Départ au Canada - Partie 1

Posté le 31 décembre 2022 rédigé par ndrrk classé dans Canada - Aucun commentaire


Je vais commencer un petit journal de mon départ au Canada, ça me fera du bien d'écrire certaines étapes de la préparation et du départ en lui-même, et surtout je me dis que ça peu servir à certaines personnes qui hésiterait à sauter le pas.

Quelques informations sur moi d'abord, je suis marié, n'ai pas d'enfants et suis développeur logiciel / web depuis un peu moins de 15 ans. Je vis au même endroit depuis plus de 10 ans. Je pense que ça suffit pour donner un peu de contexte.

J'ai obtenu un PVT canadien il y a environ 6 mois, donc il me reste 6 mois pour arriver au Canada en tant que travailleur.

On a aussi décidé, avant de partir là-bas, de faire 3 mois de voyage en emportant uniquement un sac-à-dos. Avec le recul, cela nous permettra très certainement de se détacher des propriétés matérielles que nous allons abandonner.

Actuellement je suis en plein dans l'emballage et le tri des affaires que j'ai accumulé depuis tout ce temps. Il faut se mettre dans un état d'esprit particulier, car on sait très bien, ma femme et moi, que tout ne pourra pas venir tout de suite avec nous outre-Atlantique. Donc on fait des cartons, en marquant dessus si on veut que ça nous rejoignent rapidement, si on peut le stocker un peu plus de temps, ou si on doit s'en débarrasser.
L'appartement en question doit être vide dans un peu moins d'un mois, on a déjà des personnes - ami.e.s et famille - qui récupère la grande majorité des meubles, le garde-meuble que nous avons loué se remplit petit à petit, et l'appartement se vide petit à petit de sa décoration.

2023 va être une année mouvementée, un grand coup de pied dans la routine que nous nous étions construit, et qu'il va falloir reconstruire de zéro.

Je ne sais pas à quelle fréquence j'écrirai sur ce sujet, je n'entrerai pas trop dans les détails de toute la paperasse nécessaire, mais j'essaierai d'écrire un billet de temps en temps.

Mots clés : Canada, Voyage

Sea of Thieves - L'histoire d'une course poursuite

Posté le 15 décembre 2022 rédigé par ndrrk classé dans Écriture - Aucun commentaire


Ce billet est un peu particulier, puisqu'il s'agit du récit d'une partie de Sea of Thieves qui a eu lieu le 16/02/2022, qui était assez épique pour que je m'essaye à l'écriture de cette histoire. Si vous ne connaissez pas le jeu, je vous conseille de regarder une carte du jeu, pour comprendre un peu le trajet de cette aventure Je n'ai malheureusement pas eu la présence d'esprit de faire des captures d'écrans, donc ce sera texte seulement. Bonne lecture.

Je me réveille à Dagger Tooth, aucune idée de comment je suis arrivé là.
Je sors de la taverne en espérant voir mon navire à quai. Effectivement, le galion mouille tranquillement à quelques mètres du ponton. Reste à retrouver le reste de l'équipage.
Apparemment ils ont passé la même épreuve que moi, se réveiller tout pâteux dans une taverne aléatoire sur un avant poste aléatoire.

Après avoir fouiller les tonneaux présent comme des clochards, nous levons l'ancre et partons direction sud-est vers Skull Keep, un fort abandonné, pour faire des provisions en vue d'une future "désinfection" d'un fort actif.

Les provisions sont malheureusement un peu minces, et le fort que nous voulions attaquer a l'air d'avoir été déserté. Tant pis, cap plein nord direction The Sunken Grove pour faire des provisions plus importante que le presque rien récupéré jusqu'à présent.

L'île est infestée de cochons, je prends la décision d'en découper quelques uns et m'installe dans la cuisine du bateau pour cuire tout ça proprement avant de poursuivre. Cela dure une bonne journée, nous trouvons une chaloupe sur la baie et quelques coffres. On décide finalement de lever l'ancre pour trouver quelque chose à faire dans les parages.

Mais juste avant de lever l'ancre, on aperçoit un navire tout proche. Un sloop, émissaire de la faucheuse, tire au canon dans notre direction. Pas de boulet, il s'avère que c'est son occupant qui s'est expédié sur l'île. Il essaie de communiquer avec grand mal, la confusion commence à poindre quand tout d'un coup, on comprend qu'il nous demande de mettre fin à sa vie au moment où nous quittons l'île. Les quelques tirs lointain ne suffisent pas à terminer ses jours et nous poursuivons notre route.

Il nous suit.
Il nous suit et tente de monter à bord.
Au bout de 2 ou 3 tentatives, il se retrouve sur le pont en baragouinant en anglais.

Broseph tente de lui expliquer les bienfait de l'ananas, sans grand succès.
Puis il réitère sa demande suicidaire. Au bout d'une très courte hésitation, on le truffe entièrement de plomb. Un "merci" sort de sa bouche en même temps que son dernier souffle. On entendra plus parler de lui.

Loin vers l'ouest, on aperçoit les signes d'un fort squelette actif, nous décidons d'aller les déloger à coup de canon. Pendant la moitié du voyage, je fini de cuisiner mes morceaux de cochons pendant que Muffin est à la barre.
Sur le chemin, nous croisons un autre sloop, aucun pavillon, un navire "sorti d'usine", probablement un nouveau marin, on ne lui prête pas attention mais lui a fui le plus vite possible.

On lâche l'ancre à proximité de Keel Haul Fort, après avoir essuyé quelques tir de canon en provenance du fort, nous jetons l'ancre à l’ouest de l’île, dans un endroit complètement inapproprié, sans aucune ligne de tir sur l’intérieur de la structure. Pendant que mes trois compères s'occupent de tataner du squelette, je replace le galion au niveau de la baie, pour avoir une ligne de tir correcte. Avec les canons en renfort, les squelettes se retrouvent expropriés assez vite, et lâchent la clé de la chambre forte au passage.

On commence par récupérer le butin laissé sur l'île avant d'ouvrir ladite chambre forte, mais un point à l'horizon attire mon attention au sud-est, je sors ma longue vue et mon inquiétude se confirme, un galion nous fonce dessus, un autre émissaire de la faucheuse, mais qui a l'air beaucoup plus agressif que notre passager clandestin suicidaire.

Nous récupérons la clé avant de lever l'ancre et de fuir vers l'est, pas le temps de faire demi-tour. Nos craintes se confirment, l'émissaire vire de bord et part à notre poursuite.

Une île imposante se trouve sur notre itinéraire de fuite, Lone Cove.
Nous la contournons par le nord, notre poursuivant décide de contourner par le sud pour profiter du vent et nous devancer.
Une idée me vient, nous allons faire demi-tour.
J'attends de me retrouver derrière l'île, hors de vue, et nous jetons l'ancre, barre à tribord. Nous relevons l'ancre le plus rapidement possible et reprenons notre fuite. Notre adversaire n'a pas anticipé la manœuvre, nous reprenons de l'avance le temps qu'il fasse demi-tour.

Au bout de quelques miles, il est tant de voir la puissance de feu de l'équipage qui est derrière nous. Nous virons à bâbord pour avoir une ligne de tir, la manœuvre est facile à voir et à imiter. Première échange de poudre, un de nos mats tombe et nous n'atteignons que très peu la cible, nous reprenons le vent autant que possible après avoir rapidement réparé le mat et profitons de la légère avance pour reboucher les trous dans la coque.

Nous arrivons aux alentours de Cannon Cove, nous contournons l'île par l'ouest, ils ne se feront pas duper une deuxième fois et décident de nous suivre.
Disterburn décide de prendre la clé et de la cacher sur l'île dans le cas où nous ne survivions pas à la course-poursuite.

Heureusement que les canons à l'avant ne sont pas de série sur les galions.

Après trois bonnes heures de poursuite, je fais une première erreur de navigation et manque de m'échouer sur un rocher. Nous perdons du terrain, mais aucune ligne de tir pour notre adversaire, sauvé pour le moment.

Un peu plus loin, je tente de passer entre un fort et une tour de guet, sans anticiper le banc de sable qui les relie, le bas du navire racle un peu et il faut à nouveau boucher quelques trous. Un point positif, notre poursuivant a pris le même banc de sable, aucune perte de terrain.

Disterburn a définitivement plus d'un tour dans son sac, il va récupérer un tonneau de poudre dans la vigie, et se jette à l'eau. Il arrive assez près de l'émissaire pour faire exploser le tonneau à proximité de la coque, faire de gros dégâts et dévier le navire de sa course, nous prenons de l'avance, mais il est toujours derrière nous.

Nous arrivons à proximité d'un avant poste, je ne sais plus s'il s'agit de Dagger Tooth ou Sanctuary.
Je vois un point au loin, je sors la longue vue, et je vois peut-être une porte de sortie.

Le sloop que l'on a croisé au début, sans pavillon, est à quelques miles.

Je prend la décision de faire cap vers lui. En espérant que l'appât d'une cible facile nous donne l'occasion de fuir une bonne fois pour toute.
Arrivé à hauteur du sloop, le galion adversaire se fige pour une raison inconnue. Avec le recul il a dû avoir peur d'une éventuelle alliance entre nous. Nous prenons de la distance et arrive ce que j'espérais, l'émissaire fond sur le sloop et le pulvérise littéralement.
Mais la bataille a été trop longue, nous sommes déjà loin, et nous le voyons changer de cap et abandonner la poursuite, il part vers Wanderer's Refuge où une tornade de feu a fait son apparition.
C'est maintenant ou jamais.

Direction Cannon Cove pour récupérer la clé. Tout en vérifiant la position du galion, que nous avons revu, mais l'équipage a dû accoster, nous prenons quand même toute les précautions et jetons l'ancre hors de son champ de vision.
La clé revient en notre possession.

Cap au nord-ouest pour retourner à Keel Haul Fort et récupérer notre dû.

Nous amarrons de manière à pouvoir partir le plus vite possible, la chaloupe est descendue, pendant que 3 membres d'équipage s'occupe de la charger, je vérifie la position de l'émissaire au cas-où il déciderait de revenir pour terminer le travail.

Il ne bouge pas, la chaloupe est chargée à ras-bord et amarrée au navire, plus qu'à faire route à l'est vers Sanctuary et vendre le butin durement gagné.

Nous levons l'ancre, gonflons les voiles et faisons route rapidement.
Trop rapidement.
Une erreur de débutant.
Je n'ai pas regardé le cap, et au lieu de naviguer plein est, nous faisons cap au nord-est.
Droit sur Sandy Shallow. Littéralement.

Je vois la petit île beaucoup trop tard pour pouvoir l'éviter et nous nous retrouvons échoués sur un banc de sable, sans espoir de faire bouger le navire.
Nous devons prendre une décision rapidement.

Le plan sera le suivant : charger la chaloupe avec tout le butin, allumer les lanternes du galion pour appâter les éventuels pirates concurrents et faire route sud-est, en chaloupe, jusqu'à Sanctuary.

Muffin et Broseph décident de jouer une hymne à notre navire lamentablement échoué, au mépris du bon sens... si un autre navire nous voit et nous entends, l'aventure est terminé.

Mais ça n'arrive pas. Nous vendons rapidement tout ce que nous avons à vendre, ce qui nous rapporte un montant relativement conséquent de pognon. On entendra plus jamais parler du galion qui nous a poursuivi.

S'en suivra parties de pêche, cuisine de poissons et cul-secs de choppes de rhum. Et pour clôturer dignement notre aventure, enfermement de Muffin et sabordage du navire, dans cet ordre.

Mots clés : Divers, Écriture

Au revoir Twitter, bonjour Mastodon ? Part 2

Posté le 13 décembre 2022 rédigé par ndrrk classé dans Réflexions - Aucun commentaire



Un petit billet rapide pour revenir sur le précédent.
Je disais que ne croyais pas à l'exode massif vers le Fediverse à cause de la peur de devoir reconstruire un réseau social de zéro.

Mon avis ne change pas trop dans le fond, je pense toujours que l'écrasante majorité d'utilisateur de Twitter ne migreront pas. Mais étant donné que j'ai totalement migré sur l'instance Framapiaf de Mastodon alors que ce n'était pas du tout mon intention au tout début.

En tout cas je suis très agréablement surpris du nombre de personne qui ont migré, je ne m'attendais pas à autant de personne prête à recommencer de zéro.

Bien joué M. Musk, vous avez réussi à me contredire.

Mots clés : Opinions

Au revoir Twitter, bonjour Mastodon ?

Posté le 29 octobre 2022 rédigé par ndrrk classé dans Réflexions - Aucun commentaire


Alors, très franchement, je n'y crois pas.

Je vois des gens en parler, je vois des gens demander "pourquoi ?", je vois des gens faire la transition, mais est-ce qu'on ne serait pas déjà passé par là ?

J'ai personnellement tenté la migration sur Mastodon (pour ceux que ça intéresse, mon compte), et si vous avez vu mon compte, le dernier toot date d'octobre 2020.

Alors j'ai mon idée sur pourquoi cette "migration" de se fera finalement pas, car je suis passé par là, la réponse me parait simple : reconstruire un réseau, c'est long et ça peut être compliqué.
Personnellement, quand j'ai créé mon compte Mastodon, j'ai tenté naïvement de recréé le même réseau que j'avais sur Twitter, mais sans les mêmes personnes, qui elles, n'avaient pas migrée, du coup, c'était peine perdue.

On va beaucoup parler de Mastodon pendant quelques semaines, puis ça se tassera, et on oubliera.

Alors nuançons un peu, Mastodon, c'est un réseau social très bien, et si vous voulez tenter, allez-y, il y a des instances un peu partout, il vous faudra peut-être un temps d'adaptation, mais si ça vous plait, c'est beaucoup moins toxique que Twitter.

Le mot de la fin : essayez Mastodon, ça ne vous coûtera qu'un peu de temps, si ça ne marche pas pour vous, retournez sur Twitter, il n'y a aucune honte à ça.

Edit 07/11/2022 : L'article a mal vieilli, j'ai sorti mon compte Mastodon de sa torpeur, et en vrai, je me sens mieux que sur Twitter, donc voilà, je risque d'être de moins en moins présent sur Twitter, et surtout, de supprimer mon compte dans un futur plus ou moins proche.

Mots clés : Divers, Opinions

Je suis perturbé

Posté le 03 janvier 2022 rédigé par ndrrk classé dans Réflexions - Aucun commentaire


Quelle époque...

J'ai eu l'idée d'écrire ces quelques lignes suite à ce tweet

Ma réaction à chaud, ce n'était pas de l'indignation, ni même de la colère, et bien sûr aucune sympathie d'aucune sorte. Non, ma réaction a été un étrange sentiment d'incompréhension et surtout un très, très grand sentiment d'impuissance.

Je comprends qu'on puisse en vouloir aux médias en général, il y a un manque de confiance flagrant envers la presse, qu'elle soit télévisée, écrite ou diffusée sur les ondes radios. Informations manipulées dans le pire de cas, manque de contexte dans le meilleur, et surtout pas ou peu de prise de recul. Ou du moins c'est mon avis, sûrement biaisé par le fait que je ne m'informe plus du tout par ces canaux, et que ceux que j'utilise sont forcément un peu orienté aussi (je ne vais pas faire une liste, ce serait trop long et hors de propos).

Je comprends qu'on puisse vouloir ne pas se faire vacciner, je ne suis pas du tout de cet avis et pour moi c'est important de l'être, mais j'essaie d'être ouvert et de comprendre les arguments contre. Je ne vais pas non plus faire une liste des bons et surtout moins bons arguments qui vont dans le sens de la non-vaccination non plus, ce n'est pas le propos.

Enfin, je comprends aussi qu'on en veuille au gouvernement français, qui de mon point de vue enchaînent les décisions plus ou moins contradictoire, et pédalent un peu dans la semoule pour trouver des solutions. Même si je suis rarement d'accord avec les solutions prisent, je comprends les logiques derrières, qu'elles soient sanitaires ou politiques. Encore une fois, je ne vais pas faire de liste, je pense que vous pouvez la faire vous-même et elle est hors de propos elle aussi.

Mais je ne comprends pas qu'on puisse vouloir refuser la discussion à ce point. J'admirerai presque ce journaliste qui parvient à garder un calme absolu et qui essaie de comprendre pourquoi ce refus et cet aveuglement, peut-être pour de mauvaises raisons d'audimat et de "buzz", peut-être pour de bonnes raisons d'informations, de compréhension et de contexte.

Je comprends la colère de ces personnes même si je la partage pas. Mais est-ce que s'attaquer au "messager" n'est pas se tirer une balle dans le pied ?

Là où je me sens impuissant, c'est de ne rien pouvoir faire pour appaiser la situation, même parfois dans mon cercle privé. Les mêmes personnes s'échangent les mêmes arguments stériles dans le meilleur des cas, et s'insultent allégrement voir se menacent dans le pire, comme c'est le cas ici. Et j'ai l'impresssion qu'on ne peut rien y faire, que c'est l'ordre des choses, qu'on va irrémédiablement s'autodétruire.

Mais j'essaie de rester optimiste, je me dis que ces gens sont des exceptions, ou bien que ce n'était pas le bon jour pour venir les interviewer pour un micro-trottoir, bref, qu'il y a une explication moins dramatiquement simple que celle qui dit que ce sont vraiment des personnes qui n'hésiterai pas à tabasser un journaliste, et peut-être aussi des gens qui ne partagent pas leurs opinions (ou croyances, comme vous voulez). Je suis pratiquement sûr que ces images ne sont qu'un fragment de ce que sont réellement ces personnes, que ce sont les circonstances de cette captation qui sont à l'origine de cet échange.
Je veux le croire en tout cas, car si ce n'est pas le cas, on a un problème plus profond que le covid à gérer, et ça ne sera pas une quelconque interdiction qui pourra le régler.

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