Hashtable http://h16free.com Site original : Hashtable Seine-Saint-Denis : derrière une prime, l’ensauvagement et le séparatisme http://h16free.com/?p=66819 ./?Seine-Saint-Denis-derrière-une-prime-l-ensauvagement-et-le-sépa Mon, 28 Sep 2020 09:00:13 +0200 Ce n’est pas parce que la France est sur la paille, que sa dette crève tous les plafonds dans une décontraction déconcertante du gouvernement qu’il faudrait pour autant refermer les robinets à argent gratuit des autres. La distribution peut donc continuer joyeusement. Voire s’accélérer, comme en Seine-Saint-Denis par exemple.

On apprenait en effet il y a presque un an par la voix du premier ministre de l’époque, un certain Édouard, épicier spécialiste du hard discount sur les principes républicains, que l’État allait s’engager à verser une solide prime à certains de ses agents restés au moins cinq ans en Seine-Saint-Denis : afin de pérenniser les fonctionnaires sur place, les autorités ont en effet trouvé judicieux d’octroyer jusqu’à 10.000€ de « prime de fidélité » pour ceux de ses agents qui resteraient dans le département cinq ans et plus.

Or, c’est à l’occasion du déplacement à Bobigny de l’actuel premier ministre, un type un peu falot avec un nom d’huile pour moteur, qu’il a été confirmé le versement de cette prime, dès le 1er octobre prochain, aux agents qui répondaient aux critères d’attribution. Il apparaît en effet qu’un tiers des magistrats et plus de 60% des enseignants doivent être renouvelé chaque année en Seine-Saint-Denis, ce département n’arrivant apparemment pas à retenir les bonnes volontés très longtemps.

Cette intéressante nouvelle nous permet au passage d’apprendre deux choses qui, bien sûr, ne sont pas mentionnées dans les petits articulets qui l’évoquent sans trop y toucher.

D’une part, il y aurait dans certains départements un taux d’attrition particulièrement élevé chez les agents de l’État au point qu’on en vienne à distribuer de solides primes pour y rester : serait-ce à dire que certaines zones de France sont à ce point si peu attractives qu’elles en font fuir les éléments les plus capables ?

Pourtant, ce département fait assurément partie d’un des plus vibrants d’activités hétéroclites de notre beau pays, au multiculturalisme pétillant, connu du monde entier. Peut-être est-ce cette activité débordante, ces festivités quasi-permanentes, cette ambiance quelque peu survoltée et cette population décidément très … jeune qui finit par user la bonne santé et la détermination des fonctionnaires qui y sont assignés ?

Ou peut-être cette ambiance masque-t-elle mal quelques incivilités un peu trop prononcées, des petits dérapages citoyens un peu trop festifs, une délinquance voire une criminalité un tantinet trop présentes ? Irait-on jusqu’à dire que ces agents, lassés de gérer un véritable torrent de boue avec les moyens du bords et, surtout, une parfaite et totale déresponsabilisation d’absolument toute la hiérarchie républicaine, s’enfuient dès qu’ils le peuvent d’un département qui, chaque jour qui passe, sombre dans cet ensauvagement que le Camp du Bien a rapidement qualifié de mythe avant de l’attribuer à une extrême-droite coupable de tous les maux ?

Non, cela ne peut pas être cette explication, tant tout le monde sait que ces dérives n’existent pas, ni en France en général, ni en Seine-Saint-Denis en particulier.

Alors pourquoi diable ?

Pourquoi les magistrats, les policiers, le personnel hospitaliers et les enseignants semblent fuir cette zone qui a pourtant tout pour plaire depuis une infrastructure de transports en commun rivalisant avec la capitale, jusqu’aux loyers modérés bien qu’à proximité géographique de Paris, Ville Lumière d’art et de culture resplendissante n’est-ce-pas…

En outre, la Seine-Saint-Denis n’est-elle pas l’un des départements les plus dotés en équipements culturels et sportifs, tant les politiques de la ville et autres déversement d’argent public y ont été ultra-généreux ces 40 dernières années ? Le 93 n’est-il pas de surcroît ce bastion de la gauche la plus à gauche, celle qui, sans conteste au moins sur le papier, se présente comme vraiment à l’écoute du peuple et superbement syntonisée avec ses besoins au point de toujours œuvrer pour lui ?

Rien que cette dernière raison devrait par exemple achever de convaincre les hussards noirs de la République de s’y précipiter. Pourtant, il n’en est rien. C’est vraiment surprenant.

On se demande vraiment pourquoi il n’y a pas plus de bousculade d’agents dans ce département devant tous ces atouts ! Si l’on y ajoute maintenant cette solide prime, on se demande si le gouvernement ne vient pas là de valoriser assez concrètement l’étendue du problème, en estimant à plus d’un mois de salaire net par an, pendant 5 ans, le fait d’aller dans le 93 plutôt que dans la Creuse (aussi pauvre, au passage, mais peut-être trop calme ?)…

D’autre part, le versement de cette prime nous permet d’apprendre une autre chose.

Ainsi donc, par essence, 15 millions d’euros seront consacrés tous les ans à primer indemniser des individus pour rester en Seine-Saint-Denis… En somme, c’est exactement à l’image de ces indemnités qu’on verse à ces fonctionnaires qu’on doit envoyer à l’autre bout du monde dans ces petits bouts lointains de la République. Ou, de la même façon, à cette « prime d’OPEX » que les militaires touchent lorsqu’ils sont à courir loin de leur caserne pour défendre le drapeau, la veuve, l’orphelin ou les intérêts plus ou moins clairs de notre Grande Et Belle République Une et Moyennement Indivisible Mais Tout De Même.

De ce point de vue, il ne semble donc pas complètement idiot de considérer que ce département devient, à l’instar de certaines îles lointaines où la présence des administrations françaises est jugé indispensable, des petits bouts de notre République détachée dans des zones inhospitalières et que les agents qui y officient y soient traités quasiment comme des expatriés ou des militaires en opération, et qu’ils doivent en tout cas être indemnisés pour le bel esprit de sacrifice qu’ils démontrent en acceptant d’y aller (et d’y purger cinq longues années).

Oui, vous l’avez compris : avec le versement de cette prime, maintenant officialisée et qui commencera à tomber dans quelques mois pour les heureux fonctionnaires présents depuis cinq ans sur place, le gouvernement officialise en creux cette notion de « séparatisme », attribuant à ce département un statut clairement séparé de ses petits camarades métropolitains.

Lorsqu’on se rappelle qu’en parallèle, rien n’est fondamentalement changé ni dans les politiques régaliennes, ni dans les hiérarchies et les décisions politiques, tout ceci sent à la fois l’efficacité et la solide maîtrise du problème.

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Ce n’est pas parce que la France est sur la paille, que sa dette crève tous les plafonds dans une décontraction déconcertante du gouvernement qu’il faudrait pour autant refermer les robinets à argent gratuit des autres. La distribution peut donc continuer joyeusement. Voire s’accélérer, comme en Seine-Saint-Denis par exemple.

On apprenait en effet il y a presque un an par la voix du premier ministre de l’époque, un certain Édouard, épicier spécialiste du hard discount sur les principes républicains, que l’État allait s’engager à verser une solide prime à certains de ses agents restés au moins cinq ans en Seine-Saint-Denis : afin de pérenniser les fonctionnaires sur place, les autorités ont en effet trouvé judicieux d’octroyer jusqu’à 10.000€ de « prime de fidélité » pour ceux de ses agents qui resteraient dans le département cinq ans et plus.

Or, c’est à l’occasion du déplacement à Bobigny de l’actuel premier ministre, un type un peu falot avec un nom d’huile pour moteur, qu’il a été confirmé le versement de cette prime, dès le 1er octobre prochain, aux agents qui répondaient aux critères d’attribution. Il apparaît en effet qu’un tiers des magistrats et plus de 60% des enseignants doivent être renouvelé chaque année en Seine-Saint-Denis, ce département n’arrivant apparemment pas à retenir les bonnes volontés très longtemps.

Cette intéressante nouvelle nous permet au passage d’apprendre deux choses qui, bien sûr, ne sont pas mentionnées dans les petits articulets qui l’évoquent sans trop y toucher.

D’une part, il y aurait dans certains départements un taux d’attrition particulièrement élevé chez les agents de l’État au point qu’on en vienne à distribuer de solides primes pour y rester : serait-ce à dire que certaines zones de France sont à ce point si peu attractives qu’elles en font fuir les éléments les plus capables ?

Pourtant, ce département fait assurément partie d’un des plus vibrants d’activités hétéroclites de notre beau pays, au multiculturalisme pétillant, connu du monde entier. Peut-être est-ce cette activité débordante, ces festivités quasi-permanentes, cette ambiance quelque peu survoltée et cette population décidément très … jeune qui finit par user la bonne santé et la détermination des fonctionnaires qui y sont assignés ?

Ou peut-être cette ambiance masque-t-elle mal quelques incivilités un peu trop prononcées, des petits dérapages citoyens un peu trop festifs, une délinquance voire une criminalité un tantinet trop présentes ? Irait-on jusqu’à dire que ces agents, lassés de gérer un véritable torrent de boue avec les moyens du bords et, surtout, une parfaite et totale déresponsabilisation d’absolument toute la hiérarchie républicaine, s’enfuient dès qu’ils le peuvent d’un département qui, chaque jour qui passe, sombre dans cet ensauvagement que le Camp du Bien a rapidement qualifié de mythe avant de l’attribuer à une extrême-droite coupable de tous les maux ?

Non, cela ne peut pas être cette explication, tant tout le monde sait que ces dérives n’existent pas, ni en France en général, ni en Seine-Saint-Denis en particulier.

Alors pourquoi diable ?

Pourquoi les magistrats, les policiers, le personnel hospitaliers et les enseignants semblent fuir cette zone qui a pourtant tout pour plaire depuis une infrastructure de transports en commun rivalisant avec la capitale, jusqu’aux loyers modérés bien qu’à proximité géographique de Paris, Ville Lumière d’art et de culture resplendissante n’est-ce-pas…

En outre, la Seine-Saint-Denis n’est-elle pas l’un des départements les plus dotés en équipements culturels et sportifs, tant les politiques de la ville et autres déversement d’argent public y ont été ultra-généreux ces 40 dernières années ? Le 93 n’est-il pas de surcroît ce bastion de la gauche la plus à gauche, celle qui, sans conteste au moins sur le papier, se présente comme vraiment à l’écoute du peuple et superbement syntonisée avec ses besoins au point de toujours œuvrer pour lui ?

Rien que cette dernière raison devrait par exemple achever de convaincre les hussards noirs de la République de s’y précipiter. Pourtant, il n’en est rien. C’est vraiment surprenant.

On se demande vraiment pourquoi il n’y a pas plus de bousculade d’agents dans ce département devant tous ces atouts ! Si l’on y ajoute maintenant cette solide prime, on se demande si le gouvernement ne vient pas là de valoriser assez concrètement l’étendue du problème, en estimant à plus d’un mois de salaire net par an, pendant 5 ans, le fait d’aller dans le 93 plutôt que dans la Creuse (aussi pauvre, au passage, mais peut-être trop calme ?)…

D’autre part, le versement de cette prime nous permet d’apprendre une autre chose.

Ainsi donc, par essence, 15 millions d’euros seront consacrés tous les ans à primer indemniser des individus pour rester en Seine-Saint-Denis… En somme, c’est exactement à l’image de ces indemnités qu’on verse à ces fonctionnaires qu’on doit envoyer à l’autre bout du monde dans ces petits bouts lointains de la République. Ou, de la même façon, à cette « prime d’OPEX » que les militaires touchent lorsqu’ils sont à courir loin de leur caserne pour défendre le drapeau, la veuve, l’orphelin ou les intérêts plus ou moins clairs de notre Grande Et Belle République Une et Moyennement Indivisible Mais Tout De Même.

De ce point de vue, il ne semble donc pas complètement idiot de considérer que ce département devient, à l’instar de certaines îles lointaines où la présence des administrations françaises est jugé indispensable, des petits bouts de notre République détachée dans des zones inhospitalières et que les agents qui y officient y soient traités quasiment comme des expatriés ou des militaires en opération, et qu’ils doivent en tout cas être indemnisés pour le bel esprit de sacrifice qu’ils démontrent en acceptant d’y aller (et d’y purger cinq longues années).

Oui, vous l’avez compris : avec le versement de cette prime, maintenant officialisée et qui commencera à tomber dans quelques mois pour les heureux fonctionnaires présents depuis cinq ans sur place, le gouvernement officialise en creux cette notion de « séparatisme », attribuant à ce département un statut clairement séparé de ses petits camarades métropolitains.

Lorsqu’on se rappelle qu’en parallèle, rien n’est fondamentalement changé ni dans les politiques régaliennes, ni dans les hiérarchies et les décisions politiques, tout ceci sent à la fois l’efficacité et la solide maîtrise du problème.

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Immobilier : la délicate séquestration de la caution… http://h16free.com/?p=66797 ./?Immobilier-la-délicate-séquestration-de-la-caution Fri, 25 Sep 2020 09:00:31 +0200 Un texte de Nafy-Nathalie et h16

Il y avait longtemps que l’État ne s’était pas mêlé d’immobilier. Heureusement, youpi, un nouveau projet de loi vient de voir le jour. Pas de doute : quand il s’agit d’inventer des mesures pour développer des rapports plus harmonieux entre les vilains propriétaires qui refusent de louer leurs logements et les gentils locataires ont du mal à se loger, l’État a de la ressource : la nôtre.

Selon le principe que si cela ne marche pas, c’est forcément qu’on n’a pas essayé assez fort, l’ambition de l’État reste donc de développer des rapports « équilibrés » et « conformes à l’intérêt général » du parc locatif privé : comme les lois précédentes ont déséquilibré les relations entre les locataires et les propriétaires, on va en introduire de nouvelles et ça va marcher. Forcément.

Sans surprise, l’État revient donc occuper le devant de la scène avec la loi du député Nogal, qui vient de pondre 37 propositions dans un dodu rapport. Cette loi proposée le 14 janvier dernier, qui devrait probablement être adoptée, tourne autour de trois mesures phares, dont notamment la mise sous séquestre du dépôt de garantie qui est versé par le locataire au propriétaire, au moment de la signature du bail.

Nous aurons l’occasion de revenir sur les deux autres propositions, mais cette mise sous séquestre promet déjà un fort taux de croustillance.

Un seul intermédiaire pour tous les gérer

Normalement, le dépôt de garantie doit être restitué au plus tard dans les 2 mois qui suivent le départ du locataire déduction faite des éventuels travaux de remise en état. Or, le député Nogal note :

« 65% des actions en justice engagées par les locataires portent sur la non-restitution du dépôt de garantie. Par crainte de se voir privés de cette somme à la sortie de la location, les locataires font le choix de plus en plus fréquent de ne pas payer le dernier mois de loyer, privant dans les faits les propriétaires de toute garantie. »

65% ? Diable ! Les chiffres du ministère de la justice évoquent ici 7018 affaires dans un rapport de 2017… En face des 35 millions de logements loués en France, ces 7000 affaires justifient-elles une nouvelle loi et toutes les ressources financières et intellectuelles qui y seront consacrées ?

Le député motive cependant sa production législative en arguant du bénéfice de cette loi tant pour les locataires que pour les propriétaires, celle-ci réduisant considérablement la méfiance entre les deux parties dès lors qu’on applique une méthode qu’on retrouve chez nos voisins anglais ou belges : le dépôt de garantie sera séquestré chez un professionnel agréé jusqu’à la fin de la location, et sera reversé au locataire ou au bailleur, selon le cas, après accord ou décision de justice.

En somme, pour éviter un contentieux en cas de désaccord, la nouvelle loi prévoit de trancher les désaccords par contentieux. Malin.

Malgré tout, notons qu’une récente étude de SeLoger (décembre 2019), 60 % des locataires seraient favorables à cette consignation. Le rapport répondrait donc parfaitement à leur attente.

Manque de pot, c’est plus compliqué pour les propriétaires : selon une enquête menée fin 2019 auprès des bailleurs, 95% y seraient opposés comme le rappelle l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) qui refuse donc cette séquestration des dépôts de garantie plutôt considérée comme une confiscation.

En outre, le rapport comporte un autre écueil : définir un organisme tiers n’est pas simple.

Ainsi, la Caisse des Dépôts et Consignation (à laquelle le député pensait) a indiqué ne pas pouvoir recevoir ces fonds. Quant à l’ANIL, qui avait postulé, elle n’a pas été retenue.

Finalement, le député a revu sa copie et considéré que les administrateurs de biens, qui remplissent déjà ce rôle de manière traditionnelle, pourraient convenir : ils ont déjà les assurances financières et la responsabilité civile pour cela et sont régulièrement contrôlés par leurs caisses de garantie. Pourquoi dans ce cas déléguer cette mission à un autre organisme ? Cela n’a pas de sens et notre sémillant député a fini par le réaliser : ce que les professionnels font déjà parfaitement dans un cadre légal, ils peuvent continuer à le faire finalement puisque, malgré ses efforts, il n’a pas trouvé de solution pour le leur retirer.

De façon intéressante, on note au passage que 39% des locataires interrogés par l’étude de Seloger attendent aussi une défense juridique des professionnels de l’immobilier en cas de litige, montrant ainsi qu’ils n’ont pas compris que leurs dépôts de garantie seront en réalité consignés chez les représentants des propriétaires.

Malgré tout, pour Jean-Marc Torrollion, le président de la Fédération nationale de l’immobilier, « la séquestration des dépôts de garantie par les professionnels, pour les biens en gestion intermédiée ou de particulier à particulier, est un gage de sérieux et de garantie pour les propriétaires bailleurs ».

Cependant, pour Corinne Jolly, présidente du site de vente de Particulier à Particulier, il est nécessaire de s’opposer à ce projet de loi, puisque selon elle, deux tiers des Français ont choisi de louer de particulier à particulier, et ils ne veulent pas qu’on leur impose de passer par un intermédiaire qu’il faudra certainement rémunérer pour le service d’une manière ou d’une autre.

On le voit : ce n’est simple ni chez les particuliers, ni chez les professionnels.

Plusieurs questions se posent

Ainsi, qu’en est-il d’un éventuel conflit d’intérêt du professionnel, devenu arbitre par la force des choses (puisqu’il consigne les fonds et les restitue à la fin du bail si accord), et qui est en même temps mandataire du propriétaire et rémunéré par lui.. Comment s’assurer alors de sa neutralité ?

Avec ce nouveau rôle, les professionnels devront jouer un rôle de conseil, d’accompagnement et de conciliation dans les conflits entre propriétaires et locataires et parfois pour des mandats qu’ils ne gèrent pas forcément : ceci suppose du temps, d’engager leur responsabilité, le tout a priori sans rémunération puisque ce service est censé être gratuit…

Et à mesure que les fonds séquestrés seront plus importants, qui paiera la hausse des prix des garanties financières du professionnel ? Selon toute vraisemblance, il est probable qu’il devra – comme le font avocats et huissiers – se rémunérer sur les intérêts produits par les sommes séquestrées. Comment garantir alors des délais de restitutions aussi courts que possibles alors que l’intérêt bien compris consiste dans ce cas à allonger ces délais ?

En outre, lorsque le bail est signé entre particuliers, le locataire devra choisir le professionnel pour son séquestre de garantie. Ces administrateurs de biens devront-ils donc proposer cette prestation sans frais à des personnes extérieures à leur clientèle ? Que se passera-t-il si un locataire ne trouve pas d’administrateur pour recevoir les fonds ? L’État les forcera-t-il d’une manière ou d’une autre à les recevoir ?

Le député Nogal aurait pu mieux examiner les bonnes pratiques de nos voisins et s’inspirer un peu plus de celles de nos amis belges, par exemple : chez eux, les locataires séquestrent le dépôt de garantie auprès de leur propre banque qui le répartit à la fin du bail, sur présentation d’un papier co-signé par les deux parties. Le locataire garde les intérêts s’il y en a. La solution aurait été simple et rapide à mettre en place, les banques proposant déjà des garanties pour les loyers impayés. Mais en Socialie Triomphante, rien ne peut être simple.

En outre, quel aurait été l’intérêt de l’État dans de la simplicité ? On comprend en effet que l’accumulation de ces sommes séquestrées dans les « solutions » de notre député permettrait à l’État de mettre la main (au moins temporairement) sur des sommes potentiellement importantes, sans avoir à les collecter, et d’en imposer les intérêts, de façon totalement « transparente » pour les particuliers.

Et en cette période de disette économique, un tel gâteau est très tentant.

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Il y avait longtemps que l’État ne s’était pas mêlé d’immobilier. Heureusement, youpi, un nouveau projet de loi vient de voir le jour. Pas de doute : quand il s’agit d’inventer des mesures pour développer des rapports plus harmonieux entre les vilains propriétaires qui refusent de louer leurs logements et les gentils locataires ont du mal à se loger, l’État a de la ressource : la nôtre.

Selon le principe que si cela ne marche pas, c’est forcément qu’on n’a pas essayé assez fort, l’ambition de l’État reste donc de développer des rapports « équilibrés » et « conformes à l’intérêt général » du parc locatif privé : comme les lois précédentes ont déséquilibré les relations entre les locataires et les propriétaires, on va en introduire de nouvelles et ça va marcher. Forcément.

Sans surprise, l’État revient donc occuper le devant de la scène avec la loi du député Nogal, qui vient de pondre 37 propositions dans un dodu rapport. Cette loi proposée le 14 janvier dernier, qui devrait probablement être adoptée, tourne autour de trois mesures phares, dont notamment la mise sous séquestre du dépôt de garantie qui est versé par le locataire au propriétaire, au moment de la signature du bail.

Nous aurons l’occasion de revenir sur les deux autres propositions, mais cette mise sous séquestre promet déjà un fort taux de croustillance.

Un seul intermédiaire pour tous les gérer

Normalement, le dépôt de garantie doit être restitué au plus tard dans les 2 mois qui suivent le départ du locataire déduction faite des éventuels travaux de remise en état. Or, le député Nogal note :

« 65% des actions en justice engagées par les locataires portent sur la non-restitution du dépôt de garantie. Par crainte de se voir privés de cette somme à la sortie de la location, les locataires font le choix de plus en plus fréquent de ne pas payer le dernier mois de loyer, privant dans les faits les propriétaires de toute garantie. »

65% ? Diable ! Les chiffres du ministère de la justice évoquent ici 7018 affaires dans un rapport de 2017… En face des 35 millions de logements loués en France, ces 7000 affaires justifient-elles une nouvelle loi et toutes les ressources financières et intellectuelles qui y seront consacrées ?

Le député motive cependant sa production législative en arguant du bénéfice de cette loi tant pour les locataires que pour les propriétaires, celle-ci réduisant considérablement la méfiance entre les deux parties dès lors qu’on applique une méthode qu’on retrouve chez nos voisins anglais ou belges : le dépôt de garantie sera séquestré chez un professionnel agréé jusqu’à la fin de la location, et sera reversé au locataire ou au bailleur, selon le cas, après accord ou décision de justice.

En somme, pour éviter un contentieux en cas de désaccord, la nouvelle loi prévoit de trancher les désaccords par contentieux. Malin.

Malgré tout, notons qu’une récente étude de SeLoger (décembre 2019), 60 % des locataires seraient favorables à cette consignation. Le rapport répondrait donc parfaitement à leur attente.

Manque de pot, c’est plus compliqué pour les propriétaires : selon une enquête menée fin 2019 auprès des bailleurs, 95% y seraient opposés comme le rappelle l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) qui refuse donc cette séquestration des dépôts de garantie plutôt considérée comme une confiscation.

En outre, le rapport comporte un autre écueil : définir un organisme tiers n’est pas simple.

Ainsi, la Caisse des Dépôts et Consignation (à laquelle le député pensait) a indiqué ne pas pouvoir recevoir ces fonds. Quant à l’ANIL, qui avait postulé, elle n’a pas été retenue.

Finalement, le député a revu sa copie et considéré que les administrateurs de biens, qui remplissent déjà ce rôle de manière traditionnelle, pourraient convenir : ils ont déjà les assurances financières et la responsabilité civile pour cela et sont régulièrement contrôlés par leurs caisses de garantie. Pourquoi dans ce cas déléguer cette mission à un autre organisme ? Cela n’a pas de sens et notre sémillant député a fini par le réaliser : ce que les professionnels font déjà parfaitement dans un cadre légal, ils peuvent continuer à le faire finalement puisque, malgré ses efforts, il n’a pas trouvé de solution pour le leur retirer.

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Malgré tout, pour Jean-Marc Torrollion, le président de la Fédération nationale de l’immobilier, « la séquestration des dépôts de garantie par les professionnels, pour les biens en gestion intermédiée ou de particulier à particulier, est un gage de sérieux et de garantie pour les propriétaires bailleurs ».

Cependant, pour Corinne Jolly, présidente du site de vente de Particulier à Particulier, il est nécessaire de s’opposer à ce projet de loi, puisque selon elle, deux tiers des Français ont choisi de louer de particulier à particulier, et ils ne veulent pas qu’on leur impose de passer par un intermédiaire qu’il faudra certainement rémunérer pour le service d’une manière ou d’une autre.

On le voit : ce n’est simple ni chez les particuliers, ni chez les professionnels.

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Ainsi, qu’en est-il d’un éventuel conflit d’intérêt du professionnel, devenu arbitre par la force des choses (puisqu’il consigne les fonds et les restitue à la fin du bail si accord), et qui est en même temps mandataire du propriétaire et rémunéré par lui.. Comment s’assurer alors de sa neutralité ?

Avec ce nouveau rôle, les professionnels devront jouer un rôle de conseil, d’accompagnement et de conciliation dans les conflits entre propriétaires et locataires et parfois pour des mandats qu’ils ne gèrent pas forcément : ceci suppose du temps, d’engager leur responsabilité, le tout a priori sans rémunération puisque ce service est censé être gratuit…

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En outre, lorsque le bail est signé entre particuliers, le locataire devra choisir le professionnel pour son séquestre de garantie. Ces administrateurs de biens devront-ils donc proposer cette prestation sans frais à des personnes extérieures à leur clientèle ? Que se passera-t-il si un locataire ne trouve pas d’administrateur pour recevoir les fonds ? L’État les forcera-t-il d’une manière ou d’une autre à les recevoir ?

Le député Nogal aurait pu mieux examiner les bonnes pratiques de nos voisins et s’inspirer un peu plus de celles de nos amis belges, par exemple : chez eux, les locataires séquestrent le dépôt de garantie auprès de leur propre banque qui le répartit à la fin du bail, sur présentation d’un papier co-signé par les deux parties. Le locataire garde les intérêts s’il y en a. La solution aurait été simple et rapide à mettre en place, les banques proposant déjà des garanties pour les loyers impayés. Mais en Socialie Triomphante, rien ne peut être simple.

En outre, quel aurait été l’intérêt de l’État dans de la simplicité ? On comprend en effet que l’accumulation de ces sommes séquestrées dans les « solutions » de notre député permettrait à l’État de mettre la main (au moins temporairement) sur des sommes potentiellement importantes, sans avoir à les collecter, et d’en imposer les intérêts, de façon totalement « transparente » pour les particuliers.

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Incendies californiens : encore un coup du Grand Réchauffement ! http://h16free.com/?p=66753 ./?Incendies-californiens-encore-un-coup-du-Grand-Réchauffement Wed, 23 Sep 2020 09:00:30 +0200 Comme si l’épidémie de covid ne suffisait pas, voilà à présent l’Amérique touchée à la fois par de solides intempéries sur la côte est, et des incendies ravageurs sur la côte ouest. Bien sûr, ce n’est pas encore officiellement la faute du président Trump (bien qu’on soupçonne qu’il ait évidemment un fort rôle dans ces horribles événements), mais c’est déjà, forcément, l’une des conséquences du réchauffement climatique. Forcément.

Pour tous ceux qui savent bien que l’Homme est le responsable de tout ce qui va mal dans ce monde, il ne fait bien sûr aucun doute que le réchauffement climatique est à la base de cet abominable phénomène de feux massifs dans la Californie démocrate américaine. Le Monde, journal d’excellence jamais en retard d’une information précise, pointue et solidement fact-checkée, nous l’explique d’ailleurs doctement en quelques lignes :

Les feux qui se multiplient à travers la planète sont associés à divers phénomènes anticipés par les scientifiques en raison du changement climatique : augmentation de la température et baisse des précipitations notamment.

C’est d’une logique implacable : comme l’Homme pollue, forcément, il fait plus chaud. Forcément. Et comme il fait plus chaud, forcément, il pleut moins. Comme il pleut moins, forcément, c’est plus sec. Comme c’est plus sec, forcément, ça s’enflamme mieux. C’est à la fois indépassable et à la portée d’un enfant de 5 ans, ce qui correspond d’ailleurs pile-poil à ce que les journalistes de la presse grand public visent directement avec leur production.

Dès lors, imaginer que ces feux de forêt de la côte ouest américaine ne sont pas reliés, d’une façon ou d’une autre, au dérèglement climatique, c’est sombrer dans un conspirationnisme qui, d’ailleurs, ne rebute pas Donald Trump qui ose ainsi prétendre qu’ils seraient davantage dûs à une « mauvaise gestion forestière ».

Cette explication est honteuse. Car oui, il est vraiment honteux de rappeler que cette région a un climat de type méditerranéen doublé de périodes de foehn (ici, des vents secs et chauds de Santa Ana) et qu’il faut en conséquence avoir une politique de prévention des incendies adaptée au climat de la région. Rappeler ceci, c’est faire le jeu du Rassemblement National capitalisme destructeur d’environnement !

De la même façon, il serait contre-productif de voir dans ces récents épisodes pyrogéniques un quelconque lien, même ténu, avec des événements particulièrement secs, comme « La Niña », qui affectent un peu trop commodément cette partie du Pacifique comme en atteste assez stérilement le Climate Prediction Center dont on se doute qu’il roule un petit peu trop pour Trump, à l’évidence. Et puis à la limite, tenir compte de ces phénomènes cycliques serait assez probablement faire le jeu des fachistes du turbolibéralisme carbopollueur !

De même, est-il vraiment pertinent de rappeler que, dans le budget fédéral de prévention des incendies, le travail de débroussaillage des forêt fédérales a été supprimé il y a de nombreuses années ? Est-il utile, pertinent même, de lourdement rappeler que certains États de la région ne font pas leur travail préventif ? Bien sûr que non puisque ces causes sont directement imputables aux administrations et aux décisions politiques. Et chacun sait (ou doit savoir) que les décisions politiques, toujours prises en concertation avec les citoyens et en accord avec les promesses électorales, aboutissent forcément à des actions positives et efficaces.

Ainsi, au contraire des autres activités humaines qui, polluantes, font grimper les températures, diminuent les précipitations et provoquent des catastrophes depuis ces incendies jusqu’à l’élection de gens pas comme il faut à des postes importants, l’évaporation des budgets de débroussaillage et le jmenfoutisme fédéral ne doivent pas être évoqués tant il est clair que ceci reviendrait à faire de la propagande néolibérale anti-gouvernement. Ce qui serait pro-Trump, voire fasciste, rappelons-le.

Enfin, compte-tenu du contexte californien où les énergies renouvelables ont enfin une part importante de la production électrique, il semble assez inopportun d’évoquer l’état de délabrement des infrastructures électriques de la région. Le sujet ne sera donc pas abordé et sera même cancelled écarté pour ne pas trigger déclencher d’émotions trop vives chez certaines personnes sensibles.

Il faut se rendre à l’évidence : l’homme est mauvais par nature, il rote, il pète, il se gratte le nez en remettant ensuite son masque avec ses doigts pleins de germes, et c’est lui qui, en polluant, en rejetant tout ce CO2, est responsable des feux de forêt californiens.

Oui, c’est indubitablement le réchauffement climatique et son porte-parole quasi-officiel, Donald Trump, qui sont responsables de ces incendies massifs de la côte ouest américaine. Ces feux n’ont rien à voir avec l’arrivée massive de citadins incultes des choses de la campagne, fuyant les villes invivables à force d’écologisme de combat, s’installant dans ces régions très sèches et qui tentent parfois d’intéressantes expériences.

Non, il faut se faire une raison : si tout ceci arrive, maintenant, alors que des élections américaines approchent, que la planète traverse une phase difficile sur le plan sanitaire et sur le plan économique, c’est évidemment parce que Gaïa a décidé de nous envoyer un message.

Et de la même façon que Greta, exhortant une salle vide, nous a fait prendre conscience de Notre Grande Culpabilité Dans La Mort De La Nature Et Des Ours Et Des Oiseaux Et Des Pandas, la pandémie, les feux de forêts, les inondations et les articles à ouverture facile qui refusent de s’ouvrir facilement sont, tous, autant de messages que la Nature nous adresse pour dire « Bon, ça va, là, ça suffit, il faut décroître un bon coup ».

C’est pourtant évident, saperlipopette !

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Comme si l’épidémie de covid ne suffisait pas, voilà à présent l’Amérique touchée à la fois par de solides intempéries sur la côte est, et des incendies ravageurs sur la côte ouest. Bien sûr, ce n’est pas encore officiellement la faute du président Trump (bien qu’on soupçonne qu’il ait évidemment un fort rôle dans ces horribles événements), mais c’est déjà, forcément, l’une des conséquences du réchauffement climatique. Forcément.

Pour tous ceux qui savent bien que l’Homme est le responsable de tout ce qui va mal dans ce monde, il ne fait bien sûr aucun doute que le réchauffement climatique est à la base de cet abominable phénomène de feux massifs dans la Californie démocrate américaine. Le Monde, journal d’excellence jamais en retard d’une information précise, pointue et solidement fact-checkée, nous l’explique d’ailleurs doctement en quelques lignes :

Les feux qui se multiplient à travers la planète sont associés à divers phénomènes anticipés par les scientifiques en raison du changement climatique : augmentation de la température et baisse des précipitations notamment.

C’est d’une logique implacable : comme l’Homme pollue, forcément, il fait plus chaud. Forcément. Et comme il fait plus chaud, forcément, il pleut moins. Comme il pleut moins, forcément, c’est plus sec. Comme c’est plus sec, forcément, ça s’enflamme mieux. C’est à la fois indépassable et à la portée d’un enfant de 5 ans, ce qui correspond d’ailleurs pile-poil à ce que les journalistes de la presse grand public visent directement avec leur production.

Dès lors, imaginer que ces feux de forêt de la côte ouest américaine ne sont pas reliés, d’une façon ou d’une autre, au dérèglement climatique, c’est sombrer dans un conspirationnisme qui, d’ailleurs, ne rebute pas Donald Trump qui ose ainsi prétendre qu’ils seraient davantage dûs à une « mauvaise gestion forestière ».

Cette explication est honteuse. Car oui, il est vraiment honteux de rappeler que cette région a un climat de type méditerranéen doublé de périodes de foehn (ici, des vents secs et chauds de Santa Ana) et qu’il faut en conséquence avoir une politique de prévention des incendies adaptée au climat de la région. Rappeler ceci, c’est faire le jeu du Rassemblement National capitalisme destructeur d’environnement !

De la même façon, il serait contre-productif de voir dans ces récents épisodes pyrogéniques un quelconque lien, même ténu, avec des événements particulièrement secs, comme « La Niña », qui affectent un peu trop commodément cette partie du Pacifique comme en atteste assez stérilement le Climate Prediction Center dont on se doute qu’il roule un petit peu trop pour Trump, à l’évidence. Et puis à la limite, tenir compte de ces phénomènes cycliques serait assez probablement faire le jeu des fachistes du turbolibéralisme carbopollueur !

De même, est-il vraiment pertinent de rappeler que, dans le budget fédéral de prévention des incendies, le travail de débroussaillage des forêt fédérales a été supprimé il y a de nombreuses années ? Est-il utile, pertinent même, de lourdement rappeler que certains États de la région ne font pas leur travail préventif ? Bien sûr que non puisque ces causes sont directement imputables aux administrations et aux décisions politiques. Et chacun sait (ou doit savoir) que les décisions politiques, toujours prises en concertation avec les citoyens et en accord avec les promesses électorales, aboutissent forcément à des actions positives et efficaces.

Ainsi, au contraire des autres activités humaines qui, polluantes, font grimper les températures, diminuent les précipitations et provoquent des catastrophes depuis ces incendies jusqu’à l’élection de gens pas comme il faut à des postes importants, l’évaporation des budgets de débroussaillage et le jmenfoutisme fédéral ne doivent pas être évoqués tant il est clair que ceci reviendrait à faire de la propagande néolibérale anti-gouvernement. Ce qui serait pro-Trump, voire fasciste, rappelons-le.

Enfin, compte-tenu du contexte californien où les énergies renouvelables ont enfin une part importante de la production électrique, il semble assez inopportun d’évoquer l’état de délabrement des infrastructures électriques de la région. Le sujet ne sera donc pas abordé et sera même cancelled écarté pour ne pas trigger déclencher d’émotions trop vives chez certaines personnes sensibles.

Il faut se rendre à l’évidence : l’homme est mauvais par nature, il rote, il pète, il se gratte le nez en remettant ensuite son masque avec ses doigts pleins de germes, et c’est lui qui, en polluant, en rejetant tout ce CO2, est responsable des feux de forêt californiens.

Oui, c’est indubitablement le réchauffement climatique et son porte-parole quasi-officiel, Donald Trump, qui sont responsables de ces incendies massifs de la côte ouest américaine. Ces feux n’ont rien à voir avec l’arrivée massive de citadins incultes des choses de la campagne, fuyant les villes invivables à force d’écologisme de combat, s’installant dans ces régions très sèches et qui tentent parfois d’intéressantes expériences.

Non, il faut se faire une raison : si tout ceci arrive, maintenant, alors que des élections américaines approchent, que la planète traverse une phase difficile sur le plan sanitaire et sur le plan économique, c’est évidemment parce que Gaïa a décidé de nous envoyer un message.

Et de la même façon que Greta, exhortant une salle vide, nous a fait prendre conscience de Notre Grande Culpabilité Dans La Mort De La Nature Et Des Ours Et Des Oiseaux Et Des Pandas, la pandémie, les feux de forêts, les inondations et les articles à ouverture facile qui refusent de s’ouvrir facilement sont, tous, autant de messages que la Nature nous adresse pour dire « Bon, ça va, là, ça suffit, il faut décroître un bon coup ».

C’est pourtant évident, saperlipopette !

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La loi inique permettant les squats n’est toujours pas abrogée http://h16free.com/?p=66774 ./?La-loi-inique-permettant-les-squats-n-est-toujours-pas-abrogée Mon, 21 Sep 2020 09:00:08 +0200 La France est une démocratie, elle respecte les droits de l’Homme et notamment la propriété individuelle reconnue par l’Article 2 de la Déclaration correspondante. Certes. Mais la République du Bisounoursland reste cependant une Socialie Triomphante en vertu de laquelle, ce qui est à l’État est à l’État (à commencer par votre salaire dont il consent à vous laisser une partie) et ce qui est à vous est, disons, ouvert à négociation.

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

C’est donc régulièrement, au détour de quelques faits divers sordides, que certains Français feignent d’apprendre que leur bien immobilier est, pour la Justice et la police française, un objet de droit mal identifié au sujet duquel un flou juridique certain s’est installé depuis quelques années.

Il y a quelques semaines, certains citoyens semblaient tout outrés en découvrant la mésaventure lamentable subie par deux retraités dans les Alpes-Maritimes qui découvraient leur résidence secondaire envahie par une famille devenue résidente sans le moindre droit ni titre, impossible à expulser devant une justice et une police rigoureusement inutiles. Par un heureux coup du sort (et quelques uns portés par le mari sur sa femme), on apprendra ensuite qu’un différend familial permettra d’envoyer le père au frais et la mère en foyer, péripétie qui autorisera les propriétaires légitimes à récupérer leur bien complètement saccagé par les parasites jusque là indélogeables.

Ces dernières jours, c’est une nouvelle affaire qui alimente la même chronique (en réalité déjà grosse de douzaines d’affaires de ce genre, parfois relatées dans ces mêmes colonnes) : une habitation dans la Nièvre se trouve à son tour occupée par une joyeuse bande de cancrelats dont les connaissances juridiques et une souplesse véritablement olympique avec la moralité leur permettent de parader, toujours sans droit ni titre et sans que les forces de l’ordre ni la justice ne puisse y mettre de l’ordre.

Fait intéressant : la multiplication des cas semblent rendre quelque peu nerveux l’édile du coin, un certain Didier Bourlon, qui explique avoir « peur que quelqu’un aille dans la maison et les fasse sortir de force, voire avec violence ».

Pensez donc ! De la violence, en France ?! Mais enfin, la République du Bisounoursland ne peut l’accepter, et en tout cas certainement pas lorsqu’il s’agit de gens bien comme il faut qui entendraient protéger leurs biens et leur propriété privée. Soit, il y a des cas où la police et la gendarmerie sauront ne pas intervenir lorsqu’une troupe de joyeux drilles parviennent à expulser des squatteurs (mais peut-être certains paramètres expliquent à eux seuls l’absence de réaction des forces de l’ordre dans ce cas, allez savoir)…

Force restera donc à la loi, même quand elle n’en a aucune et qu’elle est grossièrement détournée par des racailles, des associations soi-disant humanistes, des magistrats douillettement ou trop facilement complice et des forces de l’ordre diluées dans des hectolitres de cerfas.

En réalité, c’est un problème qui ne date pas d’hier puisqu’il est lié à une loi qui fut introduite en 1991 (l’article 61 de la loi du 9 juillet 1991) et qui a depuis largement vicié tout le droit à la propriété privée en France : cette loi scélérate, sous l’habituel couvert de bonnes intentions sirupeuses propres à ce gauchisme français qui détruit toute la société depuis plusieurs décennies maintenant, a introduit la nécessité d’une décision de justice pour expulser les occupants d’un logement, quel que soit leur titre d’occupation (ou l’absence de titre).

Cette disposition a très rapidement ouvert une brêche énorme dans le droit de propriété, dans laquelle se sont depuis engouffrés toute une coterie de coquins et de copains et autres associations soi-disant humanistes qui disposent maintenant d’un véritable arsenal législatif largement à leur avantage, rendant les positions des squatteurs inexpugnables suffisamment longtemps pour que le préjudice au propriétaire légitime soit énorme.

Depuis 1991, de rares esquisses de révision de cette loi furent tentées ; saluons le ratage de 2010 où les parlementaires avaient réussi à faire modifier la loi en redonnant un peu de marge de manoeuvre au propriétaire, pour voir malheureusement ces changements purement et simplement supprimés par les sénateurs communistes (quelle surprise !)… Mais au final, cette loi a, de majorité en majorité, toujours tenu bon depuis maintenant près de 30 ans, pour le plus grand bonheur des squatteurs et le malheur des propriétaires concernés, tous de la classe moyenne que la République a toujours su considérer comme un confortable paillasson ; par contraste à cette classe moyenne, on pourra d’ailleurs essayer d’aller squatter des résidences secondaires de célébrités (celles qui appellent bruyamment à l’accueil de toute la misère du monde, par exemple, mais jamais chez elles) ou de personnes ayant l’oreille du gouvernement, de la justice ou de la police, pour constater alors leur efficacité redoutable à faire revenir les choses dans leur ordre naturel…

Ici, on doit comprendre que ces affaires, ces faits divers scandaleux continueront de s’accumuler, nonobstant les petits bricolages actuels vantés par les habituels clowns gouvernementaux et dont on sait déjà qu’ils ne changeront rien à la déliquescence actuelle.

Et cela continuera ainsi car en trente ans s’est véritablement organisé toute une économie, une vie parallèle à toute légitimité, tout respect des droits fondamentaux des individus, que cette économie ne doit pas être trop perturbée au risque de briser sinon un vivrensemble, au moins un survivracôté encore suffisamment calme, et surtout que des dizaines de milliers d’individus, d’associations et de sociétés ayant pignon sur rue profitent maintenant directement de cet état de fait.

Cette loi de 1991, l’accumulation de principes gauchistes qui minent l’interprétation pourtant simple de « domicile », les décisions lamentables de la parodie de justice française en la matière ont, toutes, participé à éroder durablement le droit de propriété en France.

Mais est-ce vraiment étonnant dans le pays qui se gargarise tant des Droits de l’Homme ou n’est-ce pas plutôt l’illustration parfaite de toute l’hypocrisie de ses institutions ?

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La France est une démocratie, elle respecte les droits de l’Homme et notamment la propriété individuelle reconnue par l’Article 2 de la Déclaration correspondante. Certes. Mais la République du Bisounoursland reste cependant une Socialie Triomphante en vertu de laquelle, ce qui est à l’État est à l’État (à commencer par votre salaire dont il consent à vous laisser une partie) et ce qui est à vous est, disons, ouvert à négociation.

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

C’est donc régulièrement, au détour de quelques faits divers sordides, que certains Français feignent d’apprendre que leur bien immobilier est, pour la Justice et la police française, un objet de droit mal identifié au sujet duquel un flou juridique certain s’est installé depuis quelques années.

Il y a quelques semaines, certains citoyens semblaient tout outrés en découvrant la mésaventure lamentable subie par deux retraités dans les Alpes-Maritimes qui découvraient leur résidence secondaire envahie par une famille devenue résidente sans le moindre droit ni titre, impossible à expulser devant une justice et une police rigoureusement inutiles. Par un heureux coup du sort (et quelques uns portés par le mari sur sa femme), on apprendra ensuite qu’un différend familial permettra d’envoyer le père au frais et la mère en foyer, péripétie qui autorisera les propriétaires légitimes à récupérer leur bien complètement saccagé par les parasites jusque là indélogeables.

Ces dernières jours, c’est une nouvelle affaire qui alimente la même chronique (en réalité déjà grosse de douzaines d’affaires de ce genre, parfois relatées dans ces mêmes colonnes) : une habitation dans la Nièvre se trouve à son tour occupée par une joyeuse bande de cancrelats dont les connaissances juridiques et une souplesse véritablement olympique avec la moralité leur permettent de parader, toujours sans droit ni titre et sans que les forces de l’ordre ni la justice ne puisse y mettre de l’ordre.

Fait intéressant : la multiplication des cas semblent rendre quelque peu nerveux l’édile du coin, un certain Didier Bourlon, qui explique avoir « peur que quelqu’un aille dans la maison et les fasse sortir de force, voire avec violence ».

Pensez donc ! De la violence, en France ?! Mais enfin, la République du Bisounoursland ne peut l’accepter, et en tout cas certainement pas lorsqu’il s’agit de gens bien comme il faut qui entendraient protéger leurs biens et leur propriété privée. Soit, il y a des cas où la police et la gendarmerie sauront ne pas intervenir lorsqu’une troupe de joyeux drilles parviennent à expulser des squatteurs (mais peut-être certains paramètres expliquent à eux seuls l’absence de réaction des forces de l’ordre dans ce cas, allez savoir)…

Force restera donc à la loi, même quand elle n’en a aucune et qu’elle est grossièrement détournée par des racailles, des associations soi-disant humanistes, des magistrats douillettement ou trop facilement complice et des forces de l’ordre diluées dans des hectolitres de cerfas.

En réalité, c’est un problème qui ne date pas d’hier puisqu’il est lié à une loi qui fut introduite en 1991 (l’article 61 de la loi du 9 juillet 1991) et qui a depuis largement vicié tout le droit à la propriété privée en France : cette loi scélérate, sous l’habituel couvert de bonnes intentions sirupeuses propres à ce gauchisme français qui détruit toute la société depuis plusieurs décennies maintenant, a introduit la nécessité d’une décision de justice pour expulser les occupants d’un logement, quel que soit leur titre d’occupation (ou l’absence de titre).

Cette disposition a très rapidement ouvert une brêche énorme dans le droit de propriété, dans laquelle se sont depuis engouffrés toute une coterie de coquins et de copains et autres associations soi-disant humanistes qui disposent maintenant d’un véritable arsenal législatif largement à leur avantage, rendant les positions des squatteurs inexpugnables suffisamment longtemps pour que le préjudice au propriétaire légitime soit énorme.

Depuis 1991, de rares esquisses de révision de cette loi furent tentées ; saluons le ratage de 2010 où les parlementaires avaient réussi à faire modifier la loi en redonnant un peu de marge de manoeuvre au propriétaire, pour voir malheureusement ces changements purement et simplement supprimés par les sénateurs communistes (quelle surprise !)… Mais au final, cette loi a, de majorité en majorité, toujours tenu bon depuis maintenant près de 30 ans, pour le plus grand bonheur des squatteurs et le malheur des propriétaires concernés, tous de la classe moyenne que la République a toujours su considérer comme un confortable paillasson ; par contraste à cette classe moyenne, on pourra d’ailleurs essayer d’aller squatter des résidences secondaires de célébrités (celles qui appellent bruyamment à l’accueil de toute la misère du monde, par exemple, mais jamais chez elles) ou de personnes ayant l’oreille du gouvernement, de la justice ou de la police, pour constater alors leur efficacité redoutable à faire revenir les choses dans leur ordre naturel…

Ici, on doit comprendre que ces affaires, ces faits divers scandaleux continueront de s’accumuler, nonobstant les petits bricolages actuels vantés par les habituels clowns gouvernementaux et dont on sait déjà qu’ils ne changeront rien à la déliquescence actuelle.

Et cela continuera ainsi car en trente ans s’est véritablement organisé toute une économie, une vie parallèle à toute légitimité, tout respect des droits fondamentaux des individus, que cette économie ne doit pas être trop perturbée au risque de briser sinon un vivrensemble, au moins un survivracôté encore suffisamment calme, et surtout que des dizaines de milliers d’individus, d’associations et de sociétés ayant pignon sur rue profitent maintenant directement de cet état de fait.

Cette loi de 1991, l’accumulation de principes gauchistes qui minent l’interprétation pourtant simple de « domicile », les décisions lamentables de la parodie de justice française en la matière ont, toutes, participé à éroder durablement le droit de propriété en France.

Mais est-ce vraiment étonnant dans le pays qui se gargarise tant des Droits de l’Homme ou n’est-ce pas plutôt l’illustration parfaite de toute l’hypocrisie de ses institutions ?

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C’est dans le besoin qu’on reconnaît ces Amish http://h16free.com/?p=66730 ./?C-est-dans-le-besoin-qu-on-reconnaît-ces-Amish Fri, 18 Sep 2020 09:00:33 +0200 Grosse déception pour les citoyens totalement tirés au hasard dans le cadre de la Convention Climat Pour La Taxe, les Obligations, les Interdictions et les Bisous : le déploiement de la cinquième génération des standards pour la téléphonie mobile va finalement avoir lieu en France, malgré les efforts déployés pour sinon l’interdire, au moins la parer de tous les maux.

Dans les rangs de nos citoyens supayr-représentatifs de la société française où, hasard statistique étonnant, l’amour écologistoïde de la nature y est en proportion inverse des scores électoraux des verdolâtres, la consternation est totale : pourtant, c’était bien clair pour tous qu’on ferait des knackis aurait droit à une vraie politique écolo solidement ancrée dans le réel naturophile des citadins, saperlipopette !

Or, voilà-t-y pas que, lors d’un discours devant des entreprises du numérique à l’Élysée le 14 septembre, le président Macron a froidement douché les ardeurs de ces citoyens et des inévitables élus de gauche et autres écologistes qui avaient exhorté le gouvernement, quelques heures auparavant, à décider d’un moratoire sur le déploiement de la 5G, parce que, pardi, elle « va exponentiellement accélérer l’exploitation de ressources naturelles non renouvelables, la pollution due à l’extraction des métaux rares, et la génération de quantité de déchet pas ou peu recyclable » en plus de déclencher la peste, le choléra et la covid.

En effet, malgré ces arguments pourtant ciselés au coin du bon sens écologique de la plus sympathique des régressions décroissantiste, le chef de l’État a tout de même trouvé le toupet de confirmer le tournant du pays dans la voie numérique et donc d’encourager le déploiement de cette abominaffreuse 5G aux maux sans cesse grandissants. Pire, ce faisant, l’impétrant freluquet a même trouvé le moyen d’ironiser sur ceux qui préféreraient «le modèle amish» et le «retour à la lampe à huile».

Diable ! L’affront a été particulièrement mal pris par nos citoyens conventionnés et nos élus néo-collectivistes qui n’entendent pas se voir ainsi affublés de ce sobriquet sans réagir, quitte à s’approprier les Amish s’il le faut à coup de hashtag #JeSuisAmish sur twitter et par le truchement niaiseux de « manifestations » à huit ou neuf devant l’Élysée, toutes bougies sorties.

Et notre collectif d’éco-conscientisés faiblement carbonés rouspète d’autant plus fort que l’engagement à ce moratoire sur la 5G semblait inscrit dans les douzaines d’interdictions, de taxations, d’obligations et de vexations issues de leur Convention partisane !

Sapristi, si maintenant, le monde politique ne respecte plus ses promesses, mais où va-t-on, mes petits Amish, où va-t-on ? On commence comme ça, puis ensuite, on piétine la démocratie, on piétonne les centre-villes et on en finit une fois pour toute avec ce que le peuple pourrait vouloir ! Quelle perspective abominable, quelle horreur !

Cependant, au-delà même de la stupéfaction qui emplit ainsi le petit cœur tendre de nos fragiles écolos à l’hyperélectrosensibilité surdéveloppée, force est de constater que cette nouvelle passe d’armes entre l’engeance verte d’un côté et le chef de l’État et tout son gouvernement de l’autre illustre une nouvelle fois l’échec patent de la politique macronienne du « en-même temps » : brandissant son plus beau sourire pepsodent pour lancer la Convention citoyenne et se faire le plus écolo des présidents, le voilà obligé de renvoyer ces mêmes écolos dans leur pré (pour y chercher un proverbial bonheur champêtre) lorsque la triste réalité économique le rattrape quelques mois plus tard, et de jouer à présent la partition au moins aussi artificielle du président le plus technophile des technophiles dans une starteup-néchion à laquelle peu croient encore.

Eh oui : encore une fois, la culture du consensus bureaucratique obtenu au travers des habituelles tubulures chromées que sont les Comités, les Hautotorités, les Conventions ou les Commissions, ne permet guère de prendre des décisions, qu’elles soient courageuses ou simplement idiotes. En réalité, la culture du « en même temps » aboutit essentiellement à un immobilisme, ce même immobilisme qui a caractérisé Chirac, paralysé Sarkozy et douillettement contenté Hollande sur leurs mandats respectifs… Avec pour résultat le reste du monde qui, 20 ans plus avancé que la France, la regarde coincée à l’orée du XXIème siècle et qui semble à présent résolue à retourner au XXème.

Certes oui, la saillie de Macron est amusante en ce qu’elle rappelle utilement que les petits couinements de ces « écolos » ne sont que les sempiternelles complaintes des vendeurs d’apocalypse technologique et des technophobes sentencieux et moralisateurs du moment.

Mais cette expression occulte aussi le retard de plus en plus inquiétant que prend le pays dans tous les domaines de l’innovation, depuis son « principe de précaution » débile jusqu’à ses faucheurs volontaires en passant par les douzaines de néocollectivistes croyant inventer une formule de kolkhozes qui, cette fois-ci, fonctionneront au top.

Parce qu’on est en droit de se demander à quoi pensent ces élus, à quoi pensent ces « citoyens » conscientisés lorsqu’ils réclament ce moratoire : estiment-ils que tous les autres pays, qui suivent le chemin exactement inverse et s’emploient actuellement à déployer la 5G partout dans le monde, sont constitués d’idiots, de gouvernements assassins, de technophiles enragés et de destructeurs de l’environnement détendus de la radiation mortelle ?

La question n’est pas anodine, surtout lorsqu’on regarde l’état des lieux du déploiement de la 5G en France comparé au reste du monde :

Devant telle carte, difficile d’imaginer que l’Hexagone a obstinément raison et les 7 autres milliards d’humains se fourrent l’antenne 5G dans l’œil. Difficile d’imaginer que les citoyens des autres pays se sont tous faits berner, que les avantages qu’on décrit de la technologie en question ne sont que poudre aux yeux, et qu’en revanche, les zabominables zimpacts environnementaux ou sanitaires provoqués par ces ondes sont, eux, aussi probables qu’une grève de la SNCF en septembre…

Le fait est que la France prend encore du retard sur le reste des pays développés, que sa bureaucratie morbidement obèse est en train de l’achever à coup de cerfas derrière la nuque, et le fait est que les protestations grotesques de ces enfants gâtés avec beaucoup trop de temps libre vont, dans les prochaines années, se traduire par encore plus de chômage, d’assistanat et de misère : à la fin, les Français vont progressivement tous se retrouver Amish par la force des choses.

Et pendant ce temps, à Shanghaï…

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Grosse déception pour les citoyens totalement tirés au hasard dans le cadre de la Convention Climat Pour La Taxe, les Obligations, les Interdictions et les Bisous : le déploiement de la cinquième génération des standards pour la téléphonie mobile va finalement avoir lieu en France, malgré les efforts déployés pour sinon l’interdire, au moins la parer de tous les maux.

Dans les rangs de nos citoyens supayr-représentatifs de la société française où, hasard statistique étonnant, l’amour écologistoïde de la nature y est en proportion inverse des scores électoraux des verdolâtres, la consternation est totale : pourtant, c’était bien clair pour tous qu’on ferait des knackis aurait droit à une vraie politique écolo solidement ancrée dans le réel naturophile des citadins, saperlipopette !

Or, voilà-t-y pas que, lors d’un discours devant des entreprises du numérique à l’Élysée le 14 septembre, le président Macron a froidement douché les ardeurs de ces citoyens et des inévitables élus de gauche et autres écologistes qui avaient exhorté le gouvernement, quelques heures auparavant, à décider d’un moratoire sur le déploiement de la 5G, parce que, pardi, elle « va exponentiellement accélérer l’exploitation de ressources naturelles non renouvelables, la pollution due à l’extraction des métaux rares, et la génération de quantité de déchet pas ou peu recyclable » en plus de déclencher la peste, le choléra et la covid.

En effet, malgré ces arguments pourtant ciselés au coin du bon sens écologique de la plus sympathique des régressions décroissantiste, le chef de l’État a tout de même trouvé le toupet de confirmer le tournant du pays dans la voie numérique et donc d’encourager le déploiement de cette abominaffreuse 5G aux maux sans cesse grandissants. Pire, ce faisant, l’impétrant freluquet a même trouvé le moyen d’ironiser sur ceux qui préféreraient «le modèle amish» et le «retour à la lampe à huile».

Diable ! L’affront a été particulièrement mal pris par nos citoyens conventionnés et nos élus néo-collectivistes qui n’entendent pas se voir ainsi affublés de ce sobriquet sans réagir, quitte à s’approprier les Amish s’il le faut à coup de hashtag #JeSuisAmish sur twitter et par le truchement niaiseux de « manifestations » à huit ou neuf devant l’Élysée, toutes bougies sorties.

Et notre collectif d’éco-conscientisés faiblement carbonés rouspète d’autant plus fort que l’engagement à ce moratoire sur la 5G semblait inscrit dans les douzaines d’interdictions, de taxations, d’obligations et de vexations issues de leur Convention partisane !

Sapristi, si maintenant, le monde politique ne respecte plus ses promesses, mais où va-t-on, mes petits Amish, où va-t-on ? On commence comme ça, puis ensuite, on piétine la démocratie, on piétonne les centre-villes et on en finit une fois pour toute avec ce que le peuple pourrait vouloir ! Quelle perspective abominable, quelle horreur !

Cependant, au-delà même de la stupéfaction qui emplit ainsi le petit cœur tendre de nos fragiles écolos à l’hyperélectrosensibilité surdéveloppée, force est de constater que cette nouvelle passe d’armes entre l’engeance verte d’un côté et le chef de l’État et tout son gouvernement de l’autre illustre une nouvelle fois l’échec patent de la politique macronienne du « en-même temps » : brandissant son plus beau sourire pepsodent pour lancer la Convention citoyenne et se faire le plus écolo des présidents, le voilà obligé de renvoyer ces mêmes écolos dans leur pré (pour y chercher un proverbial bonheur champêtre) lorsque la triste réalité économique le rattrape quelques mois plus tard, et de jouer à présent la partition au moins aussi artificielle du président le plus technophile des technophiles dans une starteup-néchion à laquelle peu croient encore.

Eh oui : encore une fois, la culture du consensus bureaucratique obtenu au travers des habituelles tubulures chromées que sont les Comités, les Hautotorités, les Conventions ou les Commissions, ne permet guère de prendre des décisions, qu’elles soient courageuses ou simplement idiotes. En réalité, la culture du « en même temps » aboutit essentiellement à un immobilisme, ce même immobilisme qui a caractérisé Chirac, paralysé Sarkozy et douillettement contenté Hollande sur leurs mandats respectifs… Avec pour résultat le reste du monde qui, 20 ans plus avancé que la France, la regarde coincée à l’orée du XXIème siècle et qui semble à présent résolue à retourner au XXème.

Certes oui, la saillie de Macron est amusante en ce qu’elle rappelle utilement que les petits couinements de ces « écolos » ne sont que les sempiternelles complaintes des vendeurs d’apocalypse technologique et des technophobes sentencieux et moralisateurs du moment.

Mais cette expression occulte aussi le retard de plus en plus inquiétant que prend le pays dans tous les domaines de l’innovation, depuis son « principe de précaution » débile jusqu’à ses faucheurs volontaires en passant par les douzaines de néocollectivistes croyant inventer une formule de kolkhozes qui, cette fois-ci, fonctionneront au top.

Parce qu’on est en droit de se demander à quoi pensent ces élus, à quoi pensent ces « citoyens » conscientisés lorsqu’ils réclament ce moratoire : estiment-ils que tous les autres pays, qui suivent le chemin exactement inverse et s’emploient actuellement à déployer la 5G partout dans le monde, sont constitués d’idiots, de gouvernements assassins, de technophiles enragés et de destructeurs de l’environnement détendus de la radiation mortelle ?

La question n’est pas anodine, surtout lorsqu’on regarde l’état des lieux du déploiement de la 5G en France comparé au reste du monde :

Devant telle carte, difficile d’imaginer que l’Hexagone a obstinément raison et les 7 autres milliards d’humains se fourrent l’antenne 5G dans l’œil. Difficile d’imaginer que les citoyens des autres pays se sont tous faits berner, que les avantages qu’on décrit de la technologie en question ne sont que poudre aux yeux, et qu’en revanche, les zabominables zimpacts environnementaux ou sanitaires provoqués par ces ondes sont, eux, aussi probables qu’une grève de la SNCF en septembre…

Le fait est que la France prend encore du retard sur le reste des pays développés, que sa bureaucratie morbidement obèse est en train de l’achever à coup de cerfas derrière la nuque, et le fait est que les protestations grotesques de ces enfants gâtés avec beaucoup trop de temps libre vont, dans les prochaines années, se traduire par encore plus de chômage, d’assistanat et de misère : à la fin, les Français vont progressivement tous se retrouver Amish par la force des choses.

Et pendant ce temps, à Shanghaï…

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Lutter contre la fraude sociale ? Par la délation, bien sûr ! http://h16free.com/?p=66694 ./?Lutter-contre-la-fraude-sociale-Par-la-délation-bien-sûr Wed, 16 Sep 2020 09:00:32 +0200 J’en faisais mention dernièrement et la chose est maintenant à peu près connue, même si elle n’est que chuchotée dans les rédactions et sous les ors d’une République qui, au fond, s’en tamponne complètement : la fraude sociale est un vrai phénomène d’ampleur et la gestion des cotisations sociales par les institutions dédiées n’est qu’un immense foutoir où s’empilent complexités bureaucratiques, magouilles, coulage et opacités réglementaires épiques.

Pire : il semble même que la notion de contrôle des deniers publics dans le domaine social soit une aimable plaisanterie où l’approximation s’y dispute avec l’impérieuse nécessité d’un #PasDeVague, cette méthode autorisant des carrières pépères aux responsables et autres chefaillons des entités en charge de la manne sociale française.

Le constat est rude : les cas de fraudes se multiplient. Les erreurs des caisses s’accumulent, soit qu’elles tapent, pinaillent et enquiquinent avec ferveur les ayants-droits pourtant légitimes, soit lorsqu’elles oublient de contrôler, vérifier et sanctionner ceux qui ne le sont pas.

En pratique, tout montre que les douzaines d’organismes de recouvrement et de distribution des largesses sociales françaises ne disposent pas des moyens de contrôles qu’il serait normal de trouver pour les montants et le nombre de cotisants dont elles sont responsables.

Ah, sacré « manque de moyen » sur lequel harpent et harperont encore les syndicats collectivistes du pays… Et ce, même si les effectifs de ces usines à gaz tiède ne font qu’augmenter. Même si les enquêtes répétées de la Cour des comptes et des Parlementaires qui s’y frottent montrent tout autre chose : désorganisation chronique, résistance au changement obstinée, volonté de contrôler et d’endiguer la fraude extrêmement variable et en tout cas bien plus assujettie à des impératifs politiques changeants qu’à des nécessités de bonne gestion des deniers publics…

Bref : la sombre réalité française est que la fraude sociale est surtout utilisée (aussi discrètement que possible) comme l’un des leviers d’ajustement de la paix sociale, les « fuites » d’argent permettant d’assurer un calme apparent. On comprend dans ce cas que la volonté d’y mettre fin soit modérée par l’envie de conserver un statu quo douillet permettant de se faire réélire sans trop de difficultés…

Malheureusement, si le statu quo peut fonctionner en période de croissance et lorsque les tensions sociales sont faibles, il en va tout autrement lorsqu’explose le nombre de bénéficiaires de ces aides, à la faveur d’une crise majeure par exemple. L’argent sort alors à gros bouillons, il entre moins bien (forcément) et la fraude, jusque là fort bien vécue, devient plus qu’un gros caillou dans la chaussure. Et actuellement, alors que la crise sanitaire se transforme en crise économique douloureuse, la question de la fraude refait donc surface avec d’autant plus d’acuité : comment diable va-t-on pousser ces gros pachydermes mous de la Sécurité sociale franchouille à se réorganiser et se prendre en main pour enfin lutter efficacement contre la fraude sociale ?

Rassurez-vous : déjà, des solutions pointent leur nez !

C’est ainsi qu’on propose par exemple de mettre en place une belle et grande Délation Citoyenne : voilà que l’idée d’utiliser massivement la délation refait surface dans notre pays par le truchement d’un article dans lequel un frétillant Julien Damon amalgame joyeusement fraude sociale et fraude fiscale, montrant au passage tout le bordel qui peut règner dans la tête de certains.

« Contre les milliards d’euros d’évasion fiscale et d’escroquerie aux prestations sociales, il faut accepter et organiser les signalements par les particuliers. »

Jetant avec gourmandise dans un même panier toutes les fraudes sociales pratiquées par ces myriades de Français peu scrupuleux (et rarement chopés) avec ces entreprises qui, usant des procédés souvent légaux permettant l’optimisation fiscale, se retrouve avec des sommes dans des paradis fiscaux contrastant surtout avec l’enfer fiscal français, le journaliste tente dans un exercice de style assez surprenant de faire passer la délation des turpitudes des voisins pour un retour à un certain ordre moral dont la société aurait bien besoin afin de rentrer dans ses fonds.

Comparer ainsi les manœuvres des uns, qui tentent d’éviter ce qui est devenu une véritable l’extorsion fiscale, avec les magouilles des autres, qui tentent de percevoir des sommes qui ne leur sont pas dues, c’est assez croquignolet et, ma foi, fort habile car ce faisant, la proposition de la mise en place de Kommandaturs spécialisées dans la fraude fiscale et sociale choque juste assez pour cacher l’éléphant au milieu de la pièce : si l’on en vient à compter sur le citoyen goulûment badigeonné de moraline gluante, c’est bel et bien parce que les 137 (!) organismes en charge de cette couverture sociale sont devenus de telles usines à gaz qu’ils sont maintenant infoutus de faire des contrôles eux-mêmes.

Autrement dit : même après des prélèvements de plus de 1000 milliards annuels, les Français ne peuvent pas, pour ce prix, espérer avoir des institutions capables de fonctionner correctement.

En fait, tout montre même que plus les Français se font ponctionner l’arrière-train pour cette couverture, plus elle est mauvaise et moins elle est contrôlée ! À tel point qu’on en vient à leur demander de faire eux-mêmes le boulot, tant est cruelle l’indigence des organismes en place.

Formidable, ne trouvez-vous pas ?

Et puis notre vibrant journaliste, fervent adepte de la petite délation bien de chez nous, semble oublier un élément essentiel : pour qu’une délation ait un sens, il faut qu’elle soit suivie d’effet. Ceci suppose une police et une justice efficaces.

Las. Pour 1000 milliards, de nos jours, t’as plus rien : avec une police globalement écouillée par une avalanche de bureaucratie et de textes de lois complètement ubuesques, et une justice complètement à la ramasse dont la masse pensante est maintenant aux mains des pires gauchistes, on est en droit de s’interroger sur l’impact réel de milliers, pardon, millions de délations supplémentaires dans le domaine social.

Sérieusement : vous espérez vraiment que cette justice qui relâche sans broncher des violeurs multirécidivistes et laisse en liberté des truands notoires, des dealers, des psychopathes et tout ce que le pays compte de racailles, va être en mesure de s’occuper de la fraude sociale qui est menée, en grande partie, par les mêmes individus ?

Voilà qui fait montre d’un optimisme en béton armé.

optimisme

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Pire : il semble même que la notion de contrôle des deniers publics dans le domaine social soit une aimable plaisanterie où l’approximation s’y dispute avec l’impérieuse nécessité d’un #PasDeVague, cette méthode autorisant des carrières pépères aux responsables et autres chefaillons des entités en charge de la manne sociale française.

Le constat est rude : les cas de fraudes se multiplient. Les erreurs des caisses s’accumulent, soit qu’elles tapent, pinaillent et enquiquinent avec ferveur les ayants-droits pourtant légitimes, soit lorsqu’elles oublient de contrôler, vérifier et sanctionner ceux qui ne le sont pas.

En pratique, tout montre que les douzaines d’organismes de recouvrement et de distribution des largesses sociales françaises ne disposent pas des moyens de contrôles qu’il serait normal de trouver pour les montants et le nombre de cotisants dont elles sont responsables.

Ah, sacré « manque de moyen » sur lequel harpent et harperont encore les syndicats collectivistes du pays… Et ce, même si les effectifs de ces usines à gaz tiède ne font qu’augmenter. Même si les enquêtes répétées de la Cour des comptes et des Parlementaires qui s’y frottent montrent tout autre chose : désorganisation chronique, résistance au changement obstinée, volonté de contrôler et d’endiguer la fraude extrêmement variable et en tout cas bien plus assujettie à des impératifs politiques changeants qu’à des nécessités de bonne gestion des deniers publics…

Bref : la sombre réalité française est que la fraude sociale est surtout utilisée (aussi discrètement que possible) comme l’un des leviers d’ajustement de la paix sociale, les « fuites » d’argent permettant d’assurer un calme apparent. On comprend dans ce cas que la volonté d’y mettre fin soit modérée par l’envie de conserver un statu quo douillet permettant de se faire réélire sans trop de difficultés…

Malheureusement, si le statu quo peut fonctionner en période de croissance et lorsque les tensions sociales sont faibles, il en va tout autrement lorsqu’explose le nombre de bénéficiaires de ces aides, à la faveur d’une crise majeure par exemple. L’argent sort alors à gros bouillons, il entre moins bien (forcément) et la fraude, jusque là fort bien vécue, devient plus qu’un gros caillou dans la chaussure. Et actuellement, alors que la crise sanitaire se transforme en crise économique douloureuse, la question de la fraude refait donc surface avec d’autant plus d’acuité : comment diable va-t-on pousser ces gros pachydermes mous de la Sécurité sociale franchouille à se réorganiser et se prendre en main pour enfin lutter efficacement contre la fraude sociale ?

Rassurez-vous : déjà, des solutions pointent leur nez !

C’est ainsi qu’on propose par exemple de mettre en place une belle et grande Délation Citoyenne : voilà que l’idée d’utiliser massivement la délation refait surface dans notre pays par le truchement d’un article dans lequel un frétillant Julien Damon amalgame joyeusement fraude sociale et fraude fiscale, montrant au passage tout le bordel qui peut règner dans la tête de certains.

« Contre les milliards d’euros d’évasion fiscale et d’escroquerie aux prestations sociales, il faut accepter et organiser les signalements par les particuliers. »

Jetant avec gourmandise dans un même panier toutes les fraudes sociales pratiquées par ces myriades de Français peu scrupuleux (et rarement chopés) avec ces entreprises qui, usant des procédés souvent légaux permettant l’optimisation fiscale, se retrouve avec des sommes dans des paradis fiscaux contrastant surtout avec l’enfer fiscal français, le journaliste tente dans un exercice de style assez surprenant de faire passer la délation des turpitudes des voisins pour un retour à un certain ordre moral dont la société aurait bien besoin afin de rentrer dans ses fonds.

Comparer ainsi les manœuvres des uns, qui tentent d’éviter ce qui est devenu une véritable l’extorsion fiscale, avec les magouilles des autres, qui tentent de percevoir des sommes qui ne leur sont pas dues, c’est assez croquignolet et, ma foi, fort habile car ce faisant, la proposition de la mise en place de Kommandaturs spécialisées dans la fraude fiscale et sociale choque juste assez pour cacher l’éléphant au milieu de la pièce : si l’on en vient à compter sur le citoyen goulûment badigeonné de moraline gluante, c’est bel et bien parce que les 137 (!) organismes en charge de cette couverture sociale sont devenus de telles usines à gaz qu’ils sont maintenant infoutus de faire des contrôles eux-mêmes.

Autrement dit : même après des prélèvements de plus de 1000 milliards annuels, les Français ne peuvent pas, pour ce prix, espérer avoir des institutions capables de fonctionner correctement.

En fait, tout montre même que plus les Français se font ponctionner l’arrière-train pour cette couverture, plus elle est mauvaise et moins elle est contrôlée ! À tel point qu’on en vient à leur demander de faire eux-mêmes le boulot, tant est cruelle l’indigence des organismes en place.

Formidable, ne trouvez-vous pas ?

Et puis notre vibrant journaliste, fervent adepte de la petite délation bien de chez nous, semble oublier un élément essentiel : pour qu’une délation ait un sens, il faut qu’elle soit suivie d’effet. Ceci suppose une police et une justice efficaces.

Las. Pour 1000 milliards, de nos jours, t’as plus rien : avec une police globalement écouillée par une avalanche de bureaucratie et de textes de lois complètement ubuesques, et une justice complètement à la ramasse dont la masse pensante est maintenant aux mains des pires gauchistes, on est en droit de s’interroger sur l’impact réel de milliers, pardon, millions de délations supplémentaires dans le domaine social.

Sérieusement : vous espérez vraiment que cette justice qui relâche sans broncher des violeurs multirécidivistes et laisse en liberté des truands notoires, des dealers, des psychopathes et tout ce que le pays compte de racailles, va être en mesure de s’occuper de la fraude sociale qui est menée, en grande partie, par les mêmes individus ?

Voilà qui fait montre d’un optimisme en béton armé.

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Gestion de la crise : vite, faisons pire, mais plus prudemment http://h16free.com/?p=66704 ./?Gestion-de-la-crise-vite-faisons-pire-mais-plus-prudemment Mon, 14 Sep 2020 09:00:43 +0200 Avec le Conseil de défense qui se tenait vendredi, on pouvait s’attendre à tout, y compris au ridicule, ce dernier n’ayant malheureusement plus la capacité sinon de tuer, au moins d’écarter les imbéciles et les incompétents du pouvoir. De façon étonnante, les déclarations qui suivirent furent, finalement, assez modérées…

Et malgré une certaine confusion pour savoir qui, finalement, devait aller devant les micros (on nous avait quand même annoncé Macron, puis Véran à 16 heures puis enfin Castex à 17h pour finir avec 8 minutes d’un concentré de Castex à 17h30), on en arrive à conclure qu’on va essentiellement continuer la même « stratégie » qu’avant, avec quelques ajustements à la marge, la machine semblant tout de même s’emballer.

C’est ainsi qu’on notera le ralentissement des tests. Après tout, si tester systématiquement est utile lorsque les tests sont fiables et qu’on cherche à savoir qui est malade, de quoi, et où, sombrer dans des tests approximatifs tous azimuts alors que leur fiabilité est moyenne revient à découvrir des montagnes de cas : ceci reste bien sûr fort pratique pour montrer de grosses courbes joufflues, mais c’est nettement moins utile pour prendre des décisions éclairées puisque l’information est, finalement, peu fiable. En revanche, cela permet de nourrir la chronique et d’entretenir une hystérie médiatique qu’un nombre croissant de Français comprend artificielle.

Du bon côté des choses, cela aboutit (enfin ?) à une certaine priorisation des tests à effectuer, ce qui aurait probablement dû être fait depuis longtemps ; comme d’habitude, notre gouvernement est passé d’un extrême à l’autre, depuis mars où les tests étaient en nombre anecdotiques et effectués sur des personnes pour lesquelles on était sûr du résultat, à septembre où on teste avidement même des porteurs de rhumes ou les personnes vaguement soupçonnées, sans guère de discrimination.

Parallèlement, on sent le gouvernement obligé de tenir compte des impératifs économiques de plus en plus pressants. Dans ce contexte, forcer à isoler pendant quatorze jours les personnes potentiellement contaminantes, c’est aussi accroître les coûts de ces isolations pour la collectivité alors qu’aucune littérature scientifique ne justifie pratiquement cette durée ; on peut donc saluer le choix de réduire cette durée à sept jours, tout en s’interrogeant sur ce qui a motivé nos autorités à conserver aussi longtemps la précédente durée arbitraire…

En toute honnêteté, l’absence de mesures-choc de ce Conseil est une bonne surprise mais on se doute instinctivement que le « meilleur » reste à venir.

On échappe sans aucun doute encore quelques jours à quelques pépites « sanitaires » qui ne manqueront pas d’advenir si jamais les chiffres, déjà tourbillonnants dans les rédactions de nos officines de propagande officielle, venaient à se traduire par une augmentation significative des malades et des morts.

Par exemple, on imagine déjà de fortes restrictions de liberté applicables jusque dans la sphère privée. Oh, bien sûr, ces décrets seront probablement invalidés, à un moment ou un autre, par un Conseil constitutionnel un peu mou mais pas complètement endormi. Mais le temps qu’il lui faudra pour rendre son verdict sera tout de même mis à profit pour aller, via le truchement de l’une ou l’autre « brigade sanitaire citoyenne », pruner quelques citoyens dans leur cadre familial. Ceci promet quelques intéressantes notules journalistiques.

J’exagère ? Espérons-le. Les préconisations du Conseil scientifique laissent pourtant planer un sombre doute…

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Regardons les choses en face : en mars et avril, le gouvernement pouvait encore prétendre prendre des mesures destinées à gérer la crise ; il n’a jamais été crédible et les mesures prises, liberticides, économiquement catastrophiques et sanitairement discutables, n’ont pas modifié la dynamique épidémique de façon sensible ou, en tout cas, pas de façon aisément prouvable.

Pire : les mois qui ont suivi ont surtout démontré sa capacité à amplifier les problèmes plus qu’à les résoudre. Comme d’habitude…

Cependant, force est de constater qu’actuellement, nous avons largement dépassé le domaine du purement sanitaire. Nous sommes définitivement entrés, comme prévu du reste, dans la sur-réaction hystérique, dont le but réel semble surtout d’occuper les esprits de la populace.

Ce n’est pas illogique, et la mécanique est imparable : après avoir préparé les Français à une véritable « guerre », il semble à présent impensable de calmer le jeu et de leur expliquer qu’en fait, c’est plutôt une escarmouche, que le gros de la tempête semble passé, qu’on a maintenant une bien meilleure idée de ce qui nous attend, des populations à risques, des traitements préventifs et palliatifs qu’on peut appliquer, des stratégies sanitaires qu’on peut mettre en place sans sombrer dans la panique.

Autrement dit, si une seconde vague, une résurgence, une saisonnalité (appelez ça comme vous voulez) devait advenir, eh bien soit mais nous ne sommes plus en mars : un gouvernement responsables, doté de gens compétents, apprend de ses erreurs et corrige le tir…

Ici, il n’en est rien. Au contraire même puisqu’il semble maintenant impossible d’expliquer que les exagérations d’alors doivent faire place à des protections évidentes des personnes à risque, un suivi raisonnable des personnes potentiellement atteintes et une gestion adaptée des malades, et ce d’autant que le corps médical a beaucoup appris en matière de traitement et d’atténuation des risques sur les malades.

En revanche, politiquement, tous les dirigeants ont fort bien compris l’intérêt immédiat qu’ils avaient à focaliser la population sur leurs éléments de langage, quitte à les faire débiter, systématiquement chaque soir, aux grand-messes journalistiques télévisuelles (notez ainsi qu’il ne se passe aucun 20H sans revenir sur les masques, leur impact et leur utilité, comme si ces éléments constituaient l’alpha et l’oméga d’une stratégie sanitaire crédible dans le pays).

Ce faisant, on évitera que la population s’interroge sur la facture finale tant sur le plan de l’économie que sur celui de la santé. Tout indique en réalité qu’en croyant privilégier cette dernière quitte à sabrer la première, le gouvernement a durablement fusillé les deux, en même temps : d’une part, le système de santé français est maintenant à genoux, les tensions qui le parcourent n’ont jamais été aussi fortes ; d’autre part, l’économie est en lambeaux et les prochains mois ont peu de chance d’apporter lait et miel aux entreprises et travailleurs français.

Quoi qu’il arrive vraiment concernant l’épidémie, on peut d’ores et déjà garantir que, tout comme l’état d’urgence duquel le gouvernement ne sort jamais qu’en prenant tout son temps, il fera absolument tout pour faire perdurer l’état d’urgence sanitaire. Au moment même où l’on devrait tout faire pour simplifier la situation, se concentrer sur l’efficace, et redonner un maximum de marge de manœuvres aux Français et aux entreprises, les restrictions de liberté vont au contraire continuer bon train et pousser tout le monde chaque jour un peu plus en Absurdie.

Forcément, ça va bien se passer.

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Et malgré une certaine confusion pour savoir qui, finalement, devait aller devant les micros (on nous avait quand même annoncé Macron, puis Véran à 16 heures puis enfin Castex à 17h pour finir avec 8 minutes d’un concentré de Castex à 17h30), on en arrive à conclure qu’on va essentiellement continuer la même « stratégie » qu’avant, avec quelques ajustements à la marge, la machine semblant tout de même s’emballer.

C’est ainsi qu’on notera le ralentissement des tests. Après tout, si tester systématiquement est utile lorsque les tests sont fiables et qu’on cherche à savoir qui est malade, de quoi, et où, sombrer dans des tests approximatifs tous azimuts alors que leur fiabilité est moyenne revient à découvrir des montagnes de cas : ceci reste bien sûr fort pratique pour montrer de grosses courbes joufflues, mais c’est nettement moins utile pour prendre des décisions éclairées puisque l’information est, finalement, peu fiable. En revanche, cela permet de nourrir la chronique et d’entretenir une hystérie médiatique qu’un nombre croissant de Français comprend artificielle.

Du bon côté des choses, cela aboutit (enfin ?) à une certaine priorisation des tests à effectuer, ce qui aurait probablement dû être fait depuis longtemps ; comme d’habitude, notre gouvernement est passé d’un extrême à l’autre, depuis mars où les tests étaient en nombre anecdotiques et effectués sur des personnes pour lesquelles on était sûr du résultat, à septembre où on teste avidement même des porteurs de rhumes ou les personnes vaguement soupçonnées, sans guère de discrimination.

Parallèlement, on sent le gouvernement obligé de tenir compte des impératifs économiques de plus en plus pressants. Dans ce contexte, forcer à isoler pendant quatorze jours les personnes potentiellement contaminantes, c’est aussi accroître les coûts de ces isolations pour la collectivité alors qu’aucune littérature scientifique ne justifie pratiquement cette durée ; on peut donc saluer le choix de réduire cette durée à sept jours, tout en s’interrogeant sur ce qui a motivé nos autorités à conserver aussi longtemps la précédente durée arbitraire…

En toute honnêteté, l’absence de mesures-choc de ce Conseil est une bonne surprise mais on se doute instinctivement que le « meilleur » reste à venir.

On échappe sans aucun doute encore quelques jours à quelques pépites « sanitaires » qui ne manqueront pas d’advenir si jamais les chiffres, déjà tourbillonnants dans les rédactions de nos officines de propagande officielle, venaient à se traduire par une augmentation significative des malades et des morts.

Par exemple, on imagine déjà de fortes restrictions de liberté applicables jusque dans la sphère privée. Oh, bien sûr, ces décrets seront probablement invalidés, à un moment ou un autre, par un Conseil constitutionnel un peu mou mais pas complètement endormi. Mais le temps qu’il lui faudra pour rendre son verdict sera tout de même mis à profit pour aller, via le truchement de l’une ou l’autre « brigade sanitaire citoyenne », pruner quelques citoyens dans leur cadre familial. Ceci promet quelques intéressantes notules journalistiques.

J’exagère ? Espérons-le. Les préconisations du Conseil scientifique laissent pourtant planer un sombre doute…

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Regardons les choses en face : en mars et avril, le gouvernement pouvait encore prétendre prendre des mesures destinées à gérer la crise ; il n’a jamais été crédible et les mesures prises, liberticides, économiquement catastrophiques et sanitairement discutables, n’ont pas modifié la dynamique épidémique de façon sensible ou, en tout cas, pas de façon aisément prouvable.

Pire : les mois qui ont suivi ont surtout démontré sa capacité à amplifier les problèmes plus qu’à les résoudre. Comme d’habitude…

Cependant, force est de constater qu’actuellement, nous avons largement dépassé le domaine du purement sanitaire. Nous sommes définitivement entrés, comme prévu du reste, dans la sur-réaction hystérique, dont le but réel semble surtout d’occuper les esprits de la populace.

Ce n’est pas illogique, et la mécanique est imparable : après avoir préparé les Français à une véritable « guerre », il semble à présent impensable de calmer le jeu et de leur expliquer qu’en fait, c’est plutôt une escarmouche, que le gros de la tempête semble passé, qu’on a maintenant une bien meilleure idée de ce qui nous attend, des populations à risques, des traitements préventifs et palliatifs qu’on peut appliquer, des stratégies sanitaires qu’on peut mettre en place sans sombrer dans la panique.

Autrement dit, si une seconde vague, une résurgence, une saisonnalité (appelez ça comme vous voulez) devait advenir, eh bien soit mais nous ne sommes plus en mars : un gouvernement responsables, doté de gens compétents, apprend de ses erreurs et corrige le tir…

Ici, il n’en est rien. Au contraire même puisqu’il semble maintenant impossible d’expliquer que les exagérations d’alors doivent faire place à des protections évidentes des personnes à risque, un suivi raisonnable des personnes potentiellement atteintes et une gestion adaptée des malades, et ce d’autant que le corps médical a beaucoup appris en matière de traitement et d’atténuation des risques sur les malades.

En revanche, politiquement, tous les dirigeants ont fort bien compris l’intérêt immédiat qu’ils avaient à focaliser la population sur leurs éléments de langage, quitte à les faire débiter, systématiquement chaque soir, aux grand-messes journalistiques télévisuelles (notez ainsi qu’il ne se passe aucun 20H sans revenir sur les masques, leur impact et leur utilité, comme si ces éléments constituaient l’alpha et l’oméga d’une stratégie sanitaire crédible dans le pays).

Ce faisant, on évitera que la population s’interroge sur la facture finale tant sur le plan de l’économie que sur celui de la santé. Tout indique en réalité qu’en croyant privilégier cette dernière quitte à sabrer la première, le gouvernement a durablement fusillé les deux, en même temps : d’une part, le système de santé français est maintenant à genoux, les tensions qui le parcourent n’ont jamais été aussi fortes ; d’autre part, l’économie est en lambeaux et les prochains mois ont peu de chance d’apporter lait et miel aux entreprises et travailleurs français.

Quoi qu’il arrive vraiment concernant l’épidémie, on peut d’ores et déjà garantir que, tout comme l’état d’urgence duquel le gouvernement ne sort jamais qu’en prenant tout son temps, il fera absolument tout pour faire perdurer l’état d’urgence sanitaire. Au moment même où l’on devrait tout faire pour simplifier la situation, se concentrer sur l’efficace, et redonner un maximum de marge de manœuvres aux Français et aux entreprises, les restrictions de liberté vont au contraire continuer bon train et pousser tout le monde chaque jour un peu plus en Absurdie.

Forcément, ça va bien se passer.

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Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
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France : une couverture et une fraude sociale légendaire ! http://h16free.com/?p=66674 ./?France-une-couverture-et-une-fraude-sociale-légendaire Fri, 11 Sep 2020 09:00:34 +0200 Il y a un an, en septembre 2019, l’affaire avait quelque peu agité la classe politique : Charles Prats, magistrat chargé de la coordination de la lutte contre la fraude aux finances publiques au ministère des Finances de 2008 à 2012 apprenait aux Français ébahis que notre vigoureux pays pouvait s’enorgueillir de recenser 84,2 millions d’individus bénéficiant de près ou de loin de notre système social.

Des millions de centenaires, des dizaines de millions d’assurés sociaux au-delà du seul nombre de citoyens français recensés : pas de doute, la République pouvait-elle alors se parer d’une générosité vraiment stupéfiante et pour ainsi dire légendaire tant ces chiffres reflétaient alors une qualité de vie qu’aucun autre pays ne pouvait prétendre arborer aussi insolemment (et en tout cas, pas sans faire une dette de – mettons au hasard – 2300 milliards d’euros).

À l’époque, l’énormité des chiffres et du coulage ainsi estimés a sorti de leur léthargie plus d’un lénifiant imbécile, ce qui ne les a pas empêchés de clamer ensuite, à qui voulait l’entendre, que ces chiffres étaient évidemment sinon faux, au moins issus d’erreurs abominables tant la Sécurité Sociale française ne pouvait se tromper à ce point. À l’évidence, si des erreurs existaient certainement, elles se comptaient probablement en milliers, pas en millions.

Quant à la fraude, elle restait marginale, voyons : entre une administration tenue de main de maître par l’élite énarchique de la nation et les contrôles, nombreux et institutionnalisés (Parlement, Cour des Comptes, médias évidemment au taquet dans leurs enquêtes journalistiques au plus serré), tout était fait en France pour que chaque sou soit tracé, suivi et dûment comptabilisé. Voyons. Enfin.

Pour dissiper les doutes et faire taire les mauvaises langues, il fut donc décidé de lancer une Commission d’enquête relative à la lutte contre les fraudes aux prestations sociales. Travaillant pendant ces mois d’incertitude sanitaire, au milieu d’un été bousculé par les péripéties politico-médicales et autres rebondissements médiatiques, cette commission au départ créée pour mettre fin aux fantasmes sur ces fraudes massives a abouti finalement à des conclusions sans équivoque : bon ben y’a des gens en trop dans les registres et puis tout n’est pas tout à fait carré, voilà, bon ahem hmpf voilà voilà.

Après débroussaillage, il reste donc 73,7 millions de bénéficiaires de l’assurance sociale française. Pour 67 millions de Français, c’est une redoutable performance qui donne enfin une juste appréciation des efforts consentis par ceux qui payent tout ça à la communauté reconnaissante (très très reconnaissante) : finalement, le directeur de la Sécurité sociale reconnaît 2,4 millions de dossiers « fantômes », ainsi que plus d’un demi-million de cartes sésames surnuméraires…

Et malgré son salaire, ses responsabilités et l’organisation au cordeau – forcément au cordeau – de Notre Sécurité Sociale Acquise de Haute Lutte, ce directeur est incapable de déterminer ce qui compose ces dossiers fantômes : touchent-ils des droits, ou pas ? On ne sait pas. Qui sont-ils ? On ne sait pas. Pourquoi sont-ils dans les registres ? On ne sait pas.

137 organismes pour gérer ce bordel infâme Système Que Le Monde Nous Envie, et pas un pour trier le merdier fichier, faire du nettoyage, tenter d’y voir clair… J’exagère ? Pas vraiment puisqu’en épluchant le rapport, ce qu’a fait Le Point, on découvre une expérience intéressante menée par les parlementaires-enquêteurs : ils ont soumis pour analyse 183 identités connues pour être frauduleuses (c’est-à-dire repérées comme telles par d’autres organismes), et 29 d’entre elles ont pourtant touché plus de 20.000 euros de prestations en mai 2020. Autrement dit : même lorsqu’enfin, une fraude est détectée par l’un des organismes, cela n’est en rien suffisant pour garantir que cette fraude cesse.

Dans la foulée, on apprend (sans grande surprise) que ces magnifiques administrations gèrent les budgets des prestations par le solide truchement de fichiers Excel. Oubliez SAP, oubliez les entrepôts de données : Excel suffit.

En fait, on ne sera qu’à moitié surpris qu’il en aille ainsi dans la plupart des autres administrations du pays : Word voire Wordpad pour les courriers, Powerpoint pour les plans de communication du gouvernement (quand ce n’est pas des Doodle sur Paint), décidément, la suite Office de Microsoft semble avoir poussé ses curseurs au maximum pour faire tenir debout la République française…

Même corroborée par une Cour des Comptes elle aussi aussi stupéfaite de l’ampleur des dégâts, l’analyse des parlementaires devant ces chiffres et ces ratages monumentaux ne sera probablement guère évoquée sur les plateaux télé et dans cette presse qui s’occupe plus des ruptures de quinoa dans certains arrondissements frémissants de la capitale que de la montée de violence dans tout le reste du pays.

Pourtant, elle a le mérite de pointer de gros problèmes dans la « culture du contrôle » de la plupart des organismes de Sécurité sociale française, à l’exception (notable apparemment) de la Caisse d’Allocations Familiales qui parvient à traquer les fraudeurs et peut remonter un taux de fraude représentant entre 2.7% et 3.6% des prestations versées. Soit entre 1,9 et 2,6 milliards d’euros par an tout de même.

Cela suppose donc, si l’on conserve ce chiffre de 2.25% de fraude en moyenne lorsque l’organisme est bien géré et les contrôles en place, un petit 16,7 milliards d’euros de fraudes sur les 741 milliards de prestations versées chaque années. Estimation basse (la Cour des Comptes évoque quant à elle 20 milliards) qui permet de mettre en perspective les véritables tortures administratives subies par ceux qui, parallèlement, tentent chaque mois de payer leurs prestations honnêtement.

En réalité, on sait pertinemment qu’en de nombreux endroits, si les contrôles ne sont pas menés, c’est précisément parce que s’ils l’étaient, ils révéleraient une fraude massive, organisée et qu’on se rendrait assez vite compte qu’elle est même pudiquement « oubliée », le déversement d’argent public de ces fraudes assurant à lui seul une paix sociale pourtant de plus en plus fragile.

Et dans ce contexte, on comprend fort bien que ce contrôle fort mollasson, à mailles très larges et sans grandes conséquences dans certaines entités n’est pas un bug, c’est une fonctionnalité apparue petit-à-petit à mesure qu’une économie parallèle se développait.

Le souci est que cette organisation, basée sur l’argent gratuit des autres, ne tient tant que cette manne continue à couler. La crise sanitaire, qui est en train de se doubler d’une crise économique carabinée, met profondément à mal à la fois le discours lénifiant (« mais non, il n’y a pas de fraude sociale, et puis de toute façon la fraude fiscale est plus zimportante, vite, sus aux riches ! ») et la pérennité de cet arrosage massif.

Ce même Charles Prats qui, il y a un an, déclenchait un petit prurit chez nos bien-pensants en révélant l’ampleur des dérives, va prochainement sortir un livre entier, argumenté, sur la fraude sociale dans le pays. Gageons qu’il sera beaucoup lu par les Français qui payent ce cirque, nettement moins par ceux qui leur demandent de payer, et pas du tout par ceux qui pourraient leur en parler dans les médias, ou seulement pour le dénigrer…

Le vivrensemble est à ce prix, hein.

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Il y a un an, en septembre 2019, l’affaire avait quelque peu agité la classe politique : Charles Prats, magistrat chargé de la coordination de la lutte contre la fraude aux finances publiques au ministère des Finances de 2008 à 2012 apprenait aux Français ébahis que notre vigoureux pays pouvait s’enorgueillir de recenser 84,2 millions d’individus bénéficiant de près ou de loin de notre système social.

Des millions de centenaires, des dizaines de millions d’assurés sociaux au-delà du seul nombre de citoyens français recensés : pas de doute, la République pouvait-elle alors se parer d’une générosité vraiment stupéfiante et pour ainsi dire légendaire tant ces chiffres reflétaient alors une qualité de vie qu’aucun autre pays ne pouvait prétendre arborer aussi insolemment (et en tout cas, pas sans faire une dette de – mettons au hasard – 2300 milliards d’euros).

À l’époque, l’énormité des chiffres et du coulage ainsi estimés a sorti de leur léthargie plus d’un lénifiant imbécile, ce qui ne les a pas empêchés de clamer ensuite, à qui voulait l’entendre, que ces chiffres étaient évidemment sinon faux, au moins issus d’erreurs abominables tant la Sécurité Sociale française ne pouvait se tromper à ce point. À l’évidence, si des erreurs existaient certainement, elles se comptaient probablement en milliers, pas en millions.

Quant à la fraude, elle restait marginale, voyons : entre une administration tenue de main de maître par l’élite énarchique de la nation et les contrôles, nombreux et institutionnalisés (Parlement, Cour des Comptes, médias évidemment au taquet dans leurs enquêtes journalistiques au plus serré), tout était fait en France pour que chaque sou soit tracé, suivi et dûment comptabilisé. Voyons. Enfin.

Pour dissiper les doutes et faire taire les mauvaises langues, il fut donc décidé de lancer une Commission d’enquête relative à la lutte contre les fraudes aux prestations sociales. Travaillant pendant ces mois d’incertitude sanitaire, au milieu d’un été bousculé par les péripéties politico-médicales et autres rebondissements médiatiques, cette commission au départ créée pour mettre fin aux fantasmes sur ces fraudes massives a abouti finalement à des conclusions sans équivoque : bon ben y’a des gens en trop dans les registres et puis tout n’est pas tout à fait carré, voilà, bon ahem hmpf voilà voilà.

Après débroussaillage, il reste donc 73,7 millions de bénéficiaires de l’assurance sociale française. Pour 67 millions de Français, c’est une redoutable performance qui donne enfin une juste appréciation des efforts consentis par ceux qui payent tout ça à la communauté reconnaissante (très très reconnaissante) : finalement, le directeur de la Sécurité sociale reconnaît 2,4 millions de dossiers « fantômes », ainsi que plus d’un demi-million de cartes sésames surnuméraires…

Et malgré son salaire, ses responsabilités et l’organisation au cordeau – forcément au cordeau – de Notre Sécurité Sociale Acquise de Haute Lutte, ce directeur est incapable de déterminer ce qui compose ces dossiers fantômes : touchent-ils des droits, ou pas ? On ne sait pas. Qui sont-ils ? On ne sait pas. Pourquoi sont-ils dans les registres ? On ne sait pas.

137 organismes pour gérer ce bordel infâme Système Que Le Monde Nous Envie, et pas un pour trier le merdier fichier, faire du nettoyage, tenter d’y voir clair… J’exagère ? Pas vraiment puisqu’en épluchant le rapport, ce qu’a fait Le Point, on découvre une expérience intéressante menée par les parlementaires-enquêteurs : ils ont soumis pour analyse 183 identités connues pour être frauduleuses (c’est-à-dire repérées comme telles par d’autres organismes), et 29 d’entre elles ont pourtant touché plus de 20.000 euros de prestations en mai 2020. Autrement dit : même lorsqu’enfin, une fraude est détectée par l’un des organismes, cela n’est en rien suffisant pour garantir que cette fraude cesse.

Dans la foulée, on apprend (sans grande surprise) que ces magnifiques administrations gèrent les budgets des prestations par le solide truchement de fichiers Excel. Oubliez SAP, oubliez les entrepôts de données : Excel suffit.

En fait, on ne sera qu’à moitié surpris qu’il en aille ainsi dans la plupart des autres administrations du pays : Word voire Wordpad pour les courriers, Powerpoint pour les plans de communication du gouvernement (quand ce n’est pas des Doodle sur Paint), décidément, la suite Office de Microsoft semble avoir poussé ses curseurs au maximum pour faire tenir debout la République française…

Même corroborée par une Cour des Comptes elle aussi aussi stupéfaite de l’ampleur des dégâts, l’analyse des parlementaires devant ces chiffres et ces ratages monumentaux ne sera probablement guère évoquée sur les plateaux télé et dans cette presse qui s’occupe plus des ruptures de quinoa dans certains arrondissements frémissants de la capitale que de la montée de violence dans tout le reste du pays.

Pourtant, elle a le mérite de pointer de gros problèmes dans la « culture du contrôle » de la plupart des organismes de Sécurité sociale française, à l’exception (notable apparemment) de la Caisse d’Allocations Familiales qui parvient à traquer les fraudeurs et peut remonter un taux de fraude représentant entre 2.7% et 3.6% des prestations versées. Soit entre 1,9 et 2,6 milliards d’euros par an tout de même.

Cela suppose donc, si l’on conserve ce chiffre de 2.25% de fraude en moyenne lorsque l’organisme est bien géré et les contrôles en place, un petit 16,7 milliards d’euros de fraudes sur les 741 milliards de prestations versées chaque années. Estimation basse (la Cour des Comptes évoque quant à elle 20 milliards) qui permet de mettre en perspective les véritables tortures administratives subies par ceux qui, parallèlement, tentent chaque mois de payer leurs prestations honnêtement.

En réalité, on sait pertinemment qu’en de nombreux endroits, si les contrôles ne sont pas menés, c’est précisément parce que s’ils l’étaient, ils révéleraient une fraude massive, organisée et qu’on se rendrait assez vite compte qu’elle est même pudiquement « oubliée », le déversement d’argent public de ces fraudes assurant à lui seul une paix sociale pourtant de plus en plus fragile.

Et dans ce contexte, on comprend fort bien que ce contrôle fort mollasson, à mailles très larges et sans grandes conséquences dans certaines entités n’est pas un bug, c’est une fonctionnalité apparue petit-à-petit à mesure qu’une économie parallèle se développait.

Le souci est que cette organisation, basée sur l’argent gratuit des autres, ne tient tant que cette manne continue à couler. La crise sanitaire, qui est en train de se doubler d’une crise économique carabinée, met profondément à mal à la fois le discours lénifiant (« mais non, il n’y a pas de fraude sociale, et puis de toute façon la fraude fiscale est plus zimportante, vite, sus aux riches ! ») et la pérennité de cet arrosage massif.

Ce même Charles Prats qui, il y a un an, déclenchait un petit prurit chez nos bien-pensants en révélant l’ampleur des dérives, va prochainement sortir un livre entier, argumenté, sur la fraude sociale dans le pays. Gageons qu’il sera beaucoup lu par les Français qui payent ce cirque, nettement moins par ceux qui leur demandent de payer, et pas du tout par ceux qui pourraient leur en parler dans les médias, ou seulement pour le dénigrer…

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2020 : l’effondrement silencieux http://h16free.com/?p=66608 ./?2020-l-effondrement-silencieux Wed, 09 Sep 2020 09:00:16 +0200 La crise sanitaire a été l’occasion en France de plusieurs tours de magie qui, bien que spectaculaires, n’ont pas tant défrayé la chronique pourtant peu avare de sensationnalisme…

C’est ainsi que des milliers d’élèves se sont évaporés dans la nature, sans que les institutions ne semblent pouvoir y faire grand-chose et dans ce qu’on pourrait appeler une relative indifférence : si quelques médias ont évoqué la question, ces disparitions n’ont pas semblé choquer plus profondément que ça ni Jean-Michel Toutvabien, ni les médias qui, une fois la nouvelle annoncée, sont tous bien vites repartis à leurs occupations habituelles (l’un, faire des protocoles rigolos, les autres, faire des infos rigolotes).

C’est donc sans surprises que l’éclipse partielle de profs (estimée à 40.000 d’entre eux tout de même) constatée au même moment n’a pas plus déclenché ni enquête administrative, ni brouhaha médiatique, ni exaspération parlementaire, ni grincements de dents contribuables ou citoyens.

Le confinement terminé, la tendance générale à l’étiolement des volontés et la perte plus ou moins complète des habitudes de travail se sont poursuivis, avec une difficulté visible à faire revenir les salariés dans les entreprises, à faire redémarrer une activité économique largement désorganisée autant par la crise sanitaire que sa gestion absolument calamiteuse par un gouvernement en mode poulet-sans-tête et aux injonctions paradoxales systématiques. À tel point que le Bruno de Bercy (qui aimerait vous faciliter le transit fiscal) s’inquiète de voir les Français nettement plus précautionneux que son gouvernement : là où ce dernier crame comme jamais dans l’Histoire, les premiers font tout pour se constituer un bas de laine en prévision de difficultés qui semblent s’accumuler comme autant de prophéties auto-réalisatrices.

Parallèlement, le confinement fut l’occasion pour tous les Français de mesurer assez justement la valeur des institutions qu’ils payent à grand frais, grosse ponction et moult taxes. Ils ont ainsi pu constater l’impossibilité criante de faire respecter les décrets gouvernementaux par une catégorie de population dissipée en opposition à un véritable sur-zèle sur une autre catégorie de population (essentiellement, la solvable qui ne met pas le feu à des voitures).

Et pendant que les élèves, les profs et les institutions s’évaporaient entre mars et mai 2020, le bon sens en faisait autant dans le pays. C’est ainsi qu’arrivé Septembre, il est admis qu’assis à une table avec une mousse et des cacahuètes, on peut ne pas porter de masque, alors qu’assis à une table avec un cahier et un crayon, on doit absolument le conserver. Une proposition serait dès lors de refiler des demis et des cacahuètes aux gamins à l’école, ce qui aurait le mérite d’harmoniser le pays.

Nombreux sont ceux qui ont noté que le masque est imposé, la burka interdite, tout en notant aussi que cacher son visage en voiture permet d’éviter de voir ses points disparaître du permis en cas de flash inopiné. Quelle attitude saine adopter ? Débrouillez-vous.

Et alors que le bon sens permet d’affirmer que la crise sanitaire a amplement montré le besoin, en France, de réduire la bureaucratie, nos fières élites se décident à remettre en place un Commissariat au plan disparu depuis des années, soit une proposition diamétralement opposée à ce qu’on avait compris. Dans la même veine et en tenant compte qu’aucun plan de relance n’a jamais été suivi d’effets, il convenait de tout faire pour ne surtout pas en pondre un nouveau : aussitôt dit, aussitôt refait avec un plan de relance à 100 milliards d’euros qui sortiront directement de 1000 licornes républicaines.

Et pendant que le reste du monde s’oriente résolument vers le Deep Learning, la 5G, l’exploration spatiale et le bio-engineering, le gouvernement français retrousse ses manches pour nous proposer de la laine de verre pour isoler nos passoires thermiques, des bicyclettes partout en ville et, surtout, des trains de nuit Paris-Nice voire Paris-Tarbes-Hendaye ce qui, il faut bien le dire, roxxe du poney.

Bref, on laisse s’installer des polémiques microscopiques et des ajustements politicards grotesques, mais on semble infoutu de régler les problèmes économiques et sécuritaires graves du pays sans en passer par la création ridicule de comités, de préfets spéciaux et autres organismes fromagers dont on sait déjà toute l’inutile obésité.

Cependant, ce n’est pas un hasard complet puisque, ce faisant, on obtient malgré tout une habile cristallisation du pays en camps de plus en plus haineux les uns contre les autres : des citadins contre des campagnards voire des gilets-jaunes prêts à tout casser, des minorités de plus en plus agressives contre le méchant racisme / le vilain patriarcat / l’abominable majorité écrasante, ceux qui bénéficient des clémences de la loi contre ceux pour lesquels on ne passera jamais rien (dura lex sed lex, surtout pour le blanc solvable non minoritaire), les jeunes (génération sacrifiée notamment celle des « milléniaux ») contre les vieux (notamment, les « boomers »), les secteurs protégés des frimas économiques (fonction publique des organismes étatiques et para-étatiques) contre le secteur privé exposé à tous les aléas économiques même (et surtout) les plus durs, les pro contre les anti-masque ou les pro contre les anti Raoult, …

Tout ceci n’est pas fortuit puisqu’il s’agit de la tactique politicienne du « diviser pour mieux régner », toujours efficace, tant elle a permis aux élites actuelles de se maintenir en jouant d’abord l’opposition factice « droite vs gauche », puis, maintenant « démocrates vs populistes » ou, disons « fachos contre castors ».

Malheureusement, cette tactique, bien qu’efficace pour la petite coterie au pouvoir, peut à la longue entraîner l’apparition de lignes de fracture profondes.

Fractures qui, petit-à-petit, bloquent le pays. La productivité, la qualité des relations interpersonnelles nécessitent une bonne entente. Sans elle, tout se délite progressivement. Le « contrat social » dont on nous rebat les oreilles, s’il pouvait prétendre exister il y a 50 ans et expliquer que certains fassent des efforts pour aider les autres en compensation de quoi, la société tout entière en bénéficiait, ce contrat social-là qui a permis de justifier tant les systèmes collectivistes de retraite, d’assurance sur la santé ou l’emploi, l’école « gratuite » (i.e. payée par certains) ou des infrastructures à la pointe (nucléaire, aérospatiale, routières ou ferroviaires par exemple), ce « contrat social » ne peut plus s’appuyer sur aucun de ces éléments à présent : les élèves et les profs disparaissent, les diplômes ne valent plus rien, le système de retraite est au bord de l’asphyxie, la gestion du chômage est absolument calamiteuse, le système de santé que le monde nous envie fait pâle figure après cette crise consternante et les infrastructures tombent en ruine

La caste aux manettes, sentant ce délitement ainsi que cette perte rapide de confiance et de légitimité, accélère dans la fuite en avant et enfile frénétiquement Comités Théodule débiles, plans à la con et mesures idiotes composées pour moitié d’une verdolâtrie destructrice et pour moitié d’une aspersion hystérique d’argent public vers les copains et les coquins.

Bref, l’occupant intérieur comprend qu’il va se faire déboulonner dans les prochaines années sans doute, les prochains mois peut-être, et qu’il ne lui reste donc que peu de temps pour piller tout ce qu’il peut et partir, les poches pleines, se mettre à l’abri (le dernier en place risquant, vu l’histoire du pays, l’étêtage rapide).

L’effondrement administratif auquel nous avons assisté depuis mars fait maintenant place à l’effondrement complet, fort silencieux mais bien plus dévastateur, de la confiance dans les institutions, de l’évaporation complète de la légitimité des politiciens et de leur autorité.

Tout le monde sent confusément qu’actuellement, les choses s’accélèrent en France. L’état des comptes publics est désastreux et se dégrade bien plus vite que prévu.

Dans ce contexte, les prochains mois seront décisifs. Peu probable que l’effondrement reste silencieux.

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La crise sanitaire a été l’occasion en France de plusieurs tours de magie qui, bien que spectaculaires, n’ont pas tant défrayé la chronique pourtant peu avare de sensationnalisme…

C’est ainsi que des milliers d’élèves se sont évaporés dans la nature, sans que les institutions ne semblent pouvoir y faire grand-chose et dans ce qu’on pourrait appeler une relative indifférence : si quelques médias ont évoqué la question, ces disparitions n’ont pas semblé choquer plus profondément que ça ni Jean-Michel Toutvabien, ni les médias qui, une fois la nouvelle annoncée, sont tous bien vites repartis à leurs occupations habituelles (l’un, faire des protocoles rigolos, les autres, faire des infos rigolotes).

C’est donc sans surprises que l’éclipse partielle de profs (estimée à 40.000 d’entre eux tout de même) constatée au même moment n’a pas plus déclenché ni enquête administrative, ni brouhaha médiatique, ni exaspération parlementaire, ni grincements de dents contribuables ou citoyens.

Le confinement terminé, la tendance générale à l’étiolement des volontés et la perte plus ou moins complète des habitudes de travail se sont poursuivis, avec une difficulté visible à faire revenir les salariés dans les entreprises, à faire redémarrer une activité économique largement désorganisée autant par la crise sanitaire que sa gestion absolument calamiteuse par un gouvernement en mode poulet-sans-tête et aux injonctions paradoxales systématiques. À tel point que le Bruno de Bercy (qui aimerait vous faciliter le transit fiscal) s’inquiète de voir les Français nettement plus précautionneux que son gouvernement : là où ce dernier crame comme jamais dans l’Histoire, les premiers font tout pour se constituer un bas de laine en prévision de difficultés qui semblent s’accumuler comme autant de prophéties auto-réalisatrices.

Parallèlement, le confinement fut l’occasion pour tous les Français de mesurer assez justement la valeur des institutions qu’ils payent à grand frais, grosse ponction et moult taxes. Ils ont ainsi pu constater l’impossibilité criante de faire respecter les décrets gouvernementaux par une catégorie de population dissipée en opposition à un véritable sur-zèle sur une autre catégorie de population (essentiellement, la solvable qui ne met pas le feu à des voitures).

Et pendant que les élèves, les profs et les institutions s’évaporaient entre mars et mai 2020, le bon sens en faisait autant dans le pays. C’est ainsi qu’arrivé Septembre, il est admis qu’assis à une table avec une mousse et des cacahuètes, on peut ne pas porter de masque, alors qu’assis à une table avec un cahier et un crayon, on doit absolument le conserver. Une proposition serait dès lors de refiler des demis et des cacahuètes aux gamins à l’école, ce qui aurait le mérite d’harmoniser le pays.

Nombreux sont ceux qui ont noté que le masque est imposé, la burka interdite, tout en notant aussi que cacher son visage en voiture permet d’éviter de voir ses points disparaître du permis en cas de flash inopiné. Quelle attitude saine adopter ? Débrouillez-vous.

Et alors que le bon sens permet d’affirmer que la crise sanitaire a amplement montré le besoin, en France, de réduire la bureaucratie, nos fières élites se décident à remettre en place un Commissariat au plan disparu depuis des années, soit une proposition diamétralement opposée à ce qu’on avait compris. Dans la même veine et en tenant compte qu’aucun plan de relance n’a jamais été suivi d’effets, il convenait de tout faire pour ne surtout pas en pondre un nouveau : aussitôt dit, aussitôt refait avec un plan de relance à 100 milliards d’euros qui sortiront directement de 1000 licornes républicaines.

Et pendant que le reste du monde s’oriente résolument vers le Deep Learning, la 5G, l’exploration spatiale et le bio-engineering, le gouvernement français retrousse ses manches pour nous proposer de la laine de verre pour isoler nos passoires thermiques, des bicyclettes partout en ville et, surtout, des trains de nuit Paris-Nice voire Paris-Tarbes-Hendaye ce qui, il faut bien le dire, roxxe du poney.

Bref, on laisse s’installer des polémiques microscopiques et des ajustements politicards grotesques, mais on semble infoutu de régler les problèmes économiques et sécuritaires graves du pays sans en passer par la création ridicule de comités, de préfets spéciaux et autres organismes fromagers dont on sait déjà toute l’inutile obésité.

Cependant, ce n’est pas un hasard complet puisque, ce faisant, on obtient malgré tout une habile cristallisation du pays en camps de plus en plus haineux les uns contre les autres : des citadins contre des campagnards voire des gilets-jaunes prêts à tout casser, des minorités de plus en plus agressives contre le méchant racisme / le vilain patriarcat / l’abominable majorité écrasante, ceux qui bénéficient des clémences de la loi contre ceux pour lesquels on ne passera jamais rien (dura lex sed lex, surtout pour le blanc solvable non minoritaire), les jeunes (génération sacrifiée notamment celle des « milléniaux ») contre les vieux (notamment, les « boomers »), les secteurs protégés des frimas économiques (fonction publique des organismes étatiques et para-étatiques) contre le secteur privé exposé à tous les aléas économiques même (et surtout) les plus durs, les pro contre les anti-masque ou les pro contre les anti Raoult, …

Tout ceci n’est pas fortuit puisqu’il s’agit de la tactique politicienne du « diviser pour mieux régner », toujours efficace, tant elle a permis aux élites actuelles de se maintenir en jouant d’abord l’opposition factice « droite vs gauche », puis, maintenant « démocrates vs populistes » ou, disons « fachos contre castors ».

Malheureusement, cette tactique, bien qu’efficace pour la petite coterie au pouvoir, peut à la longue entraîner l’apparition de lignes de fracture profondes.

Fractures qui, petit-à-petit, bloquent le pays. La productivité, la qualité des relations interpersonnelles nécessitent une bonne entente. Sans elle, tout se délite progressivement. Le « contrat social » dont on nous rebat les oreilles, s’il pouvait prétendre exister il y a 50 ans et expliquer que certains fassent des efforts pour aider les autres en compensation de quoi, la société tout entière en bénéficiait, ce contrat social-là qui a permis de justifier tant les systèmes collectivistes de retraite, d’assurance sur la santé ou l’emploi, l’école « gratuite » (i.e. payée par certains) ou des infrastructures à la pointe (nucléaire, aérospatiale, routières ou ferroviaires par exemple), ce « contrat social » ne peut plus s’appuyer sur aucun de ces éléments à présent : les élèves et les profs disparaissent, les diplômes ne valent plus rien, le système de retraite est au bord de l’asphyxie, la gestion du chômage est absolument calamiteuse, le système de santé que le monde nous envie fait pâle figure après cette crise consternante et les infrastructures tombent en ruine

La caste aux manettes, sentant ce délitement ainsi que cette perte rapide de confiance et de légitimité, accélère dans la fuite en avant et enfile frénétiquement Comités Théodule débiles, plans à la con et mesures idiotes composées pour moitié d’une verdolâtrie destructrice et pour moitié d’une aspersion hystérique d’argent public vers les copains et les coquins.

Bref, l’occupant intérieur comprend qu’il va se faire déboulonner dans les prochaines années sans doute, les prochains mois peut-être, et qu’il ne lui reste donc que peu de temps pour piller tout ce qu’il peut et partir, les poches pleines, se mettre à l’abri (le dernier en place risquant, vu l’histoire du pays, l’étêtage rapide).

L’effondrement administratif auquel nous avons assisté depuis mars fait maintenant place à l’effondrement complet, fort silencieux mais bien plus dévastateur, de la confiance dans les institutions, de l’évaporation complète de la légitimité des politiciens et de leur autorité.

Tout le monde sent confusément qu’actuellement, les choses s’accélèrent en France. L’état des comptes publics est désastreux et se dégrade bien plus vite que prévu.

Dans ce contexte, les prochains mois seront décisifs. Peu probable que l’effondrement reste silencieux.

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Paris : et maintenant, Hidalgo veut se débarrasser des bus http://h16free.com/?p=66645 ./?Paris-et-maintenant-Hidalgo-veut-se-débarrasser-des-bus Mon, 07 Sep 2020 09:00:14 +0200 Fin juin 2020 : dans une liesse débordante et sous les vivats de la foule en délire, les Parisiens renouvellent leur confiance pour Anne Hidalgo et son équipe à la mairie de la capitale. Réélue triomphalement après six années de gestion au cordeau et de résultats municipaux époustouflants, l’équipe en place pouvait largement espérer conserver son poste et emmener les Parisiens vers une capitale flambante flamboyante jusqu’en 2026.

Et c’est donc sans surprise que, depuis ce mois de juin, les bonnes surprises s’empilent pour les Parisiens qui découvrent, à mesure que les semaines passent, que les bonnes recettes des années passées vont continuer à être appliquées avec une gourmandise renouvelée.

Mieux encore : il semble bien que les petits soucis qui ont pu être découverts au cours des six années passées seront largement amplifiés résolus au cours de ce nouveau mandat.

Bon, soit, il y a encore des problèmes. Prenez l’insécurité de la ville ; malgré la belle assurance de la part tant de Dupond-Moretti que des sociologues / troubadours-propagandistes qui se relaient sur les plateaux médiatiques pour expliquer pourquoi la délinquance diminue, les Parisiens semblent peu convaincus de l’amélioration palpable de la situation, de la même façon que les forces de l’ordre dont les parutions officielles indiquent bel et bien une augmentation des voies de faits sur les personnes. Zut.

Toxicomanes un peu trop présents voire agressifs, colline du crack, montée du racisme (antisémite et anti-asiatique), décidément, les nouvelles « attractions » touristiques de la Ville lumière se multiplient intensément alors que la population ne semble pas tout à fait d’accord de cette nouvelle direction artistique. C’est ballot.

Ah et puis la ville d’Anne Hidalgo ne semble pas non plus se parer des meilleurs atours lorsqu’on évoque la propreté. Certes, l’équipe municipale actuelle a fait de gros efforts pour doter la municipalité de nouvelles poubelles. Un effort énhaurme, même, puisque sont apparues de véritables hippopopoubelles de plusieurs mètres-cube, garantie classieuse et discrète d’une propreté citadine renouvelée.

Ou presque, puisqu’en parallèle, les « naturinoirs » déployés à grand renfort de mièvreries publicitaires et de communication bio-éco-consciente aboutissent surtout à faire fuiter des ruisseaux de pisse parisienne sur des rues déjà passablement entachées par les déjections de la faune chamarrée qui y vit. Là encore, on reconnaît la classe et le chic parisien typiques de l’époque moderne. On regrettera ceux du siècle passé, mais baste, le frétillant progrès actuel oblige à des concessions décisives, n’est-ce pas.

Rassurez-vous cependant : la fière équipe municipale se rend bien compte que ces micro-cafouillages ont un impact pas forcément très positif sur la capitale et elle prend donc des mesures radicales. Alors que les Jeux Olympiques doivent toujours s’y tenir en 2024, elle explique déjà que « Le Paris de demain sera radicalement différent du Paris d’aujourd’hui » : on va verdir la ville avec plein de nouveaux parcs, des rues « végétalisées » et des plantations d’arbres un peu partout au point de créer, dans l’esprit de nos petits constructivistes parisiens, de véritables « forêts urbaines ». Et puis tout ce bois, ça occupera les castors, dont la ville est – dit-on – remplie.

Ceci explique sans doute la multiplication stupéfiante des chantiers dans la ville, plus de 7000 il y a un an (mais, on s’en doute, pas beaucoup moins à présent), qui laisseront sans aucun doute un souvenir impérissable dans l’esprit des Parisiens en particulier et des Français en général ; gageons qu’Anne Hidalgo sera le Baron Haussman du XXIème siècle. On s’en réjouit déjà !

De surcroît, l’historique particulièrement flamboyant des socialistes du cru dans ses précédents projets donne déjà une solide idée de ce à quoi on va aboutir. Au moins les espèces animales locales (rats notamment, en plus des castors républicains) ne risquent pas l’extinction subite. Tout ceci place les Jeux Olympiques de 2024 sous les meilleurs auspices et nul doute que les touristes qui s’y déplaceront en masse découvriront un Paris auquel ils ne s’attendent vraiment pas.

Mais tout ceci ne suffit pas : puisque les J.O. de 2024 seront clairement une réussite, puisque l’insécurité recule, puisque la propreté parisienne est au beau fixe, puisque la « végétalisation » bat son plein, que les chantiers qui l’accompagnent sont tous brillamment maîtrisés, que, de rats en castors, le bestiaire local s’enrichit de jour en jour, l’âne de Paris risquait de se retrouver à cours d’occupations devant une telle gagne, un tel esprit au win-o-mètre coincé à 100%.

Heureusement, une refonte massive de l’usage des transports en commun permettra de l’occuper en attendant le feu d’artifice visuel et sonore que promettent d’être les prochaines années : voilà donc notre Hidalgo qui, décidant que la capitale devait devenir une ville 100% vélo, multiple joyeusement les aménagements au détriment des autobus, gros machins polluants dont il va bien falloir se débarrasser.

Ainsi, en poussant les Parisiens à prendre leur petite bicyclette, on va assurément faire disparaître les bouchons, réduire la pollution et éviter les accidents de la route. C’est garanti. Indéniablement, lorsqu’il n’y aura plus que des vélos à Paris, un certain nombre de problèmes de circulation disparaîtra.

Cependant, la capitale française pourrait malgré tout ne pas y trouver son compte. Depuis les livreurs aux lourdes charges et les artisans dont les outils, parfois nombreux et lourds, se transportent mal sur de petits biclous, jusqu’aux familles nombreuses en passant par les voyageurs et autres touristes de passage avec leurs valises, on a bien du mal à ne pas multiplier les exemples où le tout-vélo pourrait poser des petits tracas, pour l’écrire aimablement.

Mais soyons honnête : tout ceci n’est guère essentiel.

D’une part, qui, vraiment, prend le bus ? Bien plus sûrement celui qui, venu de proche banlieue et qui ne vote donc pas dans la capitale, ne peut guère faire autrement, plutôt que celui qui, habitant local, aura effectivement les moyens de prendre son vélo sur les courtes distances qui le concernent pour éviter les aléas invraisemblables de ce transport collectif sujet à tous les caprices de circulation justement provoqués par les délires municipaux.

D’autre part, tant que les bières bio équitables au quinoa garanties sans gluten parviennent encore dans les lieux branchouilles de la capitale pour désaltérer les gosiers secs des castors et des bobos qui votent pour l’équipe en place, on peut amplement oublier les petits désagréments automobiles, les petits harcèlements, les petites agressions, les petites troupes de toxicos, les petites décharges à ciel ouvert et les grandes poubelles, les petites nuées de rats, les petites plaintes des usagers et des touristes ou les petits bouchons.

Les pauvres peuvent bien souffrir (ils ne votent pas). Les riches, les protégés, les subventionnés et ceux qui votent sans subir les conséquences des choix désastreux d’Hidalgo, s’en foutent.

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Fin juin 2020 : dans une liesse débordante et sous les vivats de la foule en délire, les Parisiens renouvellent leur confiance pour Anne Hidalgo et son équipe à la mairie de la capitale. Réélue triomphalement après six années de gestion au cordeau et de résultats municipaux époustouflants, l’équipe en place pouvait largement espérer conserver son poste et emmener les Parisiens vers une capitale flambante flamboyante jusqu’en 2026.

Et c’est donc sans surprise que, depuis ce mois de juin, les bonnes surprises s’empilent pour les Parisiens qui découvrent, à mesure que les semaines passent, que les bonnes recettes des années passées vont continuer à être appliquées avec une gourmandise renouvelée.

Mieux encore : il semble bien que les petits soucis qui ont pu être découverts au cours des six années passées seront largement amplifiés résolus au cours de ce nouveau mandat.

Bon, soit, il y a encore des problèmes. Prenez l’insécurité de la ville ; malgré la belle assurance de la part tant de Dupond-Moretti que des sociologues / troubadours-propagandistes qui se relaient sur les plateaux médiatiques pour expliquer pourquoi la délinquance diminue, les Parisiens semblent peu convaincus de l’amélioration palpable de la situation, de la même façon que les forces de l’ordre dont les parutions officielles indiquent bel et bien une augmentation des voies de faits sur les personnes. Zut.

Toxicomanes un peu trop présents voire agressifs, colline du crack, montée du racisme (antisémite et anti-asiatique), décidément, les nouvelles « attractions » touristiques de la Ville lumière se multiplient intensément alors que la population ne semble pas tout à fait d’accord de cette nouvelle direction artistique. C’est ballot.

Ah et puis la ville d’Anne Hidalgo ne semble pas non plus se parer des meilleurs atours lorsqu’on évoque la propreté. Certes, l’équipe municipale actuelle a fait de gros efforts pour doter la municipalité de nouvelles poubelles. Un effort énhaurme, même, puisque sont apparues de véritables hippopopoubelles de plusieurs mètres-cube, garantie classieuse et discrète d’une propreté citadine renouvelée.

Ou presque, puisqu’en parallèle, les « naturinoirs » déployés à grand renfort de mièvreries publicitaires et de communication bio-éco-consciente aboutissent surtout à faire fuiter des ruisseaux de pisse parisienne sur des rues déjà passablement entachées par les déjections de la faune chamarrée qui y vit. Là encore, on reconnaît la classe et le chic parisien typiques de l’époque moderne. On regrettera ceux du siècle passé, mais baste, le frétillant progrès actuel oblige à des concessions décisives, n’est-ce pas.

Rassurez-vous cependant : la fière équipe municipale se rend bien compte que ces micro-cafouillages ont un impact pas forcément très positif sur la capitale et elle prend donc des mesures radicales. Alors que les Jeux Olympiques doivent toujours s’y tenir en 2024, elle explique déjà que « Le Paris de demain sera radicalement différent du Paris d’aujourd’hui » : on va verdir la ville avec plein de nouveaux parcs, des rues « végétalisées » et des plantations d’arbres un peu partout au point de créer, dans l’esprit de nos petits constructivistes parisiens, de véritables « forêts urbaines ». Et puis tout ce bois, ça occupera les castors, dont la ville est – dit-on – remplie.

Ceci explique sans doute la multiplication stupéfiante des chantiers dans la ville, plus de 7000 il y a un an (mais, on s’en doute, pas beaucoup moins à présent), qui laisseront sans aucun doute un souvenir impérissable dans l’esprit des Parisiens en particulier et des Français en général ; gageons qu’Anne Hidalgo sera le Baron Haussman du XXIème siècle. On s’en réjouit déjà !

De surcroît, l’historique particulièrement flamboyant des socialistes du cru dans ses précédents projets donne déjà une solide idée de ce à quoi on va aboutir. Au moins les espèces animales locales (rats notamment, en plus des castors républicains) ne risquent pas l’extinction subite. Tout ceci place les Jeux Olympiques de 2024 sous les meilleurs auspices et nul doute que les touristes qui s’y déplaceront en masse découvriront un Paris auquel ils ne s’attendent vraiment pas.

Mais tout ceci ne suffit pas : puisque les J.O. de 2024 seront clairement une réussite, puisque l’insécurité recule, puisque la propreté parisienne est au beau fixe, puisque la « végétalisation » bat son plein, que les chantiers qui l’accompagnent sont tous brillamment maîtrisés, que, de rats en castors, le bestiaire local s’enrichit de jour en jour, l’âne de Paris risquait de se retrouver à cours d’occupations devant une telle gagne, un tel esprit au win-o-mètre coincé à 100%.

Heureusement, une refonte massive de l’usage des transports en commun permettra de l’occuper en attendant le feu d’artifice visuel et sonore que promettent d’être les prochaines années : voilà donc notre Hidalgo qui, décidant que la capitale devait devenir une ville 100% vélo, multiple joyeusement les aménagements au détriment des autobus, gros machins polluants dont il va bien falloir se débarrasser.

Ainsi, en poussant les Parisiens à prendre leur petite bicyclette, on va assurément faire disparaître les bouchons, réduire la pollution et éviter les accidents de la route. C’est garanti. Indéniablement, lorsqu’il n’y aura plus que des vélos à Paris, un certain nombre de problèmes de circulation disparaîtra.

Cependant, la capitale française pourrait malgré tout ne pas y trouver son compte. Depuis les livreurs aux lourdes charges et les artisans dont les outils, parfois nombreux et lourds, se transportent mal sur de petits biclous, jusqu’aux familles nombreuses en passant par les voyageurs et autres touristes de passage avec leurs valises, on a bien du mal à ne pas multiplier les exemples où le tout-vélo pourrait poser des petits tracas, pour l’écrire aimablement.

Mais soyons honnête : tout ceci n’est guère essentiel.

D’une part, qui, vraiment, prend le bus ? Bien plus sûrement celui qui, venu de proche banlieue et qui ne vote donc pas dans la capitale, ne peut guère faire autrement, plutôt que celui qui, habitant local, aura effectivement les moyens de prendre son vélo sur les courtes distances qui le concernent pour éviter les aléas invraisemblables de ce transport collectif sujet à tous les caprices de circulation justement provoqués par les délires municipaux.

D’autre part, tant que les bières bio équitables au quinoa garanties sans gluten parviennent encore dans les lieux branchouilles de la capitale pour désaltérer les gosiers secs des castors et des bobos qui votent pour l’équipe en place, on peut amplement oublier les petits désagréments automobiles, les petits harcèlements, les petites agressions, les petites troupes de toxicos, les petites décharges à ciel ouvert et les grandes poubelles, les petites nuées de rats, les petites plaintes des usagers et des touristes ou les petits bouchons.

Les pauvres peuvent bien souffrir (ils ne votent pas). Les riches, les protégés, les subventionnés et ceux qui votent sans subir les conséquences des choix désastreux d’Hidalgo, s’en foutent.

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