redire : le meilleur outil contre le capitalisme reste le capitalisme lui-même, qui démontre encore une fois qu’il se régule très bien tout seul. Il faut aussi insister sur l’évidence que le problème ne se serait pas posé en premier lieu si les procédures de production d’un médicament n’étaient pas déjà relativement complexes, et si la production d’un générique n’était pas rendue presque impossible par, justement, une régulation tous azimuts, soit l’exact opposé de ce que le marché a trouvé comme solution fonctionnelle…

CorporatismeDe façon d’ailleurs parfaitement ironique, c’est aussi le marché qui trouve les moyens opérationnels de contourner le déluge de régulations parfois invraisemblables, dont une bonne partie répond avant tout à des motivations purement corporatistes ou protectionnistes, au détriment des patients et, plus généralement, des consommateurs, depuis le malade jusqu’au médecin en passant par les assurances et les systèmes de santé massivement étatisés, qui doivent supporter de façon directe ou indirecte tous les surcoûts engendrés mécaniquement par ces empilements légaux, bureaucratiques et « régulatoires ». Eh oui : les marchés noirs médicamenteux sont la conséquence directe des dérives non pas du marché libre, qui n’existe pas en réalité, mais bien des marchés massivement régulés qu’on subit dans toutes les économies occidentales actuellement.

Et le pompon est qu’en plus, ces marchés alternatifs fournissent une qualité de service largement suffisante aux besoins pratiques des malades et des consommateurs, à des prix bien plus faibles que ceux des marchés officiels, régulés, comme l’expose très clairement cet article de Vice.

En définitive, il est assez peu probable qu’on parle en France de l’arrivée d’une concurrence aux pilules à 750$ pièce de Shkreli, ou qu’on en fasse les mêmes charrettes que lorsqu’il s’est agi de dénoncer, la morale en bandoulière, les agissements du patron sans scrupules. Idéologiquement, cette arrivée rapide d’une solution indépendante de l’État, qui illustre par l’exemple les bienfaits de la concurrence, ce n’est guère jugé vendable.

Ne vous attendez donc pas à un torrent de partages Facebook ou à une avalanche de tweets joyeux pour annoncer que la concurrence capitaliste nous sauve une fois encore du méchant capitalisme.

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Source : http://h16free.com/2017/10/15/59327-redite-heureusement-la-concurrence-nous-sauve-du-mechant-capitalisme


Un peu de fun avec l’immobilier : et si l’Etat devenait votre copropriétaire obligatoire ?

vendredi 13 octobre 2017 à 09:00

En matière de taxe, toute idée est toujours bonne à prendre. Oui, « toute » et oui, « toujours ». Certes, je vous l’accorde, il pourrait vous venir une idée vraiment ridicule, stupide voire obscène tant elle atteindrait à des principes fondamentaux, mais peu importe : si l’idée a traversé votre esprit, même alcoolisé, il se trouvera forcément au moins un dépravé au crochet de l’Etat pour la proposer très sérieusement. À ce dépravé, on pourra sans mal adjoindre une coterie d’imbéciles doublée de deux douzaines de démagos putrides pour en faire une loi très concrète. L’Histoire écrira la suite très simplement.

Et si vous doutez encore que les lois de la République sont bel et bien produites sur ce mode méprisable, c’est que vous n’avez pas encore bien pris l’ampleur de la fange intellectuelle dans laquelle se vautre une part croissante de nos politiciens et de leurs conseillers.

Heureusement, l’actualité met un point d’honneur à nous rappeler, avec une belle régularité, à quel point ceux qui nous gouvernent veulent absolument notre bien, tout notre bien, sans contrepartie, pour leur usage personnel, et qu’ils souhaitent se l’approprier rapidement avec notre assentiment si possible ou, à défaut, notre vote — ce qui semble se réaliser avec une facilité déconcertante, du reste.

Le dernier exemple en date ne déçoit pas et nous est proposé par France Stratégie, cet inénarrable think-tank dont j’avais déjà évoqué les prouesses dans de précédents billets. Rappelez-vous : organe plus ou moins dérivé du Commissariat au Plan, ce machin plaqué formica aux odeurs naphtalines des années 60 et 70, France Stratégie regroupe une belle brochette de fins analystes appointées par l’Etat qui nous ont pondu l’idée lumineuse d’une taxe sur les loyers fictifs, dont le principe consistait à taxer les propriétaires habitant leur propre logement et se versant donc un loyer putatif (mais très taxable).

L’idée, aussi grotesque et inique fut-elle, n’en occupa pas moins les esprits le temps qu’elle fut sur la table. On doit l’absence de réalisation concrète jusqu’à présent à la levée de boucliers et à la consternation vocale d’une grande partie des propriétaires qui avaient probablement refroidi le gouvernement d’alors dans la mise en place de cette ignominie supplémentaire.

On ne s’étonnera donc pas de retrouver la même coterie d’économistes impénitents lancés sur une nouvelle charge futuriste qui aboutit, on s’en doute, à une nouvelle idée brillante. Et encore une fois, avec une régularité de coucou suisse, cela se concrétise bien sûr par une nouvelle taxe.

Cette fois-ci, puisqu’on a écarté l’idée de transformer chaque propriétaire en locataire de lui-même, il s’agira de faire en sorte que l’État devienne copropriétaire de tous les terrains construits résidentiels « à hauteur d’une fraction fixée de leur valeur », ce nouveau droit de propriété étant incessible. Ainsi et instantanément, tous les propriétaires deviendrait alors redevables d’une somme annuelle correspondant à la partie possédée par l’État.

Si, jusqu’à présent, vous ne sentez rien dans vos parties basses, rassurez-vous, ça va venir. En effet, le paiement de cette somme annuelle ne serait pas obligatoire : dans le cas où le propriétaire « choisirait » de ne pas payer, l’État aurait l’extrême onctuosité de ne pas lui péter les deux rotules mais dans ce cas, la fraction du terrain possédée par l’État augmenterait d’autant d’année en année et il pourrait alors récupérer la somme due à la première transaction sur le bien (vente ou transmission à un héritier). Autrement dit, renoncez suffisamment longtemps à payer votre écot, et pouf, votre héritage sera intégralement ponctionné par l’Etat.

Il y a des vols moins subtils.

just think of it as a tax

Oh, bien sûr, il ne s’agit que d’une piste de réflexion, qui ne fait l’objet d’aucun projet de mise en œuvre. Mais cette piste est si tentante et si bien mise en valeur qu’on imagine déjà l’un ou l’autre rond de cuir, âpre à la tâche de transposer cette grandiose spoliation subtile en loi solidement bétonnée.

On sait déjà quel contexte et quels arguments seront utilisés. Pour le contexte, il suffira de se placer dans le cas où la dette française devient subitement insupportable pour les finances publiques. On ne pourra décemment pas piquer directement l’argent des assurances vie et des comptes courants français. On le fera, bien sûr, mais ce sera ensuite, plus tard, caché, d’une autre façon ; de façon trop directe, cela ferait désordre et provoquerait probablement une petite révolution dont le pays a le secret et qui a le désagréable inconvénient de passer les dirigeants courants par les armes populaires. On préférera donc, dans un premier temps, utiliser ce genre de ponction immobilière.

En effet, il sera alors facile de rappeler que l’Etat s’est endetté (tout seul, magiquement, comme ça, pouf) bien moins vite que n’a augmenté le patrimoine immobilier des Français, que ce patrimoine est directement corrélé à la fortune (ben tiens, on n’a pas tout fait pour !) et qu’en conséquence, comme il faudra bien que quelqu’un rembourse cette dette (apparue toute seule comme par miracle, j’insiste), autant que ce soit en fonction de cette richesse là plutôt qu’une autre, n’est-ce pas. Et puis, en devenant co-propriétaire de tous ces beaux terrains immobiliers construits, l’Etat transforme radicalement sa crédibilité en tant qu’emprunteur&nbsp,: on sait qu’il pourra rembourser, moyennant l’éventuelle force de la Loi, l’expulsion du co-propriétaire récalcitrant permettant de régler bien des problèmes.

Cette appropriation unilatérale est, bien évidemment, parfaitement inique. Aussi séduisants soient les arguments et les avantages d’une telle expropriation larvée, il n’en reste pas moins que c’est un vol dont, normalement, la Loi, la Constitution et le droit naturel devraient protéger. Dans un pays où la dépense publique n’a pas arrêté de grimper et est directement responsable de cette dette qui déclencherait un tel montage scandaleux, tout ceci sera pourtant débattable, discuté et envisagé calmement.

Alors que l’Etat français est déjà en tête des plus dépensiers, cette brillante idée, par essence purement collectiviste, propulsera le pays un peu plus dans les douceurs communistes qui ont fait tant de bien à Cuba, la Corée du Nord, le Vietnam, l’Union Soviétique, l’Allemagne (surtout son côté est), et, plus récemment, le Venezuela qui n’a pour le moment pas envisagé cette solution pourtant alléchante pour se sortir de l’ornière forcément provoquée par (biffez les mentions gênantes) la chute du cours du pétrole, la CIA, le capitalisme apatride mangeur d’enfants communistes, le réchauffement climatique, l’Etat islamique, …

À lire cette proposition aussi farfelue qu’obscène au pays des Droits de l’Homme, on se souviendra des fines remarques de certains sur l’ultralibéralisme déchaîné du président Macron et on se prendra à espérer qu’effectivement, le nouvel arrivant à l’Elysée fera preuve d’un peu de lucidité libérale en ne conservant pas cette idée ridicule dans le carton des réformes qu’il a prévues.

Mais pour le moment, au vu des « réformes » et de la tempête d’ultra-turbo-« libéralisme » qui secoue la France, on peut raisonnablement s’inquiéter.

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Source : http://h16free.com/2017/10/13/59306-un-peu-de-fun-avec-limmobilier-et-si-letat-devenait-votre-coproprietaire-obligatoire


Et maintenant, du bon gros Youtube subventionné

mercredi 11 octobre 2017 à 09:00

Enfin, ça y est, la génération Flocon de Neige a trouvé comment s’en sortir dans la vie. Bien évidemment, il ne s’agit pas de développer des façons innovantes de « créer du lien », de « faire sens » ou de « vivre ensemble » mais, bien plus simplement, de taxer l’argent des autres. Finalement, c’est beaucoup plus simple. Et on va commencer par Youtube.

L’idée était dans l’air depuis quelques mois : en décembre de l’année dernière, je notais, consterné mais lucide, que cette frétillante génération de petits Caliméros tristes s’attirerait bien des problèmes en réclamant, des trémolos dans la voix, qu’on subventionne enfin leurs activités vidéogènes.

pub vintages facebook, youtube, twitter, skypeL’idée était à la fois simple et aussi taxophile que paresseuse intellectuellement : comme leurs productions sur Youtube ne leur permettent pas de vivre, il faut absolument les subventionner et dans ce cadre, le CNC (Centre National du Cinéma) semble tout indiqué pour relier les grosses poches d’argent public aux petits tétons distributeurs qui aspergeront généreusement différents profils de producteurs.

Et attention : ici, on ne parle pas de l’euro symbolique puisqu’il s’agit de jolies sommes. Jugez plutôt : selon l’annonce du CNC, un fonds d’aide sera donc créé et doté de 2 millions d’euros par an pour financer les créateurs de vidéos sur internet et ce, jusqu’à 30 000 euros, pour la création d’œuvres. Cette aide s’adressera aux créateurs vidéo ayant au moins 10.000 abonnés ou ayant été dans un Festival. Attendez, ce n’est pas tout : ce fonds permettra aussi d’aider les chaînes de créateurs jusqu’à 50 000€, pour les créateurs vidéo ayant 50 000 abonnés ou plus.

Oh, que voilà belle aubaine pour certains de ces « jeunes créatifs » dont on pouvait lire la prose lacrymale il y a moins d’un an dans laquelle, toute honte bue, les petits chevaliers de la ponction légale nous expliquaient que leurs œuvres méritaient amplement que soit ainsi mise en marche une solidarité nationale. Nos preux Flocons de neige, bousculés par des difficultés de monétisations, trouvaient ainsi pratique de faire marcher de force la « solidarité » de ceux qui ne regardent pas leurs contenus et de les obliger à les payer. Belle noblesse d’âme pour ces tendres enfants de l’Internet que de reproduire, quasiment à l’identique, le principe de la redevance télévisuelle qui a permis à la télévision française d’écrire ses plus belles pages de propagande et d’abêtissement des masses, surtout actuellement et alors que le montant versé aux chaînes publiques n’a jamais été aussi élevé !

Cependant, ne vous emballez pas : toute cette belle distribution se fera quand même dans un cadre bien organisé et bien délimité. Nous sommes en République du Bisounoursland, que diable, et elle réclame donc qu’on puisse déterminer avec précision qui mérite l’arrosage de qui en est définitivement exclu.

À cette fin, le CNC se réunira à raison de cinq commissions par an afin de sélectionner les « meilleurs » projets, soit une centaine en tout. Les mots importants à souligner au stylo bic vert dans la phrase précédente sont « commissions » et « meilleurs » ; ces commissions, c’est un peu le garde-fou ultime contre la méchanceté des éléments naturels, ces repères de lumière dans les tempêtes ténébreuses de la vie hors de France. Sans elles, la France aurait probablement une dette proche de 100% de son PIB, souffrirait de plus de 3 millions de chômeurs, de députés corrompus ou d’attentats abominables. Estimons-nous donc heureux que le CNC nous en ajoute une belle poignée vigoureuse autour de membres qu’on imagine déjà turgescents.

Quant à « meilleurs », que d’exégèses seront plus tard écrites sur cet épithète soyeux, même si on sait déjà que grâce à lui pourront être écartés (avec soulagement) tous ces youtubeurs nauséabonds dont les vidéos remplissent pourtant les critères clairement définis ! Grâce à l’intervention de ces commissions et au choix porté aux meilleurs projets, on est déjà rassurés de comprendre que les vidéos de certains ne recevront jamais le moindre centime que, de toute façon, les nauséabonds en question n’auraient jamais eu l’idée ni l’indécence de demander. Avouez cependant que des vidéos youtube de Soral, Dieudonné ou même Raptor Dissident (et tant d’autres qui m’excuseront certainement de les avoir oubliés), estampillées CNC, voilà qui donnerait à nos braves Flocons Quémandeurs d’excellentes occasions de s’exprimer en petits couinements plaintifs.

À défaut, voilà qui pose une petite question sur l’orientation que pourraient insidieusement donner ces commissions sur les meilleurs projets qu’elles choisiront… Et par effet de bord, on est en droit de se demander si ceux qui auront été touchés par la grâce du CNC et de la subvention publique ne seront pas immédiatement suspects aux yeux d’un public qui, doit-on le rappeler, a déjà fui en masse les médias traditionnels (télévision, radio, journaux) qui ne survivent plus guère que par la perfusion continue d’argent public.

Reste la certitude, d’ores et déjà réjouissante, que cette aimable distribution de pognon des autres va hâter la disparition des youtubeurs les plus agaçants. De la même façon que ces subventions ont irrémédiablement pourri la presse française, dont le niveau grammatical, orthographique, journalistique et politique atteignent maintenant des abysses insondables, de la même façon que l’arrosage compulsif du cinéma français avec l’argent gratuit des autres aura transformé une industrie capable de produire des chefs d’œuvres intemporels en une épave qui régurgite d’innombrables nanars invraisemblables à rythme soutenu et de la même façon que la télévision et la radio française ultra-subventionnées débitent maintenant une propagande si grossière qu’elle sert de support moqueur à tous les memes les plus comiques de l’internet français, on peut s’attendre à ce que les bonnes œuvres du CNC dissolvent durablement les petits talents micrométriques de nos youtubeurs phares dans la médiocrité la plus oubliable.

Difficile de trouver ça triste, d’autant qu’à cette certitude s’ajoute le paradoxe habituel des actions brouillonnes de l’Etat qui tente à la fois de taxer lourdement Youtube tout en voulant tendrement le subventionner. On dirait un jeune enfant qui tente de construire un édifice de cubes de ses petits doigts potelés et maladroits mais qui n’y arrive pas… et laisse après son passage un véritable champ de ruines.

Champ de ruines qui promet de s’étendre lorsqu’on apprend qu’après les prouesses du CNC dans le cinéma puis, comme on vient de le voir, sur les intertubes, on veut en calquer la funeste mécanique dans le monde de la musique.

Tout ceci va très bien se passer.

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Source : http://h16free.com/2017/10/11/59293-et-maintenant-du-bon-gros-youtube-subventionne


Immobilier : Nicolas Hulot veut punir les pauvres

lundi 9 octobre 2017 à 09:00

Pour faire disparaître la pauvreté, vous avez deux options : enrichir les pauvres, ou les harasser jusqu’à ce qu’ils disparaissent du paysage (par la fuite ou la mort). C’est apparemment cette dernière option que choisissent nos « amis » socialistes avec une constance effarante : Nicolas Hulot, écolo-socialiste en diable, vient de trouver une idée géniale pour encore accroître la pression sur les classes laborieuses.

Dans la lutte contre ces pauvres encombrants, quoi de mieux que de s’attaquer à l’immobilier ? C’est un angle d’attaque fort pratique : il a déjà été utilisé avec application par un nombre considérable de ministres et d’élus dans l’Histoire et offre donc une vaste surface de bombardement législatif. En outre, tout le monde sait que les pauvres ne sont pas si pauvres que cela s’ils sont propriétaires de leur logement, pardi ! De surcroît, une victime pas trop pauvre possédant un logement, c’est une cible fixe, toujours plus facile à viser. Enfin, toute opération de pilonnage fiscal contre ces populations pourrait bien rapporter des thunes dans l’escarcelle de l’Etat ; ça tombe bien : il en manque (toujours).

C’est donc sans surprise que notre hélicomane chlorophyllophile a choisi de taxer les passoires thermiques.

Pour faire passer la pilule, notre homme ne présentera pas cette avancée fiscale évidente comme un nouveau chapitre dans la lutte contre les pauvres mais utilisera l’argument de la transition écologique : on va accélérer la rénovation thermique des bâtiments à grands coups de taxes derrière la nuque, c’est lui qui vous le dit !

Pour cela, le ministre Hulot continue sur sa lancée du Plan Climat présenté il y a quinze jours dans une bouffée de fumée bio-compatible éco-consciente : comme les précédentes mesures se traduisent toutes par l’ouverture en grand des robinets à pognon et une prodigalité des phynances publiques qu’un pays pourtant exsangue ne devrait pas trop se permettre, il fallait s’attendre à un vague rééquilibrage. Puisqu’on distribue d’un côté, il va bien falloir collecter de l’autre.

Pour cela, le ministre propose plusieurs pistes. Elles seront noires, comme au ski, c’est-à-dire pentues, glissantes et particulièrement dangereuses pour le portefeuille moyen du contribuable concerné.

On trouve ainsi la création d’un bonus-malus portant sur la fiscalité des bailleurs, vaguement calqué sur le modèle automobile : on taxe plus lourdement un propriétaire de logement aux performances énergétiques médiocres (mauvaise isolation, chauffage pourri, …) que celui d’une bâtisse aux bonnes normes. Bien évidemment, on comprend ici à demi-mot que les propriétaires de petites maisons énergivores, construites à prix modérés il y a 20 ou 30 ans ou plus encore, en seront pour leurs frais. Les voilà obligés de faire des travaux (ce qui leur coûtera inévitablement de l’argent dont on voit mal pourquoi ils ne se rembourseront pas en augmentant leurs loyers). S’ils n’en font pas et qu’ils continuent de louer sans rien changer, il n’y a bien sûr aucun risque que cette nouvelle taxe fasse monter leurs prix de location. Aucun, c’est évident.

Comme l’imagination est véritablement au pouvoir, monsieur Hulot propose aussi d’obliger les propriétaires à faire des travaux avant toute vente, au risque de pénalités via l’augmentation des droits de mutation. Là encore, les populations les plus aisées, qui auraient de toute façon fait les travaux pour tirer le meilleur prix de leur vente, ne verront aucune différence après le passage de la tempête Hulot. Les autres, en revanche, pourront pleurer sur leur bien dont la valeur dégringolera au moins à valeur de la taxe prévue. Bien fait. Ils sont pauvres.

Plus amusant encore, dans le cadre d’un logement en location, les coûts de chauffage pourraient être partagés entre le locataire et le propriétaire si la facture est jugée trop élevée du fait d’une importante déperdition énergétique. Voilà qui n’incitera absolument pas le locataire à « favoriser » cette déperdition dans tous les cas où la prise en charge du propriétaire pourra lui faire baisser sa facture de chauffage plus que l’augmentation d’une déperdition habilement construite… Je prédis que certains locataires vont devenir très bon en études thermiques de leur logement… La rentabilité d’un logement loué pourrait s’en trouver amoindrie, et certains propriétaires pourraient peu goûter à la plaisanterie, retirant leur bien d’un marché locatif pas du tout tendu et dans un pays où la pénurie de logement n’existe absolument pas.

Tout ceci vous paraît fort mal emmanché ? Ces différentes propositions semblent ressembler à un nouveau largage de bombes sur le marché de l’immobilier ? C’est normal, mais ce n’est pas tout. En effet, si tout ceci ne suffit pas, Hulot menace d’imposer un « passeport énergétique » aux plus mauvais élèves, ces « passoires énergétiques » qui auront pour obligation d’être rénovées. Grâce à ce passeport, le propriétaire qui n’avait pas les moyens de mettre son bien aux normes trouvera un compte en banque joliment garni, des entreprises de travaux libres et bon marché, des ouvriers compétents et une administration au top pour l’aider à réaliser une belle transition écologique. Et une licorne.

Normalement, à ce point de la description, on se dit que notre monsieur Hulot est décidément un sacré blagueur ou un darwinien de la plus belle espèce qui sélectionnera les plus aptes à payer ces nouvelles taxes ; ♩ désolé ♪ les pauvres ♬ vous allez mourir ♫, mais détendez-vous : c’est pour la bonne cause écologique.

Eh oui. Mais ce serait oublier qu’en plus d’un fieffé vendeur de shampoings douteux, notre baroudeur hélicomane est aussi doté d’une intrépide capacité à raconter des carabistouilles plus grosses que lui : non seulement, il va dissoudre les pauvres dans les taxes (est-ce mieux que dans l’acide ?), mais en plus se fixe-t-il un objectif de rénover en dix ans toutes ces « passoires thermiques » occupées par les ménages les plus modestes, soit entre 7 et 8 millions de logements en France.

Afin de bien situer l’ampleur du défi, il est utile de rappeler que les deux ouragans immobiliers du précédent quinquennat, Delphine-B et Cécile-D, s’étaient fixé des objectifs de 500.000 logements rénovés par an, pour constater à la fin que cet objectif n’était pas atteint à 107.000 logement près (plus de 20%).

Avec une barre placé 16 fois plus haut et des propriétaires déjà complètement outrés, qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

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Source : http://h16free.com/2017/10/09/59265-immobilier-nicolas-hulot-veut-punir-les-pauvres