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Je suis un prisonnier

samedi 17 janvier 2015 à 11:17
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Un homme a sacrifié son mariage, sa vie de famille et a délaissé l’éducation de ses enfants afin de subvenir aux besoins de son frère handicapé. Et il a toujours considéré ce sacrifice comme allant de soi. Jusqu’au jour où…

Rendez-vous ici pour visionner le court-métrage et connaître la suite. N’hésitez pas à soutenir le court-métrage s’il vous a plu.

 

« Je suis un prisonnier » est le premier court-métrage dont j’ai écrit le scénario sans l’avoir réalisé moi-même. Réalisé par Thomas van der Straeten dans le cadre du Festival Nikon, l’écriture de « Je suis un prisonnier » était assortie de lourdes contraintes : 140 secondes max, le thème du choix, un titre commençant par « Je suis… » et un budget minimal. Cette très courte durée m’a donc donné l’idée d’utiliser le titre non pas comme un élément descriptif mais comme un élément explicatif de l’histoire. Finalement, c’est peut-être un peu obscur…

Écrire un scénario sans le réaliser soi-même a été une expérience nouvelle pour moi et particulièrement instructive. En effet, plus question de combler les lacunes du scénario au moment du tournage voire du montage (cela m’est arrivé de tourner en catastrophe une scène en cours de montage). Au vu du résultat, je note plusieurs points :

Moralité : c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Alors que j’ai toujours rêvé d’être acteur, réalisateur et scénariste, je me rends compte que le scénario est l’élément qui m’intéresse le plus et me passionne. J’ai donc une réelle envie de continuer dans cette voie et je suis ouvert aux propositions de collaborations, dans les limites de mon agenda. Appel aux réalisateurs en manque d’idées !

Et bravo Thomas pour ta première réalisation et notre première collaboration. J’espère qu’il y en aura d’autres.

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Ce texte est publié par Lionel Dricot sous la licence CC-By BE.

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Source : https://ploum.net/je-suis-un-prisonnier/


La cueillette des biens matériels

lundi 12 janvier 2015 à 14:00
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Ceci est le billet 4 sur 4 dans la série La consommation cueillette

Lorsqu’un lecteur m’envoie un paiement libre d’une dizaine d’euros, j’en tire une grande fierté et une réelle source de motivation. J’ai également l’impression d’accomplir quelque chose d’important, d’utile, de nécessaire.

Après tout, si les gens sont près à me payer des dizaines d’euros pour mon travail, n’est-ce pas légitime ?

Ce raisonnement est tenu par absolument tout commerçant. Ma compagne, qui vend des Bubble Teas à un prix non-libre tout à fait traditionnel, se fait exactement la même réflexion lorsqu’elle a eu une bonne journée.

On peut en déduire que même les pires industriels pensent de cette manière. Le cigarettier à qui vous donnez des dizaines d’euros non pas par an, mais par semaine ? Il se sent encouragé par votre argent. L’éleveur industriel de bétail aux hormones ? Il se sent utile grâce à votre choix d’une entrecôte sous blister grosse et pas chère.

La consommation cueillette peut-elle améliorer la situation ?

 

Étape 1 : la cueillette

J’ai donc décidé de maintenir une liste de mes envies d’achats. Cette liste ne comporte pas les achats quotidiens récurrents ni les biens culturels mais toutes les autres envies : un nouveau vélo, un gadget électronique, un abonnement à un service web, un accessoire, de l’équipement, des vêtements. Bref, à peu près tout.

Personnellement, je garde cela dans une note Evernote.

Lorsqu’une envie apparait, j’en prends note. Si besoin, je passe du temps de recherche à affiner mon envie : trouver le modèle exact qui me conviendrait le mieux, les éventuelles options, les accessoires, etc.

À côté de chaque envie, je note le prix total que cela va me coûter ainsi que, et c’est très important, la raison pour laquelle j’ai cette envie. Le fait d’écrire la raison se révèle, parfois, plus ardu que prévu. Je mets également la raison en relation directe avec le prix : suis-je prêt à payer autant pour satisfaire ce besoin particulier, indépendamment de l’objet ? Je rajoute également dans ma liste d’envies les services ou artistes gratuits que je souhaite soutenir.

Une amélioration que je n’applique pas encore pleinement est de rajouter, en plus, une note explicitant à qui va l’argent.

 

Étape 2 : la consommation

Avoir cette liste est un réel atout pour éviter les achats impulsifs. Lorsqu’une envie me vient, j’ouvre ma liste et je compare toutes mes autres envies dans la même gamme de prix.

Je réalise alors que je suis près à dépenser une certaine somme pour un achat futile alors que la même somme me permettrait d’acheter une envie que j’ai depuis plusieurs mois et dont j’éprouve de plus en plus le besoin.

Je rajoute alors ce nouveau désir impulsif dans ma liste et, parfois, je dépense malgré tout la somme mais pour une envie antérieure et confirmée.

Souvent, certaines envies sont supprimées au bout de quelques semaines, sans raison particulière.

 

Au final

Avec un outil tout simple, une liste d’envies, je suis parvenu à diminuer drastiquement mes achats impulsifs. Lorsqu’on me demande ce qui me ferait plaisir, j’ai également toujours sous la main une idée utile et pertinente.

J’ai pris le contrôle sur ma consommation et, sans la moindre douleur, j’ai découvert que je dépensais beaucoup moins.

Mais j’ai également découvert un certain sentiment de richesse ! En effet, le total des prix dans ma liste d’envies représente la somme nécessaire à combler toutes mes envies, tous mes besoins. Et, surprise, ce montant est assez peu élevé.

Du coup, j’ai parfois l’impression d’être riche. Je sais que, si je veux, je peux me payer ce dont j’ai envie. Je retrouve également plus souvent à donner des prix libres ou à soutenir les services que j’utilise. J’avais notamment ajouté l’achat d’un abonnement pro au service Pocket. Je n’en avais pas besoin, les fonctionnalités pro ne m’étant pas utile. Mais je me suis posé la question : « Si ce service m’était offert gratuitement, aurais-je envie de le soutenir ? ». La réponse m’a soudain semblé évidente…

Certains reprochent à la méthode de manquer de spontanéité. Pourtant, c’est le contraire : je m’autorise absolument la moindre envie sans hésiter. Une idée, même folle ? Je l’ajoute à liste d’envies, ça ne coûte rien ! D’ailleurs, nous fonctionnons tous plus ou moins consciemment avec des listes d’envies. Si vous ne prenez pas le temps de structurez la vôtre, d’autres le feront à votre place. Ce que vous pensez être spontané n’est souvent qu’une envie sournoisement instillée dans votre liste grâce au marketing ou à la publicité.

En séparant la cueillette de la consommation, je pose un geste politique fort, je fais des économies et je me sens, contre toute attente, satisfait et comblé. Étonnant, non ?

 

Photo par Igal Kleiner.

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Le mur du cimetière

dimanche 11 janvier 2015 à 11:53
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Déambulant le long du vieux mur de briques qui sépare le cimetière des humains de celui des robots, le promeneur trouvera une plaque commémorative gravée d’un fémur croisé avec un ressort. On peut y lire, en français et en binaire : « À Alfred Janning, qui ne sut choisir ».

 

Cette histoire est un fifty, une histoire de pile 50 mots. Elle m’a été inspirée par le concours Fifty Cyberpunk de Saint Epondyle. Photo par fauxto_digit.

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Éradiquons la source du terrorisme !

samedi 10 janvier 2015 à 15:29
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Ne nous voilons pas la face, faisons fi du politiquement correct : il est désormais évident que la plupart des terroristes sont issus d’une partie bien identifiée de la population.

Certes, la majorité des individus la composant ne deviennent pas terroristes. Mais cette population reste néanmoins le terreau, le berceau qui permet à l’horreur de grandir et d’exister.

Aujourd’hui, je pense qu’il est indispensable d’ouvrir les yeux et de prendre des mesures pour éradiquer cette partie de la population, pour faire en sorte qu’elle ne puisse plus exister dans nos pays. Nous n’avons rien à attendre des politiques ou de l’état. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Et nous en avons les moyens. Aujourd’hui, individuellement, nous pouvons prendre des mesures, nous pouvons lutter afin de réduire cette partie de la population qui donne naissance au terrorisme : la classe sociale humainement pauvre et peu éduquée.

 

Le premier réflexe

Notre premier réflexe après une agression est bien entendu de haïr, de souhaiter la mort. On amalgamera sans discernement. Par exemple, si les aléas de l’histoire font qu’il y’a proportionnellement plus d’Arabes parmi la classe pauvre et peu éduquée que parmi la classe riche, on associera les Arabes au terrorisme, oubliant que c’est la pauvreté et la misère intellectuelle qui sont en cause, que corrélation n’implique pas causalité. Et que, peut-être, les Arabes ne sont pas la majorité des terroristes mais ceux dont les médias parlent le plus.

Dans un second temps, toujours pris par l’émotion de l’agression, on voudra se défendre, se venger, se protéger. Dans l’urgence, nous prendrons des mesures qui seront, au mieux, inutiles face au terrorisme.

Car il leur suffit d’une tentative d’attentat, même complètement ratée, pour terrifier. Il leur suffit d’un seul et unique mort pour réussir.

Empêcher tout attentat terroriste par la force est donc illusoire et dangereux. Se défendre avec les armes des terroristes, c’est accepter la guerre, c’est leur faire l’honneur de les reconnaître comme ennemis, c’est se mettre à leur niveau.

Porter une arme, c’est bâtir un monde où posséder une arme est nécessaire. Soutenir la peine de mort, c’est bâtir un monde où tuer est acceptable. Encourager la surveillance, c’est bâtir un monde d’insécurité où la surveillance est indispensable.

Paradoxalement, en luttant de front contre les terroristes, nous augmentons l’insécurité et la violence. Nous coopérons avec eux pour bâtir le monde qu’ils cherchent à construire. Nous leur donnons raison.

 

Offrons l’humanité

Pour pouvoir tuer de sang-froid, avec préméditation et sans discernement, il faut avoir perdu toute notion d’humanité. Il faut avoir appris à haïr l’humain, le détester. Il faut n’avoir jamais reçu d’humanité.

Grandissant dans la haine, n’ayant jamais été reconnu, félicité, admiré, aimé par les autres humains, il est tellement facile de perdre toute considération, de se réfugier dans la première superstition surhumaine venue puis de l’utiliser comme un prétexte afin d’assouvir sa rage.

Nous sommes tous coupables d’oublier d’offrir de l’humanité à toute une couche de la population. Nous l’endoctrinons à la consommation, nous lui offrons une fausse image de luxe obscène. À la première incartade, nous la brimons et nous l’accusons de tous nos maux. Nous qui avons une vie confortable et luxueuse, nous accusons ceux qui peinent pour survivre de ne pas faire d’efforts et d’être coupables du fait que nous ayons un peu moins de luxe ce mois-ci.

Combien de vies auraient été sauvées si chaque terroriste avait, au cours de sa vie, rencontré une seule personne qui lui aurait dit : « Tu es quelqu’un de bien. Tu as du talent. Tu es unique. Tu n’es pas un adjectif, une culture, un compte en banque ou une superstition. Tu es un humain et tu n’as pas à te comparer à d’autres. »

 

Enseignons à apprendre

Empli de haine envers l’humanité, envieux d’une classe sociale supérieure fantasmée, l’individu sans éducation se découvre également sans sens à sa propre vie. Il tente de s’oublier dans l’alcool, la drogue jusqu’au jour où on viendra lui offrir un sens tout fait. Un but. Un objectif qui est compatible avec sa haine.

Alors arrêtez de nous casser les pieds avec vos valeurs. Elles ne sont pas meilleures que d’autres. S’il est acceptable de choisir un sens à la vie préfabriqué, alors ne vous étonnez pas si certains en choisissent un autre que le vôtre. En érigeant en idéal absolu votre sens de la vie, vos valeurs, vous justifiez que d’autres fassent la même chose avec les leurs.

Nous devons au contraire enseigner à construire un sens individuel, à refuser les solutions toutes faites, les valeurs de groupes. Celui qui a lu Proust, Hugo ou King et Rowling ne verra dans la Bible et le Coran qu’un livre de plus dont il pourra éventuellement tirer des enseignements en rejetant certaines parties. Il comprendra l’inanité d’un manifeste nationaliste ou indépendantiste.

Celui qui n’a jamais lu, émerveillé par le pouvoir de l’écriture, grisé par le fait d’apprendre, ce qui est nouveau pour lui, ne voudra plus jamais rien lire d’autre de peur de perdre cette magie initiale. Il se radicalisera et basera sa vie sur un seul et unique livre ou sur une seule et même idée. N’ayant jamais appris à être critique, il abhorrera ceux qui le sont.

Combien de vies auraient été sauvées si, avant de rencontrer un manipulateur, les futurs terroristes avaient appris à lire et à apprendre, à construire leurs propres idées, à critiquer ?

 

Ne remettons pas la lutte à demain !

Malheureusement, il est déjà trop tard pour certains. Nous allons encore connaître des attentats. Les terroristes de demain sont déjà embrigadés. Mais peut-être pouvons nous éviter cela à la génération qui nous suivra ? En refusant un monde armé, surveillé. En donnant de l’humanité à tous et en enseignant le fait d’apprendre.

Nous ne pouvons rejeter la tâche sur d’autres. Nous ne pouvons pas espérer de soutien des politiciens ni des médias. Au contraire, ils lutteront contre nous : un monde qui va bien n’est pas vendeur dans leur business model.

Au fond, éradiquer la misère humaine et la pauvreté intellectuelle, faire disparaître le terrorisme, cela ne tient qu’à chacun de nous.

 

Lectures complémentaires :
– 10 conseils concrets pour changer le monde.
– Analyse historique sur l’importance de l’écriture, des médias et de la religion.

 

[Edit 1] : Ajout d’une phrase pour clarifier le fait que je ne dis pas que les terroristes sont majoritairement Arabe (car je n’en sais rien et le savoir ne m’intéresse pas).

 

Photo par Ryan McGuire.

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Source : https://ploum.net/eradiquons-la-source-du-terrorisme/


La cueillette des livres, films et autres biens culturels

mardi 6 janvier 2015 à 08:43
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Ceci est le billet 3 sur 4 dans la série La consommation cueillette

N’avez-vous jamais soupiré en refermant un livre parce que vous ne saviez pas quoi lire ensuite ? N’avez-vous jamais eu envie de voir des dizaines de films classiques pour vous retrouver, le soir avec des amis, sans aucune idée d’un film à suggérer si ce n’est le blockbuster dont la publicité passe en boucle dans tous les médias ?

Je suis un consommateur particulièrement vorace de livres, de films et de bandes dessinées. Historiquement, mon choix se limitait à ma bibliothèque, laquelle était enrichie ponctuellement par les achats, les cadeaux et les découvertes aléatoires dans les bouquineries.

À l’heure du web, la bibliothèque d’un pirate comme moi est virtuellement illimitée. Et, pourtant, je ne regardais que très rarement des « grands films ». Je lisais des livres « faciles » en série. L’immensité de ma bibliothèque illimitée me terrorisait et me faisait me replier dans mon petit univers connu.

J’ai donc décidé d’appliquer la consommation cueillette à ma consommation culturelle.

 

Étape 1 : la cueillette

Après moultes essais de solutions diverses, j’ai fini par établir mon panier de cueillette sur le site SensCritique, sous forme d’une « liste d’envies ».

J’y marque comme « Envies » tout film, livre, bande dessinée ou série télévisée qui m’est conseillé par une connaissance ou par un article.

Mais là où SensCritique se démarque, c’est par sa capacité de compiler des sondages. Par exemple, chaque membre du site qui le souhaite sélectionne ses 10 films de SF préférés. Les résultats sont agrégés et une liste des meilleurs films de SF est publiée. Il est également possible de « suivre » des utilisateurs qui deviennent nos « éclaireurs ». Vous pouvez, par exemple, m’ajouter comme éclaireur.

Toutes ces fonctionnalités, au final, ne servent qu’à une et une seule chose : ajouter des éléments à ma liste d’envies. Élargir mon domaine de cueillette ! Mais tout autre panier de cueillette peut bien entendu faire l’affaire.

 

Étape 2 : la consommation

Lorsque j’ai envie de regarder un film, je consulte ma liste d’envies. Lorsque j’ai finis un livre, je consulte ma liste d’envies. Lorsqu’un ami me demande quelle bande dessinée me ferait plaisir, je consulte ma liste d’envies.

Parfois, je retrouve des éléments qui sont dans ma liste pour une raison que je n’explique pas. Je n’ai pas envie de les consommer. Les critiques semblent généralement négatives, surtout chez mes éclaireurs. Alors je n’insiste pas : je supprime cet élément sans remord.

Et si, au cours d’une soirée cinéma, on me propose un film qui n’était pas dans mes envies, je me pose consciemment la question : pourquoi n’y était-il pas ? Et l’ajouterais-je à mes envies ? Si non, ne puis-je pas proposer une alternative ?

 

Étape 3 : l’action

Après la consommation, je note l’œuvre sur SensCritique et, parfois, je me risque à rédiger une critique. Le but n’est pas tant d’être lu que de marquer mon passage et de pouvoir, dans quelques années, me remémorer une œuvre particulière.

À cette étape, j’aimerais également pouvoir remercier le ou les auteurs, s’ils sont encore vivants. Malheureusement, les artistes acceptant des prix libres sont encore de rares exceptions. Dommage !

 

Au final

Tout cet effort mais pour quels résultats ? Des résultats tout simplement inespérés !

Depuis que j’applique cette méthode, mon quotient cinéphilique a effectué un bond magistral. J’ai enfin pris le temps de regarder de vieux classiques que « je me devais de voir » depuis des années. Mieux : j’ai pris énormément de plaisir à les découvrir et j’ai pris goût aux films de qualité.

Le fait de noter négativement un film parce que j’estime avoir perdu mon temps est une sorte de rappel, de marqueur inconscient. J’ai envie de regarder des films que je vais noter positivement ! Une fois désintoxiqué, je réalise à quel point les blockbusters décérébrés sont ennuyeux et écœurants.

L’effet est identique sur les livres : je lis beaucoup plus de classiques qu’auparavant. J’éprouve un besoin de qualité, de profondeur. Si je ne referme pas un livre en m’en sentant grandi, je suis déçu.

Un petit blockbuster ou un petit polar pour se vider l’esprit ? Non merci ! Je ne veux pas me vider l’esprit, au contraire, je veux le remplir, le construire, le travailler, le faire progresser ! Je ne veux pas entraîner mon cerveau à ne plus réfléchir ni l’habituer à la bêtise ! Le cerveau est un muscle qui s’atrophie quand on ne s’en sert pas.

Après les médias, la consommation cueillette s’est donc révélée donc particulièrement adaptée à la culture. Il ne manque que les spectacles, concerts et expositions ! Mais pourrait-on appliquer cette méthode à des biens matériels ? La réponse au prochain épisode !

 

Photo par Matt McGee.

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